‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 159 sur 206 · EME · texte numérisé non relu

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cœur» etc., en s’aidant toujours des ciseaux • puis introduisant un fort crochet mousse, il saisit la colonoe vertébrale, et la fracture. Enfin, la section des parties moUes est continuée jusqu’à ce que le

Fig m.

Embryotomie (décollation),

tronc soit partagé en deux. Chacune de ces deux parties est ensuite extraite séparément, en se servant du forceps ou du céphalotribe, pour obtenir la tête, si le rétrécissement du bassin rend cette opération nécessaire. D' k. de Soyre.

ÉMÉTINE. — Nom donné par Pelletier et Magendie à l’alcaloïde qu’ils ont retiré A.eXipécacuanha (V. ce mot). P. L

ÉMÉTIQUE. — L’émétique, appelé encore tartre stibié ou tartrate d'antimoine et dépotasse, est un sel qui cristallise en octaèdres incolores et transparents; ses cristaux s’effleurissent lentement à I air, perdent une partie de leur eau de cristallisation et tombent pour la plupart en poussière. En cet état, l’émétique se présente sous la forme d’une poudre blanche, soluble dans l’eau, insoluble dans alcool, d’une saveur âcre et désagréable ; son antigdTe^^* tine infusion de quinquina ou de noix de

Éffets — Appliqué sur la peau soit en pommade, ott en solution concentrée, l’émétique y produit ^ae éruption pustuleuse analogue à celle de la varo tlébut commence par de petites papules ^cu minées, de grosseur variable ; bientôt P es, ces papules, si l’on continue l’application Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

topique du médicament, passent à l’état de vésicopustules et même de véritables pustules qui s’aplatissent, s’ombiliquent et se remplissent d’un pus séreux abondant. Tuut autour de chaque pustule existe une auréole inflammatoire des plus vives. C’est le moment de suspendre le corps irritant, et alors la rougeur périphérique disparaît la première, puis les pustules tantôt se dessèchent très vite en croûtes brunes, tombent et ne laissent point après elles de traces de leur passage, tantôt, et plus souvent encore, elles donnent lieu à des plaies suppurantes, excavées , très douliureuses , auxquelles succèdent des cicatrices indélébiles.

L’apparition des pustules est plus ou moins tardive suivant la sensibilité ou la dureté de la peau ; généralement elles se montrent au bout de 36 à 48 heures. On prend pour cela de la pommade stibiée, gros comme une noisette, on en trictionné matin, midi et soir la partie sur laquelle on veut faire naître les boutons, et l’on ne s’arrête que lorsque l’éruption est suffisamment développée.

Tel est le rôle de l’émétique mis au contact de la surface cutanée. Son action irritante se fait encore plus ressentir sur les parois du tube gastro intestinal, puisque, lorsqu’on le fait prendre par la bouche en solution concentrée, il occasionne non seulement des rougeurs de l’inflammation gastrique, mais aussi assez souvent des ulcérations assez larges pouvant être suivies ou non d’une légère hémorrhagie. Cette lésion ne s’observe toutefois que quand on a administré le remède à de trop hautes doses, car, à des doses faibles, 1 à 2 centigrammes par exemple, il provoque simplement des nausées, du malaise, un afflux de salive, une sécrétion exagérée des bronches, de l’estomac, des intestins et des glandes annexes sans autre dérangement des voies digestives. S l’on augmente les proportions et qu’on donne d’emblée 5 à fO centigrammes, les phénomènes deviennent plus intenses; aux nausées plus vives succèdent bientôt les vomissements composés d’abord de matières alimentaires , puis de mucosités aqueuses et enfin d’une bile jaune verdâtre presque pure.

Dès l’instant que les vomissements ont acquis ce degré d’intensité, il est rare qu'ils ne soient accompagnés et suivis d selles copieuses, mêlées d’abord de matières fécalx assez bien moulées dont le caractère physique change très vite et se termine par une sorte de sérosité presque incolore tenant en suspension des débris d’épithélium ou d’une substance grisâtre, semblable à la matière riziforme expulsée par les sujets atteints de choléra. Il se produit alors un effet éméto cathartique excessif qui doit s’accompagner naturellement de phénomènes généraux fort graves, marqués par la pâleur de la face, le refroidissement des extrétnités , les sueurs profuses, la dépression du système nerveux, du pouvoir musculaire, du pouls et de la température, la prostration profonde ; il se produit, en un mot, un ensemble de symptômes tellement sérieux qu’on les a caractérisés par le titre expressif de choléra stibié. Hâtons-nous de dire que de tels désordres fonctionnels ne se manifestent habituellement qu’à la suite de fortes doses de 20 à 60 centigrammes prises eu ime seule fois ; où bien il

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