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Jades de l’intérieur de ces organes dans les cas de carie, de nécrose, etc., en conservant toutes les parties osseuses saines ainsi que le périoste, qui deviennent le centre dune nouvelle ossification et de la régénération totale de l’os. p,
exacerbation. — Nom donné à l’accroissepient accidentel et imprévu de l’intensité des symptômes d’une maladie, principalement de la fièvre et de la douleur, sous l’influence d’une imprudence du malade. P. l.
exanthème. — On désignait autrefois sous ce nom la plupart des éruptions qiii se manifestaient à la peau. Les médecins d’aujourd’hui réservent ce . nom aux éruptions ayant pour caractère commun des rougeurs superficielles et passagères, diminuant sous la pression des doigts, et se terminant par résolution et desquamation. Les exanthèmes principaux sont Vérysi'pele, Vérythème, la rougeole, Vurmaire, la scarlatine, la. roséole, etc. (V. ces mots).
EXCIPIENT. — On donne ce nom en pharmacologie à la substance, d’ordinaire mucilagineuse ou sucrée, dans laquelle on incorpore un médicament soit pour l’étendre, soit pour le dissoudre, soit encore pour diminuer son activité, soit enfin pour en masquer le goût et le rendre ainsi plus facile à avaler. L. p.
EXCISION. — On donne ce nom à une opération qui consiste à retrancher une partie malade saillante, telle que végétation, polype, etc., à l’aide de ciseaux ou du bistouri ou de tout autre instrument Mnchant. P. L.
EXCITANT. — On donne ce nom aux divers agents thérapeutiques médicamenteux ou autres qtd jouissent de la propriété d’exciter et d’activer lés fonctions des tissus ou des organes, p. l.
EXCORIATION. — (V. Écorchure.)
EXCRÉMENT. — Nom donné parfois aux matières fécales (V. Fécafe). p.l.
EXCRETA.— Mot latin employé en hygiène, depuis Hallé, pour désigner les substances rejetées du corps humain. p. l-
EXCRÉTEUR. — On donne ce qualificatif en anatomie aux canaux qui servent à conduire à leur destination les liquides sécrétés par les glandes (V. Glande). P. L.
EXCRÉTION. — On désigne sous ce nom l’acte par lequel un produit sécrété est conduit hors de l’organe dans lequel il estaccumulé.Ce mot sert aussi à désigner les matières sécrétées elles-mêmes, p. l.
excroissance. — (V. Végétation.)
exencéphale. — Nom donné par les tératolo¬
gistes à un genre de monstres qui ont l’encéphale situé en grande partie en dehors de la cavité crâ¬
nienne et derrière le crâne dont la paroi supérieure fait presque entièrement défaut. p. l.
exercice. — (V. Gymnastique.)
EXÉRÈSE. — Nom donné aux opérations chirurgicales qui ont pour but d’enlever du corps tout ce qui est nuisible, inutile ou étranger. Ainsi l’amputation d’un membre, l’extirpation d’une tumeur, l’extraction d’un corps étranger, etc., sont des- exérèses. La plupart des opérations chirurgicales sont donc des exérèses. p. L.
EXFOLIATION. — On donne ce nom à la séparation sous forme de lames ou de feuilles minces, des parties nécrosées d’un os, d’un tendon ou d’un cartilage (V. Nécrose). p. L.
EXHALATION. — Nom donné par les physiologistes aux phénomènes d’échange qui se passent aü niveau du poumon pendant la respiration (V. ce
mot). p. L.
EXHUMATION. —(V. Inhumation.)
EXOPHTHALMIE. — On donne ce nom à la propulsion ou à une saillie anormale du globe oculaire hors la cavité de l’orbite. C’est un symptôme commun à une foule d’affections plus ou moins graves qui siègent soit dans l’œil lui-même, soit dans l’orbite où ses parois, soit dans le voisinage de la région orbitaire.
Les maladies de l’œil qui peuvent amener l’exophthalmie ou l’exorbitisme sont le plegmon du globe, l’hydrophthalmie, les staphylomes antérieurs ou postérieurs, le cancer de l’œil, la paralysie des muscles droits de l’œil, soit par trouble des fonction des nerfs qui animent ces muscles (3° et 6”
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paires) comme cela a lieu dans l’ataxie locomotrice, soit par ténotomie du muscle droit interne quand celle-ci a été faite inconsidérément pour guérir un stabisme convergent.
Les affections de l’orbite qui ont pour conséquence l’exophthalmie peuvent naître sur place ou provenir d’une cause extérieure. Parmi les premières, il faut ■ signaler l’inflammation de la séreuse rétro-bulbaire qui porte le nom de capsule de Tenon (tenonite ou capsulite), le phlegmon de l’orbite, l’emphysème du tissu cellulaire, la phlébite, l’anévrysme artérioso-veineux, la tumeur érectile, le goitre exophthalmique, l’hypertrophie simple ou maligne de la glande lacrymale, toutes les tumeurs de l’orbite depuis le cancer jusqu’au lipome et aux kystes hydatiques du tissu cellulaire. Parmi les affections dues à une cause externe, nous signalerons tous les corps étrangers ayant pénétré dans l’orbite et y ayant séjourné plus ou moins longtemps en amenant une exophthalmie mécanique ou y ayant déterminé un épanchement sanguin rétro-bulbaire.
Les affections des parois orbitaires capables de déterminer de l’exophthalmie agissent en rétrécissant la cavité. Elles comportent la périostite, l’ostéite, la carie, l’exostose et la périostose, qui ont souvent la syphilis pour origine, enfin les ostéosarcomes et les chondromes.
Ce sont généralement des kystes, des polypes, des ostéomes ou des fongus qui se développent dans les sinus fronteaux et maxillaires et qui refoulent une des parois de l’orbite en diminuant la cavité.
L’exophthalmie peut être monoculaire ou binoculaire, c’est-à-dire occuper un seul œil ou les deux yeux, à la fois, être assez peu prononcée pour ne se traduire que par une ouverture plus grande de la fente palpébrale ou être si considérable que l’œil est littéralement chassé hors de sa cavité et que les paupières forment au-dessus et au-dessous du globe un bourrelet qu’on ne peut souvent plus ramener au-devant de l’œil.
Dans ce cas, la cornée demeurant sans cesse exposée à l’air et aux corps vulnérants et étant privée de la lubrification due aux paupières, ne tarde pas à s’altérer: elle se dessèche, l’epithélium se flétrit, se soulève et tombe en donnant lieu à une ulcération plus ou moins grave. D’un autre côté la distension des muscles est telle que leur contraction est tout à fait impuissante à imprimer un mouvement au globe. La rétine par la distension excessive du nerf optique perd de la sensibilité à la longue, mais au début elle perçoit très nettement les images diplopiques dues à ce que les yeux n’étant point maintenant déviés dans le même sens ne reçoivent plus leurs impressions sur les points identiques de la rétine. Cette distension du nerf optique bien que prolongée parfois très longtemps , est bien rarement fatale pour la vision, à cause de la gaine protectrice de ce nerf. L’exophthalmie agit ainsi fatalement sur les autres filets nerveux qui animent le globe, aussi constate-t-on toujours la paralysie de l’iris dans les exophthalmies exagérées.
Il n’est pas difficile de reconnaître l’exophthalmie ; mais il n’est point aussi facile d’en déterminer la
la ponction exploratriy,%rsnnourM gliger l'étude de l’état général du mide 1“^ arriver au diagnostic.
11 est impossible, vu la diversité des affections m, des lésions que l’on peut rencontrer comme cl? de l’exorbitisme, de parler du diagnostic Celui l variera avec l’étiologie du mal. On sera donc con vaincu de. cette proposition si l’on veut bien se ran peler que, dans un cas d’exorbitisme,Nélaton retira un fragment de manche de parapluie logé dans l’orbite depuis plusieurs mois à l’insu du maladeque l’une des supercheries des conscrits consiste à se déterminer une exophthalmie en se faisant insuffler de l’air dans le tissu cellulaire de l’orbite; enfin que l’une des causes les plus fréquentes de l’exorbitisme est liée à l’affection de Basedow, ou goitre exophthalmique. Ces trois causes, si dissemblables, produisant un symptôme identique en apparence,’ suffisent à démontrer que, dans le traitement, le médecin doit être guidé uniquement par l’étiologie.
D" Gillet de Grakdmont, -
EXOSMOSE. — {Y. Endosmose.)
EXOSTOSE. — On donne ce nom à des tumeurs
Fig. «3.
Exostoses multiples des os du crâne et de la face. - (On xo» que ces tumeurs sont presque symétriques et que quelquesunes sont exactement limitées par les diverses sutures de la face et du crâne.)
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