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AGU

Les conques acoustiques {fig. 46) ont été imaginées pour les personnes atteintes de surdité peu prononcée, dans le but principal de dissimuler leur infirmité. J.-D- Charrey est le premier qui paraît

• avoir mis en usage cet ap-

pareil, instrument qui agit ^en dilatant le conduit auditif. Employé pour les deux oreiUes à la fois, il se dissimule très bien sous la coiffure. Les deux conques sont reliées 1 par un petit ressort flexible passant ' par dessus la tête.

Les conques acoustiques ont en général peu d’effet, et ne doivent être employées que dans les cas de surdité

Fig. 45. résultant d’un rétrécissement du con- Cornet anglais, duit auditif.

Les tubes acoustiques n’ont pas

pour but un renforcement du son, mais la conservation de son intensité, depuis son point d’émission,

Fig. 46. — Conques acoustiques.

la bouche de l’interlocuteur, jusqu’à sa destination, le tympan du sourd.

Le tube acoustique ordinaire 47) est composé d’un embout et d’un pavillon en ivoire reliés par un tube en caoutchouc long de 40 à 70 centimètres,

Fig. 47. — Tube acoustique ordinaire

recouvCTt d’un tissu de laine ou de soie. Ces tubes ■ acoustiques ne fatiguent pas le nerf auditif comme le font les appareils de renforcement du son ; ils ne présentent pas l’inconvénient d’une résonnance exagérée qui rend, la voix moins compréhensible et conviennent par conséquent mieux pour la conversation aux malades atteints d’une surdité au début.

D'' GARRIGOU-DES-iRÈNES.

ACRE. — Qualificatif donné à des matières animales, végétales et minérales, pouvant, dit le professeur Gubler, irriter les yeux et les narines si elles sont

volatiles, et, en tout cas, exerçant sur les organes du goût une impression chaude, irritante et même brûlante, qui se fait sentir principalement sur l’arrière-gorge, oû elle demeure plus ou moins longtemps fixée.

Plusieurs substances âcres sont employées dans le traitement des maladies ; ainsi : l’ail, l’arnica, le cochléària, le cresson, le pyrèthre, le raifort, la scille, etc. (V. ces mots.) p. l.

ACRIMONIES. — Mot employé par la vieille médecine pour désigner une altération spéciale que l’on croyait se développer dans les humeurs du corps humain, soit spontanément, soit par l’intervention de quelque substance étrangère. (V. Humorisme).

ACROMION. — On appelle ainsi la saillie ou apophyse de l’os omoplate située en haut et en dehors, qui s’articule avec l’extrémité externe de la clavicule et donne attache aux muscles trapèze et deltoïde. (V. Omoplate.) P. L.

ACUPRESSURE. — Simpson, d’Edimbourg, a proposé en 1860 un nouveau procédé pour arrêter et prévenir les hémorrhagies pendant ou après les opérations chirurgicales, auquel il a donné ce nom. 11 consiste à comprimer les artères de quelque volume (celles pour lesquelles la ligature serait indispensable) au moyen de longues aiguilles introduites dans les parties molles, les traversant deux fois et comprenant dans leur trajet le vaisseau à oblité-

Fig. 48. — Acupressure avec une seule aiguille.

rer, qui se trouve ainsi compris entre l’aiguille et les tissus.

L’aiguille traverse une première fois la peau, est enfoncée jusqu’à la profondeur du vaisseau, passe sous ce dernier, puis suivant un chemin semblable à celui qu’elle a parcouru, mais en sens inverse, yent ressortir de la peau ; elle a décrit ainsi audessus du vaisseau une corde métallique sur laquelle l’élasticité des tissus exerce une action suffisante pour produire une compression directe.

Les aiguilles que Simpson avait fait exécuter étaient assez minces, très longues (7 à 10 centimètres), garnies d’une boule de verre ou de cire à une de leurs extrémités. Elles étaient laissées en place pendant 24, 36, 48 heures, jusqu’à ce qu’un caillot assez solide se fût formé ; puis elles étaient définitivement enlevées au bout de ce temps. D’après l’auteur, les avantages de la méthode étaient de procurer une hémostase facile, et surtout de ne point laisser de corps étranger dans les plaies.

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