DUE
deau, C. Paul,, ont aussi employé cette teinture alcooliffue à la dose de 10 à 40 gouttes par jour, contre la co(pi6luche. D après eux, ce médicament diminuerait les vomissements et les quintes de toux. Toutefois, nous devons déclarer qu’on ne connaît pas encore d’une manière précise les propriétés ^rapeutiques de cette plante singulière.
D' Paul Lababthe.
DUBOISINE. — On donne ce nom à un alcaloïde qui constitue la partie active du duboisîa myoroyoides, arbuste intermédiaire entre la famille des solanées. et des scrofulariées, commun en Australie, dans la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Guyanne, d’une hauteur de 4 à 5 mètres, à feuilles alternes, simples, lisses, elliptiques, lancéolées, à bords entiers, à fleurs blanches ou lilas pâle, disposées en
Fig. 405.
Duboisia (Sommet florifère d’un rameau).
cymes unipares et à fruit noir, arrondi, de la grosseur d’un petit pois, peu charnu.
La duboisine a été obtenue pour la première fois, des feuilles de la plante, par Gerrard, en 1878, sous forme d’une masse visqueuse, jaune, soluble dans l’alcool, l’éther et le chloroforme. Dans le courant de l’année 18^0, Duquesnel parvint à cristalliser cette substance qu’il présenta à l’Académie sous forme de fines aiguilles incolores, groupées autour d un point central.
L’action de la duboisine est analogue à celle de atropine, mais plus puissante et plus rapide. Injectée sous la peau, à la dose d’un milligramme, elle etermine au bout de quelques minutes de la sécheresse de la gorge, de la soif, une accélération CS mouvements respiratoires, des troubles de la t'ue, de l’accélération du pouls, de la rougeur de la
peau, la suppression de la sueur et enfin de la paralysie musculaire.
Instillée dans l’œil, sous forme de collyre, d’après la formule suivante :
Sulfate de duboisine cristallisé . . O gramme 05 Eau distillée . 20 —
la duboisine exerce comme l’atropine une action mydriatique sur la pupiUe. Elle la dilate plus rapidement que l’atropine, tout en étant moins irritante qu’elle pour l’œil. Cette propriété mydriatique a fait employer cette substance à la place de l’atropine par un certain nombre d’oculistes, principale-' ment par de "Wecker.
Gublef, Hirsch, Black, etc., ont employé la duhoisine en injections hypodermiques et en pilules pour arrêter les sueurs nocturnes des phthisiques. Dujardin-Beaumetz et Denos en ont retiré de bons effets dans le traitement de trois cas de goitre exophthalmique. Voici la formule qu’ils ont employée :
Sulfate neutre de duboisine . 0 gramme Oi
Eau distillée de laurier rose .... 20 —
chaque seringue d’un centimètre cube de cette solution contient un milligramme de sulfate de duboisine. D' Paul Labarthe.
DUEL. — Médecine légale. — On ne trouve, dans la législation française, aucune loi visant spécialement le duel. L’arrêt de la Cour de cassation du 2 février 1839 a fixé la jurisprudence sur ce sujet.
« Attendu que les Codes des délits et des peines de 1791, de l’an IV et de 1810, en punissant les meurtres, blessures et coups volontaires, n’ont pas fait d’exception pour le cas où ces meurtres auraient été commis, ces blessures faites ou ces coups portés par suite de duel ; attendu que l’abolition qui avait antérieurement été faite de la législation spéciale sur les duels a, par cela même, replacé sous l’empire du droit commun tous les actes répréhensibles auxquels les duels peuvent donner lieu ; attendu que l’homicide, les blessures et les coups, lorsqu’ils sont occasionnés par ce genre de combat, ne peuvent être considérés comme commandés par la nécessité actuelle de la légitimé défense de soimême ou d’autrui, puisque dans ce cas le danger n’a existé que par la volonté des parties ; attendu, d’ailleurs, que les circonstances qui accompagnent les duels ne peuvent rendre le meurtre, les blessures et les coups excusables ; que . la convention par suite de laquelle le duel a lieu étant contraire aux bonnes mœurs et à l’ordre public, est nulle de plein droit et que, dès lors, aucun fait d’excuse ne peut en résulter. »
L’intervention du médecin légiste, dans les cas de duel, sera donc la même que dans les autres faits se rattachant aux blessures. 11 devra non seulement constater la nature et la gravité des blessures, mais déterminer autant que possible, quelle a été la position des combattants, quelle était la nature des armes employées, etc. ; toutes ces circonstances ont une ^nde importance lorsqu’il s’agit de décider si la victime a succombé à la suite d’un combat loyal et régulier. Les médecins ont