‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 193 sur 206 · FRE · texte numérisé non relu

FRE

On fait fondre le sucre dans l’eau chaude, puis on ajoute les fraises et on fait bouillir un certain temps, puis on passe et on embouteiUe L’alcoolat s’obtient en faisant macérer pendant quarante-hmt heures une certaine quantité de fraises mondees dans de l’alcool à 70“ nue l’on distille ensuite au bain-marie. ^

Ajoutons en terminant que, grâce aux progrès de la chimie, on est arrivé à faire de l’essence de fraises sans fraises avec :

Éther nitrique . 1

Formiate d’éthyle. . . . __

Acétate d’éthyle . " " g

Butyrate d’éthyle . ' ’ g

Salicylate de méthyle . .1 1

et que ce liquide est souvent employé par les --4aciers pour faire des glaces à la fraise, sans fraises.

D’’ Paul Labarthe.

FRAMBOISE. — La framboise est un fruit d’une saveur douce acide et sucrée, très parfumée, qui Jouit comme la fraise de propriétés rafraîchissantes

laxatives et diurétiques, et se mange comme elle, saupoudrée d’un peu de sucre ou arrosée d’un peu de vin ou de kirsch, ou encore de quelques gouttes de vinaigre. Comme la fraise, la framboise, lorsqu’on en mange une trop grande quantité, peut occasionner des coliques, de la diarrhée et parfois de l’urticaire Comnie la fraise, enfin, la framboise convient aux individus pléthoriques, bilieux et goutteux et est interdite aux diabétiques.

On fait avec la framboise du sirop, un vinaigre et des confitures. Le sirop de framboise se prépare comme le sirop de fraises et avec les mêmes proportions de sucre, d’eau et de fruits. Quant au vinaigre, on l’obtient en faisant macérer pendant 10 jours, deux parties de framboise dans trois parties de bon vinaigre, et en filtrant sans exprimer les fruits. P l.

FRANCK IGRAINS DE SANTÉ DU D^. — Les grains de santé du D-- Franck, à base d’aloès et de gommegutte très heureusement associés dans des proportions rationnelles et toujours identiques, dont la formule se retrouve au Codex, existent déjà depuis bien longtemps et leur vogue auprès du corps médical et des malades va sans cesse grandissant.

Réunissant les effets multiples de l’aloès et de la gomme-gutte : simplement stimulants, toniques et apéritifs, ou laxatifs, diurétiques, purgatifs et dé- Dictionnaire populaire de médecine usuelle.

rivatifs suivant la dose, les grains de santé du Franck trouvent leur application dans tous les cas où ces deux médicaments remarquables sont indiqués. C est-à-djre qu’ils conviennent ; aux individus dont l’appétit est diminué, dont les digestions sont lentes, à tous ceux qui ont des professions sédentaires, et par suite sont très sujets à la constipation, qui engendre la dyspepsie, des migraines parfois atroces, la' mauvaise humeur, l’hypochondrieetc. ; aux personnes prédisposées aux congestions du foie, du cerveau et des poumons; à plus forte raison à célles qui sont atteintes d’ictère, d ascite, d’hydroçisie ; a celles qui ont déjà souffert de coliques hépatiques et qui ont eu une hémorrhagie cérébrale ; aux rhumatisants et aux goutteux ; aux individus chez lesquels il y a* intérêt à ramener le flux hémorrhoïdaire ; aux jeunes filles et aux femmes atteintes de troubles de la menstruation, etc. Leurs seules contre indications sont la gro'sesse, les hémorrhagies utérines et les affections de la prostate et de la vessie.

D un très petit volume et soigneusement argentés, les grains de santé du D” Franck s’avalent très facilement sans laisser au palais le moindre goût ni la plus petite saveur désagréables, et produisent toujours leur action douce mais continue sans provoquer le moindre malaise.

On les prend toujours au moment du repas, dans la première cuillerée de potage si c’est au dîner, dans un peu d’eau si c’est au déjeuner, sans rien changer d’ailleurs à son régime habituel et à ses occupations journalières. Un seul, par jour et à un seul repas, pendant cinq ou six jours de suite, suffit lorsqu’on veut simplement exciter l’appétit. Si l’on veut vaincre un état habituel de constipation, il faut élever la dose quotidienne à deux, trois, parfois quatre, raremert cinq, pendant plusieurs jours de suite. Dans les cas où l’on veut obtenir ' ne révulsion dérivative, c’est-à dire détourner du côté de l’intestin une inflammation localisée dans un autre organe, foie, cerveau, poumon, articulation. etc., il est bon d’en prendre chaque jour quatre ou cinq, pendant cinq jours, de se reposer cinq ou six jours, puis de reprendre la série et ainsi de suite jusqu’à complète guérison. Quant aux jeunes filles et aux femmes atteintes de troubles et d’irrégularités dans la menstruation, elles n’ont qu’à en prendre pendant deux ou trois jours, avant l’époque présumée de leurs règles. d' p. l. tarride.

FRAXINELLE. — (V. Victame.)

FREIN. — On donne le nom de frein ou de filet, en anatomie, à des. replis, ni.uqueux qui brident et retiennent certain- organes : frein de la langu^’, frein de la lèvre, frein du prépuce, frein de la vulve (V. Langue, Lèvre, Prépuce, Vulve]. p, l.

FRELON. — (V. Giiêpe.)

FRÊMINT (ûdassine). — La quassine Frémint est de la quassine amorphe, principe actif du Quassia amara fV. ce mot) que l’auteur est arrivé à obtenir absolunaent pure à l’aide de procédés et d’appareüs spéciaux, et dont il a fait de toutes petites pilules.

io«

Page 1