‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 137 sur 206 · DÉP · texte numérisé non relu

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vement, et dont le poids et le volume décroissent par suite d’amaigrissement. P, p.

DÉPILÂTOIRE. — On donne ce nom à des préparations cosmétiques spéciales qui jouissent de la propriété de faire tomber les cheveux, les poils et le duvet, et dont les femmes semblent s’être servies de tout temps pour se débarrasser du duvet qui revêt parfois leur lèvre supérieure et des poils qui leur couvrent les bras et les déparent. Les dépilatoires sont presque toujours à base de chaux, de sulfure de barium, de sulfhydrate de chaux, d’orpiment ou sulfure jaune d’arsenic, de mercure, etc.

Le dépilatoire le plus connu est le rusma, usité depuis des siècles dans les harems de l’Orient. C’est un mélange de

Bonne chaux éteinte . 40 grammes

Orpiment (sulfure d’arsenic) . 5 —

Nous ne conseillerons pas à nos coquettes de faire usage du rusma non plus que de tous les dépilatoires qui renferment du sulfure d’arsenic ou du mercure, comme par exemple la poudre de Lajorest, parce que leur application peut être suivie d’accidents graves.

Le dépilatoire préparé d’après la formule de M. Boudet ;

Chaux vive pulvérisée . . . 10 grammes

Sulfhydrate de soude . 5 —

Amidon . . 10 — ^

nous semble bien préférable. Pour s’en servir, on délaye le mélange, au moment de l’employer, avec assez d’eau pour obtenir la consistance d’une crème qu’on étend sur la partie velue pendant cinq à huit minutes. Au bout de ce temps, on racle la partie simplement avec un couteau à papier, puis on lave avec de l’eau chaude qui entraîne les poils avec le médicament, et pour , calmer l’irritation consécutive, on frictionne la partie avec du cold-cream. Ajoutons en terminant que ce dépilatoire n’attaque que les poils et non leurs bulbes, aussi ils poussent de nouveau au bout d’un certain temps, et par suite, une nouvelle application est nécessaire.

D’ Paul Labarthe.

DÉPLÉTIF. — Qualificatif donné aux différents moyens employés en médecine pour diminuer la masse des liquides du sang. Ainsi la saignée est un

déplétif. P. L.

DÉPÔT. — Mot employé comme synonyme de sédiment (V. ce mot), et aussi comme synonyme dé abcès froid (V. Abcès). p. l.

DÉPRESSION. — (V. Abattement.)

DÉPURATIF. — On donne ce nom à des médicaments simples ou composés qui ont la propriété d’enlever à la masse des humeurs les principes qui les altèrent et de les porter au dehors par quelquesuns des émonctoires naturels. Les diaphor étiques, les sudorifiques, les altérants, les purgatifs, les amers sont des dépuratifs (V. ces mots). p. p.

DÉS

Fig. 372.

Monstre dérencépF.ale vu en avantj

DÉRENCÉPHALE.— On donne ce nom à un genre de monstres de la famille des anencéphales , qui manquent de cerveau, de cervelet et d’une partie de

la moelle cervicale, mais qui possèdent les autres partiesïde la moelle épinière, et dont la portion supérieure^du^jCanal rachidien est seule ouverte. Les

Fig. 373.

Le même monstre dérencéphale vu en arrière.

deux figures 372'et 373 nous montrent un cas curieux de monstre dérencéphale, observé par MM. Tarnier et Pinard, né à terme d’une mère de vingt ans , et qui ne vécut que dix minutes. . P. L.

DÉRIVATIF. — Nom donné aux divers moyens employés par la médecine pour opérer une dérivation. Parmi les dérivatifs les plus usuels, nous citerons les vésicatoires, les sinapismes, la saignée, etc. P. L.

dermatologie. — Nom donné à cette partie d la médecine qui s’occupe de l’étude des maladies ^ la peau. P.

dermatose. — Maladie de la peau en général (V. Peau). P.

derme. — Nom donné couche profonde de la p partie essentielle, car l’épiderme n’est placé au-dessus de lui que pour le protéger à la manière d’une couche de vernis. Il est ferme mais souple, élastique et ' rétractile. La face externe, en contact avec l’épiderme, est hérissée à la façon du velours, de papilles excessivement nombreuses (100 par millimètre carré, d’après le professeur Sappey), dont les unes logent les terminaisons des nerfs sensitifs qui sont les organes du tact, et dont les autres renferment des vaisseaux sanguins qui se déchirent à la plus petite piqûre et donnent lieu à un écoulement de sang plus ou moins abondant. Ce sont ces papilles qui,lorsqu’ elles sont hypertrophiées , forment de petites tumeurs connues sous le nom de verrues. Sa face profonde est en rapport avec le tissu cellulaire sous-cutaté auquel elle est reliée par un grand nombre de filaments fibreux qui s’entrecroisent en tous sens et circonscrivent des loges remplies de tissu graisseux.

Le derme est constitué par des faisceaux de tissu lamineux, des fibres élastiques et des fibres musculaûes lisses, se trouvent disséminés glandes sébacées et les g

■ les anatomistes à la i, dont il constitue la

Fig. 374.

Coupe verticale de la peau.

D. Derme. — C. Papille du derme.

— . E. Glande . sudoripare. — F, F', F". Conduit excréteur d’une glande sudoripare cheminant à travers l’épaisseur du derme. — A. Epiderme.

— Corps muqueux de Malpighi.

Au milieu de ces. éléments les follicules pileux, les landes sudoripares. P. t-

DÉRIVATION. — Nom donné à une irritation locale provoquée volontairement sur une partie saine et peu importante du corps, dans le but d’y amener un excès de circulation et de déterminer et diminuer ainsi l’inflammation d’un“ organe important voisin ou éloigné. “ P# L.

DÉSARTICULATION. — On donne ce nom chirurgie à l’amputation d’un membre ou d’uQ segment de membre au niveau même de son articulation, c’est-à-dire dans sa contiguïté. Les désarticulations se pratiquent d’après les mêmes méthodes qpieles amputations proprement dites, c’est-

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à-dirè dans la continuité des membres (V. Amputatatioh). Elles réclament cependant plus de préci-

11 est difficile de dire a priori si la, désarticula-

Fig. 377. — Désarticulation des doigts (résultat).

tion est préférable à l’amputation, car pour chaque cas, il faut faire entrer en ligne de compte l’éten-

Fig. 376.

Désarticulation des doigts. (Tous les doigts ayant été désarticulés, le couteau taille le lambeau palmaire.)

tion, se rendre un compte très exact et très précis de l’étendue, de la forme et de l’état des surfaces articulaires. Elles réclament aussi une plus grande habileté de la part du chirurgien , parce qu’elles sont plus difficiles à pratiquer qu’une amputation, quoiqu’elles se fassent plus vite.

Les désarticulations ne nécessitent pas la résection de. l’os, exposent moins aux hémorrh^ies et à l’mflammation de l’os scié ou ostéo-myélite, et à 1 infection purulente.

Fig. 379. — Désarticulation de l’épaule.

tation ou de la désarticulation, celle qui permet de conserver une plus grande partie du membre, et

Fig. 37b. — Désarticulation de la deuxième phalange.

sion et quelle que soit la méthode adoptée, il faut toujours et, avant tout bien reconnaître î’articula¬

Fig. 3’^8. Désarticulation du poignet.

due, la forme, la gravité de la lésion qui nécessite 1 opération ; il faut voir aussi quelle est, de Tampu-

DES

DÉS

d’avoir une surface plus propice à l’application des membres artificiels. Enfin, le choix entre l’amputation ou la désarticulation dépend du membre même à opérer. Lorsque c’est un doigt, un orteil,

Fig. 380.

Désarticulation tibio tarsienne du pied.

la main, le poignet, le pied, on préfère en général la désarticulation. Pour les autres membres, nous dirons avec Malgaigne que la désarticulation est en général moins grave que l’amputation dans la continuité au-dessus de l’articulation, et plus grave que l’amputation dans la continuité au-dessous. D’ailleurs la désarticulation du coude, de l’épaule, du genou et de la hanche, ne se pratiquent pas fréquemment. P, l.

DÉSASSIMILATION. — On donne ce nom à la dernière phase de la nutrition, dont Yassimilation est la première. La désassimilation est un phénomène chimique par lequel les substances assimilées qui ont fait partie constituante de la substance de notre organisme, sont transformées en des produits nouveaux, qui cessent de participer à cet organisme et qui doivent être éliminés et rejetés au dehors. Les principaux produits de désassimilation sont les excréments, l’urée, la sueur (V. Assimilation, Nutrition). p. l.

DESCENTE. — Mot vulgaire employé pour désigner une hernie Ou la chute de l’utérus (V. Hernie, Utérus). P. L.

DÉSESSARTS sirop de). — Le sirop de Désessarts est un vieux sirop pectoral composé, qui est très

utile dans les affections catarrhales des enfant dont voici la formule d’après le Codex : ’

Ipécacuanha gris . 30 grammes

Séné . 100 --

Serpolet . 30 —

Coquelicot . 125

Sulfate de magnésie . 100 -,

Vin blanc . 750

Eau de fleur d’oranger . 750 —

Sucre . q. s.

Il s’administre à la dose d’une cuillerée à café, répétée trois ou quatre fois par jour. p. p.

DÉSINFECTANTS. — On donne ce nom aux diverses substances ou préparations pharmaceutiques et hygiéniques qui jouissent de la propriété de détruire l’odeur infecte qui accompagne la décomposition naturelle des matières organiques, d’assainir certains lieux ou des matières putrides en neutralisant les miasmes, les virus et les germes. On réserve le nom de désinfectants antiseptiques aux substances et préparations spéciales qui empêchent le développement même de la décomposition des matières organiques.

Les désinfectants sont nombreux et agissent de différentes manières.

Les corps poreux tels que le charbon de bois ou végétal, le plâtre, la craie, la terre ièc/ie, agissent en absorbant et en condensant dans leurs pores, au fur et à mesure de leur production, les gaz méphitiques provenant de la décomposition des matières organiques.

Les sels métalliques, tels que les sels de fer [sulfate de jer], les sels de magnésie (chlorure et sulfate de magnésie), les sels de zinc (azotate, chlorure et sulfate de zinc), les sels de plomb [sulfate de plomb), les sels de cuivre (sulfate de cuivre), etc., agissent exclusivement sur l’acide sulfhydrique et l’ammoniaque produits par la putréfaction. Les bases de ces sels métalliques forment, avec le soufre, des sulfures insolubles et inodores qui s’opposent, par conséquent, à l’émission des gaz sulfhydriques.

Les chlorures de chaux, de soude et de potasse, détruisent, par le chlore qu’ils renferment, les tissus organiques et les substances chimiques ou organisées qui provoquent et entretiennent la putréfaction, et s’emparent de l’hydrogène qui fait partie intégrante des produits miasmatiques gazeux.

Tous les corps comme les essences, les goudrons, les acides phénique, thymique, salicyliq'U^^ le coaltar, les phénates et les produits spéciaux auxquels ils servent de base, ^ dont les plus connus et les plus justement renommés sont le col Dusaule, le coaltar Le Beuf, \q phénol Bobœuf, le vinaigre de Pennés, etc., sont aussi des désinfectants qui agissent en détruisant la vitalité des êtres inférieurs et préviennent ainsi la fermentation putride. (Pour plus de détails sur les divers désinfectants, voir les articles spéciaux qui leur sont consacrés dans le Dictionnaire à leur ordre alphabétique.) Dr G. Sari^.

DÉSORGANISATION. — On donne ce nom en

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