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formées de tissu osseux et se montrant à la surface des os. Selon leur structure et leur développement, on en distingue quatre espèces : 1® Vexostose cellulaire, formée de substance spongieuse recouverte ^’une lame de substance compacte; g® Vexostose
Fig. 474.
Exostoses du crâne (musée Dupuytren).
éburnée, formée uniquement par la substance compacte ; 3“ Vexostose parenchymateuse , formée par l’expansion du tissu des os ; 4“ Vexostose épiphysaire, due au dépôt de couches osseuses de nouvelle formation, ,
Les exostoses sont recouvertes par le périoste, et
Fig. 475. Fig. 476.
Exostoses du fémur. Exostoses des os de la jambe
(tibia et péroné).
adhérentes à la surface de l’os par une base étroite au très large. Les unes sont arrondies, les autres allongées. Leur volume varie depuis celui d’un pais jusqu’à celui de la tête. Elles peuvent siéger sur tous les os, même à l’intérieur- du crâne et du fachis; mais le plus souvent on les observe sur les as superficiels : clavicule, tibia, péroné, maxillaire
inférieur. Leur structure ne diffère pas de celle du tissu osseux en général. Leurs ruisseaux sont une continuation de ceux de l’os et du périoste.
Le développement des exostoses épiphysaires qui succèdent quelquefois à une lésion du périoste se fait par le même mécanisme que le cal (V. ce mot).
Les exotoses sont des tumeurs dures, immobiles sans changement de couleur ni de température de la peau, se développant lentement et déterminant la compression des organes voisins. Elles donnent lieu à des douleurs ostéocopes (V. ce mot) qui s’exaspèrent surtout par la chaleur du lit.
Les causes des exostoses sont les contusions et la syphilis. On distingue les exostoses simples de l’exostose syphilitique en ce que celle-ci est, en général, moins volumineuse, présente plus fréquemment des douleurs ostéocopes, s’accompagne souvent de la présence d’autres exostoses, et presque toujours de quelques autres accidents tertiaires syphilitiques.
L’extose syphilitique est moins grave , parce qu’elle guérit plus facilement. Du reste, le pronostic de cette tumeur est subordonné àl’importance des organes qui sont comprimés.
Dans. tous les cas, le diagnostic pouvant être incertain, il est bon d’administrer l’iodure de potassium (sirop de Laroze] à la dose de 1 à 4 et même 5 grammes par jour, d’appliquer un emplâtre de Vigo ou de faire des frictions mercurielles sur la tumeur. 11 est très rare qu'on soit forcé d’avoir recours aux instruments tranchants, auquel cas on pratique l’excision. . - D" j.-a. Fort.
EXPECTATION. — On donne ce nom à une méthode thérapeutique qui consiste à laisser les maladies suivre leur cours naturel, et à n’intervenir que s’il survient un symptôme inquiétant ou s’il se montre une indication précise. Nous devons dire que cette méthode compte fort peu d’adhérents, heureusement. p. L.
EXPECTORANT. — On donne ce nom aux médicaments qui jouissent de la propriété d’augmenter la sécrétion des mucosités bronchiques et d’en faciliter l’expulsion, tels que l’ipécacuanha, le kermès, l’émétique, le tolu, les sulfureux, le goudron, etc.
EXPECTORATION. — L’expectoration est l’acte par lequel sont rejetées au dehors les matière.s contenues dans les organes respiratoires situés audessous de la glotte ; l’expectoration s’obtient par la toux (c’est-à-dire par la contraction violente des muscles expirateurs) qui projette vivement au dehors l’air contenu dans les bronches, et, avec cet air, les matières qu’elles peuvent renfermer.
L’expectoration peut, par exception, se produire sans la toux ; les crachats remontent dans le pharynx par la seule force des expirations ordinaires, et sont rejetés par expuition ; dans d’autres cas, l’expectoration s’accompagne d’actes musculaires considérables semblables à ceux du vomissement ; c’est ce que l’on observe lorsqu’une grande quantité de liquide vient faire brusquement irruption dans la trachée ou les bronches, comme cela a lieu
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dans certains cas d’épanchements pleurétiques, pathologique ou physiologique, naturel ou
d’abcès intra ou extra-pulmonaires, d’anévrys- qué, dans lequel les sensations paraissent
mes, etc. Dans ce cas, le rejet des matières a reçu dues, les mouvements volontaires en partie^'^^^^'^' le nom de vomique. Il est à remarquer que si le et l’action vitale ralentie. crachement et l’expuition peuvent se produire iso- h'extase pathologique ou naturelle est liée ' lément, l’expectoration est presque constamment taines névroses, la catalepsie, l’hystérie 1 ^ suivie de l’un de ces actes ou des deux ; ainsi, les nambulisme. Elle se montre par accès d’ùne^ matières formées dans les bronches parcourent et d’une intensité variables. Presque toujours ii^
trois étapes pour arriver à l’extérieur ; l’expectora- coïncide avec une vive excitation intellectuel i
tion les conduit dans l’arrière-gorge, l’expuition suspension d’un ou de plusieurs sens, le touch ^ le crachement les projettent au dehors. principalement, enfin avec des hallucinations t '
L’expectoration peut être aisée ou difficile : dans actives de la vue. Un caractère constant de l’ext*^^^
le premier cas, elle a lieu après une simple quinte est la fixité du regard et l’immobilité du corps.
de toux; dans le second, elle ne se produit qu’après Les violentes émotions morales, les superstition des efforts répétés, accompagnés de suffocation ou, religieuses sont les causes occasionnelles de l’ex! tout au moins, d’un sentiment d’ardeur et de sèche- tase, chez les sujets atteints de nervosisme. Aussi' resse très pénible, parfois de vomissements. observe-t-on souvent chez les extatiques des conl
En général, l’expectoration est, chez- les enfants, vulsions hystériformes ou des contractures. L’exrare et difficile ; ils avalent les crachats que la toux tase mystique des prêtres hindous n’est pas autre
amène dans le pharynx ; parfois ces crachats sont chose que l’extase naturelle déterminée par une
ensuite rendus par vomissement. L’expectoration surexcitation du système nerveux central, peut être aussi difficile chez les vieillards ou les L'extase physiologique ou provoquée est un état gens faibles atteints de catarrhes chroniques ; les nerveux semblable au précédent, qu’il est très facile
crachats qu’ils n’ont pas la force d’expulser, s’accu- de produire chez les sujets hypnotisables. Quand ils
mulent dans les bronches, et peuvent entraîner la ont été hypnotisés, il suffit, en effet, de leur écarte? suffocation. les paupières, en face d’une lumière d’une certaine
Cependant l’expectoration ne fournit que peu intensité, pour produire le phénomène de l’extase,
d’éléments au pronostic et au diagnostic. Mais si l’on ne fait arriver le rayon lumineux que
D' Léon moykac. dans l’œil gauche seulement, le sujet, au lieu de tomber en extase, sera mis en catalepsie.
EXPIRATION.^ — L’expiration est le deuxième ©ans l’extase physiologique, les hallucinations temps de la respiration (V. ce mot). p. l. delà vue existent, pour ainsi dire, d’emblée. Les
sujets aperçoivent, a la volonté de l’expérimenta- EXPLORATION. — On donne ce nom à l’examen teur, soit une étoile, qu’ils fixent avec une persis-
attentif d’un organe, d’une région, d’une plaie, etc., tance incroyable, soit un anneau, soit un serpent,
dans le but de reconnaître une maladie. Cet exa- Dans ces différents cas, leur physionomie exprime
men se fait, suivant l’organe et la région, au fortement les émotions qu’ils éprouvent. Toute leur
moyen && Y auscultation, de la. percussion , de cer- attention est absorbée par les objets qu’ilsse figu-
tains instruments tels que spéculum, laryngoscope, rent voir, et leur intelligence concentrée tout entière
ophthalmocospe , cathéters, bougies, stylets, tro~ sur ceux-ci reste complètement étrangère au monde
carts, etc. p. l. extérieur.
Pour faire cesser cet état extatique provoqué, EXPLOSION. — Mot employé parles médecins l’expérimentateur n’a qu’à promener ses pouces sur pour désigner l’invasion subite et Inattendue de les paupières préalablement abaissées, et à ordon- . certains symptômes dans le cours d’une maladie. ner à son sujet de ne plus voir. Celui-ci obéit auto- P. L. matiquement, et rentre dans le sommeil hypnotique.
Tels sont les faits sur lesquels je crois pouvoir EXPULSION; — L’expulsion est le dernier temps m’appuyer pour admettre l’analogie des deux exta-
de Y accouchement et de la délivrance (V. ces mots), ses, et pour considérer l’extase pathologique, con-
P. 1. fondue par beaucoup d’auteurs avec la catalepsie,
comme identique aux phénomènes merveilleux du EXAN6UE. — Qualificatif employé pour désigner somnambulisme artificiel (V. Hypnotisme et 3ys~
l’état d’un tissu, d’un organe ou d’un individu qui térie). D' Edmond Dopody.
a perdu une quantité considérable de sang, soit par
hémorrhagie, soit par des saignées abondantes et EXTENSEUR. — Qualificatif donné par les anatorépétées. p. l. mistes à tous les muscles qui servent à étendre cer¬
taines parties : extenseur de l'avant-bras, extenseur EXSTROPHIE. — L’exstrophie est un vice de commun des doigts, extenseur propre du doigt in^^' conformation d’un organe interne qui se trouve codeur, extenseur de la jambe, du pied, des arretourné de telle façon que sa face interne est de- tères, etc. P. l.
venue externe et se trouve à nu. Ce mot est plus .
spécialement employé pour désigner l’exstrophie EXTENSIBILITE. — On donne ce nom à la prode la vessie (V. Vessie). P. L. priété dont jouissent certains tissus et certains or¬
ganes du corps humain de se laisser distendre et EXTASE. — L’extase est un phénomène nerveux allonger, pour revenir ensuite sur eux-mêmes et
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reprendre les mêmes formes et les mêmes dimensions qu’auparavant. p
EXTENSION. — On donne ce nom en chirurgie à one opération qui consiste à tirer en sens inverse les deux parties d’un membre luxé ou fracturé. La traction en sens ^rect constitue YexteTision, tandis que les efforts faits pour résister à l’extension ont reçu le nom de contre-extension (V. Fracture, Luxation). p
EXTRACTION. — En chirurgie on donne ce nom à une opération qui consiste à retirer de quelque partie du corps un corps étranger qui s’y est développé ou introduit accidentellement. p. l.
EXTRAITS. — On désigne en pharmacie sous le nom d’extraits, les résidus de l’évaporation jusqu’en consistance molle, fermé ou sèche, d’un suc ou d’une solution obtenue en traitant une substance végétale ou animale par un véhicule susceptible d’être volatilisé, comme l’eau, l’alcool, l’éther. Ces médicaments ont une composition extrêmement variable et compliquée ; ils ont l’avantage de renfermer sous un petit volume les principes actifs des substances qui les fournissent. Seulement, comme il y a plusieurs moyens de les préparer, leurs propriétés changeront un peu suivant le véhicule mis en usage.
Tous les extraits réclament pour leur préparation deux opérations successives : dans la première, on traite la substance par divers moyens afin d’en obtenir une liqueur ; dans la seconde, on concentre cette liqueur par l’évaporation. Cette concentration a des bornes qu’il faut connaître et qu’on ne doit pas dépasser, si l’on veut avoir des extraits de bonne qualité. Règle générale, on continue l’évaporation jusqu’à ce qu’il y ait réduction des trois quarts de la liqueur et qu’il se forme à sa surface une pellicule assez épaisse. Alors on retire avec une spatule une partie du .produit: si celui-ci pressé fortement entre les deux paumes des mains ûe s’y attache pas, s’il n’adhère pas non plus à une feuille de papier buvard et ne la tache pas, on peut dire qu’il offre les conditions requises. C’est ainsi du moins que doivent se présenter la plupart des extraits, ils doivent avoir la consistance ferme, püulaire, c’est-à-dire la cohésion convenable pour pouvoir en façonner les pilules sans l’intermédiaire d’autres ingrédients. Il est un bon nombre de cas cependant où la consistance moUe, celle du miel q|n coule, est nécessaire. Il en est d’autres enfin où la consistance sèche est préférable, les extraits sont alors sous forme de plaques solides, friables.
En somme, les extraits bien préparés ne sont lunia.is noirs, ils ont une couleur plus ou moins toncée, possèdent la saveur franche des matières loi les ont fournis et n’ont pas le goût de brûlé
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qui ne peut leur être commimiqué que par une préparation défectueuse.
On évapore les liqueurs par cinq procédés différents ; à feu nu, au bain-marie, ù Y étuve, dans le vide et dans un courant d'air sec.
Le plus mauvais de tous les procédés évaporatoires est celui qui consiste à évaporer les liqueurs sur nnfeu nu et à la température de rébuUition. On obtient ainsi des extraits qui laissent à désirer sous tous les rapports. Le meilleur appareil dans le cas actuel est celui qui permet d’évaporer, à la température la plus basse et dans l’espace de temps le plus court, la liqueur, qui ne doit jamais être portée à la chaleur de l’ébullition de l’eau.
Si l’évaporation à feu nu constitue le plus mauvais procédé , l’évaporation au bain-marie est au contraire le procédé le plus simple et le plus généralement suivi. L’appareil destiné à cet usage se compose de deux bassines superposées dont les bords applatis s’appliquent parfaitement. La bassine inférieure en cuivre qui contient de l’eau est munie d’une douiUe pour renouveler ce liquide, et d’une petite ouverture pour donner issue à la vapeur. On chauffe l’eau jusqu’à ébullition. Le liquide à évaporer, placé dans la bassine supérieure en étain, est remué constamment jusqu’à ce qu’il soit réduit au tiers de son volume. On retire à ce moment le vase du feu, on laisse reposer et on passe à travers une chausse, afin de séparer les matières devenues insolubles par l’action combinée de l’air et du calorique. On recommence ensuite l’évaporation pour ne la terminer que lorsque le produit a pris une consistance convenable. Par ce moyen les extraits ne sont pas brûlés, mais quelquefois les principes actifs sont altérés par la nécessité où l’on se trouve d’avoir recours à une trop haute température.
L’évaporation au soleil ou dans une étuve chauffée de 36 à 40 degrés est préférable aux deux modes précédents, surtout si l’on a pris la précaution d’étaler la liqueur en couches minces pour qu’elles soient évaporées dans l’espace de 24 à 36 heures. Si l’on se sert de l’étuve, il faut que l’air se renouvelle promptement et que le courant soit bien établi dans la partie de l’étuve où l’on mettes assiettes en porcelaine. Ce mode d’évaporation s’applique particulièrement aux extraits préparés avec les sucs non dépurés et aux extraits secs.
Un autre procédé moins souvent mis en usage que le procédé du bain-marie, mais plus sûr que lui, puisqu’il représente fidèlement les principes des plantes qu’on a employées, c’est celui qui consiste à opérer dans le vide. On place la liqueur sous la cloche d’une machine pneumatique, ou bien on se sert des appareils, soit de Grandval, soit de Soubeiran, qui donnent d’excellents résultats. Dans tous ces cas, l’évaporation se fait à une basse température et à l’abri de l’action oxydante de Tair, deux causes qui, lorsqu’elles manquent , nuisent souverainemmit à la bonne qualité des produits.
Il est encore un dernier et excellent mode d’évaporation des liqueurs servant à la préparation des extraits, c’est celui qui s’exécute par un courant d'air froid et sec. Ce moyen consiste. à faire arriver par des soufflets un courant d’air assez vif dans les liqueurs a évaporer, pendant qu’eUes sontmain-
EXTIRPATION. — On donne ce nom à une opération chirurgicale qui a pour but d’enlever une partie malade dont on retranche jusqu’aux parties les plus profondes, telles que glande, tumeur, cancer, etc. P. L.
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tenues au bain-marie, à une température de 30“ centigrades. En évaporant ainsi les sucs laiteux, on obtient des extraits auxquels il suffit d’ajouter de l’eau pour les régénérer.
Maintenant que nous avons décrit les cinq modes d’évaporation des liqueurs pour la préparation des extraits, nous allons faire connaître leur classification qu’on peut rattacher à quatre groupes principaux, qui sont : 1“ les extraits préparés avec les sucs | {extraits succulents) ; 2“ les extraits préparés avec l’eau pour dissolvant {extraits aqueux) ; 3“ les extraits préparés avec Talcool pour dissolvant [extvaits alcooliques) ; 4“ les extraits préparés avec l’éther pour dissolvant [extraits éthérés).
r Extraits succulents. — Ces extraits se divisent en extraits préparés avec le suc des fruits et extraits préparés avec le suc des plantes : les premiers prennent le nom de robs, les seconds celui d’extraits dépurés ou non dépurés.
Pour obtenir les premiers on se contente le plus souvent d’exprimer les sucs, de les passer à travers un linge et d’évaporer au bain-marie jusqu’en consistance du miel épais. D’autres fois, on laisse fermenter le suc du fruit avec ses enveloppes avant de l’extraire, c’est ce qu’on fait pour le nerprun. Quand le suc a fermenté, on exprime, on décante et on évapore.
Quant aux extraits préparés avec les sucs des plantes, avec les feuilles, les tiges et généralement avec les parties herbacées , ils sont très estimés, et à juste titre, parce que l’extraction par les moyens mécaniques ne détermine aucun changement dans leur composition pourvu que l’évaporation soit bien faite. Gn les divise en extraits préparés avec les sucs non dépurés et en extraits préparés avec les sucs dépurés.
■ La préparation des extraits de sucs non dépurés ou la préparation des extraits avec la fécule verte consiste à écraser la plante, à exprimer le suc, à le passer à travers un linge pour en séparer les parties grossières, à le diviser en couches peu épaisses sur des assiettes et à l’évaporer dans une étuve dont la température a été portée de 36 à 40 degrés. On obtient ainsi des extraits contenant tous les principes des sucs avant l’évaporation.
La préparation .des extraits de sucs dépurés ou la préparation des extraits sans fécule consiste à traiter ce suc par l’action de la chaleur jusqu’à ce que l’albumine forme avec la chlorophylle une écume que l’on sépare par filtration, et l’on évapore ensuite au bain-marie le suc ainsi clarifié, en l’agitant continuellement, jusqu’à ce qu’il ait. pris une consistance convenable.
2“ Extraits aqueux. — Quand la plante est fraîche, mais peu succulente, ou bien encore lorsqu’elle est sèche, comme cela arrive pour les plantes exotiques fournies par le commerce, c’est l’eau qu’on emploie le plus souvent pour dissoudre les produits destinés à composer les extraits. Sans doute, le suc du végétal serait préférable, mais on est bien forcé de procéder autrement lorsque celui-ci ne s’y trouve pas en assez grande quantité. D’ailleurs, les procédés mis en usage offrent tant de précision, on peut obtenir par leur intermédiaire des solutions tellement concentrées, que par leur évaporation
consécutive les produits contiennent la nr talilé des matières solubles des plantes ^ todés sont au nombre de quatre : la macéraT fusion, la décoction et la lixiviation. ^
1” La macération donne de bons résultat méthode de Cadet doit être adoptée de préfér ’ on humecte les substances réduites en poudre^^*^ ' sière avec lé double de leur poids d’eau tièiP”^' après vingt-quatre heures de contact on soumÂt^^ la presse; on délaye ensuite le résidu dansn quantité d’eau pareille au liquide extrait par? presse, et l’on fait une nouvelle macération exprime de nouveau; on réunit les liqueurs et on évapore au bain-marie jusqu’à consistance de pâte molle. ^
2“ On pratique Vinfusion pour les substances à texture tendre, à principes aromatiques. Elle consiste à faire infuser pendant douze heures une partie de feuilles, de fleurs ou de sommités fleuries d’une plante dans six parties d’eau, à passer avec expression et à laisser déposer ; à traiter le marc de la même manière avec deux autres parties d’eau ; à filtrer les deux infusés, à les mêler et à les faire évaporer au bain-marie en consistance d’extrait mou.
3® Aujourd’hui la décoction est un procédé à peu près abandonné parce qu’elle donne des produits moins beaux, moins homogènes, moins solubles dans l’eau, et dans la plupart des cas en quantité inférieure.
4“ La lixiviation est presque exclusivement recommandée quand on fait retirer par l’eau tous les principes solubles d’une substance végétale. La plante desséchée et grossièrement pulvérisée est introduite dans l’appareil à déplacement, elle est lessivée ensuite avec de l’eau distillée chaude ou froide et on n’arrête l’écoulement de la liqueur que lorsqu’elle passe peu concentrée. Les substances spongieuses, susceptible de gonfler, sont préalablement délayées dans l’eau. Le bquide est évaporé au bain-marie jusqu’à consistance d’extrait mou.
Extraits alcooliques. — Ces extraits, autrefois peu employés, le sont beaucoup plus aujourd’hui. L’alcool, leur véhicule constituant et conservateur, a l’avantage d’enlever aux plantes plusieurs matières actives qui sont insolubles dans l’eau et d’en respecter quelques autres inertes que Teau dissoudrait, d’où il s’ensuit que les extraits alcooliques sont plus actifs que les extraits aqueux. Leur préparation s’effectue soit par lixiviation, soit par macération ou digestion.
Dans le premier cas, la plante pulvérisée est mise dans un appareil à déplacement, on y par-dessus la quantité d’alcool nécessaire qu’elle en soit pénétrée dans toutes ses parties e l’on ferme l’appareil pendant 12 heures. Au bout de ce temps on rend l’écoulement libre et on lessive en ajoutant deux ou trois fois au plus son poids de nouvel alcool. Quand celui-ci a pénétré dans fa poudre, on le chasse par l’eau, avec la précaution de retirer moins de liqueur que l’on a empfoy® d’alcool, car les derniers produits seraient mélanges d’eau. On reconnaît le commencement du mélange dès qu’on s’aperçoit que ces produits troublent les premières solutions dans lesqueUes üs viennem
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tomber. C’est le moment de cesser la lixiviation, de distiller la liqueur pour en retirer toute la partie spiritueuse et de concentrer au bain-marie en consistance d’extrait mou.
Dans le second cas, on fait macérer pendant quelques jours, digérer pendant quelques heures la plante dans l’alcool, on passe avec expression et on filtre. On verse sur le marc le reste de l’alcool, on exprime de nouveau et on filtre. On réunit les deux liqueurs, on retire par distillation toute la partie spiritueuse et on évapore en consistance
convenable.
Les extraits alcooliques ont ordinairement une belle couleur verte; ils conservent en grande partie l’odeur et les propriétés de la plante qui les a fournis ; ils ont une action thérapeutique plus énergique j et se conservent plus longtemps. Les extraits aqueux ont généralement une couleur brune ; ils possèdent aussi les propriétés de la plante d’où on les a retirés ; ils agissent moins énergiquement et sont plus sujets à s’altérer. L’usage des uns et des autres est fréquent, mais ils ne sont délivrés par le pharmacien que d’après leur désignation respective.
Extraits éthérés. — Ce mode de préparation est peu usité. On n’emploie guère que l’extrait éthéré de rhizome de fougère mâle, lequel est un bon médicament parce qu’il contient l’huile volatile qui en est le principe vermifuge. Soubeiran cite encore les extraits éthérés de digitale pourprée et de cantharides. On les prépare par la méthode de déplacement, par distillation au bain-marie et évaporation consécutive.
Les moyens propres à conserver les extraits sont très variés. On les tient habituellement dans de petits pots de faïence, de grès ou de porcelaine, bouchés au liège et goudronnés. D’autres fois on les met dans des flacons de verre à large ouver¬
ture, hermétiquement fermés à l’émeri. Pour les pots de détail, on se trouve bien de les tenir couverts avec un morceau de caoutchouc vulcanisé, que l’on fixe avec une ficelle. On les dépose dans un lieu sec, à l’abri de l’humidité et des changements subits de température. Malgré ces précautions, il est des extraits qui ne peuvent se conserver intacts au-delà d’une année : ceux d’aconit, de belladone, de jusquiame, de stramoine, de ciguë, de digitale, sont de ce nombre. Il en est d’autres dont la conservation est plus facile, même à l’air, ce sont ceux de douce-amère, gentiane, ipéca, houblon, rhubarbe, valériane, absinthe, arnica, Colombo. Enfin, quelques-uns sont susceptibles d’une conservation presque indéfinie, comme les extraits de gayac, de noix vomique, d’opium, de quinquina, de quassia amara, de pavots.
Les extraits, offrant l’avantage de réunir sous un petit volume beaucoùp de principes actifs, s’emploient à de plus petites doses que les eaux distillées, les sirops, les teintures et la plupart des autres médicaments ; il n’y a guère que les essences qui se donnent par gouttes et les alcaloïdes qui s’administrent par milligrammes ou par centigrammes, qui aient leur puissance d’action plus énergique. d^'Marc. Cambouliyes.
EXUTOIRE. — On donne ce nom à des tilcères superficiels ou profonds établis par le médecin sur un point quelconque du corps , dans le but d’y entretenir une suppuration locale dérivative. Les exutoires superficiels, qui n’agissent que sur la peau, sont les vésicatoires. Les exutoires profonds, qui intéressent toute l’épaisseur de la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, sont les cautères, les moxas et les sétons Cautère, Moxa, Séton, Vésicatoire). P. L.
DlCTIONNAraE POPULAœE DE MÉDECINE USDEUE.
laires supérieurs, réunis sur la ligne médiane, à la partie antérieure et moyenne de la face ; — les os
FACE. — Anatomie. — On désigne sous ce nom la partie de la tête, située au-devant et au-dessous du crâne, destinée à loger les organes de la vue, de l’odorat et du goût, ainsi que les premières parties des voies digestives et respiratoires.
Os DE LA FACE. — Le Squelette osseux de la face
Fig. 478. — Muscles de la face.
. Muscle peaucier. — 2. Muscle frontal. — 3. Muscle pj^amû 4. Muscle auriculaire antérieur. — 5. Muscle auriculaire su rieur. — 6. Muscle orbiculaire des paupières. — 7triangulaire du nez. — 8. Muscle élévateur commun de du nez et de la lèvre supérieure. — 9. Muscle élévateiup de la lèvre supérieure. — 10. Muscle grand zygomauîu 11. Muscle petit zygomatique. — 12. Muscle triangulair lèvres. — 13. Muscle carré du menton. — 14. Muscle houppe du menton. — ^ 13. Muscle orbiculaire des le'W 16. Muscle buccinateur. — 17. Muscle masséter. lo-
Fig. 477. — Squelette osseux de la face et de la partie antérieure du crâne (D' Fort).
1. Partie antérieure de la fosse temporale. — 2. Bosse frontale moyenne. — 3. Os propres du nez. — 4. Os malalres. — 5. Nerfs et vaisseaux mentonniers. — 6. Tubercule mentonnier. 7. Trou mentonnier. — 8. Ligne oblique externe du maxillaire inférieur. — 9. Trou sous-orbitaire. — 10. Trou malaire. — 11. Apophyse orbitaire externe. — 12. Trou susorbitaire. — 13. Insertion du muscle sourcilier. — 14. Face
est constitué par 14 os, dont 13 forment ou consolident la mâchoire supérieure, et le 14® constitue à lui seul la mâchoire inférieure. De ces 14 os, 6 sont ■ les maxil-
palatins, situés à la partie postérieure des 1 nasales et de la voûte palatine ; — les os mol situés sur les parties supérieures et latérales face, qui constituent les os des pommettes ; 1
pairs et 2 impairs. Les 6 os pairs sont
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