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à une accumulation de liquide dans une cavité, etc. ; io la douleur lancinante (élancements) appartient aux névralgies, aux tutneurs cancéreuses, etc. ; 5“ la (douleur contusive brisement) est fréquente dans le rhumatisme musculaire, dans les prodromes des maladies aiguës ; 6° la douleur prurigineuse (démangeaison) appartient aux affections cutanées, prurigo, pityriasis, gale, etc. ; 7® les douleurs fulgurantes )éclairs de douleur) se montrent surtout dans la sclérose des cordons postérieurs de la moeUe. Citons encore les douleurs âcres, brûlantes, constrictives, etc., suffisamment caractérisées par leur dénomination, les douleurs ostéoscopes, etc.
Certaines conditions rendent plus ou moins apte apercevoir la douleur: ainsi, un tempéramment nerveux, un état inflammatoire, augmentent l’intensité de la perception, tandis qu’elle est diminuée par un tempéramment lympathique, par l’abus des boissons alcooliques, par la concentation de l’inteUigence sur un seul point, et surtout par une foule de névroses et de maladies cérébrales ; rien n’est plus ordinaire que de voir des hystériques, des aliénés, se blesser, etc., sans manifester la moindre douleur (V. Anesthésie).
La douleur peut avoir des conséquences, variées. Elle peut : 1° gêner les. fonctions de certaines organes : ainsi, le rhumatisme empêche les mouvements, etc. ;
2” Déterminer des accidents sympathiques : ainsi, les vomissements sont fréquents dans la céphalalgie, les coliques néphrétiques, hépatiques, etc. ;
3® Produire certains effets locaux, tels que rougeur, afflux des liquides, etc. ;
Les circonstances dans lesquelles se montre la douleur sont très nombreuses et complexes, et les hmites de cette description ne me permettent d’en dire ni toutes les variétés, ni tous les aspects.
D' Léon Moynac.
DRAGÉE. — On donne ce nom, en pharmacie, à des pilules recouvertes d’une couche de sucre d’après le procédé des confiseurs, dans le but de les conserver et aussi de les rendre plus agréables et plus faciles à avaler, en masquant complètement leur goût. P. L.
DRAGONNEAU. — (V. Pilaire.)
drain. — On donne ce nom en chirurgie à un tube en métal, ou én gomme, mais le plus souvent eu caoutchouc, vulcanisé, percé de trous sur ses côtés, employé pour le drainage chirurgical, p. L.
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qu’on retire le trocart. On commence par faire une première ponction, puis on conduit la pointe du trocart à travers toute l’étendue de la collection liquide pour la faire sortir par l’extrémité opposée ; lorsque cette pointe apparaît au dehors, on fixe le tube à drainage dans l’encoche dont eUe est armée, et on la fait rentrer dans la canule ; on retire alors le tout ensemble et le tube à drainage parcourt ainsi en sens inverse le trajet déjà frayé par le
A. Trocart à drainage, la pointe dans le manche. — B. Le même, armé pour la ponction. — G. Pointe échancrée pour recevoir le fil. — D. Tube à drainage.
trocart. Lorsque l’opération est terminée, on applique sur la partie malade un cataplasme.
Le drainage chirurgical trouve son indication dans les abcès froids de nature scrofuleuse, dans les adénites suppurées, dans les suppurations qui accompagnent les ostéites, les caries et les nécroses des os ; dans les abcès par congestion ; dans certains kystes, dans l’hématocèle, etc.
D' Paul Labarthe.
drastique. — On donne ce nom en thérapeutique à un certain nombre de purgatifs énergiques, violents même, et agissant principalement sur la bile et sur la portion inférieure de l’intestin, tels que : aloès, coloquinte, jalap, scammonée, huile de croton, colchique, ellébore, gomme-goutte, euphorbe, etc. (V. ces mots). p. l.
DROGUE. — On désigne sous ce nom générique toutes les matières premières, d’origine animale, végétale ou minérale, employées en pharmacie, pour la préparation des médicaments officinaux et magistraux. Par extension, le public donne le nom de drogue à toute préparation pharmaceutique indistinctement. P- 1-.
DROIT. — On donne ce nom en anatomie à un certain nombre de muscles de différentes régions, œil, tête, abdomen, cuisse, à cause de leur direction rectiligne et de leur action directe.
Les muscles droits de l’oeil sont au nombre de quatre : droit exieme, droit interne, droit supérieur, droit inférieur, et chacun dirige l’œil dans la direction indiquée par son nom.
Les muscles droits de la tête sont : — le grand droit antérieur et le petit droit antérieur, situés le
Drainage. -T- on donne ce nom à une opéral’ation chirurgicale fortement préconisée par Chassaignac, qui a pour but de faciliter et de rendre conhûu l’écoiilement au dehors, du pus qui tend à séjourner dans une plaie ou un ahcès profond, en ^ême temps que de pratiquer des lavages antiseptiques et désinfectants.
Pour appliquer les tuhes à drainage, on prend tn trocart, droit ou courbe, muni d’une encoche ^ permet d’y accrocher le bout du tube à draiet de le faire passer dans la canule à mesure
premier au-dessus du second, dans la région cervicale profonde ou prévertébrale, qui fléchissent la tête en avant et lui impriment une légère rotation qui tourne la face de leur côté, — le petit droit latéral ou interstransversaire du cou, situe sur les côtés de l’articulation de la colonne vertébrale, qui incline la tête de son côté ; - le grand droit postérieur de la tête , gros faisceau cylindrique situé à la partie postérieure du cou, qui etend la tête sur l’atlas et l’atlas sur l’axis, et fait de plus tourner la face de son côté ; le petit droit postérieur àe la. tête, situé en dedans du grand droit postérieur, qui est extenseur de la tête et légèrement rotateur.
Le muscle grand droit de l’abdomen est un muscle long, vertical, rubané, aplati d avant en arrière, plus large en haut qu’en bas, situé sur la partie antérieure de l’abdomen, qui s’insère en haut à la face antérieure des- cartilages des cinquième, sixième et septième côtes et à l’appendice xyphoïde; en bas au bord supérieur du pubis. Il fléchit le tronc en avant, en abaissant le thorax; comprime les viscères abdominaux ; abaisse les côtes et contribue ainsi à l’expiration.
Les muscles droits de la cuisse sont : — le droit antérieur, qui forme la portion moyenne du triceps fémoral (V. ce mot), s’étend de l’épine iliaque antérieure inférieure et de la cavité cotyloïde à la rotule. Il fléchit la cuisse sur le bassin, et étend la jambesur la cuisse ; — le droit interne, grêle, allongé, situé à la partie interne de la cuisse et du genou, qui va de la branche descendante du pubis à la partie supérieure, interne et antérieure du tibia. Il est adducteur de . la cuisse, lorsque la jambe est dans l’extension, et fléchisseur de la jambe, qu’il porte légèrement en dedans, lorsqu’elle est fléchie.
D" Paul Labarthe.
DROSERA. — On donne ce nom à un genre de plantes de la famille des droseracées, dont deux espèces, le drosera longifolia et le drosera roiundifolia, sont surtout connues. Indigène en Europe, le drosera pousse dans les terrains granitiques ou arénacés, caché presque toujours dans la mousse. Ses racines sont très courtes ; les tiges haute de 1 à 2 décimètres , portent à leur sommet des • fleurs blanchâtres, disposées en épis, qui s’épanouissent en juin et août ; les feuilles, au nombre de six à huit, sont appliquées en rosettes contre le sol et offrent ceci de particulier et de bien curieux : « elles sont couvertes, dit Darwin, sur toute leur surface de filaments porteurs de glandes ou tentacules en nombre variant de 130 à 260, et ces glandes sont recouvertes d’une grande goutte d’une sécrétion extrêmement visqueuse étincelant au soleil^ d’où le nom poétique de rosée du soleil, donné à la plante. » Or ces tentacules s’infléchissent chaque fois qu’un insecte les approche et celui-ci, emprisonné, meurt au bout d’un quart d’heure, puis, est digéré lentement par la sécrétion visqueuse dont nous avons parlé plus haut.
Le drosera est donc une plante carnivore qui possède un pouvoir digestif analogue à celui du suc gastrique des animaux et les substances, à l’eiide desquelles agit la sécrétion des tentacules de cette
plante, sont les mêmes que celle de Vp»* animaux. *^Sïoinac
Cette propriété carnivore et digestive dn explique pourquoi Dodoetz, dès 1588 Pt ,
’ Plustarj
Haller et Linnée l’ont conseillé pour le traitement et la périson des verrues.
Aujourd’hui, on prépare avec le drosera une
teinture alcoohque qui a été employée par (
SL H TL tuberculose à la dose q dienne de 10 a lo grammes. Lamare, Hérard,