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DUS

i^pport avec les os du crâne auxquels elle adhère intinienient au niveau des sutures, au niveau de toutes les parties saillantes et au .niveau des trous de la base dujcrâne dans lesquels elle se prolonge, tandis qu’elle est assez faiblement unie à la voûte crânienne pour permettre à de vastes épanchements séreux ou sanguins de se collecter entre elle et le tissu osseux. Sa surface interne, lisse, polie, e^t en rapport avec la seconde membrane des méninges appelée arachnoïde. Elle fournit des cloisons ou prolongements fibreux au nombre de quatre ; la faux du cerveau , la tente du cervetet, la faux du cervelet et le repli pituitaire ou diaphragme de V' hypophyse, destinée à séparer les diverses parties de l’encéphale et à les soutenir. Dans les divers replis de la dure-mère se trouvent creusés des canaux veineux dits sinus de la dure-mère.

La DüRE-MÈRE RACHIDIENNE est un tube fibreux qui fait suite à la dure-mère crânienne et s’étend du trou occipital au pourtour duquel elle est très adhérente, jusqu’à la fin du canal sacré où elle se termine en cul-de-sac au niveau du coccyx. Sa surface externe n’est pas adhérente au canal rachidien, elle en est séparée par une couche de tissu cellulograisseux mou et. par un grand nombre de plexus veineux intra -rachidiens. Toutefois elle présente des adhérences fibro- vasculaires au niveau de la région cervicale et de la région lombaire Sur les côtés, elle envoie des prolongements tubuleux qui accompagnent les diverses paires de nerfs rachidiens jusqu’aux trous de conjugaison. La surface interne unie, lisse, est en rapport avec le feuillet pariétal de l’arachnoïde. pf Pacl labarthe.

DURILLON. — On donne le nom de durillon à de petites tumeurs arrondies, mobiles, de couleur jaunâtre, constituées comme les cors par un épaississement de l’épiderme, mais moins circonscrites et ne présentant pas comme eux de racine. Les durillons se rencontrent surtout à la plante des pieds, au niveau des parties où s’exerce la pression normale du corps, telles que le talon, les saillies formées par la tête du premier et du cinquième orteils, et la face plantaire des articulations métatarso-phalangiennes.

Peu dangereux, en général, les durillons peuvent cependant devenir très gênants. Ils peuvent se gonfler sous l’influence de l’humidité; ils peuvent aussi s’enflammer à la ^suite de marches forcées et constituer ce qu’ on appelle le durillon forcé, qui est très douloureux et peut entraîner des accidents sérieux.

Le pied n’est pas le seul organe où l’on rencontre les durillons. Ceux-ci peuvent aussi siéger aux mains et se rencontrent très souvent chez les artisans.

On a proposé de traiter les durillons par tous les moyens mis en usage contre les cors aux pieds {*• ce mot). Pour nous, le remède le plus simple le plus facile à appliquer, celui qui fait fadicaleinent disparaître le durillon, sans occasionner jamais ni accidents ni douleurs, c’est V Anti-cors ^'uyot, que nous avons déjà signalé comme le meilenr remède pour obtenir la guérison radicale des eors aux pieds. D' Paul Labarthe.

DUSART (sirop et vin de). — Le sirop et le vin de Dusart sont deux préparations spéciales connues et prescrites dans le monde entier, dont la base est le lacto-phosphate de chaux.

C’est à la suite de recherches sur l’assimilation du phosphate de chaux, faites avec le D-- Blache, en 1869, et consignées dans les Archives générales de médecine, que le savant chimiste Dusart, frappé des effets variables, le plus souvent nuis, obtenus par l’administration du phosphate de chaux ordinaire, voulut se rendre compte de la cause à laquelle il fallait rapporter l’inactivité si fréquente de cette substance.

Un certain nombre d’expériences faites sur un chien muni d’une fistule gastrique, amenèrent ces messieurs à conclure que « le phosphate de chaux subit, sous l’influence du suc gastrique, une transformation partielle qui le rend apte à l’assimilation ; que les différents phosphates de chaux employés d’ordinaire, très variables dans leur composition et leurs propriétés, offrent une résistance inégale à l’action du suc gastrique, ce qui fait que leur emploi en thérapeutique n’offre pas de garantie sufiisante; qu’en conséquence il était plus rationnel de leur substituer un composé qu’ils désignèrent sous le nom de lacto-phosphate de chaux et qui représente le produit de l’action du sac gastrique sur le phosphate de chaux. »

Le lacto-phosphate de chaux de Dusart, obtenu par l’action de l’acide lactique sur le phosphate de chaux, a l’avantage d’être soluble en toutes proportions dans l’eau et les liquides gastriques, de n’avoir pas besoin d'une digestion préalable pour passer dans la circulation, et de permettre de faire absorber, dans un temps bien court, des quantités considérables de phosphate de chaux.

Sans nous étendre ici sur l’action physiologique et thérapeutique du lacto-phosphate de chaux (V. Chaux), nous rappellerons que ce précieux médicament est très utile dans toutes les affections des os (fractures, tumeurs blanches, coxalgies, rachitisme, osléomalacie, etc.) ; qu’il donne des résultats merveilleux dans l’anémie, la chlorose, la scrofule, la bronchite chronique, la phthisie pulmonaire ; que bon nombre de praticiens en retirent d’excellents effets contre la diarrhée, les dyspepsies, le diabète ; qu’enfin il a son indication formelle chez les femmes pendant la grossesse et l’allaitement et chez les petits enfants à l’époque de la dentition^ et en général dans les convalescences des maladies aiguës.

Le sirop de Dusart se prend, pur ou délayé dans de l’eau, à la dose quotidienne de 3 à 6 cuillerées à café pour les enfants et de 3 à 6 cuillerées à soupe pour les adultes. Quant au vin de Dusart, la dose quotidienne est de 2 à 3 cuillerées à dessert ou à soupe suivant leur âge, pour les enfants, et de 2 à 3 verres à bordeaux p.our les adultes. Vin et sirop, du reste, très agréables à boire, peuvent se prendre indifféremment, avant, pendant ou après le repas. d-- l. Saest-antonin.

DUSOURD (SIROP DE). — Le sirop de Dusourd est un sirop de protoxyde de fer, dont nous sommes redevable au D' Dusourd, qui en publia la formu’e

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