FAI
oculaire commun. Souvent la paupière inférieure se renverse en dehors (ectropion)-, de plus, la conjonctive et la cornée n’étant plus recouvertes, protégées par les paupières et lubrifiées par les larmes, elles peuvent au bout d’un certain temps, s’enflammer et même s’altérer profondément. La paralysie de l’orbiculaire a encore pour conséçpience Yépiphora ou écoulement des larmes sur la joue.
La pointe du nez est déviée vers le côté sain : l’une des ailes, flasque et paralysée, se rapproche de la cloison au moment de l’inspiration.
La joue, semblable à un voile inerte, se soulève passivement au moment de l’expiration et se creuse en fossette pendant l’inspiration; les aliments s’engagent entre elle et les arcades alvéolaires; et le malade doit, avec les doigts, les ramener sous les dents; le sifflement et l’expuition sont fort difficiles.
La paralysie des lèvres produit les déformations les plus caractéristiques : peu prononcées dans les cas légers et pendant le repos, elles s’accentuent aussitôt que le malade veut rire ou parler. La bouche est entraînée du côté sain, son ouverture est devenue oblique, car la commissure labiale est élevée du côté sain, abaissée du côté malade, qui laisse échapper la salive et les aliments, La parole n’est plus distincte, car les lettres dont la prononciation exige le concours des lèvres, comme l’o, le b, le P, sont mal articulées.
1& paralysie double est assez rare; ici les traits ne sont point déviés, mais l’impossibilité de traduire les impressions donne à la face l’aspect d’un masque impassible ; les troubles fonctionnels, deux fois plus prononcés que dans la paralysie unilatérale, peuvent devenir sérieux.
Les mouvements réflexes et la contractilité électrique sont tous deux conservés dans les paralysies faciales qui se rattachent à une altération des centres nerveux. Dans les paralysies à frigore ou par altération du nerf, les mouvements réflexes sont abolis; quant à la contractilité électrique, elle est conservée pour les deux genres de courants (faradique et galvanique), lorsque la paralysie est légère: lorsqu’elle est grave, le courant plvanique seul peut produire quelques secousses ; il est donc probable que dans les cas légers la paralysie résulte d’un simple trouble dans la conductibilité, tandis que dans les cas graves, il y a altération du “erf (Barwinkel).
La durée de la paralysie faciale est entièrement subordonnée à sa cause : les paralysies à frigore durent de deux semaines à plusieurs mois, cette différence considérable se rattache naturellement à l’intensité variable de la lésion éprouvée par le ûerf, et elles peuvent être pronostiquées grâce à l’électrisation; ainsi lorsque les muscles paralysés obéissent aux deux modes d’électricité, la paralysie guérit rapidement; lorsque la contractilité faradique est abolie, la paralysie durera plusieurs ^‘lois et peut-être ne guérira-t-elle pas. Lorsque la paralysie a une longue durée, elle détermine l’a- Irophie des muscles paralysés.
Enfin on a parfois observé la contracture des Qiuscles paralysés ; à mesure que cette contracture se produit, la face, qui était déviée du côté sain. Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
se retourne et se dévie du côté autrefois paralysé, actuellement contracturé.
Les paralysies faciales liées à des fractures du rocher, à des lésions organiques ou traumatiques du facial sont souvent incurables.
La paralysie faciale des nouveau-nés, guérit spontanément.
L’hémiplégie faciale symptomatique ne réclame aucun traitement spécial.
Avant d’instituer le traitement de la paralysie faciale, il faut rechercher d’abord la cause de la paralysie. Si on a à traiter une paralysie faciale idiopathique nerveuse sous l’influence du. froid, par exemple, il faut d’abord avoir recours aux révulsifs cutanés, appliquer des vésicatoires volants audevant du conduit auditif, faire des frictions avec de l’huile de croton, avec un liniment ammoniacal, etc. Mais l’électricité est le plus puissant moyen de traitement et si la réaction faradique est conservée, ce mode d’électrisation doit être appliqué d’emblée ; lorsque cette réaction est abolie, tandis que la réaction galvanique est conservée, c’est à celle-ci qu’il convient de recourir; puis, dès que les muscles redeviennent sensibles à la faradisation on peut alterner l’emploi de ces deux modes d’électricité. D’' Léon Moynac.
FACIES. — Mot latin employé dans le langage médical comme synonyme de physionomie, d’expression des traits d’un individu dans les maladies. Le faciès est caractéristique dans certaines maladies, telles que la dyspepsie, la phthisie, la fièvre typhoïde, le cancer, etc. ho. fades hippocratique est celui d’un individu malade qui est voué à une mort prochaine (V. Agonie). p. L.
FACULTÉ. — On désigne sous ce nom, en physiologie, le pouvoir qu’a un organe vivant, de manifester, de produire quelque chose, pouvoir qui est inhérent à cet organe et qui persiste tant que la disposition normale de ses parties se maintient. Ainsi le cerveau a la faculté de penser, un nerf a la faculté de se contracter, etc. p. L.
. FAIBLESSE. — Mot employé en médecine dans un sens général et dans un sens particulier. Dans un sens particulier il signifie diminution accidentelle et momentanée d’activité vitale et fonctionnelle d’un organe ou d’un appareil: faiblesse de la vue, de l’ouïe, des muscles, etc. Dans un sens général, le mot est employé pour désigner le défaut primitif ou congénital du développement des appareils et de leurs fonctions : on dit alors que l’individu a une faiblesse de constitution. — Le vulgaire emploie souvent l’expression tomber en faiblesse pour désigner l’état d’un individu qui se trouve mal (V. Défaillance, Syncope). p. L.
FAIM. — La faim est cette sensation interne vague et mal localisée mais instinctive, qui nous pousse à manger. La faim est un besoin. Lorsque cette sensation est faible, elle constitue Yappètit qui n’est qu’un désir; lorsqu’elle est poussée à son plus haut degré, le public l’appelle la /rïTi^raie et le médecin lui donne le nom de boulimie ; lors- 9»