FAU
FAÜ
le nom de pommade de Bordeaux, est composée, d’après Moure et Martin, avec :
Acétate de plomb . 16 grammes
Chlorate d’ammoniaque . 2
Oxyde de zinc . 1
Beurre frais lavé à la rose . 90
Oxyde rouge de mercure . 16
et s’emploie à la dose de 1 à 3 grammes en frictions sur le bord libre des paupières dans les blépharites, les ophthalmies, etc. P, ^
FASCIA. — Mot employé par les anatomistes comme synonyme d'aponévrbseÇV. ce mot), p. l.
FASCINATION. — (V. Hypnotisme.)
FATALISME. — Nom donné à une doctrine philosophique qui n’admet pas le libre arbitre et déclare que- tous les phénomènes matériels et psychiques sont régis par des lois nécessaires contre lesquels il n’est pas en notre pouvoir de réagir. Inutile de dire qu’appliquée à la médecine, cette doctrine en serait la suppression même. p, l.
FATIGUE. — On entend par fatigue , en physiologie, l’état dans lequel se trouve un individu, un appareil ou un organe, qui a déployé une activité exagérée et supérieure à sa moyenne normale.
FAUSSE-COUCHE. — (V. Avortement.)
FAUSSE-ROUTE. — On donne ce nom, en pathologie urinaire à l’accident qui se produit lorsqu’on pratiquant le cathétérisme chez l’homme, le bec de la sonde s’écarte de la direction du canal et s’enfonce plus ou moins dans les parties environnantes après avoir déchiré et traversé les parois de l’urèthre.
Les fausses-routes sont l’accident le plus commun du cathétérisme, qu’il soit pratiqué par le médecin et surtout par le malade.
Elles siègent le plus souvent au-dessous de la symphyse du pubis, dans la région du bulbe de l’urèthre, au commencement de la portion membraneuse, et, surtout chez les vieillards, dans la région prostatique et au col de la vessie. Cependant on les rencontre aussi dans les parties mobiles de l’urèthre, où elles sont presque toujours occasionnées par les bougies que les malades s’introduisent eux-mêmes, en vue de se guérir d’un rétrécissement.
Les fausses-routes ont plus souvent leur ouverture sur la paroi inférieure que sur la paroi supérieure. Leur longueur est très variable : tantôt elle consiste en une simple déchirure, tantôt elle mesure, 3, 3, 10 et jusqu’à 12 centimètres. On trouve dans Civiale une observation de fausse-route commençant vers le milieu de la portion spongieuse de l’urèthre et longeant la face supérieure du canal jusqu’à la vessie. Quelquefois il existe plusieims îausses-routes, elles sont d’ordinaire alors à travers lu prostate et se rencontrent chez les vieillards qui eut tons cet organe plus ou moins hypertrophié.
Dans quelques cas rares, lorsqu’elles se sont produites lentement et ^aduellement, les faussesroutes peuvent s’organiser, se tapisser d’une membrane muqueuse de nouvelle formation et remplacer quelquefois le canal véritable. Dans la majorité des cas, elles rendent excessivement difficile, parfois même impossible, un nouveau cathétérisme ; de plus elles s’accompagnent d’accidents graves, tels que : épanchement et infiltration düurine, abcès, fistules scrotales, périnéales, rectales, etc., fièvre urineuse, qui peut entraîner la mort (V. ces mots).
Peut-on reconnaître, lorsqu’on sonde un individu, si on s’engage dans une fausse-route? Cela est souvent difficile, malgré ce qu’ont prétendu certains chirurgiens, et il y a des cas où un opérateur, même habile et exercé, ne peut pas sentir la fausse direction que prend le bec de sa sonde. On reconnaît quelquefois que celui-ci s’engage dans une fausseroute, aux frottements rugueux que l’on perçoit, aux mouvements irréguliers et saccadés de l’instrument, au changement que l’on constate dans la direction normale, en introduisant le doigt dans le rectum, à l’hémorrhagie qui sé manifeste après le cathétérisme. Mais ces signes, il faut le dire, sont malheureusement loin d’être des signes certains, l’hémorrhagie tout comme les autres, car, ainsi que l’avait déjà remarqué Phillips, le sang qui s’écoule d’une fausse-route est rarement abondant, tandis que dans certaines conditions, sùrtout chez les vieillards, un simple cathétérisme produit une grande quantité de sang. La seule chose dont on puisse être sûr, c’est qu’on n’a pas pénétré dans la vessie, lorsqu’on ne voit pas l’urine sortir par le pavillon de la sonde.
Lorsqu’on reconnaît une fausse-route chez un malade que d’autres chirurgiens ont sondé sans pouvoir arriver dans la vessie, il est indispensable, dans l’intérêt du malade, et dans son intérêt personnel pour éviter de se faire attribuer la maladresse commise par un autre que lui, il est indispensable, dis-je, de s’assurer du siège et de la direction de la fausse-route. Pour cela, on pratique l’exploration du canal avec une bougie à boule ou mieux avec une bougie en cire ou en gutta-percha, ramollie par la chaleur, qui en rapporte des empreintes assez exactes.
Il faut avoir soin, lorsqu’on sonde un malade qui a des fausses-routes, de se servir d’une sonde en gomme et de lui faire suivre, autant que possible, la paroi supérieure du canal.
La guérison des fausses-roules est difficile et longue, parfois même impossible, sans l’intervention chirurgicale. D' Paul Lababthe.
FAUTEUILS MÉCANIQUES. — Afin de répondre aux besoins nombreux et divers des malades et des blessés, pour lesquels le séjour au lit est pénible et plutôt fatiguant que réparateur, ou (^, pour une cause ou pour une autre, sont dans l’impossibilité de marcher ou de mouvoir simplement leurs jambes, on s’est ingénié à inventer et à fabriquer des fauteuils à formes, à mécanismes et à transformations variés, s’appliquant à tous les cas et permettant à tous ces malheureux soit de reposer, soit de se mouvoir facilement dans les appartements et au