‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 191 sur 206 · FOU · texte numérisé non relu

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temps qu’elles les préservent 'des affections vermineuses.

- Ses racines à l’état frais constituent un médicament assez efficace pour tuer le tænia inerme; mais elles échouent contre le tænia armé (so-

Fig. 013. — Fougère mâle.

lium), alors que l’écorce de grenadier et surtout le kousso réussissent bien. On emploie les racines en poudre et en extrait éthéré ou huile éthérée de fougère.

La poudre est la préparation la plus simple, la plus économique, et qui se trouve partout. On la prend à la dose de 10 à 12 grammes et, plus à jeun.

Fig. oU. — Rhizome de fougère mâle.

dans 200 grammes d’eau. On purge deux heures après avec le calomel, la scammonée, le jalap, le sulfate de magnésie ou l’huile de ricin. L’extrait éthéré de fougère mâle obtenu avec les rhizomes frais et verts, associé au calomel, sous forme capsules de tænituges de Limousin, est de beaucoup préférable, car outre que ces capsules sont exactement dosées, elles sont aussi beaucoup plus faciles à avaler que la poudre. On les prend à la dose de 14 à 16, le matin à jeun, une toutes les cinq minutes, avec un peu d’eau, et l’expulsion du tænia avec la tête a ordinairement lieu 2 heures après l’ingestion de la dernière capsule, d' Marc. Camboulives.

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foulure. (V. Entorse.)

FOURCHETTE. — On donne ce nom en anatomie : fo à l’échancrure médiane, concave transversalement, située à l’extrémité supérieure du sternum (V. ce mot) ; 2“ à la commissure postérieure des grandes lèvres de la vulve (V. ce mot). , p. L.

FOURMILLEMENT. — On donne le nom de fourmillement ou de formication à une sensation tout à fait analogue à celle que détermineraient des fourmis s’agiiant sur une partie du corps. Le fourmillement est un des symptômes de l’engourdissement. 11 s’observe dans un certain nombre de maladies de peau et de la moelle épinière.^ p. l.

FOURREAU. — Nom donné par les anatomistes à la peau de la verge ou ■pénis (V. ces mots), p. L.

FOWLER (LiauEüE de). — On donne ce nom à une préparation arsenicale dont voici la formule :

Acide arsénieux . 5 grammes

Carbonate de potasse . 5 —

Eau distillée . oOO —

Alcoolat de mélisse composé .... 13 —

que l’on administre à la dose de 5 à 10 ou 15 gouttes par jour dans un ‘verre d’eau sucrée , dans les cas où la médication arsenicale est indiquée (V. Arsenic). p. L.

FOYER, — Mot employé : 1“ en médecine pour désigner le siège d’une lésion ; foyer d'une fracture, fo-yer puruUvt , foyer hémorrhagique, etc.; 2“ en physique, pour désigner le point précis où se réunissent les rayons lumineux réfléchis par un miroir courbe ou réfractés par une lentille, p. l.

FRACTURES EN CÉNÉRAL. — On appelle fracture toute solution de continuité brusque et violente d’un OS; Le lieu de la fracture s’appelle foyer.

On connaît un nombre considérable de variétés de fractures. C’est pourquoi, on a établi les divisions suivantes :

1“ Selon le degré de la fracture : fracture complète, fracture incomplète. La première est celle dans laquelle l’os est complètement divisé en deux fragments indépendants Dans la fracture incomplète, la fracture n’existe que d’un côté de l’os.

On considère comme fracture incomplète-: les fissures ou fentes qu’on observe quelquefois sur les os; les esquilles détachées par une violence extérieure; enfin, les perforations des os, produites par la même cause.

2“ Selon l’état des parties environnantes : fracture suup/e, fracture On appelle simple,

la fracture qui n’atteint que l’os. Si les parties molles sont lésées plus ou moins profondément, la fracture est compliquée. On comprend combien ces complications doivent être variatdes.

3“ Selon ia cause : fracture directe, fracture indirecte ou par contre-coup, fracture par contraction musculaire.

4* Selon le nombre des points fracturés : fracture unique, fracture multiple. La fracture unique siège

sur un seul point du squelette. La fracture mnin i siège sur plusieurs points du même os, ou sur i sieurs os à la fois.

Nous nous occuperons ici des fractures simol les complications seront décrites séparément ’

Lorsqu’on étudie les fractures , il faut exâtnin la direction des surfaces fracturées, le déplacetn^f des fragments, la formation du cal, et les consoli dations vicieuses.

Direction de la fracture.— 1» La fracture /ranj

versnle ou en rave, qui se rencontre rarement est celle dans laquelle l’os est nettement coupé, comme avec une scie , perpendiculairement à son grand axe ; — 2” la fracture oblique coupe obliquement l’axe de l'os; — 3“ la fracture dentelée est accom-' pagnée de dentelures qui s’engrènent les unes dans les autres; — la fracture comminutive est celle dans laquelle il y a un grand nombre de fragments dans le foyer de la fracture. C’est une sorte de fragment de l’os.

Déplacement des fragments.— Dans une fracture les fragments se déplacent très fréquemment, et ce déplacement peut tenir à plusieurs causes : a. A la direction du choc, qui repousse les fragments de la fracture; — 6. A la rétraction musculaire, cause très puissante de déplacement; — c. A la position vicieuse que le malade donne au membre fi-acturé ; — d. A l’élasticité de la peau qui se rétracte à la manière des muscles. Cette dernière cause n’agit évidemment que dans le cas de fracture siégeant sur les segments de membre formés par un seul os : humérus, fémur; — e. Au poids de la partie du membre située au-dessous de la fracture.

On distingue les déplacements suivants ;

1“ Déplacement angulaire ou 'uivant la direction de l’os. Les deux fragments sont en contact, mais ils forment un angle dont le sommet est au foyer de la fracture ;

2° Déplacement suivant Pépai^seur. Les deux fragments ont la direction normale de l’os ; seulement, les deux surfaces fracturées, un peu déplacées, sont en contact encore par un point. Ce déplacement rappelle une luxation incomplète.

3° Déplacement par rotation ou suivant la circonférence. L’un des fragments, le supérieur presque toujours, reste immobile, tandis que l’autre exécute un mouvement de rotation sur son axe. Exemple*, fracture du corps du fémur ;

4" Déplacement par chevauchement. On dit qu6 deux fragments chevauchent, lorsque les deux surfaces fracturées se sont abandonnées et que les fragments se portent l’un sur l’autre dans le sens de la longueur; l’os paraît raccourci ;

5“ Déplacement par pénétration. Il y a pénétration, lorsque l’un des fragments s’enfonce dans l’autre. Exemple : fracture de l'extrémité inférieure du radius, fracture du col du fémur. ^

Ces déplacements peuvent se compliquer, etl’oB peut en constater ‘quelquefois plusieurs espèces dans la même fracture. Ainsi, il est fréquent de voir les fractures du corps du fémur présenter un déplacement par chevauchement et par rotation.

Formation du cal. —Si l’on étudie le foyer d’une fracture datant de plusieurs semaines, et même de plusieurs mois, on remarque que les fragments se

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sont consolidés. Le foyer de la fracture a été comblé par ^1“® substance dure, réunissant les deux ^agments, et qu’on appelle cal (V. ce mot).

Les phénomènes de la formation du cal sont les . mêmes dans les fractures simples, dans les fractures eomniinutives, et même dans les fractures compliquées de plaies qui se réunissent par première intention. Mais, si le foyer de la fracture, communiquant avec une plaie, est exposé à l’air, les choses se passent di-ftéremment. La surface fracturée s’enflamme et devient le siège du développement de bourgeons charnus qui suppurent. Ces bourgeons exhalent une lymphe qui finit par se coaguler et s’ossifier, de sorte qu’au bout d’un certain temps,' la cicatrice osseuse est formée par l’ossification de cette lymphe et des bourgeons charnus euxmêmes CV. Cal).

Des consolidations vicieuses. — Dans le traitement d’une fracture, il peut arriver que les fragments ne se consolident pas, ou qu’ils se soudent dans une position anormale : dans le premier cas, on a une ■pst-udai thro.se ou fausse articulation; dans le second, il y a cal difforme.

1“ Pseudarthrose. — Lorsqu’une fausse articulation succède à une fracture, elle peut se montrer sous trois formes différentes: — a. Ou bien les deux fragments sont unis par des ligaments irréguliers, étendus d’une surface fracturée à l’autre ; — b. Ou bien ils sont unis par un tissu fibreux, dense, formant un lien unique entre les deux fragments : fracture transversale de la rotule ; — c. Ou bien il se forme une articulation entre les deux fragments; les surfaces osseuses deviennent lisseset polies, elles sont humectées par un liquide onctueux et filant, et, au tour de ces surfaces, on voit se développer une véritable capsule fibreuse, de sorte que la pseudarthrose présente l’aspect d’une diarthrose.

Les pseudarthroses peuvent se montrer sous l’influence de causes générales ou locales. Parmi les causes générales qui prédisposent aux pseudartbroses, nous citerons : l’âge avancé du sujet, l’affaiblissement par des saignées ou par une diète intempestive, le scorbut, l’action prolongée des topiques émollients sur la fracture, le développement d’une maladie intercurrente, la syphilis et le cancer. Les chirurgiens ont invoqué d’autres causes dont l’action est loin d être démontrée.

Les causes locales agissent directement et indépendamment des causes prédisposantes que nous venons d’énumérer. Le défaut de coaptation des fragments est une des causes les plus efficaces. Viennent ensuite l’a mobilité des fragments, comme on le voit dans les factures du fémur et de l’humérus; la présence de corps étrangers entre les surfaces fracturées ; le défaut de nutrition de l’un des fragments, comme on l’observe dans les fractures du col anatomique de l’humérus; la présence d’une plaie fai.-^ant communiquer la fracture avec l’air extérieur; enfin, les lé.-ions osseuses siégeant sur le lieu même de la fracture: cancer, carie, nécrose, anéviysme, etc. On n’est pas certain de linfluence qu’exercent, sur la consol dation des fractures, la ligature de l’artère principale du raem ^re et la position de la fracture par rapport au Irou nourricier principal de l’os.

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