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variées de son ingéniosité inventive et réellement appeler la providence des ma
dehors avec l’aide d’une personne ou tout seuls. Un fabricant, habile entre tous, qui met chaque
Fig. 482,
Fauteuil automoteur (système Dupont), à transformations multiples, ouvert. — Lorsque le fauteuil est fermé, il a la forme d’un fauteuil ordinaire. Par un mécanisme très simple, on peut élever ou abaisser le dossier ou le porte-jambes à volonté et par degrés. — Le dossier prend à volonté la position la plus verticale, et s’incline graduellement par distances très rapprochées jusqu’à l’horizontale, de manière à former un lit au besoin. — Les bras sont mobiles, afin de pouvoir s’asseoir facilement sur le siège et allonger les jambes ensuite ; ils peuvent au besoin s’enlever complètement. — Le porte-jambes peut se détacher du fauteuil ; il est muni de deux articulations distinctes qui permettent d’incliner ou d’élever chacune d’elles séparément. : •
Fauteuil (système Dupont) à grandes roues et à rampes pour diriger soi-même.
blessés, M. Dupont, a créé plus de cent modèles différents, répondant d’avance à toutes les indications, et dont les trois figures ci-jointes ne donnent qu’une faible idée. b. l.
FAUX. — Nom donné par les anatomistes à des replis formés par la dure-mère qui séparent les deux hémisphères du cerveau et du cervelet en deux parties symétriques (V. Cerveau, Cervelet). p. l.
FAVUS. - (V. î’etÿne.)
FAYARD et BLAYN (papier). — Le papier Fayard et Blayn, connu depuis 1831 et depuis longtemps populaire, n’est pas un remède secret. C’est un papier chimique, dont la formule a été inscrite et conservée au Codex, dans la préparation duquel entre un composé d’huile d’olive, de minium pulvérisé, de cire jaune, d’huile de lin, d’ail épluché, de céruse, d’essence de térébenthine et d’oxyde de fer rouge. Ces diverses substances sont mélangées dans un bassin sur un feu assez vif, dans des proportions et un ordre déterminé, puis étendues sur des feuilles de papier de soie, à l’aide d’appareils spéciaux qui assurent une répartition égale de la masse à leur surface, puis enfin, ces feuilles sont séchées à l’étuve.
Ce papier est employé avec succès contre les douleurs rhumatisnaales, contre la sciatique, le lumbago, le torticolis et les affections névralgiques en général. On y a aussi recours dans les accès de goutte, dont il diminue l’intensité et calme les douleurs, ce qui permet souvent aux malades de vaquer à leurs affaires. Dans ces divers cas, il faut recouvrir largement de papier les parties douloureuses.
Dans les enrouements avec toux et aphonie, dans les rhumes, les bronchites, une feuille de papier
jour au service du corps médical les , ressources
Fauteuil (système Dupont), à grandes roues caoiitehoutées, i par 2 manivelles placées sur les accoudoirs, se dirigeant i la personne assise et pouvant servir dans les appartements dehors.
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dos, entre les deux épaules, amènent un soulagement rapide et hâtent singulièrement la guérison. Les médecins qui s’occupent de pathologie infantile recommandent surtout ce papier chez les enfants atteints d’une de cès affections, si fréquentes chez eux, parce qu’ils le supportent â merveüle.
Telles sont les principales indications du papier Fayard et Blayn. Nous devons ajouter cependant que beaucoup de personnes en font usage contre les foulures et les entorses ; que d’autres l’appliquent comme traitement palliatif sur les cors et durillons pour calmer les douleurs et les ramollir, avant de les tailler avec un bistouri ou un canif; que d’autres, enfin, s’en servent contre les clous, les panaris et les piqûres d’insectes.
Pour bien conserver le papier Fayard et Blayn, il faut le garder dans un endroit sec, mais frais. Lorsqu’on veut s’en servir, on n’a qu’à le chauffer un peu, puis à l’appliquer sur la partie malade à laquelle il adhère très bien. Lorsqu’on veut l’enlever, il suffit de l’huiler un peu la veille ; on lave la place qu’il occupait avec de l’huile chaude.
D' G. Sarran.
FÉBRIFUGE. — Nom donné aux médicaments qui jouissent de la propriété de prévenir le retour des accès de fièvre. Les principaux fébrifuges sont : le quinquina et ses alcaloïdes, le sulfate de quinine, lacinchonine,la cinchonidine, l’arsenic et ses composés, la digitale, le berbéris, etc. p. l.
FÉCALES (MATIÈRES]. — On donne le nom de matières fécales aux matières non absorbables, résidus de la digestion du bol alimentaire, qui, après avoir parcouru les intestins, viennent s’accumuler dans le rectum, d’où elles sont rejetées par la défécation (V. Digestion, Défécation). P, l.
FÉCALOIDE. — Qualificatif donné aux matières que vomissent les malades atteints de hernies étranglées ou d’obstruction intestinale, et dont l’odeur, sinon l’aspect, rappelle celui des matières fécales.
FÈCES. — Mot latin qui se prononce fécesses et qui est synonyme de matières fécales. ' p. l.
Fécondation. — La fécondation est la fusion des deux germes mâle et femelle. Il a été dit aux articles Copulation et Éjaculation comment le germe mâle ou sperme d’abord contenu dans les vésicules séminales est projeté dans les organes génitaux internes de la femme. On verra que le germe femelle ou ovule sécrété par Vovaire est vendu accessible au germe mâle par suite des phénomènes qui s’opèrent à l’époque de la menstruation.
Ée sperme est un liquide d’un blanc grisâtre Essentiellement constitué par un mucus contenant ues cellules épithéliales, graisseuses, des cristaux Et surtout des filaments mobiles nommés sperma- ^ïdes ou spermatozoaires qui en constituent la Partie la plus importante. En effet quand le sperme E contient pas de spermatozoïdes, ce liquide est impropre à la fécondation, 'et l’homme qui l’émet
est stérile. Pour que la fécondation ait lieu, il est donc nécessaire que les spermatozoaires déposés, avec le liquide spermatique qui les contient, dans le vagin de la femme, viennent se mettre en contact avec l’ovule. Les théories basées autrefois sur la possibilité de l’imprégnation a distance, ont été complètement réfutées, et comme les expériences de Coste ont démontré d’autre part que l’ovule sorti de l’ovaire ne pouvait plus être fécondé quand il a franchi le tiers externe de la trompe utérine, il en résulte que, du vagin où ils sont déposés, les spermatozoaires devront pour gagner l’ovule parcourir toute la longueur de la cavité utérine et au moins les deux tiers de l’étendue de la trompe.
Pour expliquer cette migration bien des théories ont été émises; mais aujourd’hui, on est à peu près d’accord pour admettre que ce long parcours s’exécute par les lois de la capillarité, par un mécanisme absolument semblable à celui qui se produit pour une goutte d’eau que l’on voit s’élever entre deux lames de verre très rapprochées. Les spermatozoïdes chemineraient ainsi en suivant les sillons de l’arbre de vie dans le col utérin, les replis de la muqueuse utérine dont les surfaces opposées sont toujours en contact dans l’état de vacuité de la matrice, et les replis longitudinaux des trompes, gagnant ainsi l’ovaire où se trouve l’ovule.
Mais si la capillarité joue incontestablement le rôle principal dans la migration des spermatozaires à travers les organes génitaux internes, il ne faut pas perdre de vue que le transport du germe mâle est encore facilité par les mouvements propres des spermatozoaires, et par ceux des cils vibratils qui recouvrent en partie la muqueuse de la matrice et celle des trompes. Ce trajet qui paraît si long s’exécute cependant assez rapidement et les vivisections ont montré que chez la chienne, par exemple, vingt heures après le rapprochement, les spermatozoaires se trouvaient en quantité sur l’ovaire.
Parvenus sur cet organe, comment se fait la fusion du germe mâle avec le germe femelle? Cette question ést restée longtemps non résolue et aujourd’hui encore on est réduit à des conjectures. On a bien trouvé, en effet, sur les ovules de certaines espèces animales, chez les mollusques par exemple, un petit trou microscopique par lequel les spermatozoaires peuvent pénétrer dans l’œuf, mais les recherches les plus minutieuses n’ont jamais permis d’observer la même disposition sur l’ovule de la femme. Quoiqu’il en soit, le germe mâle parvient à franchir la membrane vitelline, ou membrane externe de l’œuf, et l’on a pu voir un nombre assez considérable de spermatozoaire dans le liqnide placé entre cette, membrane et le vitellus.
Arrivés là les spermatozoaires se dissolvent et se combinent avec les éléments du vitellus. Ce dernier reçoit donc la vitalité qui lui est nécessaire pour se transformer j se développer et donner naissance à un nouvel être qui participe ainsi, par les lois de l’hérédité, aux qualités et aux défauts physiques de ses parents.
La quantité de sperme nécessaire pour féconder un ovule peut être très petite. Une goutte suffit ; mais il faut que cette goutte contienne un certain
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nombre de sperraatozoaires, car il est prouvé aujourd’hui qu’une trop petite quantité ne peut déterminer une fécondation suffisante. 11 est probable que tous les spermatozoaires ne se dirigent pas exclusivement sur l’ovule prêt à s’ouvrir, mais qu’un certain nombre gagne d’autres ovules plus ou moins voisins, et les impressionne. C’est ainsi qu’on explique comment une femme blanche, mariée d’abord avec un nègre et ayant eu de lui des enfants mulâtjes, pourra, son premier mari étant mort, donner naissance à des enfants présentant encore les caractères de la race- nègre, bien que cette femme se soit remariée avec un blanc. Il est certain que dans ce cas un certain nombre de spermatozoaires trop peu nombreux pour entraîner la fécondation avaient pu néanmoins en confondant leurs éléments avec ceux d’un ovule imprimer à cet ovule une partie des caractères propres au germe mâle du nègre. Recevant plus tard, par d'autres spermatozoaires, le supplément de fécondation qui lui est en quelque sorte nécessaire, cet ovule donnera naissance à un enfant qui présentera quelques-uns des caractères imprimés par la première, quoique insuffisante, imprégnation.
Tous les auteurs sont d’accord pour admettre que le moment le plus favorable à la fécondation est celui qui se rapproche des règles. Des statistiques bien faites ont démontré que la femme devient facilement enceinte dans les quelques jours qui précèdent et surtout dans les quatre ou cinq jours qui suivent la menstruation. Peut-être la fécondation serait-elle obtenue plus facilement pendant l'écoulement même des règles. Il ne faudrait pas croire néanmoins que la fécondation ne puisse arriver pendant le milieu de la période intermenstruelle. J’ai connu plusieurs ménages qui s’étant fixés à cette prétendue immunité des dix jours les plus éloignés des règles, soit avant soit après, ont été tout surpris de voir arriver une grossesse, bien qu’ils s’en fussent exactement tenus dans leurs rapports à l’espace précédemment indiqué. C’est que dans leurs calculs ils avaient oublié de tenir compte de la grande vitalité des spermatozoaires qui, déposés dans les organes génitaux féminins, peuvent être retrouvés en pleine activité sept à huit jours après.
La procréation des sexes à volonté a été, de tout temps et est encore aujourd’hui une des grandes préoccupations du père de famille. On a beaucoup écrit sur ce sujet, mais toutes, les théories qui ont été émises se sont trouvées en défaut. Ni l’opinion d’Hippocrate, qui admettait que les mâles étaient engendrés par le testicule droit et les femelles par le testicule gauche, ni celui de Millot qui attribuait aux ovaires la même propriété , ni la théorie qui explique la naissance des garçons par la plus grande vigueur relative du père, et celle des filles, au contraire, quand c’est la mère qui est pleine de santé alors que le père est affaibli, et tant d’autres, n’ont pu résister à des recherches et des expériences scientifiquement dirigées.
11 avait semblé un moment , en se basant sur certaines observations faites sur les animaux et plus particulièrement sur la vache, que la fécondation opérée dans les quelques jours qui précèdent
les règles devait donner une fille, alors n rapports sexuels dans les jours qui suiv ^ menstruation détermineraient la naissanc/^i garçon. Mais les recherches faites sur l’esuèr ^ maine n’ont pas permis d’arriver à un résultat tain. Et si l’on prend en masse toutes les naissan?^' sachant qu’elles proviennent de fécondations n?’ rées à toutes les époques de la vie menstruelit avant ou après, on trouve que les sexes s’équiii’ brent à peu près, car on compte environ 106 sar' çons pour 100 filles. ®
Fécondation artificielle. — Nous avons vu au début de cet article, que pour que la fécondation puisse s’opérer, il fallait qu’il y eut fusion entre les deux germes mâle et femelle. Or il peut se faire que certaines conditions, comme l’absence de testicule chez l’homme ou d’ovaires chez la femme, empêchent toute possibilité de fécondation. Ces états divers seront étudiés a l’article Stérilité. Mais pour terminer ce que nous avons à dire sur la fécondation, nous ajouterons simplement que certaines malformations chez l’homme ou chez la femme, peuvent empêcher que les deux germes ne se rencontrent , bien que ces germes, pris isolément, soient trouvés parfaitement constitués. 11 est résulté de cette observation que quelques médecins ont voulu faire pour l’espèce humaine ce qui se pratique tous les jours pour certains végétaux, c’est-à-dire de prendre un germe, le germe naâle , par conséquent, puisque c’est le seul dont on puisse provoquer l’expulsion, et de chercher à le mettre en contact direct avec le germe femelle, autrement dit de pratiquer artificiellement la fécondation.
Cette méthode a trouvé un grand nombre de détracteurs, mais aussi quelques partisans zélés. Il est certain que l’on a obtenu des succès, et je compte moi-même deux, réussites parfaitement authentiques. Je vais d’abord exposer le procédé à employer; je dirai ensuite quelques mots des cas particuliers dans lesquels cette méthode est applicable, sans entrer toutefois dans des détails que l’on trouvera au complet à l’article Stérilité.
La récolte du sperme peut se faire de plusieurs manières ; ou bien le mari laisse le liquide fécondant dans le vagin de la femme et le médecin avec un appareil imaginé par le professeur Pajot, le récoltera dans ce conduit avant de l’injecter dans l’utérus, ou bien le sperme sera recueilli dans un vase plongé dans l’eau tiède afin d’assurer au spermatozoaires toute leur vitalité. On a également proposé de recouvrir le membre viril d’un condom, qui reçoit ainsi le produit de l’éjaculation et qu’il est après facile d’ouvrir d’un coup de ciseaux pour recueillir le sperme dans un appareil convenablement disposé pour l’injection;
Quoiqu’il en soit, le sperme devra être émis peu de temps avant l’opération et conservé jusque-là à une température voisine de 37o à 40°: Pour l’injecter dans la cavité utérine on se servira soit d’une sonde de femme, soit d’une seringue de Pravaz, ou encore de l'appareil du professeur Pajot. J’ai employé la seringue utérine à injections médicamenteuses, en caoutchouc durci, qu’on fabrique à Vienne, e» Autriche. Ce petit appareil est admirablement ap-
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proprié à cet emploi, car il est muni d’une longue tige qui pénètre facilement dans le col utérin, d’un petit corps de pompe en verre où l’on voit la quantité de liquide à injecter et d’un piston muni de
rondelles en caoutchouc. Il faut avoir soin de pousser la canule de l’appareil au-dessus de l’orifice interne, afin d’être assuré que le liquide fécondant est bien déposé dans la cavité utérine. Il est certain qu’il serait bien préférable de déverser ainsi le sperme dans la trompe, mais nous ne pouvons pas aller aussi loin.
Il est à peine besoin d’ajouter qu’avant de pratiquer la fécondation artificielle, il est indispensable de s’assurer si le sperme contient des spermatozoaires, car, quoique rares on a vu des cas, où même chez un homme d’apparence vigoureuse ce liquide était complètement dépourvu d’animalcules.
Les vices de conformation de la verge chez l’homme, tels que les épispadias et les hypospadias ; les déviations de l'utérus chez la femme et principalement les antéflexions , rétroflexions et latéroflexions, sont les états dans lesquels on est le plus souvent appelé à pratiquer la fécondation artificielle. Ai-je besoin d’ajouter que cette opération devra être entourée de précautio'ns de toute nature. Il est indispensable surtout que le mari soit présent, et le médecin devra exiger que tous les détails de l’opération soient rigoureusement contrôlés, afin qu’aucun soupçon ne puisse naître plus tard dans l’esprit de l’un ou de l’autre des deux époux.
Ces précautions sont d’autant plus nécessaires que la fécondation artificielle est une operation en quelque sorte nouvelle, et qui n’est pas encore complètement entrée dans les mœurs. Beaucoup s’imaginent que c’est là un procédé immoral, répréhensible, et le 25 août 1882, dans un jugement rendu par la première chambre du tribunal de Bordeaux, à propos de cette opération, les juges ont déclaré que ce procédé « ne consiste plus, en effet, à sup- « primer soit chez la femme, soit chez l’homme, les « causes de stérilité, de manière à les rendre aptes « à la génération , mais à faire concourir à l’acte « même de la génération , et pour son accomplis- « sement direct dans ce qu’il y a de plus intime, « un intermédiaire entre le mari et la femme, usant ■ de moyens artificiels que réprouve la loi natu- « relie et qui pourrait même, en cas d’abus, créer « un véritable danger social, etc. »
Il est certain que les juges du tribunal de Bordeaux, en émettant une pareille décision ne se sont pas rendu compie de l’opération qu’ils ont ainsi condamnée, et si au lieu de ne viser que les procé-
ÛICnONNAIRE POPDLAIBE DE MÉDECINE DSDELLE.
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dés opératoires qu’ils connaissaient imparfaitement sans doute et qui, comme on l’a vu plus haut, ne présentent absolument rien d’immoral, ils avaient considéré les résultats au point de vue philosophique, leur sentence eût été tout autre.
Les magistrats ne sont-ils pas, en eflét, beaucoup mieux placés que qui que ce soit pour savoir combien il y a de ménages qui se dérangent justement parce qu’il ne vient pas d’enfants pour cimenter l’union du mari avec sa femme : Combien il y a de maris qui, dédaignant une femme stérile, se créent un ménage à côté, et combien de femmes accusant leur mari d’impuissance cherchent en dehors un mâle plus vigoureux. La fécondation artificielle, en « fournissant à la famille des joies quelle n’aurait pu goûter sans elle, » est donc au contraire une opération essentiellement morale et humanitaire, et telle a été, du reste, l’opinion de la Société de Médecine Légale de Paris, qui a été appelée a donner son avis sur le jugement du tribunal de Bordeaux.
D" Ant. de Sotre.
FÉCONDITÉ. — La fécondité n’est autre chose que l’aptitude à la reproduction. Elle varie suivant les climats, les races, les individus, leur constitution et leur tempérament. P l.
FÉCULE. — Mot employé comme synonyme d’amidon (V. ce mot). L,
FEMME. — La femme est dans l’espèce humaine l’individu du sexe féminin, c’est-à-dire la femelle de l’homme. Tête en général plus petite; cerveau moins pesant; cheveux plus longs; figure imberbe; cou plus mince et plus long; larynx plus petit et plus étroit, ce qui rend sa voix plus douce et d’une octave moins grave que la nôtre; clavicule moins courbée; épaules moins développées; gorge et mamelles plus développées; creux de l’estomac plus élevé; fausses côtes plus courtes: diaphragme plus petit et montant plus haut; cavité thoracique moins haute et moins profonde d’avant en arrière ; tronc plus long; bassin beaucoup plus large et plus ouvert en avant et en haut, avec des muscles plus courts et plus épais ; ventre plus plat ; hanches et fesses plus saihan tes; fémur plus oblique de dehors en dedans; genoux plus rentrés en dedans ; cuisses plus grosses; cuisses et jambes plus courtes; mollets plus haut, bas de jambes plus effilés; pied plus petit et souvent plus cambré; organes sexuels et génitaux différents, ainsi que les fonctions qui leur sont départies; os moins gros avec moins de saillies musculaires : fibres plus molles et plus délicates; tissu cellulaire et adipeux plus abondant, qui donne à leurs membres des formes arrondies et des contours moelleux et pleins de grâce ; peau plus fine, plus blanche et moins velue, tels sont les principaux caractères qui différencient physiquement la femme de l’homme.* P.
FÉMORAL. — Mot employé par les anatomistes pour désigner ce qui a rapport à’ la cuùsh et qui est synonyme de crural; on dit inus>:le ft^murul ou crural, artère fémorale, veine fémorale (V. Crural: et Cuisie). P. l.
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FÈMüR. — Anatoinie. — Le fémur est l’os de la cuisse. Il est le plus long et le plus volumineux du corps humain. 11 s’articule avec les os du bassin par son extrémité supérieure, et avec le tibia et la rotule par son extrémité inférieure. Le fémur suit une direction oblique de haut en bas et de dehors en dedans. De cette direction résulte : 1“ que les fémurs très écartés supérieurement se rapprochent inférieurement ; 2" que chacun d’eux forme , avec le tibia, un angle obtus à sommet interne. Les sujets qui présentent cette disposition d’une façon exagérée, sont dit cagneux.
Normalement, le fémur décrit une courbe à concavité postérieure. Cette courbe est très accusée chez les personnes rachitiques.
Il présente à étudier un corps et deux extrémités.
Le corps du fémur, prismatique et triangulaire, fournit une large surface d’insertion aux muscles volumineux de la cuisse.
L’extrémité inférieure très volumineuse est formée de deux condyles, l’un interne, l’autre externe, distincts en arrière et réunis en avant pour former la poulie ou. trochlée fémorale. L’espace qui les sépare en arrière a reçu le nom d’espace inter condy lien. Le condyle interne est plus saillant, mais moins épais que le condyle externe. Chacun d’eux présente une face inférieure lisse, encroûtée de cartilage, qui s’articule avec le tibia et une face interne et externe, auxquelles s’insèrent divers ligaments articulaires (V. Genou).
L’extrémité supérieure du fémur est remarquable par sa forme courbée. Au sommet du coude qu’eUe décrit, on voit une apophyse irrégulière qui répond à la partie la plus saillante de la hanche : c’est le grand trochanter. Dans l’angle rentrant de ce coude, on observe une éminence de forme mamelonnée, le petit trochanter. Tous les deux fournissent des points d’insertion, le grand aux muscles du bassin, le petit muscle au psoas iliaque.
La branche horizontale du coude est formée à son extrémité terminale par une saillie volumineuse et arrondie qui constitue la tête du fémur qui s’articule dans la cavité cotyloïde de l’os iliaque (V. Hanche) et dans le reste de son étendue, par une partie plus étroite que supporte cette saillie à la manière d’un pédicule, c’est le col du fémur. L’axe du col forme avec Taxe du corps un angle à sinus inférieur de 130 degrés. En d’autres termes, il s’éloigne à peu près également de la direction verticale et de la direction horizontale. Maintenant il est moins ouvert chez la femme que chez l’homme. 11 l’est moins également chez le vieillard que chez l’adulte, l’âgé permettant une sorte d’affaissement du corps. Si nous ajoutons à ces deux considérations les modifications anatomiques que le temps lui fait subir, changeant profondément le tissu osseux qui devient sec, moins dense, moins élastique, plus cassant, à partir de cinquante ans, nous aurons dit tout ce qu’il importe de connaître pour comprendre le mécanisme des fractures de cette extrémité de l’os.
Fractures du col du fémur. — Elles sont plus fréquentes chez la femme que chez l’homme, ce qui tient à la disposition anatomique que nous venons
de signaler et à la proéminence de la région l térienne, en raison de la grande étendue du JL" • transversal du bassin féminin. On ne le. ni guère avant cinquante ans et eUes deviennllT? plus en plus fréquentes après cet âge Elle peuvent être déterminées par de simpl
Face postérieure. — 1. Bord postérieur du fémur. — 2. Face externe. — 3. Face interne. — 4. Tête du fémur. — S. Col du fémur. — 6. Grand trochanter. — 7. Petit trochanter. — 8. Ligne intertrochantérienne postérieure. — 9. Condyle externe. — 10. Condyle interne. — 11. Fossette intercondylienne postérieure. — Face, antérieure. — 1. Face antérieure du fémur. — 2. Tête du fémur. — 3. Col du fémur. — 4. Grand trochanter. — 5. Cavité digitale. — 6. Petit trochanter. — 7. Ligne intertrochantérienne antérieure. — 8. Tubérosité du condyle interne. — 10. Fossette intercondylienne antérieure.
contractions musculaires (le fait est rare), par une. chute sur les genoux et les pieds; mais le plus ordinairement c:est une chute sur la hanche qui détermine la fracture du col du fémur. Dans ce cas, en effet, le grand trochanter qui porte sur le sol peut être, pour ainsi dire, enfoncé par le col qui entre dans cette éminence comme un coin de bois dans du beurre, ou bien le colest redressé et tend à prendre momentanément la direction du corps de l’os. D’où fracture indirecte portant alors près de
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ja tête fémorale. Or cette tête est entourée d’une ■ La déformation de la cuisse dans les fractures du capsule synoviale qui s’avance sur le col jusque col du fémur consiste surtout dans le raccourcissevers sa partie moyenne. ment du membre et sa rotation en dehors ; c’est donc
11 existe donc deux variétés de fractures du col à les .corriger que doit s’appliquer le chirurgien,
du fémur : la fracture extra-capulaire et la frac- La rotation en dehors est assez facile à combattre;
iure intra-capulaire. Cette dernière est infiniment il suffit pour cela de ramener la pointe du pied dans
plus grave que l’autre, la synovie entravant la for- la ligne droite, en s’assurant que le grandjtrochan-
mation du cal et le fragment supérieur se montrant ter suit bien le mouvement, d’une mobilité d’autant plus exagérée qu’on n’a absolument aucune prisé sur lui.
Lorsqu’une chute sur le grand trochanter a déterminé une fracture du col du fémur, le blessé ne peut se relever : transporté sur un lit, il est dans l’impossibilité absolue d’imprimer le plus léger mouvement sa cuisse qui est raccourcie et tournée en dehors.
^immobilité de la cuisse, son raccourcissement et sa rotation en dehors sont donc les principaux symptômes de la fracture du col du fémur.
Il faut y joindre, disent les auteurs, la crépitation, symptôme bien théorique, car d’une part il est très rare de le constater et d’autre part sa recherche pourrait séparer les fragments engrenés et déterminer les compli-
■ cations les plus fâcheuses; l’ex- ^^7. — Gouttière de Bonnet pour fracture du col du fémur.
tension forcée, symptôme théorique également et qu il convient de ne pas chercher Quand au raccourcissement , Malgaigne conseille pour la même raison du désordre qu’il pourrait de ne point chercher à le faire disparaître lorsqu’il déterminer; enfin le tassement de la partie supé- ne dépasse pas 2 ou 3 centimètres; car on s’exporieure de la cmsse d’autant plus appréciable que serait, en exerçant des tractions sur le • membre le gonflement inflammatoire vient s’y joindre. inférieur, à désunir les fractions engrenées et à ren- On peut confondre la fracture du. col du fémur dre la consolidation de la fracture bien plus difficile, avec les différentes variétés de luxation de la han- Il conseille de se servir, pour lutter contre larotâche (V. Hanche) et avéc la contusion de la région, tion et le raccourcissement, d’un double plan in- Dans ce dernier cas, l’absence de tassement et de cliné, muni d’une semelle' solide, et de coucher le raccourcissement suffisent le plus souvent pour malade sur un lit dur et bien horizontal (avec un éclairer le diagnostic. D’ailleurs la marche rapide mince traversin sous la tête), afin que le poids du vers la guérison ne saurait longtemps laisser de tronc ne refoule pas le bassin sur la cuisse. Le doute. sommet du plan incliné est placé sous le genou, la
Les fractures, du col du fémur offrent plus de cuisse fixée sur un des plans par une cravate, la
gravité, plus de lenteur dans leur marche que jambe de même sur le second plan, et le pied soli-
toule autre fracture. .Souvent au bout de quatre à dement attaché sur la semelle, cinq mois la consolidation n’est pas encore obtenue. Vers le cinquième jour, on enlève l’appareil ; quel- Ce n’est pas tout; ordinairement au bout d’un ques jours après on fait marcher le malade avec des
certain temps, le raccourcissement est trois ou béquilles, après avoir placé autour du bassin une
quatre fois plus prononcé qu’au moment de l’acci- ceinture de cuir fortement rembourrée, et destinée
dent : la raison en est dans l’ascension lente, graduelle à prévenir l’ascension d’un grand trochanter, mais continue du fragment inférieur, ascension dé- Les chirurgiens américains recommandent, surterminée par la tonicité musculaire. tout de nos jours, l’appareil à extension continue
La congestion pulmonaire est un accident très décrit à l’article Cuisse {V. ce mot). Nous lui préféfréquent dans les fractures qui nous occupent. Le rons la gouttière de Bonnet, qui emboîte à la fois le séjour prolongé au lit, dans le décubitus dorsal, tronc et le membre abdominal, l’immobilisant aussi <Aez des personnes âgées, détermine cette conges- complètement que possible. Il permet de soulever le
Mon qui, le plus souvent, emporte les malades, malade et lui évite ainsi tout mouvement au mo-
Aussi quelques chirurgiens en sont-ils arrivés à ment de la défécation et des soins d’hygiène et -de
3i>andonner toute tentative de réduction et de con- toilette que nécessite un long séjour au lit ; enfin,
tention, et très rapidement ils font lever et asseoir il laisse au chirurgien toute facilité pour surveiller les malades. les régions sacrée et trochantérienne, trop souvent