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ACO

contre la goutte et les rhumatismes ; enfin, on utilise son action dépressive des systèmes musculaire et circulatoire, contre les raideurs tétaniques, les anévrismes de l’aorte, les hypertrophies cardiaques, etc.

Il est indispensable pour le médecin et le malade de bien spécifier la provenance de l’aconitine, car on obtient des effets très variables avec la même substance, suivant la marque de fabrique de cette substance. En faisant usage des Pilules du D' Mousselle (V. ce mot), préparées par Clin, on sera sûr d’avoir toujours un médicament pur, inaltérable, toujours identique dans sa composition et très scrupuleusement dosé.

Empoisonnement et médecine légale. — Les effets physiologiques de l’aconitine sont si violents et si cai-actéristiques, qu’il est difficile de l’employer aujourd’hui pour commettre le crime d’empoisonnement. Cependant, dans l’antiquité nous trouvons fies •exemples d’empoisonnement par l’aconit, rapportés par Macrobe, Pline, Dioscoride et Galien.

Les seuls cas d’empoisonnement connus sont tous •dus à des accidents. Ainsi, en Angleterre, Ward a observé quatre empoisonnements dans une même famille qui avait par mégarde niangé de la racine •d’aconit, croyant manger du raifort.

Comme l’aconit est une plante très recherchée pour sa belle couleur bleue, et que sa présence fréquente dans nos jardins rend des accidents possibles, nous croyons devoir indiquer ici les moyens propres à combattre les phénomènes d’empoisonnement par cet agent. Et d’abord il faut, avant tout, administrer un vomitif (émétique) au malade pour lui faire rendre le plus rapidement possible les produits toxiques; puis faire avaler des réactifs inofifensifs qui précipitent l’aconitine. Le professeur Bouchardat recommande l’iodure de potassium ioduré. Après ce traitement préliminaire, il conviendra de relever le plus promptement possible les forces du malade à l’aide de l’alcool, d’un grog ou d’infusions aromatiques. Si, malgré ; cette médication, des accidents asphyxiques se manifestent, il faut, d’après le conseil du D' Laborde, pratiquer la respiration artificielle continue et jusqu’à la dernière extrémité, qui lui a permis de sauver beaucoup de sujets (animaux) sur lesquels il a pratiqué ses belles expériences sur laconitine. Paul Labarthe.

ACORE. — Nom donné par certains botanistes au Calamus aromaticus (V. ce mot). p. l.

ACOUSTIQUE. - Physique. - Partie delaphvsique qui traite des lois suivant lesquelles le son se produit, et se transmet.

L’acoustique ne traite que des propriétés des sons abstraction faite des sensations que nous en éprouvons : elle comprend sa formation, son mode de direction, de vitesse, sa manière de se comporter dans les gaz, les liquides et les solides.

Ldcoustique explique par quels phénomènes les sons different entre eux (amplitude, rapidité des vibrations ; timbre, résultant de la combinaison de plusieurs sons et variant avec ces combinaisons). Le timbre, d’après Helmholtz, est dû à ce que des sons paraissant simples, sont composés, en réalité, d’un son fondamental et de plusieurs sons accessoires

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