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Le triangulaire des lèvres, appartenant à la lèvre inférieure, qui abaisse la commissure des lèvres et produit l’expression de la tristesse. Lorsqu'il se contracte en même temps que l’orbiculaire des paupières qui produit leur occlusion, il donne à la physionomie l’expression du dédain et du mépris.
Fig. 480.
Artères de la face (faciale et maxillaire interne). .
A. Tronc de la carotide externe. — 1. Artère faciale. — 2. Artère coronaire labiale inférieure. — 3. Artère coronaire labiale su-
■ périeure. ^4; Artère de l’aile du nez. — 5. Artère temporale. " — 6. Artère maxillaire interne. — 7,7,7. Artère méningée ' moyenne. — 8,8. Artère dentaire inférieure. — 9. Artère tem-
■ porale profonde postérieure. — 10. Artère ptérygoïdienne. —
■ 11. Artère buccale. — 12. Artère temporale profonde anté- - rieure. — 13. Origine de, l’artère palatine supérieure. — 14. Ar-
tèrelalvéolaire. — 15,13. Artère sous-orbitaire. — 16. Origine de . l’artère sphéno-p’alatine, — 17 et 18. Branches terminales de l’artère ophthalmique. — 17. rameau frontal. — 18. Rameau . nasal, artère angulaire.
Le carré du menton., qui abaisse la lèvre inférièure et la porte légèrement en dehors. Il donne à la physionomie l’expression du dégoût.
La houppe du menton, petit muscle situé dans Tépaisseur du menton, qui élève la peau du menton et|la lèvre inférieure.
Le pyramidal, recouvrant la racine et les parties latérales du nez, qui abaisse la peau de la région intersourcilière et la plisse transversalement. Sa con-
trâction donne à la physionomie l’expressio« . dureté, de la menace. ^ de la.
Le triangulaire ou transverse du nez sit dos et les parties latérales du nez, qui diktoV'^^'® rines, plisse la peau du nez et porte en haut avant la partie postérieure de l’aile du nez
Duchenne, de Boulogne, ce muscle' se^^^^ tractant donne à la physionomie l’exurn?' de la lubricité. ' expression
Le myrti forme, situé au-dessous du nev qui rétrécit les narines et abaisse les ailes d. nez. ^
Le masseter, situé sur la partie latérale de la face, et couché sur la face externe de la branche du maxilliaire inférieur, qui élève la mâchoire inférieure et la rapproche de la mâchoire supérieure, et joue un grand rôle dans la mastication. C’est lui qui se contracte involontairement lorsqu’on fait un effort énergique, lorsqu’on est en proie à certaines émotions violentes, principalement lorsqu’on est en colère et qu’on grince -des dents.
Le tempordl qui occupe en grande partie la fosse temporale et s’insère d’autre part autour de l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur; ce muscle est. comme le précédent, élévateur de la mâchoire inférieure.
Le ptérygdidien interne, qui s’insère sur la interne de la branche de la mâchoire inférieure, et à toute là fosse ptérygoïde de l’os sphénoïde. 11 élève aussi la mâchoire inférieure, et, de plus, lui imprime un mouvement de latéralité qui facilite singulièrement le broiement des aliments.
Le ptérygoïdien externe, qui s’insère sur arties antérieures du condyle du maxil-
inférieur, et sur toute la face externe de
la fosse ptérygoïde de l’os sphénoïde. Il imprime à la mâchoire des mouvements de latéralité, comme le ptérygoïdien interné. Lorsque les deux ptérygoïdiens, au lieu de se alternativement, se contractent ensemble, ils portent simplement et directement la mâchoire inférieure en avant.
DE LA FACE. — Les artères de la face, qui forment deux réseaux, l’un superficiel et l’autre profond, s’anastomosant entre eux, viennent de l’artèré carotide externe. La figure 480 donne à nos lecteurs , avec leurs noms et leur situation , lés nombreuses branches de ce tronc artériel important qui alimentent la face.
Veines de la face. — Quant aux veines, qm forment comme les artères un réseau superficiel
et un réseau profond, elles sont très nombreuses et se rendent dans les veines jugulaires (V. ce mot). .
Nerfs de la face. — Enfin, les nerfs sont aussi très nombreux et se divisent en nerfs moteurs, nerp sensitifs de sensibilité générale et nerfs de la> sibilité spéciale. Les nerfs moteurs sont en grande majorité fournis par le nerf facial , appelé auss^ nerf crânien de la septième paire. .Les nerfs sensitifs sont fournis par le nerf trijurneau oainjf^ cial, appelé aussi nerf de la cinquième (V. Facial, Trijumeau). D' Paül Lababthb.
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Anesthésie de la face. — La sensibilité de la face est placée sous la dépendance du nerf de la cinquième paire ou mrf trijumeau, par conséquent l’anesthésie ou insensibilité de la face indique la suppression de l’action du trijumeau.
Cette suppression se produit sous des influences qui ont pour effet soit de détruire le nerf, soit d’altérer sa conductibilité : elles agissent, les unes sur la partie centrale ou intra-encéphalique du nerf, les autres sur un point quelconque du nerf luimême, depuis son émergence de la protubérance jusqu’à sa partie terminale.
Les causes centrales capables de produire l’anesthésie de la face sont les hémorrhagies, les inflammations et les tumeurs du cerveau; elles produisent un effet croisé, c’est-à-dire qu’elles déterminent une anesthésie de la moitié de la face opposée à la lésion.
Les causes périphériques atteignent le nerf sur un point quelconque de son trajet et produisent une anesthésie de la moitié de la face du même côté : ce sont toutes les tumeurs de la base du crâne pouvant agir sur la partie intra-crânienne du nerf trijumeau, les fractures de la base du crâne, les plaies et contusions de la face, etc.
L’impression du froid détermine ordinairement la névralgie du trijumeau, il est très exceptionnel de lui voir produire l’anesthésie.
Le nerf trijumeau préside à la sensibilité de la face et il joue également un rôle dans les sensibilités spéciales du goût, de la vue et de l’odorat ; sa paralysie se traduit par l’anesthésie, c’est-a-dire par l’insensibilité des régions auxquelles il se distribue.
Supposons d’abord que la lésion n’occupe qu’une seule des trois branches du trijumeau : 1“ branche ophthalmique nerf maxillaire supérieur ei Z^nerf maxillaire inférieur.
■ 1“ Branche ophthalmique. — Cette branche donne la sensibilité au front, à la paupière supérieure, à la conjonctive, à l’aile du nez et à une partie de la muqueuse pituitaire des fosses nasales; toutes ces parties seront donc privées de sensibilité si la lésion intéresse cette branche.
2“ Nerf maxillaire supérieur. — Ce nerf se distribue à la paupière inférieure, à la région sousorbitaire, au nez, à la joue, au voile du palais, aux gencives, aux dents de la mâchoire supérieure, et enfin à la lèvre supérieure ; s’il est lésé, toutes ces parties seront donc anesthésiées.
. 3® Enfin le nerf maxillaire inférieur tient sous sa dépendance la sensibilité de la région temporale, du pavillon de l’oreille, d’une partie de la joue, de la muqueuse bucco-palatine, de la moitié inférieure des gencives, des dents et de la lèvre inférieures ; de plus, il fournit le nerf lingual, qui se distribue à la partie antérieure de la langue. La lésion du nerf maxillaire inférieur prive donc toutes ces régions de leur sensibilité.
Les lésions du trijumeau agissent également sur le sens du goût, de l’odorat, de la vue, et aussi sur la. nutrition de la face. On sait, en effet que le nerf lingual, qui se distribue aux deux tiers antérieurs de la langue, est une dépendance du trijumeau ; par conséquent, lorsque ce nerf est paralysé, la moitié antérieure de la langue ne perçoit plus les
saveurs, tandis que la partie postérieure, innervée par le glosso-pharyn^en, a conservé toute sa sensibilité. L odorat est également affecté, non que le trijumeau possède la propriété de percevoir les odeurs, cette propriété appartient exclusivement au nerf olfactif , mais parce que l’intégrité de la muqueuse pituitaire des fosses nasales est nécessaire à cette perception. L’œil peut éprouver des troubles divers, mais ceci est un peu plus rare.
La nutrition des diverses parties de la face est souvent très compromise dans les lésions du trijumeau ; les paupières se gonflent et deviennent variqueuses, la cornée se ramollit, se perfore, l’œil se détruit, les muqueuses nasale et buccale se gonflent, se ramollissent, s’ulcèrent, les dents s’ébranlent ; il faut rattacher tous ces désordres à la lésion des nerfs trophiques annexés aux filets sensitifs du trijumeau.
Les mouvements réflexes sont abolis dans les régions privées de sensibilité ; ainsi, on peut toucher la pituitaire sans produire l’étérnument, la conjonctive sans que la paupière cligne, le voile du palais sans qu’il survienne de mouvement de déglutition. Enfin, rappelons que le nerf maxillaire inférieur fournit des filets moteurs aux muscles masticateurs ; leur paralysie, assez rare il est vrai, se traduirait par une difiSculté fort grande de la mastication.
Si la paralysie occupe tout le territoire du trijumeau, il est certain que la lésion est intra-cérébrale, ou qu’elle porte sur le ganglion de Casser, ou qu’elle en est bien voisine; elle est alors très rapidement suivie des lésions de nutrition dont nous venons de parler. Est-elle au contraire limitée à une partie de la face, il est probable que la lésion se trouve assez éloignée du point d’émergence du nerf. Enfin, on peut admettre que la lésion est d’origine superficielle, chaque fois que l’anesthésie est limitée au tégument externe et n’intéresse pas la muqueuse.
La cause de l’anesthésie sera reconnue par la marche de la maladie et par les phénomènes concomitants.
Le traitement de l’anesthésie de la face est entièrement subordonné à sa cause, et variera avec elle.
Tic douloureux de la face. — (V. plus bas Névralgie de la face.)
Tic convulsif non douloureux de la face. — On donne ce nom à la convulsion isolée et idiopathique de certains muscles de la face.
C’est le nerf /aczaZ qui préside aux mouvements de la face, il faut donc admettre que cette convulsion se rattache à l’irritation de quelques-unes des branches terminales du nerf facial.
Les causes du tic conviilsif sont souvent l’impression du froid, une névralgie faciale qui a disparu laissant persister les convulsions, de telle sorte que le tic douloureux s’est transformé en tic non douloureux. Les plaies, les contusions de la face, la carie dentaire et même, par action réflexe, la présence de vers dans l’intestin et les lésions organiques de l’utérus ont pu le produire.
Les personnes atteintes de tic convulsif n’éprouvent aucune douleur, mais on les voit à chaque
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instant faire une grimace bizarre occasionnée par la contraction spasmodique d’un certain groupe de muscles de la face : l’un cligne les paupières, l’autre fronce le front et les sourcils, un troisième écarte subitement l’une des commissures labiales, dilate brusquement l’aile du nez, etc. Ces convulsions restent d’ordinaire bornées à une moitié delà face, de telle sorte qu’elles forment un étrange contraste avec l’autre moitié du visage qui est impassible. Ces petites convulsions se produisent souvent deux à trois fois de suite ; elles surviennent sans cause occasionnelle ou sous l’influence du moindre mouvement; à la façon des mouvements choréiques, elles sont suspendues par le sommeil et ne sont jamais plus accentuées que lorsque le patient cherche a les maîtriser. De Graefe a remarqué que la pression exercée sur certains points de la face pouvait suspendre ses convulsions.
Le tic convulsif a une durée indéterminée; il persiste souvent toute, la vie.
Au moment même où la convulsion vient de se produire, à la suite, par exemple, de l’impression du froid, on pourrait chercher à la traiter par les bains de vapeur , l’extrait d’opium , les évacuants.
Si l’on a des raisons de croire qu’elle dépend d’une dent cariée, de ganglions malades, on pourrait recourir à leur extirpation.
On a eu recours aux anesthésiques employés localement, tels que applications de chloroforme, pulvérisations d’éther, injections sous-cutanées de morphine, etc. Enfin, dans certains cas, la section sous-cutanée des muscles atteints de convulsion et même de certains filets nerveux de la cinquième paire a été suivie de guérisons ou d’améliorâtions.
Névralgie de la face. — La névralgie de là face, GU du nerf trijumeau, appelée aussi tic douloureux \ de la face, peut frapper à la fois les trois branches du trijumeau, mais elle est plus souvent limitée à l’une d’elles, soit à l’ophthalmique , soit à l’une des maxillaires supérieure ou inférieure; elle peut même se circonscrire à l’un des rameaux de ces branches.
Toutes les causes capables d’engendrer une névralgie peuvent se grouper sous trois chefs : 1“ causes intrinsèques; 2“ causes extrinsèques; 3“ causes constitutionnelles.
1“ Causes intrinsèques. — Ce sont les inflammations ou congestions du nerf, son infiltration œdémateuse, sa piqûre, contusion ou déchirure, l’envahissement de son tissu par un cancer, enfin l’hypertrophie partielle du névrilème qui enveloppe le nerf. 11 faut reconnaître la rareté de cet ordre de causes ; mais, au contraire, il est très fréquent devoir la névralgie succéder à une impression de froid; or comment agit le froid? Est-ce simplement en troublant la conductibilité du nerf sans altérer sa texture d’une façon appréciable, ou bien détermine-t^ il une hyperhémie, une congestion active de ses tuniques? Cette dernière opinion tend à prévaloir.
2“ Causes extrinsèques. — Ici se rangent toutes les compressions et irritations que le nerf peut éprouver de la part de tumeurs, etc., etc., situées dans le voisinage : tumeurs de la base du crâne, lésions osseuses, telles que carie, fracture, ostéopériostites, etc., les maladies du maxillaire, la carie dentaire, les plaies et cicatrices, etc. Enfin, la né¬
vralgie faciale s’observe à la suite de lésions l’encéphale, de la moelle (sclérose, etc.). *
3° Causes constitutionnelles. — Très fréquent Pour qu’un nerf fonctionne bien, il faut quelesan ' qui l’alimente soit convenable en quantité et qualité. Cette double condition ne se trouve rem^ plie ni dans les anémies, ni dans les intoxication^ (poison paludéen, plomb, mercure). Aussi nous remarquons que la névralgie faciale est très fréquente chez les gens anémiques et dans les pays à fièvres paludéennes; la névralgie faciale est la forme la plus commune de la fièvre larvée, et elle peut alors revêtir le type intermittent, surtout quotidien.
Les symptômes de la névralgie de la face peuvent se grouper sous trois chefs : 1° douleur ; 2“ mouvements convulsifs (tic douloureux) ; 3“ troubles de sécrétions et de vascularisation de la face.
Douleur. — Sj'mptôme caractéristique et essentiel de la névralgie, elle se présente sous deux formes : A. C’est une douleur sourde à peu près constante, mais peu vive, souvent fixée dans certains points (points névralgiques de Valleix). B. Ce sont des accès douloureux très intenses.
A. Douleur continue. — La région atteinte de névralgie est à peu près constamment le siège d’une douleur sourde ou simplement d’une sensibilité-pénible ; cette douleur est souvent diffuse à toute la région, mais elle a des points au niveau desquels elle est plus accentuée, soit spontanément, soit surtout sous l’influence d’une pression. Valleix s’est attaché à déterminer pour chaque nerf les points au niveau desquels la pression éveillait la douleur locale ou diffuse, et il a reconnu que c’était surtout au niveau de l’émergence du nerf hors des trous ou conduits osseux, et encore là où un filet se détache du tronc pour devenir cutané et superficiel.
B. Accès douloureux. — Ils peuvent éclater brusquement, mais souvent ils ont quelques signes précurseurs : démangeaisons, odeur désagréable, céphalalgie partielle, sensations vagues ; la douleur part d’un point quelconque et s’irradie avec la rapidité de l’éclair sur toute la région du nerf malade.
Cette douleur est habituellement unilatérale; elle est souvent circonscrite à une branche du trijumeau ; si c’est la branche ophthalmique, elle occupe la paupière, le front, l’angle de l’œil ; si c est a, maxillaire supérieure elle siège sur la dents supérieures, l’aile du nez; enfin, s’il sagit la maxillaire inférieure, c’est la lèvre inférieure, les dents, le menton. Quel que soit son siège, la. dou leur s’irradie parfois vers la nuque , le cou et mem les épaules et les bras. te
Cette douleur est atroce; elle plonge les patien dans un état affreux, les uns crient, les autres s roulent parterre; ils ne savent comment exprimer leurs souffrances. La douleur éclate sous forme secousses comparables à celles d’une décharge électrique. Souvent elle s’accroît par le contact de corps légers, et elle diminue au contraire sous l’influence d’une forte pression. La pression suspend la conductibilité du nerf, et c’est ainsi qu’elle suppnffi® la douleur, de telle sorte que si la cause de la névralgie siège au delà du point comprimé, c est-adire vers la partie terminale du nerf dans la face^
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l’agent irritant ne peut arriver jusqu’à l’eneépliale ; si, au contraire, cette cause siège entre l’encéphale gt’le point comprimé, la pression ne saurait avoir aucune influence (Jaccoud).
2® Mouvements conoulsifs. Tics douloureux. — Au moment des accès, on voit presque constamxaent les muscles de la région entrer en convulsions, les sourcils sont froncés, les paupières atteintes de clignement, la joue tirée en divers sens, la commissure labiale déviée. Cet ensemble donne à la physionomie un aspect étrange (rire sardonique). Les convulsions ont lieu du côté malade; par exception, elles s’étendent à tous les muscles de la face.
3“ Troubles de sécrétion. — Outre la douleur et les convulsions, l’accès comprend encore des troubles de sécrétion; l’œil, du côté malade est rouge, gonflé, larmoyant , la vue est momentanément abolie, c’èst surtout ce qui a lieu lorsque la névralgie porte sur la branche ophthalmique ; la salivation est abondante, la narine tantôt sèche, tantôt très humide ; le visage est rouge, congestionné, vultueux, les artères battent avec force. Si ces accès se reproduisent, il peut même survenir des troubles nutritifs du côté de la peau, qui devient épaisse et se recouvre d’éruptions diverses : les cheveux peuvent devenir blancs, rugueux, et ils tombent souvent. On explique ces phénomènes par une action réflexe du nerf trijumeau sur le grand sympathique.
La durée de la névralgie faciale est subordonnée à la cause de la névralgie : tient-elle à une lésion organique, la névralgie durera autant qu’elle, à moins que le nerf ne vienne à être détruit par les progrès de la tumeur, auquel cas la paralysie succédera à la névralgie, circonstance heureuse que l’on a cherché à obtenir par la section ou la résection du nerf.
La névralgie d’origine paludéenne a des accès périodiques souvents quotidiens.
En dehors de cela, il n’y a rien de fixe, les accès sont plus ou moins fréquents, souvent ils se terminent tout à coup, après un phénomène critique tel que larmes ou sueurs abondantes ; parfois ils se calment peu à peu. Mais on en a vu qui persistent pendant des années entières, les muscles s’atrophient,. les contractions convulsives (tic) persistent même en dehors des douleurs, la vue s’affaiblit. Certains malades, découragés par la persistance du mal, se sont suicidés.
On voit donc que le pronostic de cette affection est entièrement subordonné à sa cause.
La névralgie faciale est souvent rebelle, aussi les moyens à l’aide desquels on l’a attaquée sont-ils innombrables. Son traitement présente deux indications : 1“ reconnaître la cause de la névralgie ; 2° combattre la douleur.
1“ Un diagnostic étiologique précis est indispensable; il apprendra si la névralgie est d’origine paludéenne et doit être traitée par le sulfate de quinine {capsules de sulfate de quinine de Pelletier, ^n de Seguin, etc.}, et l’arsenic, si eUe est d’origine syphilitique et réclame l’iodure de potassium {sirop ue Laroze, pilules du D” Labarthe) , d’origine rhumatismale ou goutteuse, auquel cas les alcalins et ms bains de vapeur seront utiles ; si la névralgie se
rattache à la chloro-anémie, il faut employer les ferrugineux et le régime tonique recommandés dans le traitement de l’anémie (V. ce mot).
Quant aux névralgies symptomatiques d’une altération du nerf, elles ne sauraient être guéries que par la section du nerf pratiquée entre l’encéphale et le point malade, ce qui est d’ordinaire impos-, sible. Rappelons que souvent la névralgie se rattache à une altération des dents ou du maxillaire : l’avulsion de la dent malade est souvent suivie dé la guérison.
2“ La seconde indication consiste à calmer les douleurs : on aura recours aux préparations opiacées, belladonées ; aux pilules de Moussette composées d’aconitine cristallisée et de quinium pur, recommandées par Gubler, Charcot, Oulmont, Desnos, C. Paul, etc. (commencer par trois le premier jour, une le matin, une dans le milieu de la journée et une le soir, et aller jusqu’à six par jour. Citons encore le chloral [chloral perlé Limousin], le chloroforme, l’éther, le bromure de potassium [sirop de Laroze), le bromure de camphre (cap^wZes du D>- Clin), administrés à l’intérieur, et surtout les petits vésicatoires volants appliqués loco dolenti et pansés avec du chlorhydrate de morphine. Valleix a même, dans certains Cas rebelles, pratiqué la cautérisation transcurrente avec le fer rouge. Léon Moynac.
FACIAL. — Qualificatif appliqué à ce qui appartient h \d.îd.ce: angle facial, artère faciale, veine faciale, nerf facial, névralgie faciale, paralysie faciale, etc.
Angle facial. — (V. Angle facial. Goniomètre.)
Artère faciale. — L’artère faciale appelée aussi maxillaire externe, naît de la partie antérieure de la carotide externe et se distribue à la plus grande partie dé la face, en fournissant comme branches collatérales, les artères palatine inférieure, sous-mentale, coronaires labiales supérieure ■ et inférieure, V artère de Vaile du nez (V. fig. 480).
Veine faciale. — La veine faciale formée par les veines frontales, commence à- la racine du nez, se dirige vers le grand angle de l’œil où elle prend le nom d’ angulaire, descend ensuite obliquement jusqu’au-dessous de la mâchoire inférieure et va se jeter dans \e. jugulaire interne.
Nerf facial. — Le nerf facial, ou nerf crânien de la septième paire, prend son origine dans la fossette latérale du bulbe, se dirige vers le conduit auditif interne par l’aqueduc de Fallope, sort du crâne en traversant le rocher par le trou stylomastoïdien de cet os, et s’enfonce dans la glande parotide où il se divise, au niveau du bord postérieur de la branche montante du maxillaire inférieur, en deux branches terminales, l’une supérieure ou temporo-f axiale, l’autre inférieure, ou cervico-faciale. La branche supérieure fournit des branches temporales, frontales, sous-orbitaires, nasales et buccales supérieures. La branche inférieure fournit des branches mentonnières et des branches cervicales. Toutes ces branches se distribuent aux muscles de la face.
Outre ces branches terminales, le nerf facial fournit des branches collatérales qui sont au nombre de dix. Cinq naissent dans l’aqueduc de • Fal-
loppe ; ce sont; le grand et le 'petit pétreux superficiel, le nerf du muscle de l’étrier, la corde du tympan, et le rameau anastomotique du pneumogastrique. Cinq naissent en dehors de l’aqueduc, ce sont : le rameau du glosso-pharyngien, le rameau du digastrique, le rameau du stylo-hyoïdien.
Fig. 481,
Nerf facial, nerfioccipital et plexus cervical superficiel (D'' Fort),
1 Nerf facial. — 2. Rameaux tepaporaux du nerf facial. — 3. Nerf auriculo-temporal. -r- 4. Branche inférieure du nerf facial, — S. Nerf auficulo-occipital. — 6. Rameaux mentonniers du nerf ' facial. — 7. Rameaux cervicaux du nerf facial. — 8. Nerf occipital d’Arnold. — 9. Nerf sus-orbitaire bu frontal. — 10. Nerfs sous-orbitaires. — 11. Nerf mentonnier. — 12. Branche auriculaire du plexus cervical. — 13 Branche mastoïdienne du plexus cervical. — 14. Rameau de trapèze venant du plexus cervical. — IS. Branche cervicale transverse du plexus cervical. — 16. Branche sus-claviculaire.
le rameau du stylo-glosse et du glosso-staphylin, et le nerf auriculaire postérieur.
Le nerf facial est un nerf essentiellement moteur, qui met en mouvement tous les nerfs de la face. Il est par excellence le nerf de la physionomie et de l’expression. Son action est tantôt bilatérale et tantôt unilatérale, c’est-à-dire qu’il peut faire contracter les deux moitiés du visage ensemble et de la même façon, ou n’agir que sur un seul côté, comme lorsqu’on dilate une narine, qu’on ferme un œil, etc. l)' Paul Labarthe.
Névralgie faciale. — La névralgie faciale n’est pas comme on pourrait le croire tout d’abord, une maladie du nerf facial, puisque celui-ci est moteur et non sensitif, c’est la névralgie du trijumeau ou trifacial, nerf mixte qui préside à la sensibilité de la face (V. au mot Face l’article Névralgie de la face).
Paralysie faciale, - La paralysie du nerf r n’est pas rare : elle peut être idiopatique ou tomatique. ^ ^ytnp.
La paralysie idiopatique, qui est la ping naire, est plus fréquente chez l’homme que femme ; l’action du froid, du rhumatisme etm?^ une émotion morale très vive en sont les eau
Les paralysies symptomatiques sont due?' des altérations organiques. Ces altérations np ^ vent siéger dans les centres nerveux ; ce sonU ramollissements, hémorrhagies, tumeurs cér^* hrales ; la paralysie faciale n’est alors qu’un élément d’une hémiplégie générale, car il est fort rare et douteux qu’une hémorrhagie ou un ramollissement puisse engendrer une paralysie exclusivement faciale; cependant Vulpian l’a produite par une piqûre pratiquée sur un j Q point de la protubérance annulaire.
L’altération peut occuper un point quelconque du nerf, soit sa portion crânienne (tu- ^ meurs de la base du crâne, épanchements méningés), soit son trajet à travers le rocher (fracture, ostéite et carie, otite chronique), soit sa portion extra-crânienne et faciale (tumeurs de la parotide, surtout cancer). Enfin, les lésions traumatiques du nerf facial produiront des paralysies complètes ou partielles suivant qu’elles auront blessé le tronc du nerf ou seulement un de ses rameaux.
La pression que le forceps exerce sur la face produit quelquefois chez le nouveau-në une paralysie faciale qui d’ailleurs guérit rapidement.
La paralysie idiopathique débute brusquement, quelquefois pourtant elle n’atteint que peu à peu son plus haut degré d’intensité. Elle a pu s’accompagner d’une douleur dans la région parotidienne, mais elle est d’ordinaire indolente; quelques malades n’ont point conscience de son invasion. Trousseau rapporte le curieux exemple d’un homme qui, accoudé sur une fenêtre, fumait la pipe pendant un violent orage ; le tonnerre éclate devant lui ; notre homme recule épouvanté ; puis, riant de sa frayeur, il reprend sa place ; mais il s’aperçoit qu’il fume difficilement, qu’il crache avec peine, et sa femme lui fait remarquer que son visage est distordu ; cet homme était atteint d’une paralysie faciale.
La physionomie offre un aspect spécial et caractéristique ; la moitié de la face est immobile, sans rides, et entraînée en bloc vers le côté sain. Toutes les difformités que nous allons étudier sont surtout accentuées lorsque le malade veut rire ou parler. Nous les décrirons en descendant du front vers les parties inférieures de la face.
Le front offre, dans sa- moitié paralysée, une surface absolument unie, sans rides, immobile; laparalysie faciale serait donc le plus puissant cosmétique, a dit Romberg. Le sourcil reste pendant et ne peut se froncer.
L’œil est largement ouvert, et le malade ne peut le fermer ; ceci tient à la paralysie du muscle orbiculaire des paupières animé par le nerf facial, et à la persistance d’action du muscle releveur de la paupière supérieure qui est animé par le neri
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