‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 160 sur 206 · ÉMÉ · texte numérisé non relu

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faut qu’on ait eu affaire à des sujets éminemment prédisposés pour que 5 à 15 centigrammes puissent produire de pareils accidents.

Quoi qu’il en soit, 30 centigrammes à 1 gramme d’émétique, pris à doses fractionnées et distribuées dans le courant de la journée, déterminent bien parfois, le premier jour, quelques rares vomissements et quelques selles diarrhéiques chez les sujets atteints de pneumonie, mais ces désordres momentanés s’arrêtent bien vite d’eux-mêmes, il y a tolérance du médicament, ce qui ne veut pas dire immunité, attendu que d’autres symptômes témoignent de son influence dépressive sur l’économie. En effet, le tartre stibié est absorbé et passe dans la circulation où il produit des effets généraux, tels que le ralentissement du pouls, la diminution des mouvements respiratoires, l’abaissement de la température, l’affaiblissement de la contractilité musculaire, et d’autres symptômes qu’on est convenu d’appeler en langage médical le contro-stimulisme. Le composé antimonial est ensuite éliminé par nos divers émonctoires et se retrouve dans la bile , les urines, le mucus bronchique et les sueurs ; ce qui nous explique, d’une part, les bons effets des antimoniaux contre le catarrhe pulmonaire, et, d’autre part, les éruptions qui se produisent quelquefois à | la peau, à la suite de l’administration prolongée de ces médicaments. ,

En définitive, le tartre stibié, pris à l’intérieur, a une quadruple action thérapeutique suivant les doses auxquelles on le fait prendre et son mode d’administration ; il est tour à tour vomitif, purgatif, expectorant et contro-stimulant.

Usages. — L’émétique en applications topiques sur la poitrine, est un révulsif efficace contre les bronchites, les catarrhes, les névralgies, les pleurésies et les pneumonies chroniques ainsi qu’à toutes les périodes de la phthisie ; en applications sur l’abdomen, un utile résolutif des gastrites, des hépatites, des cystites et des néphrites chroniques ; en frictions le long de la colonne vertébrale, un puissant moyen dérivatif contre la carie osseuse, le ramollissement et la méningo-myélite; en onctions autour d’une articulation malade, un bon irritant substitutif dans les hydarthroses, les arthrites chroniques et les tumeurs blanches.

L’émétique est le vomitif le plus communément employé pour les adultes. 11 se donne de 5 à 13 centigrammes au plus, à intervalles très rapprochés, de manière à accumuler les effets. Généralement le malade le prend en trois fois, dans un demi-verre d’eau chaque fois, et de dix en dix minutes de distance. On favorise le vomissement, dès qu’il commence, par l’administration de l’eau tiède. Souvent les deux premières prises sont suffisantes, il est inutile d’avoir recours à la troisième. Plus souvent encore, on mêle 1 gramme 50 centigrammes d’ipéca à 5 centigrammes d’émétique qu’on prescrit de la même manière; on obtient ainsi un meilleur résultat. Ce vomitif, pris seul ou mêlé d’ipéca, est tous les jours employé, et avec le plus grand succès, au début d’un grand nombre de inaladies et surtout dans l’embarras gastrique, la fièvre bilieuse, le premier septénaire de la fièvre typhoïde pour dégager les premières voies du bol

alimentaire qui les irrite. Il est très ernoW’ dans les catarrhes bronchiques, l’anfnne^^ neuse, le croup, l’amygdalite suppurée n barrasser ces conduits des matières plastiques ou purulentes qui les obstruent tartre stibié est le seul vomitif véritablement cace dans les intoxications- On le fait avale dose de 10 à 20 centigrammes dans un verre pris tout seul et en une seule fois. Les vom’^^*^’ ments de la substance toxique suivent immédi?' ment son ingestion, accompagnée parfois d’eff t • purgatifs qui ne peuvent qu’être salutaires. Dans l cas où quelques restes du poison n’auraient pu expulsés, il faut administrer tout de suite un 0*-^ dicament capable de le neutraliser.

Quand on veut obtenir l’effet purgatif du tartre stibié, on prescrit des doses faibles, et à intervalles éloignés, pour permettre au médicament de traverser l’estomac et d’agir seulement sur l’intestin ; on fait dissoudre 5 centigrammes d’émétique dans un litre de tisane d’orge, de chiendent, de bouillon d’herbes ou de petit lait et on le fait prendre au malade par quarts de verre, d’heure en heure, dans le courant de la journée. On a alors V émétique en lavage qu’on prescrit utilement dans la constipation opiniâtre, la gastrite, l’entérite, la dysenterie. 11 est nécessaire quelquefois de provoquer en même temps des vomissements et desselles; pour cela, on associe le tartrate double de potasse et d’antimoine à un sel neutre purgatif, tel que le sulfate de soude. On mêle 5 à 10 centigrammes du premier sel à 15 grammes du second, on fait dissoudre dans un demi-litre de tisane de chicorée et l’on fait boire par verres tous les quarts d’heure. Cet éméto-cathartique est préférable dans quelques cas à l’émétique en lavage, surtout lorsqu’on a besoin d’un puissant effet dérivatif.

Les propriétés expectorantes du tartre stibié sont assez peu souvent mises en usage contre la bronchite, la laryngite et les affections pulmonaires. On le donne alors aux petites doses de 1 à 5 centigrammes par jour dans un looch ou dans une potion gommeuse. Le kermès, l'oxyde blanc d’antimoine et l’ipéca doivent lui être préférés dans la plupart des circonstances qui réclament son emploi.

Mais il est d’autres conditions morbides où la prescription du tartre stibié à hautes doses est devenue d’un usage excessivement fréquent, j’oserai même dire beaucoup trop fréquent : c’est dans la^ pneumonie aiguë, la pleuro et la broncho-pneumonie, la bronchite capillaire. On a même étendu son emploi, avec des chances très variables de succès, au traitement du rhumatisme articulaire aigu, des pleurésies, des bronchites, des hémorrhagies put' monaires, des catarrhes suffocants, des chorées, des phlébites, des hépatites, des méningites et généralement à toutes lesphlegmasies fébriles. Sans doute, l’émétique, à l’instar de la digitale et du sulfate de quinine, est un décongestionnant et par cela même un hémostatique d’une certaine valeur. Mais va-t-il agir toujours avec la même efficacité dans toutes sortes de phlegmasies aiguës, d’hémorrhagies internes ? N’avons-nous pas pour chacune de ces maladies des agents qui lui sont supérieurs - L’expérience a parlé hautement en faveur de cette

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<iernière assertion, car aujourd’hui l’émétique à haute dose n est guère affecté qu’au traitement (Je la pneumonie aiguë, franche.

D' Makc. Cambouijves.

ÉMÉTO- CATHARTIQUE. — Nom donné à des médicaments qui agissent en même temps comme vomitif et comme purgatif. L émétique, à la dose de 5 à 10 centigrammes, mélangé de 15 à 20 grammes de sulfate de soude, dans 4 ou 500 grammes d’eau ou de tisane, qu’on prend en trois fois à un quart d’heure d’intervalle, constitue un excellent éméto-cathartique très fréquemment employé. P.

ÉMINENCE. — Mot employé, en anatomie, pour désigner certaines saillies ou renflements des osj du cerveau, du foie, ou de quelques muscles, p. l.

EMMÉNAGOGUE. — Nom donné, en thérapeutique, aux divers médicaments qui, par leur action spéciale sur la circulation locale de l’utérus, congestionnent et fluxionnent cet organe de telle façon qu’ils font apparaître les règles supprimées, tardives ou laborieuses. Les principaux emménagogues sont : l’absinthe, l’armoise, l’ergot de seigle, la rue, la Sabine, le safran, et surtout l’apiol. p. l.

EMMÉTROPE. — On donne ce nom à l’œil normal, régulièrement conformé, dans lequel les rayons lumineux parallèles, provenant d’objets infiniment éloignés, réfractés par les milieux réfringents de l’œil, viennent se réunir exactement sur la rétine. L’emmétropie est le contraire de VAmétropie (V. ce mot). P. L.

ÉMOLLIENT. — Nom donné, en thérapeutique, aux substances médicamenteuses qui ont la propriété de relâcher, de. détendre, d’assouplir et d’amollir les tissus des organes avec lesquels on les met en contact, et en même temps d’émousser plus ou moins leur sensibilité. On divise les, émollients en. deux groupes : 1° les émollients mucilagiheux, parmi lesquels nous citerons la gomme arabique, lagomme adragante, les fécules, le sucre, le miel, la mauve, la guimauve, le bouillon-blanc, le lichen, la violette, l’orge, la réglisse, les jujubes, etc.; — 2“ les émollients huileux, tels que les huiles d’amande douce, d’olives , de noisette, de lin, etc. p. l.

ÈMONCTOIRE. — On donne ce nom, en anatomie, aux organes, conduits ou canaux, destinés à évacuer les divers produits d’élimination du corps humain. Ainsi les reins et la vessie sont les émonctoires de l’urine, etc. . p. L.

ÉMOULEURS. — Hygiène professionnelle. —

(V. Rémouleurs.)

EMPATEMENT. — On donne ce nom à un engorgement non inflammatoire des tissus qui conservent 1 impression du doigt pendant un certain temps, lorsqu’on les presse. P- L-

emphysème. — On donne le nom d’emphysème ^ la présence de gaz dans le tissu cellulaire.

L emphysème a été divisé en traumatique et spontané, faux et vrai ; mais, en réalité, la présence de fluides gazeux dans le tissu cellulaire peut s’observer dans trois circonstances différentes.

A. Le gaz provient d’une cavité viscérale qui en contient normalement (arbre aérien, tube digestif) et qm a été ouverte, soit par un traumatisme, soit, mais bien plus rarement, par une surdistension ou une lésion organique; — B. U provient de l’extérieur ; — G. 11 s’est développé d’emblée dans le tissu cellulaire.

A. Emphysème par ouverture d’une cavité viscérale. — On sait que les diverses parties de l’arbre aérien (sinus de la face, fosses nasales, larynx, trachée, bronches, poumons) et le tube digestif contiennent des fluides aériformes ; or, pour que ces fluides puissent en sortir, et, de là, pénétrer dans le tissu cellulaire, il faut : !<> que cette cavité soit perforée ; 2“ que les fluides qu’eUe contient soient soumis à une certaine pression qui les pousse mécaniquement à travers la perforation; 3“ enfin que ces fluides ne puissent traverser librement la couche celluleuse pour s’échapper à l’extérieur.

Or, la perforation de la cavité s’observe, soit à la suite d’un traumatisme (fracture des côtes, des os de la face, perforation du larynx, des bronches, des poumons, de l’intestin, etc.) par un instrument piquant et étroit, soit par le fait d’une lésion organique, soit encore à la suite d’un violent effort (quintes de toux, etc.) ; 2“ la projection des fluides gazeux à travers l’ouverture anormale est le fait même de la pression à laquelle sont soumis ces fluides dans certains actes, tels que l’expiration, la toux, l’effort, etc. ; 3® enfin, le défaut d’issue à l’extérieur tient à ce que la peau est saine (blessure des poumons ou de la muqueuse nasale par un fragment osseux sans déchirure, etc.), ou à ce que son ouverture est étroite et oblique (plaie par instrument piquant). Les emphysèmes les plus fré- "quemment observés succèdent aux' fractures de côtes, aux plaies pénétrantes de poitrine et aux fractures des os de la face ; dans ces diverses circonstances, lorsque les voies aériennes sont perforées, l’air qu’elles contiennent se trouvant, dans certains actes, tels que l’expiration, la toux, l’effort, etc., soumis à une forte pression, s’engage en partie à travers l’ouverture et s’infiltre dans le tissu cellulaire.

B. Emphysème a la suite de plaie des téguments. — Cette variété est exceptionnelle, car il est rare de rencontrer des circonstances dans lesquelles l’air soit poussé avec force à travers les lèvres d’une plaie ; cependant, c’est ainsi qu’agissent les bouchers qui, à l’aide d’un soufflet introduit par une petite ouverture faite aux téguments, insufflent les animaux d’abattoir pour faciliter leur dépouillement, les maquignons qui veulent arrondir leurs bêtes, etc. C’est enfin ce qu’on a l’occasion d’observer dans certaines plaies, disposées de telle sorte que les mouvements ou les contractions musculaires exercent ime sorte d’aspiration de l’air extérieur.

C. Emphysème spontané. — La formation directe ou spontanée de gaz dans le tissu cellulaire est fort rare et sa pathogénie encore plus obscure.

L’emphysème peut s’observer dans toutes les ré-

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gions pourvues de tissu cellulaire, sauf cependant les lèvres de la, glotte se rapprochent, s’onn

le cuir chevelu, la paume des mains et la plante la sortie de l’air qui distend les poumons ^

des pieds, dont la trame est trop serrée pour se lais- en définitive sur eux que s’appuie le thorà^^

ser distendre par des gaz; il est circonscrit ou diffus, servir de base aux muscles en action (boul*

L’emphysème circonscrit se présente sous l’aspect chanteurs, portefaix, etc.). d’une tuméfaction uniforme, mal limitée, blanche, Les symptômes de l’emphysème pulmon ■

indolente, sonore à la percussion et même transpa- peuvent se pouper sous quatre chefs : i» (j„

rente; elle s’affaisse légèrement par la pression et 2“ déformation du thorax; 3® modificatioL ’ en donnant lieu à une sorte de crépitation compa- les phénomènes de percussion et d’auscultatintfs* rable à celle que produit le froissement de l’amidon la poitrine ; 4" troubles secondaires delà cir et désignée sous le nom de crépitation gazeuse; en lation.

général, il n’existe que peu ou point de troubles 1“ Dyspnée. — Elle est habituelle, débute souve

fonctionnels ou de voisinage. dans la jeunesse et s’exagère sous l’influence

Les emphysèmes généralisés ou très étendus sou- moindre effort; elle résulte de la diminution d

lèvent la peau d’une façon démesurée et donnent champ de l’hématose par le fait de la rupture d’u*^

lieu à d’étranges difformités : le tronc s’arrondit grand nombre d’alvéoles, de la déformation persisî

comme un tonneau, les membres prennent une tante du thorax (voussure) et de l’abaissement dû

forme cylindrique, le visage devient monstrueux; diaphragme qui empêchent le poumon de revenir

l’infiltration gazeuse gagne les couches cellulaires complètement sur lui-même pendant l’expiration

profondes et apporte à l’accomplissement des di- et, par suite, d’emmagasiner une quantité d’air converses fonctions des obstacles souvent mortels. venable. L’empbysème est avec la phthisie la ma-

L’emphysème spontané, heureusement trè' ex- ladie qui diminue le plus la capacité respiratoire

ceptionnel, a une signification fort grave; ses symp- ainsi qu’on peut le mesurer avec le spiromètre, tômes se confondent avec ceux de la gangrène fou- 2° Déformation du thorax. — Elle peut être gédroyante. nérale ; cela n’a guère lieu que chez quelques vieil-

Nous venons de signaler les dangers des emphy- lards dont la poitrine devient globuleuse; la défor-

sèmes généralisés et spontanés; quant à l’emphy- mation est le plus souvent partielle, limitée au creux

sème circonscrit, qui est de beaucoup le plus ordi- sous-claviculaire, aux parties latérales du sternum; naire, il se forme plus ou moins vite, se limite et parfois le sommet du poumon emphysémateux disparaît, soit en quelques heures, soit en quelques s’élève dans le creux sous-claviculaire qui s’efface et jours, par la résorption de l’air épanché et la cica- se trouve remplacé par une tumeur dans laquelle

trisation de la plaie; son pronostic est donc bénin. on entend un léger murmure vésiculaire. Le dia-

Dans l’emphysème circonscrit, il faut ; 1“ préve- phragme est souvent très abaissé et refoule le foie nir une nouvelle infiltration de gaz dans le tissu et ta rate.

cellulaire, en changeant la position du malade, en 3° Percussion' et auscultation. — La percussion empêchant certains mouvements, en augmentant donne au niveau des voussures une sonorité exal’ouverture d’une plaie, etc.; 2° favoriser la dispa- gérée et une sensation d’élasticité plus grande; rition des gaz infiltrés, soit par des frictions ou cependant, lorsque les vésicules sont surdistendues des compressions méthodiques, soit par des ponc- ■ elles ne rendent qu’un son sourd et étouffé (Skoda), tions simples ou pratiquées avec un appareil aspi- La sonorité descend souvent fort bas, ce qui s’expliî’ateur. que par l’abaissement du foie et du diaphragme.

Lorsque, à la suite d’un traumatisme, on voit se Au niveau des parties sonores, l’auscultation déclarer un emphysème spontané avec imminence révèle une grande faiblesse, parfois une absence de gangrène, le pronostic présente la plus grande presque complète du murmure vésiculaire, ce qui gravité; on a conseillé de recourir à l’amputation tient à l’inertie des vésicules dans lesquelles l’air

du membre blessé, en même temps que par des ne .se renouvelle pas ; dans certains cas, l’expiration

boissons toniques et stimulantes on chercherait à est un peu rude et prolongée. Parfois on entend

relever l’état général du blessé, d-- Léon Moynac. tous les râles de la bronchite (sibilants, ronflants,

muqueux et sous-crépitants) ; la bronchite est en EMPHYSÈME PULMONAIRE. — On désigne sous effet une complication très fréquente, ce nom la dilatation permanente d’un certain nom- 4® Troubles circulatoires. — L’atrophie et la desbre de vésicules du poumon. Lorsque l’air, rompant traction des capillaires au niveau des vésicules les vésicules pulmonaires, s’infiltre dans le tissu altérées expliquent l’excès de force que doit décellulaire qui les sépare, l’emphysème prend le nom ployer le cœur droit pour triompher de cette résis-

d’interlobulaire. tance, et par suite son hypertrophie et les désordres

Pour que l’emphysème se produise, il faut que secondaires dans la circ.ulation des veines caves, le tissu pulmonaire n’ait pas une résistance nor- turgescence de la face, variirosités des ailes du nez, male, c'est là une prédisposition souvent hérédi- œdème des extrémités inférieures

taire. Cela étant, toutes les conditions capables La durée de l’emphysème est fort longue; il d’augmenter la tension de l’air renfermé dans les souvent toute la vie, qu’il peut abréger soit par les poumons deviendront des causes occasionnelles altérations cardiaques, soit par les catarrhes pul' d’emphysème. monaires.

En première ligne viennent toutes les professions L’emphysème interlobulaire ne peut guère être nécessitant des efforts violents et répétés. L’effort reconnu qu’à l’autopsie. ^

débute en effet par une puissante inspiration, puis La bronchite complique habituellement l’emphy*

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sèin6; runion de la voussure et de la sonorité à des râles nombreux indiquera l’existence simultanée de ces deux maladies.

Les hémoptysies, l’amaigrissement, l’âge, les sueurs nocturnes, le volume du foie, feront reconnaître la tuberculose. L’emphysème peut, il est vrai, donner lieu à un affaiblissement du murmure respiratoire et à des râles sous-crépitants siégeant sous les clavicules, mais ces phénomènes existent en même temps dans toute l’étendue du thorax, ils coexistent avec une voussure et une exagération de la sonorité au lieu de la matité qui appartient aux tubercules.

Les palpitations et l’œdème indiqueront la maladie du cœur.

Si la dyspnée était très forte, on pourrait faire appliquer de nombreuses ventouses scarifiées autour du thorax, ou encore un vésicatoire Albespeyres. Il faut ensuite donner de l’émétique ou de l’ipéca, combattre le catarrhe bronchique par la médication spéciale à cette maladie (V. Bronchite) ; la dyspnée par les préparations employées contre V asthme {S. ce mot). Les bains d’air comprimé et les inhalations d’oxygène, à l’aide de V appareil Limousin ont été vantés dans ces derniers temps.

D' LÉON Moynac.

EMPIRIQUE. — Mot détourné de son vrai sens par le public qui l’emploieen mauvaise part, comme synonyme de charlatan, tandis qu’en réalité, dans l’antiqjité, l’empirisme était une école médicale qui n’acceptait pour base de la médecine que la seule expérience, par opposition à l’école dogmatique qui appuyait cette science sur le raisonnement seul. P. L.

EMPLATRE. — Les emplâtres sont des, médicaments externes, d’une consistance ferme, qui ont pour base, tantôt des corps gras et résineux, tantôt des corps gras et un oxyde de plomb. Les emplâtres sont plus consistants que les cérats, les pommades et les onguents ; ils sont solides, gélatineux; ils se ramollissent par la chaleur du corps , sans couler, conservent la forme qu’on leur donne et restent adhérents aux parties sur lesquelles on les applique.

Relativement à leurs éléments constitutifs, on distingue deux sortes d’emplâtres. Les uns, que l’on peut appeler emplatrks résineux, emplatres-on- (^CENTs, ont une composition analogue à celle des onguents dont ils ne diffèrent que par une plus wrte proportion de matières solides. Les autres, îtion appelle emplâtres proprement dits, conlennent de l’oxyde de plomb combiné avec les acides meique, margarique et stéarique. Beaucoup de Pûarmacologistes réservent le nom d’emplâtre à ces orniers composés et rangent les emplâtres résineux parmi les onguents (V. ce mot), dg EMPLATRES PROPREMENT DITS SOnt divisés en Drè ^ ^fEiétés : la première comprend les emplâtres n l’intermédiaire de l’eau en emplâtres

seconde comprend les emplâtres préaut^^ Gau, ou emplâtres brûlés. Les uns et les çL Exigent pour leur préparation des matières sies de première qualité. Ainsi l’huile d’olive

pure est préférable aux autres huiles, la htharge anglaise, exempte d’oxyde de cuivre et de fer, est préférable à tous les autres oxydes de plomb connus.

L emplâtre simple ou non brûlé est de beaucoup le plus employé. Il se prépare avec

Litharge en poudre . 1 partie

Axonge . . . i

Huile d’olive . 1

Eau commune . 2

On chauffe dans une grande bassine de cuivre l’axonge, Thuile et l’eau; après liquéfaction, on ajoute la litharge et on maintient l’eau en ébullition, en agitant continuellement jusqu’à ce que la matière bouillante ait acquis une couleur blanche uniforme et une consistance convenable, ce dont on s’assure en malaxant une parcelle d’emplâtre dans l’eau froide et constatant qu’elle n’adhère pas aux doigts. On laisse alors refroidir et, pendant que l’emplâtre est encore chaud, on malaxe pour séparer l’eau et on le roule en magdaléons ou petites •masses cylindriques du poids de 30 grammes ou au delà.

Les emplâtres composés ont tous pour excipient l’emplâtre simple, dans lequel on incorpore la.substance active. Les plus connus et les plus usités sont l’emplâtre Biachylon, l’emplâtre Diapalme, l’emplâtre de Yigo.

Très- fréquemment employés autrefois, les emplâtres le sont un peu moins aujourd’hui. Il faut avouer pourtant qu'ils tiennent et tiendront toujours une place importante dans la thérapeutique, parce qu’il sera difficile dans maintes circonstances de les remplacer par d’autres agents. Voici quelle est la manière de s’en servir. Après les avoir ramollis dans de l’eau tiède, on les étale en couches peu épaisses, avec une spatule ou un couteau, sur des tissus de toile, de taffetas ou de peau mince, auxquels on a donné au préalable la forme qu’on désire. On doit toujours laisser assez de marge pour que les emplâtres ramollis par la chaleur ne fusent pas sur les vêtements. On les approche un peu du feu avant de les appliquer, et on les laisse en place huit, dix, vingt-quatre heures, jusqu’à dix et quinze jours, suivant les matières plus ou moins irritantes dont ils sont composés. On s’en sert comme agglutinatifs et cicatrisants, pour réunir les bords des plaies et contribuer à leur cicatrisation (emplâtre Biachylon)-, comme résolutif contre les engorgements indolents (emplâtre de 'Vigo)-, comme résolutif, astringentetdessiccatif(onguentZ)iapo/me), etc. {V. Biachylon, Diapalme, Vigo).

D' Marc. Camboouves.

EMPOISONNEMENT. — (V. Poison.)

EMPYÈME. — On désigne sous ce nom un épanchement purulent spontané ou traumatique contenu dans la cavité de la plèvre (V. Pleurésie purulente). — On donne aussi le nom d’empyème ou pleurotomie à l’opération chirurgicale que l’on pratique pour donner issue à l’épanchement purulent contenu dans la cavité pleurale (V. Pleurotomie).

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EMPYREUME. — On donne ce nom à une odeur particulière, suigeneris, qui se dégage des produits volatiles obtenus par la distillation des matières animales ou végétales. . P. L.

ÉMULSION. — On donne ce nom en pharmacologie à des préparations liquides, d’apparence laiteuse, tenant en suspension dans l’eau des matières huileuses, résineuses ou gommo-résineuses. On distingue deux sortes d’émulsions : les émulsions naturelles et les émulsions artificielles.

Les émulsions naturelles sont celles que l’on fait avec les semences huileuses (amandes, pistaches, etc,), préalablement débarrassées de leur épisperme au moyen de l’eau bouillante, que l’on pile ensuite dans un mortier en ajoutant peu à peu et lentement la quantité d’eau froide nécessaire pour obtenir un liquide laiteux. Ces émulsions sont particulièrement constituées par de l’huile tenue en suspension dans l’eau, à la faveur de la matière albumineuse des semences. Avant d’en faire usage, il faut les passer au travers d’un linge.

Les émulsions artificielles sont celles qu’on obtient en (triturant violemment des huiles ou des résines liquides dans de l’eau avec une gomme (le plus souvent la gomme adragante), un mucilage ou un jaune d’œuf. Souvent on y ajoute non seulement du sucre, mais encore diverses substances aromatiques ou médicamenteuses, soit pour rendre leur goût plus agréable, soit pour modifier leurs propriétés thérapeutiques.

Naturelles ou artificielles, les émulsions ainsi préparées ne se conservent pas ; elles s’altèrent toutes et, au bout d’un temps plus ou moins long, elles perdent leur homogénéité. On voit alors l’émulsion se séparer en deux couches, celle de dessus formée par l’huile qui est plus légère que l’eau qui reste au fond. Il faut donc avoir soin de ne les préparer qu’au moment d’en faire usage.

M. Lé Beuf, pharmacien distingué de Bayonne, ancien interne des hôpitaux de Paris, a trouvé le moyen de préparer des émulsions stables qui se conservent indéfiniment, le coaltar Le Beuf et goudron Le Beuf (émulsions inscrites au nouveau Codex) que tout le monde connaît, en sont la preuve. Pour cela, il a eu l’ingénieuse idée d’employer la saponine, principe actif du quillaya saponaria, qui, unie aune petite proportion d’alcool, jouit de la propriété de dissoudre le goudron et les résines et de les maintenir indéfiniment en suspen- D' Paul Labarthe.

nom d’encanthis à une inflammation chronique de l’angle interne de l’œil, due à un développement considérable -des poils de la caroncule lacrymale. On obtient la guérison de cette aftection qui est d’ailleurs très rare, par l’arrachement

sion dans l’eau.

ENCANTHIS. — On donne le

Fig. 135. — Encanthis.

des poils et la cautérisation avec un mn fate de cuivre.

Il arrive quelquefois que la caroncule i est atteinte de dégénérescence cancéreuse this malin. L’excision, suivie de cautérisati tées, est ici le seul traitement à appliquer

ENCASTIN-LES-BAINS (eaüx minérales .

castm-les-Bains est un établissement thermarc-r: à un kilomètre de Puycasquier, petite ville nï resque du département du Gers, à 14 kilomè^ d’Auch, alimenté par plusieurs sources dont k principale est sulfuro-alcaline. Les eaux d’Encastiî s’administrent en boissons, en bains et en douchi dans un établissement reconstruit par M Dupin’ médecin de Puycasquier, et muni de tout i’arsenai hydrothérapique moderne. Notre excellent confrère obtient de très bons effets des eaux d’Encastin dans les rhumatismes musculaires et articulaires chroniques ; dans certaines maladies de peau (eczéma, lichen, psoriasis, etc.); dans plusieurs affections de l’appareil digestif (inappétence, dyspepsie, gastralgie, etc.) ; dans les engorgements chroniques du foie ; dans les catarrhes vésicaux, etc. P. l.

EN CAUSSE (EAÜX MINÉRALES D’). — Encaussc est un petit village de la Haute-Garonne, situé dans l’arrondissement de Saint-Gaudens, dont les eaux minérales sulfatées calciques thermales, s’administrent en boissons, en bains et en douches, dans certaines maladies de l’appareil digestif, du foie et de l’appareil urinaire. Les affections utérines accompagnées d’excitabilité nerveuse et inflammatoire de l’utérus sont aussi heureusement modifiées par ces eaux. Nous en dirons de même des rhumatismes.

ENCENS. - L 'encens ou oliban est une gomme-

Fig. 436. — Boswellie. — Arbre- à encens.

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résine qui est fournie dans l’Inde par le bosweUie à dents de scie, ou boswellm serrata de Roxbure la famme des térébinthacées, elle est encore fournie dans l’Arabie, l’Abyssinie et l’Éthiopie par mi balsamodendron d une espèce incertaine. Il existe donc dans le commerce deux sortes d’encens : l’encens de l’Inde et l’encens d’Afrique. Le premier le plus estimé, est en larmes arrondies, d’une couleur jaune roussâtre et souvent soudées deux à deux; le second est en grosses masses plus colorées ou citrines. L encens est composé de gomme, de résine, d’huile volatile et de quelques autres principes (Braconnot). Il a une odeur parfumée des plus agréables, surtout lorsqu’on le brûle.

C’est un tonique stimulant à peu près abandonné. On n’y a guère recours aujourd’hui que pour des fumigations excitantes contre le rhumatisme. Mais, en revanche, on s’en sert souvent pour masquer les mauvaises odeurs répandues dans la chambre d’un malade. A cet effet, on projette quelques grammes de cette gomme-résine sur des charbons ardents d’où il se dégage aussitôt des vapeurs odoriférantes, capables de neutraliser les émanations putrides en question.

L’encens entre dans la composition du baume de Fioraventi, de la Thériaque et de divers emplâtres.

D'' Marc. Cambodlives.

ENCÉPHALE. — L’encéphale est la partie des centres nerveux contenue dans la cavité crânienne; il comprend : 1“ le cerveau; 2" le cervelet ; 3“ Yisthme de l'encéphale ou moelle allongée (V. ces mots).

Cet organe a la forme d’un œuf dont la grosse extrémité serait dirigée en arrière. Son poids varie entre 1300 et 1500 grammes ; il est plus considérable proportionnellement chez l’enfant que chez l’adulte, chez l’homme que chez la femme.

Son développement est souvent en rapport avec l’intelligence : l’encéphale du célèbre naturaliste Cuvier pesait, à 63 ans, 1829 grammes; celui de Byron, mort à 36 ans, 1807 grammes; celui des idiots descend quelquefois au-dessous de 1000 gr. De même que tous les organes de l’économie, l’encéphale se développe par l’exercice ; mais on a singulièrement exagéré ce fait en prétendant, que Napoléon était obligé de changer de chapeau après chaque bataille.

L’encéphale est formé d’une masse de substance blanche centrale, enveloppée d’une écorce de substance grise constituée, par un amas considérable de Cellules nerveuses ; l’anatomiste J. Luys a compté jusqu’à 70 de ces cellules par millimètre carré. L encéphale ne renferme jamais de tissu graisseux, parce qu’en raison dé la résistance du crâne la substance nerveuse serait comprimée lorsque les cellules graisseuses deviendraient trop abondantes.

En raison de la mollesse et de la délicatesse de sa texture, la masse encéphalique est protégée par

, Çfâne dont la disposition en voûte augmente la î’esistance; il est recouvert lui-même, non sans ^otif, û’ujj chevelu plus ou moins touffu. Les cheveux^ en effet, ne servent pas seulement à orner e visage; comme ils sont mauvais conducteurs de ' l’électricité, ils mettent l’encéphale

^ iabri des influences atmosphériques et, en vertu

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de leur élasticité, ils le protègent contre l’impression des corps extérieurs. Cette dernière propriété a été mise à profit dans les équipements militaires : le crin qui orne certains casques n’a d’autre but que d’amortir les coups de sabre, g. witrowski.

ENCÉPHALITE. — On donne ce nom à l’inflammation de l’encéphale et principalement du cerveau. D’après Jaccoud, on ne doit admettre que deux encéphalites ; I’encéphalite aigde suppurative et I’en-

CÉPHALITE CHRONIQUE OU SCLÉROSE CÉRÉBP.ALE.

A. Encéphalite aigue. — Elle peut être primitive et tenir, dit-on, à des fatigues intellectuelles, à l’action du froid, de la chaleur, de l’insolation. EUe est le plus souvent secondaire, c’est-à-dire consécutive, soit à une altération du rocher, à une otite, à une tumeur cérébrale, quelle que soit sa nature, soit à un traumatisme (contusion cérébrale, esquilles enfoncées dans la pulpe nerveuse).

Les symptômes de l’encéphalite aiguë se présentent sous des formes assez diverses, mais ce qui prédomine, au début du moins, ce sont les contractures, l’agitation et le délire. Lorsque l’encéphalite est traumatique, les phénomènes qui la caractérisent ne surviennent que trois ou quatre jours après l’accident.

La contracture est le symptôme le plus frappant, elle s’accompagne souvent d’une grande agitation et de convulsions, et peut se localiser dans une partie quelconque ou revêtir la forme hémiplégique.

L’intelligence peut être conservée, mais très souvent il existe du délire, de l’amnésie, des troubles de la sensibilité, très rarement de la paralysie.

La fièvre est un symptôme aussi important que la contracture ; elle s’accompagne souvent de constipation, parfois de céphalalgie et de vomissements.

Après deux ou trois jours, cette période d’excitation fait place à de la dépression, de la stupeur, de la paralysie, du coma, et le malade succombe, ou bien il revient peu à peu et survit plusieurs mois en conservant, soit une douleur de tête, soit quelques symptômes indiquant que la guérison n’est pas complète. Il est très fréquent de voir survenir de nouvelles attaques.

Il importe de savoir que certains abcès du cerveau consécutifs à des fractures du crâne ne révèlent leur présence qu’au bout d’un temps assez long. Quoi qu’il en soit, la mort est la terminaison habituelle de l’encéphalite suppurée.

Dans les cas d’encéphalite aiguë, il faut chercher à diminuer la congestion par des saignées, l’application de la glace sur la tête, l’administration à l’intérieur du calomel à dose fractionnées, 10 centigrammes en 20 paquets (un par heure).

B. Encéphalite chronique. — (V. Sclérose.)

D*' Léon Moynac.

ENCÉPHALOCÈLE. — On donne ce nom à la hernie d’une partie plus ou moins grande de 1 encéphale, à travers une ouverture accidentelle ou congénitale des os du crâne.

L’encéphalocèle est une lésion peu commune, qui se rencontre assez souvent unie à d’autres vices de conformation, tels que bec-de-lièvre, spina-bifida, etc.

Cette tumeur présente trois variétés : 1” l'encé-

Dissection d’une encéphalocfele. - Hernie du lobe antérieur du cerveau (Musée Dupuytren).

par la pulpe nerveuse; 2“ Y hydrencpphalocèle, formée par une hydropisie ventriculaire et par une

Fig. 438.

Encéphalocèle (hydrencéphalocèle palatine) chez un nouveau-né

partie de l’encéphale ; 3° la méningocèle exclusivement formée par le liquide céphalo-rachidien.

V encéphalocèle est une tumeur globuleuse ou aplatie, présentant des mouvements d’expansion en rapport avec la respiration et des battements

, isochrones au pouls, et dont la pression dét des troubles cérébraux. On ignore ses caus est compatible avec la vie, mais sa situati^' v pose à des phlegmasies dangereuses, et le pC vent les enfants qui en sont porteurs menr? bas âge. en

U hydrencéphalocèle est une tumeur plus mune que la précédente, arrondie, souvent boss'^°l*^' molle, pâteuse, sans expansion, sans battements peu près irréductible, dont la pression détermi ^ souvent des troubles cérébraux. Elle est sou mortelle.

La méningocèle est très rare, aussi n’en dirons nous rien ici. PL*'

ENCËPHALOIDE. — On donne cè nom à une variété de cancer (V. ce mot). P

ENCHIFRÈNEMENT. — (V. Coryza.)

ENCHONDROME. — On donne ce nom aux chondromes qui se forment dans le centre de la gravité des os longs (V. Chondrome). P. p,

ENCLUME. — Nom donné par les anatomistes au second des quatre osselets de l’oreille moyenne. Il présente un corps irrégulièrement quadrilatère qui s’articule avec la tête du marteau, une branche supérieure qui se porte en arrière horizontalement et une branche inférieure qui descend verticalement dans une direction parallèle au manche du marteau. Il se termine par une petite facette concave qui s’articule avec l’os lenticulaire (V. Oreille).

ENCOMBREMENT. — Ce mot sert à désigner l’accumulation d’un nombre d’individus sains ou malades dans des espaces clos (casernes, camps, hôpitaux, etc.), trop étroits, et ne contenant par conséquent pas une quantité d’air suffisante pour chaque personne. L’encombrement diminue la proportion d’oxygène nécessaire à la respiration de chacune, augmente considérablement la quantité d’acide carbonique et détermine une sorte d’asphyxie chronique. L’encombrement entraîne aussi comme conséquence directe la yiciation de l’air et il est certainement la cause occasionnelle la plus puissante des épidémies.

Quant à l’encombrement nosocomial des hôpitaux, il est particulièrement redoutable, surtout au point de vue de la propagation des maladies contagieuses, telles que la variole, la rougeole, la fièvre typhoïde, le typhus, la coqueluche, la diphthérite, la septicémie chirurgicale et la septicémie des femmes en couches. p. L.

ENDÉMIE. — On donne le nom d’endémie à toute maladie qui, due à des causes locales, règne habituellement dans une contrée et y revient d’une façon périodique ou irrégulière. Les maladies endémiques sont nombreuses et variées ; parmi les principales, nous citerons : les fièvres intermit' tentes dans les pays marécageux et dans ceux où se trouvent des eaux croupissantes; la dysenterie, IS' fièvre jaune, dans les pays chauds ; le choléra sur

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