‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 119 sur 206 · GOW · texte numérisé non relu

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COÜLEÜVIIËE. — (V. Bryone.")

COULISSE. — Nom donné en anatomie à des rainures profondes qui existent à la surface des os et qui donnent passage aux tendons : coulisse bicipitale de l’humérus, coulisse des malléoles, etc.

COUP. — {V. Contusion.)

COUP DE FOUET. — Nom donné à la douleur vive qui se fait sentir dans un muscle, lorsqu’il se produit une rupture dans ses fibres. Ce mot est plus spécialement employé pour désigner la douleur aiguë et subite qu’on ressent au mollet, lorsqu’à la suite d’un effort ou d’un mouvement brusque, il se produit une rupture des fibres du muscle plantaire grêle. P. l.

COUP DE SANG. — Nom donné par le vulgaire à la commotion et à l’hémorrhagie cérébrale {^. Cerveau). P. L.

COUP DE SOLEIL. - (V, Insolation.)

COUPEROSE. — (V. ^cné.)

COUPURE. — (V. Plaie.)

COURBATURE. — Nom donné par le vulgaire à la fièvre éphémère (V. ce mot). p. l.

COURGE. — On donne le nom de courge ou de Citrouille au fruit énorme, globuleux, marqué de côtes peu saillantes; de couleur variée, appartenant à une plante herbacée de la famille des cucurbitacées. Ce fruit renferme des graines obovales, aplaties, lisses et blanchâtres, dont le tégument propre est crustacé, et dont l’amende est blanche.

Au point de vue de ses usages, la citrouille sert à faire des potages et des raisinés. Ses graines, dépouillées de leur enveloppe, fournissent par la pression une huile bonne à manger et à brûler. C’est cette huile fixe, renfermée dans les graines de courge, qui leur donne la propriété tænifuge qu’elles possèdent. Brunet, de Bordeaux, a obtenu de bons résultats contre le ver solitaire par l’usage de la pâte de graines de courge préparée avec parties égales de semences mondées et pilées dans du sucre, par exemple (iO pammes de chaque, à prendre en une dose le matin. Il faut répéter cette dose plusieurs jours et la faire suivre chaque fois d’un purgatif. Jourdanet, de Mexico, préfère l’émulsion : il prépare son malade par un ou deux jours de diète, et lé fait purger avec 40 grammes d’huile de ridn avant de lui faire prendre le médicament tænifuge; •puis il fait monder et piler 50 à 60 grammes de graines fraîches de citrouilles, les réduit avec du sucre en une pâte qu’il délaye dans un verre d’eau pour la faire prendre le matin à jeun et la faire suivre, deux heures après, d’un second purgatif avec 40. grammes d’huile de ricin.

D' MAKC. C.VHBOCUVES.

COURONNE. — Nom donné à certaines parties

du corps qui ont la forme circulaire : couronne des dents, couronne du gland. p

COURSE. — On donne ce nom à un genre de locomotion ou de progression qui se compose d’une suite de sauts rapides. Elle exige des contractions plus nombreuses et plus fortes que la marchp. H en résulte une rapidité plus grande de la circulation et par suite un afflux plus considérable de sang dans les poumons, d’où l’essoufflement et l’anhélation qui accompagnent la course et qui peuvent aller jusqu’à l’asphyxie, soit par lassitude des mouvements respiratoires, soit par engorgement sanguin des capillaires pulmonaires. Le point de côté gauche qui s’observe souvent pendant la course est déterminé par une congestion de la rate. C’est pour cela qu’on dit d’un bon coureur qu’il court comme un dératé. Le maximum de vitesse que l’homme puisse atteindre dans la course, serait, d’après les frères Weber, de près de huit lieues par heure, en supposant — ce qui est impossible — que la course soit soutenue sans fatigue excessive. D après le colonel espagnol Amoros, qui le premier introduisit la gymnastique en Francè, vers 1814, le maximum de vitesse serait de 14,540 mètres environ par heure, c’est-à-dire un peu plus de trois lieues et demie.

D' G. WlTKOWSKI.

COURSEULLES (bains de mer de). — Courseulles est une petite ville de 1,600 habitants située à 27 kilomètres de Caen, à l’embouchure de la Seulles, qui possède une plage sablonneuse. p. l.

COUSIN. — (V. Moustiques.)

COUSSIN. -r-COUSSINET. — On donne ces noms à de petits appareils de pansement composés d’un sac de balle d’avoine, de longueur et d’épaisseur variables, dont on se sert en chirurgie pour garantir les membres contre la pression directe des attelles dans le traitement des fractures. p. l.

COUSSO. — (V. Kousso.)

COUTELIERS. — Hygiène professionnelle. —

(V. Émouleurs).

COUTURIER. — Nom donné par les anatomistes à un muscle de la région antérieure de la cuisse, situé directement sous la peau, qui s’insère en haut au sommet de l’épine iliaque antérieure et supérieure, et en bas à la partie supérieure de la face interne du tibia. Le couturier est le plus long de tous les muscles. 11 est fléchisseur de la jambe sur la cuisse, fléchisseur delà cuisse sur le bassin et rotatelir de la cuisse en dehors. C’est lui qui donne aux membres inférieurs l’attitude que prennent les tailleurs lorsqu’ils cousent sur leur établi, d’où son nom de couturier. L.

COW-POX. — Mot anglais qui sert à désigner l’éruption varioleuse qui se manifeste sur le pis des vaches, sous forme de pustules, .dont le contenu inoculé à l’homme a donné le vaccin humain (V. Vaccin). p

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COXAL (os), — Nom donné à l’os iliaque (Voyez iliaque). P. l.

COXALGIE. — Pour nous, la coxalgie est une affection caractérisée essentiellement par une inflammation chronique de l'articulation coxo-fémorale, plus souvent désignée sous le nom d’articulation de la hanche, que cette inflammation chronique soit de nature scrofuleuse ou tuberculeuse — qu’elle ait été déterminée par une arthrite primitivement simple, de cause traumatique ou autre — qu’elle soit sous l’influence d’un état rhumatismal du sujet.

Dans tous les cas, en effet, il y a d’abord inflammation de la synoviale, puis altération des cartilages

Fig. 318.

Malade atteint de coxalgie. — 1. Colonne vertébrale décrivant ' une courbe dont la convexité regarde le côté malade. ^ 2. Crête iliaque du côté sain, elle est élevée, -r 3. Crête iliaque du côté malade, elle est abaissée. — L Fesse aplatie du côté malade. — 5. Pli fessier presque effacé ; membre abdominal, legerement fléchi et porté dans l’abduction et la rotation en dehors, ce qui a déterminé l’abaissement du bassin et la déviation de la colonne.

des os et de tous les tissus qui environnent l’artic^ation. Seulement, dans les faits d’inflammation chronique simple ou d’inflammation rhumatismale 1 arrêt de la maladie est beaucoup plus facile à obtenir. On peut même observer une résorption complété des produits inflammatoires, partant la guérison, ce qui doit être considéré comme très exceponnel lorsque l’inflammation chronique est de cause tuberculeuse.

ous ne décrirons que très brièvement les lésions ana omiques de la coxalgie. Elles atteignent les s^oviales qu’elles épaississent et dont elles peuvent etermmer la fonte suppurative; les cartilages qu eues erodent et détruisent ; les parties ambiantes qui peuvent être tranformées en foyers purulents ; nm les os dont la fonte inflammatoire est parfois O ee jusqu à la suppression complète de la tête du

fémur, du rebord cotyloïdien, etc. Inutile d’ajouter que dans ces cas extrêmes il n’y a plus d’articulation, et que la tête du fémur attirée en haut par les muscles trochantériens est luxée, et se trouve dans la fosse iliaque externe, plus rarement dans la fosse ovalaire ou dans le bassin perforé.

Quelle que soit la cause de l’affection, la coxalgie présente toujours un certain nombre de symptômes que nous allons énumérer.

En première ligne, nous devons placer la douleur : elle est d’abord sourde, profonde, exagérée par les mouvements, et souvent par l’humidité ; son siège est variable. La hanche, le pli de l’aine, le grand trochanter en sont le plus ordinairement le lieu. On peut l’exagérer par la pression du grand trochanter, et mieux par des coups brusques portés sur cette éminence osseuse. Très fréquemment elle occupe le genou correspondant, si bien qu’il n’est

Fig. 3i9.

Malade atteinfde coxalgie de la hanche droite ; il tient habituellement la cuisse légèrement fléchie, en pressant sur le genou de façon à étendre le membre abdominal, on voit que la colonne lombaire se cambre et ne repose plus sur le lit (courbure que l’on a comparée à celle de certains chevaux dont le dos semble s’affaisser sous le poids de la selle et qui sont dits ensellés). Cette courbure lombaire tient à ce que l’articulation de la hanche étant immobile la crête du bassin s’élève lorsqu’on étend la cuisse.

pas rare de voir des malades au début d’une coxalgie soignés pour une affection de l’articulation voisine.

En même temps que la douleur, apparaissent les troubles fonctionnels. Le malade marche en fauchant du côté atteint, c’est-à-dire en imprimant à son bassin un mouvement de circonvolution, l’articulation coxo-fémorale étant dès le principe immobilisée. Il tombe souvent, se fatigue avec la plus grande rapidité. Le bruit du pas n’est plus régulier et cadencé. C’est ce que l’on a désigné sous le nom de signe de maquignon, car, lorsque les chevaux sont malades des articulations, leur trot ne produit plus le bruit cadencé et régulier qui leur est habituel. Plus tard enfin, la marche devient tellement difficile et douloureuse que le patient doit garder le lit.

Nous arrivons à l’étude d’un autre symptôme très important, celui-ci, et sur lequel nous voulons d’autant plus nous étendre que tous ceux qu’il nous reste à décrire peuvent être considérés comme sous sa dépendance : nous voulons parler de l’immobilité de la hanche du malade.

C’est une loi de pathologie générale que toute inaladie inflammatoire d’une articulation détermine une contraction des membres qui l’entourent et dans un temps plus ou moins éloigné leur atrophie (Le Fort).

La hanche n’échappe pas à cette loi dans le cours

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de la coxal^'e. Toujours le membre s'immobilise dans une position variable, suivant le siège des lésions anatomiques de l'arliculalion. Le plus ordinairement la cuisse est fléchie et poussée dans l’adduction et la rotation en dehors si le décubitus a lieu habituellement du côté- malade, ce qui est très exceptionnel.

Cette immobilisation elle-même est facile à constater. S’agit-il d’un enfant, suspendez-le en l’air, les membres inférieurs découverts et pincez- le, vous verrez sa jambe saine s'agiter tandis que l’autre restera en repos S’agit-il d’un adulte ou d’un adolescent, examinez les mouvements spontanés ou provoqués et vous verrez que l’épine iliaque suit les

Ces caractères généraux permettent de distinguer la coxalgie de la paralysie infantile qui est doubleet qui laisse à l’articulation tous ses mouvements provoqués ; — de la sciatique qui a des foyers douloureux spéciaux, et dans laquelle le malade marche comme en saluant, l’articulation étant d’ailleurs plus libre; — de la coxalgie hysli-riquf' que l’on voit chez les femmes nerveuses et qui disparaît entièrement sous l’influence du chloroforme; — enfin de la. sncro-coxalgie qui laisse également, toute leur liberté aux mouvements de la hanche.

L’examen attentif du sujet, de ses antécédents, du mode de début de l’affection, des causes qui l’ont déterminée permettent de savoir si l'on a affaire à

déplacements de la cuisse comme si elle faisait corps avec le fémur. C’est l’immobilisation de l’articulation qui fait que si l’on met les cuisses siir le même plan vertical, la région lombaire du côté malade est cambree et comparable au dos d’un cheval ensellé.

De plus, le bassin présente encore une flexion latérale et une torsion sur son axe, dont le sens varie suivant l’attitude que prend la cuisse; la colonne vertébrale éprouve, elle aussi, une inclinaison qui a pour but de rétablir la situation du cen- . % X--

tre de gravité, modifié par l’attitude du bassin et de la cuisse; ces inclinaisons de la colonne - '

vertébrale ont reçu le nom de Xf ^

courbures de compensation.

Enfin , toujours sous l’influence de l’immobilisation, le Fig.

membre du côté malade paraît ordinairement plus court que celui du côté sain. Mais ce raccourcissement est seulement apparent le plus souvent. Si on mesure, en effet, la distance qui sépare l’épine iliaque antérieure et supérieure de la malléole externe, les deux cuisses étant exactement placées dans la même position, on le constate facilement.

J’ajoute que l’on peut observer un raccourcissement réel quand le fémur est luxé sur le bassin ou que la maladie, par sa longue durée, a déterminé une atrophie de la cuisse malade.

Tels sont les principaux symptômes delà coxalgie. Les douleurs et la claudication ouvrent la marche. A ce moment on peut obtenir une guérison complète. Plus tard, surviennent les déformations et l’atrophie. L’ankylose alors peut être considérée comme le seul résultat enviable. A la dernière période, enfin, l’inflammation détermine de vastes suppurations qui se font jour au dehors, déterminant des abcès, des fistules, la destruction des surfaces osseuses, partant les déplacements articulaires ou luxations pathologiques, qui présentent les mêmes caractères physiques que les luxations simples. La guérison est encore possible, mais trop souvent le malade succombe à l’épuisement et à l'infection putride.

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