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sées contre les affections des voies urinaires et certaines maladies de la peau (eczéma, psoriasis, etc).
FONCTION. — On désigne sous ce nom, l’ensemble des actes d’un appareil de notre organisme, actes qui sont la manifestation des prnpriét s particulières et spéciales aux ti-sus constituant les organes de cet appareil. Les physiologistes divisent les fonctions en trois grandes classes: 1° fonction de NUTRITION (digestion, circulation, resp ration, urination); — 2“ FONCTION DE RELATION {inondation, sensation, locomotion phouation) ; — 3“ fonction de REPRODUCTION {fonctions sexuelles de l’homme et de la femme). , p. L.
FONDANT. — On donne ce nom à des médicaments internes ou externes auxquels on attribue le pouvoir de résoudre les engagements et les tumeurs ganglionnaires de nature indolente, ’^armi les principaux nous citerons; l’iode, le mercure et l’arsenic à l’inlérieur, et à l’extérie ir, les pommades et emplâtres mercuriels, les badigeonnages à la teinture d’iode, etc. p. l.
FONDEMENT. — Mot employé comme synonyme à! Anus tV. ce mot). p. l.
FONDEURS EN CUIVRE. — Hygiène professionnelle. — Nous renvoyons au mot Mouleurs, tout ce qui a trait à l’hygiène des divers ouvriers (fondeurs, mouleurs, ébarbeurs), employés dans les fonderies de cuivre, p. L.
FUNFRÊDE (eaüx minérales de). — Les eaux de Fonfrède, qui émergent de la rive gauche du Lot, dans les environs de Casielmoron, petite ville du département de Lot-et-Garonne, sont bicarbonatées calciques et sulfatées calciques faibles et s’administrent surtout en boisson dans les affections des voies, urinaires et du foie. p. l.
FONGOSITÉS. — On donne ce nom, en chirurgie, à des productions charnues, molles, saignant facilement, qui se développent sous forme de végétations à la surface des plaies, des ulcères, etc., et dont on vient à bout soit en les cautérisant avec la pierre infernale, %oit en les excisant avec des ciseaux courbes ou avec le bistouri. p. L.
FONGUS. — Nom donné par les chirurgiens à diverses tumeurs dont l’aspect rappelle celui des fongosités, mais qui sont de nature différente et dont l’issue est presque toujours fatale. Elles s’observent surtout au testicule (V. ce mot).
FONTANELLE. — Nom donné par les anatomistes aux espaces membraneux et non ossifiés que présente la voûte du crâne chez le fœtus, un peu avant et au moment de la naissance {N.FcbIus).
FONTE. — Mot employé en médecine pour désigner la suppuration et la liquéfaction d’un organe,
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d’une glande ou d’un produit pathologique. Ainsi on dit fonte -purulente de l’œil, fonte tuberculeuse du testicule, etc. P. L.
FORBACH (EAUX MINÉRALES DE). — Forbach est un chef-lieu de canton de l’ancien département de la Moselle, qui possède des eaux minérales froides chlorurées sodiques fortes et sulfureuses faibles, utilisées en boisson contre le lymphatisme et la scrofule. P- L-
FORCE. — On donne ce nom en général « à toute cause d’un effet produit, qu’elle soit ou non mesurable d’après le résultat : c’est tout ce qui produit, empêche, change ou modifie le mouvement, etc. L’important, pour ne point arriver à des conclusions absurdes, est de' ne pas considérer force comme un être, comme une substance qui anime les corps et qui soit distincte d’eux : car c’est tout simplement une propriété, non plus envisagée isolément ou en elle-même, niais dans ses rapports avec les autres propriétés du même corps ou des corps d’une autre nature. Toute propriété inhérente à la matière brute ou organisée devient force dès l’instant que, envisagée dans un corps, élle modifie l’état moléculaire, l’état physique ou les propriétés d’un objet, voisin ou éloigné, selon sa nature. Par force on n’entend donc désigner autre chose qu’une manière d’examiner les propriétés inhérentes aux corps bruts ou organisés, de» les étudier dans leurs relations réciproques , telles que les êtres nous les offrent à l’état actif, au lieu de les considérer d’une manière indépendante ; indépendance qui n’existe jamais autrement que par un effort de l’abstraction. 11 y a, comme on voit, autant d’ordres de forces que de propriétés. Le mot force désignant une abstraction, une source quelconque de mouvement, ce mot et le mot de propriété ont au fond le même sens, comme cela est confirmé par la réductibilité de l’une des notions à l’autre, puisqu’une source de mouvement ne peut pas être autre chose qu’une propriété, mais force èt propriété n’ont pas le même sens pour ceux qui pensent faussement que les forces sont des êtres, des entités, les causes des propriétés. » (Littré et Robin, Bict. de médecine, 12' édit. 1866). — Nous n’ajouterons rien, à cette définition de nos illustres maîtres. p. l.
FORCEPS,. — Le forceps est un instrument très employé dans la pratique des accouchements et qui, d’une manière générale, est représenté par une pince en fer, constituée par deux branches réunies par une articulation, comme les ciseaux ordi^ naires.
Cet instrument ne s’applique que sur la tête de l’enfant.
Le forceps fut inventé il y a plus de deux cents ans par des médecins anglais, les frères Chamberlen, qui, pendant longtemps, exploitèrent cet instrument comme un secret de famille, ce qui leur valut une grosse fortune. Tombé dans le domaine public au commencement du dix-huitième siècle, l’instrument des Chamberlen subit des modifications importantes.
Sans entrer dans la description d’un instrum que la figure ci-contre [flg. 302) fera suffisammpnJ connaître, nous dirons seulement qu’unè des bra ^ ches porte un pivot, ce qui lui a valu le nom S' branche à pivot, branche mâle ou encore branch gauche, parce qu’on l’applique toujours sur i! gauche de la malade. L’autre branche porte une mortaise creusée sur le côté et fraisée.
Cette branche s’appelle branche à mortaise ou branche femelle, ou encore branche droitè. L’articulation, les branches mises en place, se fait alors par l’introduction du pivot dans la mortaise, puis on imprime au pivot un tour de vis qui le fait descendre dans la fraisure comme un simple écrou.
Chaque branche porte à l’une de ses extrémités une partie large, concave, percée d’une fenêtre que l’on appelle cuiller, et à l’autre extrémité un crochet plus ou moins recourbé qui peut, dans certains cas, faire l’office d’un crochet mousse. Quelquefois on munit ce crochet d’une armature en bois qui donne une meilleure prise a la main de l’accoucheur.
Quand on a décidé de se servir du forceps, on doit, disposer la malade sur le bord du lit, dont la partie latérale regarde une fenêtre. Les pieds.de la femme sont placés sur deux chaises et les jambes maintenues écartées par deux aides, garde-malades, femmes de chambre ou autres. Le siège est amené tout à fait au bord du lit, de manière même à lui faire faire une légère saillie dans le vide. Enfin la tête, soutenue par un ou deux oreillers répond à l’autre bord du lit, qu’on a eu soin d’isoler du mur, afin qu’on puisse circuler tout autour. Il est bon, en général, qu’une personne de la famille se tienne près de la tête de la malade, pour lui parler, lui faire prendre courage, la consoler, et surtout en passant les mains sous les aisselles pour la retenir et l’empêcher de tomber, luttant ainsi contre les efforts de tractions quelquefois très énergiques que l’accoucheur est obligé de faire pour faire descendre la tête. Il faut toujours disposer ainsi la femme -quand la tête fœtale est encore élevée. Si, au contraire, cette tête est appuVee contre la vulve, il est possible alors de laisser la femme sur son lit couchée horizontalement, en .se contentant de faire soulever le siège par un coussin un peu dur. On se sert souvent dans ce cas d’un petit forceps qu’on appelle forceps am glais {fig. 502). Mais cette concession que l’on fait a la cliente pour lui éviter un changement de position et toute la mise en œuvre des préparatifs d une opération, est assez désagréable à l’accoucheur qui est gêné pour l’introduction des branches de 1 lUS trument, pour l’exécution des divers mouvements qu’il doit faire faire au forceps, enfin pour protection qu’il doit accorder aux parties goni' taies, afin d’éviter une déchirure grave du périnee. Aussi je ne saurais trop insister sur la nécessite, dans les applications du forceps, de faire prenor
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à la femme la position classique, ne fût-ce que
dans son propre intérêt.
La malade mise en place, l’accoucheur devra examiner encore une fois avec le plus grand soin la situation et la position de la tête fœtale, et l’état de dilatation et de dilatabilité de l’orifice utérin. D’une manière absolue, si l’orifice n’est pas suffisamment dilaté ou dilatable, quelle que soit la cause qui sollicite l’application du forceps, il faut attendre, car dans ce cas, le remède serait pire que le mal. Exception est faite, bien entendu, pour certains états pathologiques, comme Vagglatinaiicm, la rigidiU, la contracfvm spasmodique du col de l’utérus. Enfin, après avoir trempé. dans l’eau tiède les cuillers du forceps pour éviter à la femme l’impression désagréable du fer froid, on en enduit la face externe d’un corps gras : huile, cérat, beurre, saindoux, et l’on se met en devoir d’introduire l’instrument. Les règles qui président à l’application du forceps qui, comme nous l’avons vu au début, ne se place que sur la tête fœtale, varient suivant la situation et la position occupée par cette tête. De là deux grandes divisions :
1» La tête fœtale est descendue dans l’excavation pelvienne ;
2° La tête fœtale est engagée dans le détroit supérieur ou retenue au-dessus de ce détroit.
Dans le premier cas, l’application est beaucoup plus facile, et l’on peut obéir à certaines règles particulières qu’on HSt forcément obligé de laisser de côté quand la tête est très élevée.
La première règle à suivre dans l’application de l’instrument est absolue, et peut se formuler ainsi ; la branche gauche, branche mâle ou encore branche à pivot, se place à gauche, et la branche droite, branche femelle ou branche à mortaise, s'introduit adroite du bassin. La courbure concave sur les bords du forceps doit regarder en avant, plus ou moins obliquement peut-être, mais toujours en avant. Si à cette règle absolue on ajoute que l’on devra, autant que possible, saisir la tête par son plus petit diamètre transversal, c’est-à-dire le bi-pariétaldans les présentations du sommet, le bi -temporal et le bi-pariétal dans les présentations de la face, il ne nous restera plus qu’à examiner par quels procédés l’accoucheur arrivera à satisfaire ces conditions.
La malade ayant été placée comme nous l’avons dit plus haut, l accoucheur, après avoir préalablenaent graissé deux ou trois doigts de la main droite, le médius, l’index et l’annulaire, les introduit dans les parties génitaleset les glisse sur la tété fœtale èn nyant bien soin d isoler cette partie des bords de lorifice qui reposeront, au contraire, sur la face externe d<î ces doigts. Prenant ensuite avec la main gauche la branche du forceps ou branche à pivot, il la
tient comme une plume à écrire, et faisant glisser l’extrémité de la cuiller sur la paume de la main droite, ne tardera pas à rencontrer la tête fœtale et s’insinuera entre celte tête et les doigts de l’accoucheur qui écartent l’orifice utérin. En même temps fine la cuiher du forceps vient se mettre en rapport avec la tète fœtale, l’accoucheur abaisse peu à peu le manclie de celte branche en la faisant passer devant la cuisse droite de la malade et parallèlement a ceUe cuisse. Une ftiis mise en place, la branche gauche Dictionnaire popüuire de Médecine osuelle.
est abandonnée à un aide qui doit maintenir cette partie de l’instrument exactement dans la situation q U elle occupe au moment où vous la lui confiez. Puis on introduit la branche droite de la même manière en ayant soin au préalable d’introduire deux ou trois doigts de la main gauche pour servir de guide et écarter le col utérin.
Les deux branches étant ainsi placées, on rap-
Fig. 503.
Forceps articulé, la tête fœtale saisie par les cuillers.
proche les manches pour que le pivot réponde à la mortaise, .puis on articule l’instrument (^^r. 503).
11 peut arriver, quoique bien rarement, qu’après l’introduction de la branche gauche on éprouve„de
Fig. 501.
Mise en place de la branche droite, la première.
grandes difficultés pour placer la branche droite. Il sera préférable, dans ce cas, de retirer la branche introduite en lui faisant exécuter les mêmes mouvements que pour sa mise en place, bien qu’en sens inverse, et de commencer alors par la branche droite [^g- 504J. Mais une fois la branche gauche
introduite, le pivot sera placé au-dessus de la mor-^ taise (/îff. 505 , et pour articuler on devra décroiser les deux branches en les écartant légèrement pour faire passer le pivot en dessous.
Je ne veux pas insister davantage sur la partie
mécanique de cette opération qui se fait si facilement par des mains exercées, mais je dois cependant énumérer quelques précautions qu’il est indispensable de prendre. Ainsi, j’ai remarqué que le forceps s’introduit beaucoup plus facilement si les doigts qui le guident sont placés latéralement et un peu en bas, en un point qui répondrait au grand ligament sacro;Sciatique. Il faut alors imprimer à la branche qui vient en avant un léger tour de spire qu’elle décrit en glissant sur la tête fœtale. Il est rare même dans les positions les plus simples, comme les occipito-iliaques atitérieui-es gauche ou droite, que les cuillers répondent exactement aux pariétaux. Le forceps est presque toujours oblique. Il n’y a pas lieu de s’en préoccuper. Enfin, comme les positions transversales de la tète sont extrêmement rares, on est peu exposé à saisir la tête par le front et l’occiput, mais si ceci arrivait on en serait prévenu par le grand écartement des manches de l’instrument, écartement répondant à l’espace compris entre les cuillers. Ce serait pour l’accoucheur un avertissement de ne pas serrer les manches afin de ne pas déterminer de lésions sur la figure de l’enfant avec la cuiller de l’instrument qui s’appuie sur cette partie. Quand on éprouve quelques difficultés pour articuler les deux branches, soit parce que l’urie est plus enfoncée que l’autre, soit parce que les deux branches sont renversées sur leur bord externe, on tâchera, par des mouvements doucement répétés, de remédier à ces inconvénients, mais si l’on sent que pour y parvenir il est néces¬
saire d’employer la force, mieux vaut alors retî l’instrument pour le replacer de nouveau.
La tête étant bien prise, ce dont on s’assurera p faisant quelques légères tractions sur le forceps S s’agit de l’amener à l’extérieur. Or quelle que-soit la position occupée dans le bassin parla tête fœtal il faut d’abord faire descendre cette tête jusque sür le plancher du bassin. Pour cela, il faudra tirer sur le forceps suivant l’axe de l’excavation. Quand la tête sera descendue assez bas, il faudra ramener sous la symphyse pubienne la partie de cette tête qui viendrait s’y présenter si l’accouchement se faisait naturellement, c’est-à-dire l’occiput dans les présentations du sommet (Ay. 507), le menton dans céUes de la face. Je sais bien que cette manière de voir est combattue par quelques accoucheurs qui veulent dans les positions postérieures du sommet, par exemple, que l’on ramène l’occiput à la commissure antérieure du périnée. Mais je dois dire que dans tous les cas que j’ai rencontrés, il m’a toujours été beaucoup plus facile de faire exécuter à la tête le premier mouvement de rotation que le second, bien que l’occiput eut alors une distance beaucoup plus longue à parcourir. Et je suis convaincu que, sauf des exceptions très rares, quand on éprouve des difficultés à opérer ce mouvement de rotation, c’est qu’on veut l’exéculer trop tôt, alors la tête n’est pas assez descendue. J’ajoute que bien souvent il m’est aiTivé de voir cette rotation naturelle se prb-
Fig, 606.
Dégagement de la tête avec le forceps anglais, correspondant au quatrième temps de l’accouchement naturel.
duire dès l’introduction de la première branche^ Enfin quand l’occiput est ramené sous la symphyse pubienne, les autres temps de i’accoüCheraent doivent être absolument imités de la nature, tels que nous les avons décrits à l’article Accouchement [fig. 506). Je ne veux pas entrer ici dans les détails se rapportant à l’application du forceps dans chaque
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nosition de la tête fœtale. On trouvera des renseiffoeoients complets à cet égard dans les livres spéciaux. Ju dirai seulement que dans les positions occipito-postérieures, quand an a ramené l’occiput
cette seconde manœmTe. Du reste, ce sera à Fàccoucheur à juger, en pareil cas, s’il lui est impossible de terminer l’accouchement sans employer cette modification.
Fig. 507. — Forceps dans la position oceipito-iliaque gauche. — On ramène l’occiput derrière le pubis
SOUS la symphyse pubienne, le forceps se trouve alors appliqué en sens inverse, c’est-à-dire que la courbure sur les bords répond au périnée. Quelques auteurs conseillent de retirer l’instrument pour le
Dans les présentations de la face, le forceps s applique exactement comme nous l’avons dit plus haut, mais là plus que jamais, si le menton est en arrière il faut le . ramener sous la symphyse pubienne, ou tout au moins le dégager le long de la branche montante du pubis, caria longueur du cou ne permettrait pas de faire le dégagement à la commissure antérieure du périnée.
Quand la tête de l’enfant, se présentant par le sommet, est encore au détroit supérieur ou au-dessus, on place les branches du forceps de chaque côté du bassin, sans trop se préoccuper de la position de la tête (Av- 308). On cherche ayant tout à saisir cette partie et à l’entraîner dans l’excavation, se réservant après de modifier la situation des branches de l’instrument, si cela est indispensable pour la bonne terminaison de l’accouchement. Dans les présentations du siège, le tronc étant sorti, on est
Fig 508. — Forceps au détroit supérieur.
ir de nouveau. Ceci n’est pas toujours ‘“-«spensable, et lorsque la tête a été saisie oblique- ®®ût, ce qui se présente le plus souvent [/ig^ 507), peut très bien dégager la tête sans recourir a
— La tête est toujours saisie obUquement.
quelquefois obligé d’appliquer le forceps sur la tête retenue au détroit supérieur. On agira dans ce cas comme nous venons de Findiquer {fig. m).
Ouand la tête est restée seule dans 1 utérus, a la
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suite de l’embryotomie par exemple, il faut avoir soin de bien faire fixer cette tête par un aide audessus du détroit supérieur, sans quoi il est très difficile de la saisir avec le forceps. Elle s’échappe constamment ou glisse entre les cuillers, comme le fait un noyau de cerise placé entre le pouce et l’index. On est même quelquefois obligé de placer un crochet aigu dans la bouche afin de bien appliquer cette tête sur le détroit et, dans ce cas, il est
, • .Fig-o09. ;
Forceps appliqué le tronc étant sorti, la tête retenue au détroit supérteur.
préférable de la saisir avec lé céphalotribe de Tarnier ou celui de Bailly, qui lient à la fois du forceps et du céphalotribe.
Quand l’enfant se présente par la face et que des raisons engagent à terminer l’accouchement au plus tôt, alors que la face -n’est que peu engagée dans le détroit supérieur. Je suis d’avis qu’il est préférable d’avoir recours à la version qu’au forceps qui, d’une maniéré générale, donne d’assez mauvais résultats dans les présentations de la face.
Le forceps est un instrument d’une utilité incontestable, et l’on a pu, grâce à lui, sauver un nombre considérable d’enfants, et éviter bien des métrites aux femmes en couches. C’est surtout dans les cas d’inertie utérine, d’insuffisance des contractions utérines, de résistance des parties molles qu’on est appelé à appliquer le forceps. Quand l’enfant, pour une causé ou une autre, souffre dans le sein maternel, ce dont on est averti par des irrégularités dans le battement du cœur fœtal ou par l’écoulement du méconium, souvent par les deux phénomènes à la fois, c’est par une application du forceps qu’on termine l'accouchement sitôt que la dilatation de l’orifice utérin le permet.
Dans les rétrécissements légers du bassin on a pu, avec le forceps, faire passer des têtes d’enfant qui n’auraient jamais pu franchir ce rétrécissement sans cet instrument.
Enfin, pour terminer ce que nous avons à dire du forceps, je rappeUerai que les deux manches se ter¬
minant par des crochets, l’un mousse, l’autre' celui-ci masqué par une olive, trouvent quelL^'P’ leur emploi dans l’extraction de l’enfant 5/ ■ sentant par le siège, et dans certains cas de T-' sentalion de l’épaule où le crochet placé sur de l’enfant permet d’abaisser cette partie qui être alors sectionnée plus facilement par rembrvo- D" Ant. de Soyre.
FORCIPRESSURE. — Nom donné par les chirurgiens à une méthode hémostatique (V. ce mot) qui consiste à appliquer pendant un temps plus qvl moins prolongé une pince sur une artère divisée ou non, pour arrêter le sang pendant les opérations et empêcher les hémorrhagies. p l
FORGES-LES-EAUX (eaux minérales de).
Forges-les-Eaux est un bourg du département de la Seine-Inférieure, situé à 4 lieues de Gournay, dans l’arrondissement de Neufchâtel, qui possède des eaux ferrugineuses froides qu’on peut utiliser dans les affections où le fer est indiqué. p. l.
FORMICATION. — (V. Fourmillement).
FORMULAIRE. — Nom donné aux ouvrages qui contiennent un recueil de formules usitées en médecine. p. l.
FORMULE. — On appelle ainsi l’indication écrite par les médecins des noms des substances qui peuvent entrer dans la composition d’une préparation médicamenteuse, suivie de la dose de chacune d’ellés, de la forme pharmaceutique (potion, pilule, etc ), que le pharmacien doit donner au médicament, et de la manière dont celui-ci doit être pris par le malade. p. L.
FORTIFIANT. — Nom donné aux substances médicamenteuses ou simplement alimentaires qui ont la propriété d’augmenter les forces d'un individu. Les analeptiques et les toniquis sont les principaux fortifiants. p. L.
FOSSES D’AISANCE. — (V. Latrines).
FOSSES NASALES. — Anatomie. — Les fosses nasales sont le siège de l’olfaction. Elles représentent aussi la partie supérieure des voies respiratoires.
Creusées dans la face, elles sont séparées l’une de l’autre par une cloison médiane et verticale dont la lame perpendiculaire de Vethmoïile et le vomer forment la partie osseuse que complète en avant le cartilage nasal. Elles s’ouvrent au dehors par les narines et communiquent en arrière par le pharynx, dont la partie supérieure appelée pharynx nasal ou arrière-cavité des fosses nasales est consi' .derée comme faisant partie de celle-ci.
La paroi inférieure ou plancher des fosses wusales n’est autre que la face supérieure de la voût® palatine ; la paroi supérieure ou v ûle est constituée par le .sphénoïde, la lame criblée de Vethmdiàe et les os propres du nez.
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<}’est sur la paroi externe que se trouvent les cornets au nombre de trois, ils se dirigent vers la cloison formant la paroi interne. Au-dessous de chaque cornet se trouvent les méats. Les cornets supérieur et moyen sont une dépendance de l’ethmoïde, tandis que le cornet inférieur est formé par un os propre.
Les animaux, tels que le chien et le lapin , dont l’odorat est très développé, ont les cornets dune dimension plus considérable que ceux de l’homme.
Les fosses nasales communiquent avec des cavités que l’on appelle &inus. Les cellules ethmoïdales s’ouvrent dans le jnéat supérieur, et les sinus frontaux et maxillaires dans le méat moyen ; le méat inférieur reçoit l’ouverture du canal nasal qui communique avec l’appareil lacrymal par son autre extrémité.
Les fosses nasales sont tapissées par la muqueuse pituitaire ou de Schneider du nom de l’auteur qui l’avait décrite au XVll' siècle. Cette muqueuse reçoit les terminaisons du nerf olfactif .
Dans la région inférieure ou respiratoire, l’épithélium est cylindrique à cils vibratils, tandis que dans la région supérieure ou oltactive, l’épithélium est formé de cellules spéciales, sortes de bâtonnets garnis de cils destinés à percevoir les odeurs.
La muqueuse est lubréfiée par le mucus nasal, auquel s’adjoint la sécrétion lacrymale qui quelquefois, sous linduence de certaines émotions s’écoule en assez grande abondance par le canal nasal qu’elle oblige à se moucher fréquemment.
Arrière cavité des fosses nasales. —
Les fosses nasales s’ouvrent par leur partie postérieure dans une cavité unique qui n’est .autre que la région supérieure du pharynx. La limite inférieure du pharynx nasal n’est autre que l’ouverture qui fait communiquer les cavités nasale, buccale et pharyngienne.
Au moment de la déglutition cet orifice est fermé par le voile du palais.
Sur les parois latérales de l’arrière cavité des fosses nasales, on remarque le pavillon de la trompe d’Eustache qui met en communication le pharynx et l’oreille moyenne.
' La muqueuse renferme un grand nombre de follicules clos qui forment par leur agglomération sur la paroi postérieure une masse api)elée amygdale pharyngienne ou troisième amygdale. En s’hypertrophiant elle donne naissance aux tumeurs glandulaires.
Déviation de la cloison des fosses nasales. — Ce ■'^ce de conformation n’est pas rare; il est dû à ^ne disposition anormale de la voûte palatine qui détermine une diminution du diamètre vertical des lusses nasales.
On voit alors une saillie qui occupe le côté gau¬
che qu’elle obstrue en partie ou en totalité, tandis que de l’autre côté il existe une dépression correspondante. Les chirurgiens ont souvent confondu cette saillie avec une tumeur.
Il est généralement inutile de remédier à cette déformation ; mais, lorsque la respiration est impossible, on a dû déterminer une fracture de la cloison et même réséquer une partie de son cartilage.
Ecchymoses et bosses sanguines de la cloison des fosses nasales. — Suivant que les violences extérieures agissant sur le nez sont légères ou fortes, on voit survenir une ecchymose ou une bosse sanguine que l’on appelle aussi hématome.
L’ecchymose dont les caractères ont été donnés précédemment, passe généralement inaperçue et guérit en quelques jours.
La bosse sanguine est due à un décollement de
Fig. 510.
Coupe antéro-postérieure de la face et du cou. — Région de l’isthme du gosier. — A. Cloison des fosses nasales. — B. Coupe de l’os maxillaire . supérieur. — C Canal palatin infi^rieur. — D. Coupe du voile du palais.
— E Glande de nuck. — F. Amygdale. — G. Coupe du muscle géniogloss.e. — H. Luette. — I. Tissu graisseux situé entre les deux muscles génio-glosses. J. Tendon d’insertion du muscle génio-glosse. — K. Os maxillaire inférieur. — L. Muscle génio-hyoïdien. — M. Coupe de l’épiglotte. — N. Coupe du muscle mylo-hyoîdien. — 0. Coupe de l’os hyoïde.
— P. Bourse séreuse rétro-hyoïdienne. — Q. Membrane thyro-hyoïdienne.
— R. Coupe du muscle aryténoïdien. — S. Corde vocale supérieure. — T. Ventricule du larynx. — ü,V. Coupe de l’os erhoïde à la partie supérieure. — X. Coupe de la partie antérieure de l’os cricoïde. — a. Arc antérieur de la vertèbre atlas. — e. Pavillon de la trompe d’Eustache. — f. Ouverture du sinus sphénoïdal.
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la muqueuse. Eu soulevant le lobule du nez ou en faisant usage du spéculum nasal, on aperçoit d^un côté ou même des deux côtés de la cloison, une sai lie d’un rouge fincé qui vient môme quelque-* fois jusqu’à l’orifice des narines. La muqueuse est boursoufflée et le nez gonflé. La bosse sanguine s’accompagne de douleur et de gêne de la respiration.
Le traitement consiste en application de compresses résolutives sur le nez ; si la tumeur ne disparaît pas, il faut la vider au moyen d’un bistouri étroit ou d’un gàlvanocautère en pointe.
Fractures de la cloison des fosses nasales.. — Elles sont dues à une violente contusion et s’accusent par les symptômes suivant: épistaxis, douleur, tuméfaction et rougeur de la peau du nez et mobilité anormale de la cloison. Le nez s’aplatit, d’ojù difficulté de la respiration et voix nasonnée.
La fracture peut se compliquer de plaie externe ou d’épancliement sanguin ou encore d’abces de la cloison. Elle, peut laisser après elle une dilfurmité du nez due à l’aplatissement où a une inclinaison latérale de la cloison.
Si la fracture est simple, elle ne réclame aucun autre traitement que celui de la contusion S’il y a déplacement des fragments , on doit réduire la fracture, si c’est possible, et appliquer un tube en caoutchouc dans chaque narine et une gouttière en gutta-percha sur le nez.
Lorsqu’il y a un épanchement liquide, on le vide d’après les procédés ordinaires.
Abcès des fosses nasales. — Ils surviennent à la suite d'un traninat.sme ou d’un épanchement sanguin ; on ies voit apparaître dans le cours d’une fièvre éruptive (rougeole, variole, etc.}; la présence des corps étrangers favorise encore leur développement.
Ils s'accusent par une sensation de chaleur dans les fosses nasales, par de la douleur, de la fièvre et de la céphalalgie.
De chaque, côté de la cloison, on aperçoit une . saillie rouge, fluctuante que l’on ne confondra pas avec la bosse sanguine lorsqu’on aura soin de tenir compte de rétiolngiè et les phénomènes généraux.
. Les abcès peuvent amener une carie ou une névrose de la cloison.
La guérison est rapide lorsque l’on donne issue au pus.
Épistaxis. — (V. ce mot.)
Coryza. — (V. ce mot.)
Épaississement de la muqueuse des fosses nasales. - L’hypertrophie de cette muqueuse s’observe assez souvent à la suite d’un coryza chronique, principalement chez les enfants lymphatiques. Cet épaississement est général ou partiel ; dans ce dernier cas, il occupe principalement les extrémités du cornet inférieur ou la partie postérieure du cornet moyen. La muqueuse est rouge, épaissie, to menteuse comme on peut le constater par la rhinoscopie antérieure et la rhinoscopie postérieure.
Outre les symptômes habituels du corjza avec enchifrènement et obtusion de l’odorat, l’hypertrophie de la muqueuse s’accompagne de nasonnement et de gêne de la respiration surtout lorsque l’affection est bilatérale.
L examen des fosses nasales fera distinaup , paississement de la muqueuse d’un polvoe toute autre tumeur. " de
Le traitement consiste en badigeonnage d muqueuse au moyen d’un pinceau tremné d ^ une solution de nitrate d’argent (i granim a nitrate pour 50, 30 et même 15 grammes d’eau'^d’ tillée) ou encore en cautérisations avec quelaiiT cristaux d’acide chronique fondus sur une VJ® métallique ou même avec le galvanocautère.
Ulcérations des fosses nasales. — Les ulcération peuvent être simples ou symptomatiques d’un état général, tel que fièvres éruptives ou diathèses. Elles peuvent encore être occasionnées par l’irritation que déterminent les polypes et les corps étrangers.
On les rencontre encore fréquemment chez; les ouvriers chromateurs, chez les chaufourniers exposés. à l’action de la chaux, chez les découpeurs de zinc, enfin chez les femmes qui respirent, des vapeurs arsénicales. Les scrofuleux, les phthisiques et les diabétiques y sont prédisposés. On observe aussi quelquefois les chancres de ces parties, à la suite de l'introduction d’une sonde contaminée par le virus sy(ihilitique lorsqu’on pratique le cathétérisme de la trompe d’Eustache. Les plaques muqueuses et les ulcérations syphilitiques tértiaires ne sont pas rares dans ces régions.
Corps étrangers des fosses nasales. — Les corps étrangei s que l’on peut rencontrer dans les fosses nasales sont de nature très diverse : pier es, boutons, perles, projectiles de guerre, fragments de bois, bouts. de crayon, noyaux de fruits, haricots, 'parcelles alimentaires, etc.
Ils sont généralement introduits par les narines comme on a assez souvent l’occasion de le constater chez les enfants, ou ils pénètrent d’arrière en avant pendant un effort de toux ou de vomissement.
Ils peuvent occuper toutes les parties des fosses nasales, mais c’est sur le plancher ou dans le méat inférieur qu’on les rencontre le plus habituelrlem.ent.
Ils déterminent une sensation de pesanteur, de plénitude et de chatouillement qui amène les ma- • lades à éternuer ou à se moucher fortement, ce qui a souvent pour eff’et d'expulser le corps étranger.
Une injection d’eau tiède faite par la narine avec un iirigateur ou autre appareil tel que le siphoïi nasal ou la seringue a bout plivaire, peut produire le même résultat.
Mais si le corps étranger vient se loger dans une anfractuosité, il y séjourne et déterminé lés phénomènes variables avec la nature même de la substance de ce corps. Ainsi une graine se ramollit, se gonfle et germe même. Ainsi Renard croyant extraire un polype du nez chez un enfant de trois ans, ne retira qu’un pois qui avait poussé des racines au nombre de dix à douze.
Lorsque le corps est rugueux, il blesse la muqueuse et produit des épistaxis.
Le séjour prolongé dans les fosses nasales, de cette substance lorsqu’elle est inaltérable, déterminé de 1 euchitrèuement et du corvza chronique. De malade mouche des mucosités fétides parfois sanguinolentes, et l’odorat diminue. 11 n’est pas rare de voir survenir une douleur sourde et même une
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jjévTHlffj® du nez et du front accompagnée de vomis-
seflients.
A l’examen rhinoscopique, on constate de la routeur et de la tuméfaction de la muqueuse , avec obstruction plus ou moins complète des fosses nasales par le corps étranger qui se présente sous un aspect noirâtre; il est parfois enchatonné dans la muqueuse qu il a ulcérée. Dans quelques cas même cette lésion de la pituitaire s’est étendue jusqu’aux os qui, mis à nu, se sont nécrosés.
Lorsque le corps étranger est resté logé dans les fosses nasales pendant un temps plus ou moins long (de quelques mois jusqu’à dix et même vingt et vingt-cinq ans), il s’est recouvert de concrétions salines qui l’ont rendu méconnaissable. On lui donne alors le nom de rhinolithe. Au centre de ces rhinolithes formés de plusieurs couches de sels de chaux, on trouve toujours le corps étranger qui a déterminé tous ces accidents.
Si, dans quelques cas, il est facile de diagnostiquer la présence du corps étranger, en se basant sur les commémoratits, il n’est pas toujours possible d’assurer son existence ; on a vu les chirurgiens le confondre avec des tumeurs malignes, avec des polypes, des nécroses.
Pour leur extraction, nous conseillons de faire usage d’un stylet à pointe recourbée, ou encore d’une pince ou serre-nœud. Dans de rares cas, il faudra recourir au broiement de la tumeur ou à ■ l’incision des narines, de manière à rendre l’extraction possible.
Parasites des fosses nasales. — On peut aussi rencontrer des insectes dans les fosses nasales, où ils sont à l’état de larves. La mouche bleue de viande, dans nos pays, et la lucilia honinicorax, aux Indes, à Cayenne et au Pérou, déposent leurs œufs à l’entrée des narines où ils peuvent éclore, et alors les larves pénètrent plus profondément dans les fosses nasales.
C est dans les mois les plus chauds que l’on constate les accidents occasion nés. par ces insectes. La malpropreté et l’existence d’un écoulement purulent et fétide y prédisposent.
La présence de ces larves s’accuse par une sensation de chatouillement et de pesanteur frontale, par la céphalalgie et les épistaxis. Si ces animaux ne sont pas expulsés, ils déterminent des phénomènes ! qui souvent sont mortels. La fièvre survient, la face s’œdématie, les ulcérations se produisent sur la muqueuse qui se détruit, ainsi que les tissus et les ossous-jacents : on a même vu le nez et les yeux complètement envahis par ces ulcérés qui s’accompagnent de douleurs atroces et se terminent par une méningite au bout de huit à quinze jours, j Pour se débarrasser de ces larves , il faut faire usage d’injections avec une infusion de tabac ouuvec une solution de térébenthine, ou mieux de I sublimé corrosif. On emploiera la formule suivante, dont on mettra une cuillerée à bouche dans un demi-litre d’eau tiede qu’on fera passer dans les fosses nasales avec un irrigateur ou une seringue ^ injection :
Sublimé corrosif. . 8 grammes.
Alcool . .oû —
Eau distillée. .' . l.”>0
Les inhalations de chloroformé et d’éther serouj. encore utilisées avec succès.
Catarrhe naso-pharyngien. — C’est une affection chronique qui occupe le pharynx nasal Elle nous a toujours paru être déterminée par le coryza chronique; et elle-même peut prodüire consécutivement une laryngite tenace, quime se termine que par la guérison de la cause qui l’a engendrée.
Les malades accusent de la sécheresse de la gorge et du chatouillement de la partie supérieure du voUe du palais.
La respiration nasale étant difficile, ils dorment la bouche ouverte; leur haleine a une odeur désagréable; à leur réveil, ils ont de fréquentes nausées. Tous ces phénomènes sont dus à des mucosités dures, épaisses et adhérentes à la paroi postérieure du pharynx.
La rhinoscnpie postérieure permet de constater la rougeur, l’hypertrophie de la muqueuse.
Le traitement doit être avant tout local. Pour débarrasser le pharynx des mucosités, nous employons les bains de gorge ainsi composés : -
Borate de soude. . . . 10 grammes*
Eau distillée.. ............ 170 —
Glycérine . 30 —
Nous conseillons aussi les injections nasales avec les solutions salines destinées à balayer les mucosités. Le sulfate, le bicarbonate et le borate de soude sont utilisés avantageusement, à la dose de 10 grammes pour un litre d’eau tiède.
A ces moyens, nous joignons les badigeonnages à l’iode, au chlorure de zinc, au nitrate d’argent, au ratanhia, etc.
A l’intérieur nous recommandons l’usage des eaux ou des poudres sulfureuses.
Contre les diathèses, nous prescrivons le traitement antilymphatique, antirhumatismal, etc., etc.
Tumeurs des fosses nasales. — Ces tumeurs sont de diverse nature, mais celles que l’on rencontre le plus habituellement sont les polypes muqueux et les polypes fibreux.
Polypes muqueux des fosses nasales. — L’étiologie des polypes muqueux n’est pas bien connue. On croit que le coryza chronique, le froid humide et les traumatismes en sont les causes Tes plus fréquentes. Ils occupent ordinairement une seule fosse nasale, mais il n’est pas rare toutefois de les voir se développer des deux côtés de la cavité nasale. :
Lorsq .’il n’existe qu’un seul polype, il présente des dimensions assez considérables : il occupe presque toute la fosse et peut alors faire saillie à l’entrée des narines ou dans la cavité pharyngienne. Mais si les polypes sont nombreux, ils sont petits, un seul étant plus développé que les autres. Dans le dernier cas, leur insertion se fait à la partie supérieure de la cavité, vers le cornet supérieui , tandis que dans le premier cas, c’est sur le cornet inférieur ou dans le méat inférieur qu’ils prennent leur point d’attache, comme nous l’avons remarqué maintes fois.
Lorsqu'ils sont petits, ils passent souvent inaperçus. Ainsi, récemment, nous avons vu accidentellement trois petits polypes du méat supérieur sur une jeune fiile qui nous consultait pour une amyg-
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dalite chronique ! Les malades éprouvent tout d’abord un sentiment de plénitude, un enchifrènement, de fréquents besoins de se moucher et des éternuements répétés. Plus tard, la voix devient nason née, la respiration est difficile; ils se plaignent d’un coryza chronique; ils dorment la bou- .che ouverte ; aussi sont-ils sujets aux maux de gorge. L’odorat diminue, et, dans quelques cas, l’ouïe s’alfaiblit par suite d’irritation ou de compression de la trompe d’Eustache.
A l’examen rhinoscopique, on constate une ou plusieurs fumeurs pédicülées, arrondies, d’un gris usé, de consistance gélatiniforme.
Ces polypes récidivent fréqüemment, au dire des auteurs. Nous ne partageons pas leur avis, car fréquemment les polypes ne sont. pas extirpés complètement et, dans les autres cas, on a cru qu’il n’existait qu’une seule tumeur, tandis qu’au contraire elles étaient en grand nombre.: Nous en avons vu jusqu’à cent vingt chez un malade.
Quel doit être le traitement des polypes des fosses nasales ? Nous: ne nous arrêterons pas à l’exsiccation des polype à l’aide des poudres astringentes, à leur compression,' à leur ligature ou à
Arrachement des polypes des fosses nasales.
A. Polype. — B., 11310 droite du chirursien. - C. Chefs de la ligature. — D. Fil destiné à retirer le bout de la sonde, lorsque le polype est engagé dans l’anse de la ligature.
leur cautérisation. Ces moyens sont longs, douloureux et insuffisants.
Nous ne conseillerons pas non plus l’arrachement avec les pinces à pansement ou le mors, car l’on peut déterminer de graves hémorrhagies ou des fractions de cornets ou de l’ethmoïde.
Il est préférable de s’éclairer au moyen du spéculum du nez, de badigeonner le polype avec une solution de cocaïne au t/20 pour l’anesthésier, puis l’on passe autour du polype l’anse de fil de fer du polypotome. Nous avons fait construire à celte intention un instrument à deux branches qui fonctionne comme une paire de ciseaux; il suffit de tirer à soi un anneau auquel sont attachées les ex¬
trémités du fil pour sectionner le polype il encore mieux faire usage de l’anse galvanian ne diffère de l’instrument précédent qu’en ce a fil est chauffé au rouge blanc par une pile eaW caustique. °
Après l’extraction du polype, il suffira de cauf riser le pédicule avec du chlorure de zinc ou l’acide chromiqne pour éviter toute récidive.
Polypes fibreux ou naso-pharyngiens. - On les observe guère que chez les jeunes gens Le^ malades n’accusent au début que les symptôme* du coryza ou ’ encéphalalgie opiniâtre ; bientôt apparaît un écoulement muco-purulént, puis surviennent les troubles de la déglutition.
On constate alors dans les fosses nasales une ' tumeur dure et saignante ; elle occupe ces parties et le pharynx supérieur ; elle peut même pénétrer dans le sinus maxillaire et refouler le plancher orbitaire. Elle envahit les parties environnantes qu’elle détruit et laisse à leur place une plaie hideuse qui occupe, quelquefois une grande partie de la face et des cavités buccale et pharyngienne.
La mort est alors produite par asphyxie, hémorrhagie ou accidents nerveux.
Outre les moyens de traitement déjà signalés pour les polypes muqueux, moyens généralement inefficaces, on a recours à diverses opérations qui ont pour but de mettre la tumeur à nu jusqu’à son point d’origine. Pour cela on incise le voile du palais et on enlève une partie de la voûte palatine; dans d’autres cas, on résèque le maxillaire supérieur pour arriver à la tumeur que l’on enlève ou que l’on détruit au moyens des caustiques ou mieux avec le thermocautèrè ou le galvanocautère.
Tamponnement des fosses nasales. — C’est une opération qui consiste à obstruer les ouvertures des fosses nasales pour empêcher le sang de couler en dehors.
On se sert généralement de la sonde de .Bellocq que l’on introduit fermée dans la cavité nasale. Lorsqu’elle est arrivée au pharynx on pousse le ressort de montre qu’elle contient de manière que son extrémité passe par la bouche. On y fixe alors un tampon de charpie auquel sont attachés deux fils dont l’un, simple, est destiné à retirer plus tard le bouchon par la bouche et dont l’autre formé de deux clefs doit être ramené d’arrière en avant dans les fosses, nasales avec la sonde. La charpie s’applique sur l’orifice postérieur de le cavité. On l’y: maintient par une traclion forte exercée sur le fil dont on écarte les deux clefs pour bourrer les narines d’autres bourdonoets sur lesquels on. noue les deux bouts de ce fil.
L’hémorrhagie, s’arrête par suite de la coagulation du sang.. .
• Pour cesser le tamponnement on coupe la ligature, et on retire le bourdon net postérieur en tirant sur le fil place dans la bouche.
On peut encore employer une pelote à ta.©' ponnement dans laquelle on insuffle de Pam lorsqu eUe est arrivée au fond du pharynx. Le b^'
Ion se gonfle et se couche sur les parois. H de tourner le robinet pour empêcher la sortie de l’air. - . ,
Nous préférons faire usage d’une sonde en