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supérieurs. Sa face antérieure ou externe est recouverte par la peau et par une couche fibro-musculeuse très mince. Sa face postérieure ou interne, tapissée par la dure-mère cérébrale, répond aux lobes cérébraux antérieurs.
Artère frontale.— L’artère frontale est une branche de l’artère ophthalmique qui passe au-dessous de l’arcade orbitaire et monte vers le front, où elle se divise en plusieurs rameaux destinés à l’os frontal au muscle occipito-frontal et à la peau de cette région.
Veine frontale.— La veine frontale, appelée aussi préparate , est une des branches qui concourent à former la vôine jugulaire interne; elle constitue la portion frontale de la veine faciale.
Nerf frontal. — Le nerf frontal, formé par la plus grosse des trois branches du nerf ophthalmique, chemine le long de la paroi supérieure de l’orbite et sort de l’orbite par deux rameaux ; le frontal externe et le frontal interne, qui se divisent en plusieurs rameaux ascendants et descendants, se distribuant, les premiers à la peau du front, les seconds à la paupière supérieure.
Sinus frontaux. — On donne ce nom aux cavités creusées dans l’épaisseur de l’os frontal, au-dessous de la voûte de l’orbite, qui communiquent avec les cellules ethmoïdales, et par suite avec les fosses nasales ce mot), dont elles augmentent la capacité. D' Padl Labarthe.
FROTTEMENT. — On donne ce nom à la résistance qui empêche deux corps qui se touchent et se meuvent en sens inverse de glisser l’un sur l’autre. Cette résistance tient à ce qu’il y a toujours quelques aspérités de l’un des deux corps qui s’engagent dans les cavités de l’autre. — En médecine on donne le nom de frottement au bruit, perçu par l’auscultation, qui se produit dans la plèvre enflammée, lorsque ses feuillets glissant l’un sur l’autre sont devenus plus ou moins rugueux par le développement des fausses membranes (V. Auscultation, Pleurésie). p.L.
FRUIT. — Au point de vue de l’hygiène alimentaire, on peut diviser les fruits en cinq grandes classes ; I^Fruits acides; 2» Fruits sucrés; S^Fruits farineux; 4“ Fruits huileux; 5“ Fruits astringents.
Les Fruits acides, dit excellemment Fonssagrives, « renferment en proportion assez notable pour que le sucre auquel ils sont mélangés n’en masque pas la saveur, des acides végétaux, ordinairement de l’acide tartrique, de l’acide malique et de l’acide citrique, réunis deux à deux, trois à trois. Ces acides sont étendus habituellement dans un liquide à la- fois mucilagineux et sucré. Leurs proportions varient aux diverses périodes de la maturation des fruits ; quelquefois même ils changent de nature au fur et à mesure que les fruits s’approchent de leur maturité.» Les citrons, les oranges, les grenades, les groseilles, sont les principaux fruits acides.
A côté des fruits acides, on peut placer les fruits acidulés, doués d’une saveur aigrelette qui les rend très appétissants, mais dont la chair, généralement
froide et un peu lourde, ne se digère que lorsm > la relève avec du sucre, un vin alcoolique oi peu de kirsch : ainsi la fraise , la framboisp T pêche, etc. «
2” Les Fruits sucrés présentent de grandes diff’ rences, suivant qu’ils sont dans un état de maturit ' plus ou moins avancée. Chez eux, la saveur d acides est en grande partie masquée par les qua^ tités énormes de sucre, de glycose, de mucilage et de fécule qu’ils renferment. Étant plus fortement carbonés, azotés que les fruits acides, ils sont par suite plus nutritifs. Parmi les principaux fruits sucrés, nous citerons les raisins, les poires, les pommes, les prunes, les abricots, les figues’ les ananas, les fraises, etc.
3“ Les Fruits féculents sont les plus riches en principes nutritifs , et ils constituent un aliment très important pour les habitants de certaines régions. C’est ainsi que, en France, beaucoup de paysans, dans les pays montagneux, se nourrissent de châtaignes. Les principaux fruits féculents sont les châtaignes, les bananes, les dattes, etc.
4“ Les fruits huileux, tels que noix, amandes, noisettes, faîne, coco, olives, pistaches, etc., sont d’une digestion difficile et ont le grand défaut de ne presque pas renfermer d’amidon.
5“ Quant aux fruits astringents, dans la classe desquels rentrent les coings, les nèfles, les cormes, etc., même lorqu’ils ont atteint leur complète maturité, ils conservent encore un goût acerbe. Le tannin qu’ils contiennent dans de fortes proporportions, associé à la fécule et au sucre, produit souvent la constipation ; bon nombre de personnes en font usage lorsqu’elles ont la diarrhée, pour la combattre.
Presque tout le monde aime les fruits, mais les mêmes fruits ne conviennent pas tous aux mêmes tempéraments. Ainsi les fruits acides conviennent aux tempéraments sanguins, aux individus sujets à la constipation, aux diabétiques ; les fruits sucrés sont recommandés aux individus atteints de calculs biliaires et défendus aux diabétiques ; les fruits farineux sont bons pour les gens maigres, les fruits astringents pour ceux qui sont sujets à la diarrhée, etc. Règle générale, il ne faut jamais manger que des fruits très mûrs et en parfait état.
En résumé, les fruits tiennent une place importante dans l’alimentation de l’homme. Toutefois cette place ne doit jamais être prépondérante, mais simplement secondaire et accessoire, car ils sont d’une manière générale peu nourrissants. Et comme l’a dit Brillat-Savarin. « Dans l’état de civilisation où nous sommes maintenant, il est difficile de se figurer un peuple qui vivrait uniquement de fruits et de légumes. Cette nation, si elle existait, serait infailliblement subjuguée par les . armées carnivores, comme les Indous, qui ont été successivement la proie de tous ceux qui ont voulu les attaquer ; ou bien elle serait convertie par cuisine de ses voisins, comme jadis les Béotiens qui devinrent gourmands après la bataüle d®
Leuctres. » jj, labarthe.
FUCHSINE. — La fuchsine ou rouge d’anilin® est le sel cristallisé de la rosalinine (V. ce mot) qui.
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en solution dans l’alcool donne une couleur rou<^e pourpre superbe utilisée sur une grande écheUe par les négociants en vins pour colorer artificieUement les vins blancs, ce qui est doublement coupable, d abord parce qu ils commettent une fraude ensuite parce que cette fraude est nuisible à là santé du consommateur, la fuchsine renfermant une certaine quantité de composés arsénicaux qui servent a sa préparation. p ^ ^
. “om à des algues marines
de la familles des fucacees, connues dans le public sous le nom àe varechs, dont les variétés usitées en medecme sont le fücus crispos, et le fucus vésicu-
lEUX.
Le FUCUS CRISPUS, que les pharmaciens appeUent carragaeen et le public mousse perlée ou mousse d’Ir-
Fig. 523. — Fucus crispus.
lande, est une algue qui se rencontre sur les côtes de la mer du Nord et de la mer d’Irlande. De couleur rouge brun ou pourpre foncé, longue de 6 à 10 centimètres, à expension ramifiée et aplatie, le fucus crispus est fixé aux rochers par un pied presque cylindrique duquel partent des rameaux, tantôt sous forme de baguettes étroites, plates, tantôt sous celle de lames larges et comme lobées, 3'Platies, ramifiées en deux branches bifurquées qui se bifurquent encore à leur tour.
Dans le commerce, le fucus crispus est sec, crispé, élastique, d’un blanc jaunâtre, très faiblement odo ^•int et d’une saveur mucilagineuse qui n’a rien de ûcsagréable. Si on le plonge dans l’eau froide, ü se gonfle rapidement et devient blanc et gélatineux; il ^ dissout presque complètement dans l’eau bouil- ^te et se transforme en une gelée très consistante ^ peu près insipide. Outre cette gelée qui existe ^
en très grande abondance, on trouve encore dans cette algue du mucus, de l’iode, du chlore, du brome, du soufre et du sodium.
Le fucus crispus sert de nourriture aux paysans côtiers des mers du Nord et d’Irlande, ce qui n’a rien de surprenant, puisqu’il contient, d’après Blondeau, 21 à 22 pour 100 d’azote. La médecine l’utilise en tisane et sous forme de mucilage dans la pneumonie, la phthisie et l’hémoptysie. Les Anglais 1 emploient contre la diarrhée et la dysenterie.
Le FUCUS vÉsicuLEUx, appelé aussi chêne marin, laitue marine, très abondant sur nos côtes, dans
Fig. 524. — Fucus yésiculeux.
les points qui découvrent à marée basse, est une algue, haute de 15 à 20 centimètres, de couleur olivâtre, fixée aux rochers par un certain nombre de crampons radiculaires qui partent de la face inférieure d’un plateau, tandis que de la face supérieure de ce plateau partent des tiges arrondies, à nervure longitudinale saillante, qui se ramifient en se dédoublant, présentent de distance en distance des vésicules ovales remplies d’air, et se terminent par des renflements qui ne sont autres que les organes reproducteurs. D’une odeur particulière' marine, d’une saveur saumâtre et nauséeuse, le fucus vésiculeux renferme du mucilage, de la mannite, du chlorure de sodium, de 1 iode, du sulfate de soude et de chaux.
Avant la découverte de l’iode, on prescrivait le fucus vésiculeux carbonisé en vase clos, contre la scrofule, le goitre et le 'cancer. Aujourd’hui, on se sert sdî-tout du mucilage abondant fourni par cette algue pour fabriquer des cataplasmes émollients.
Le D" Duchesne-Duparc, en France, et quelques médecins Anglais ont essayé l’extrait hydroalcoolique de fucus vésiculeux, à la dose de 10 à 25 centigrammes avant chaque repas, contre l’ohésité, mais sans grand succès. alfhed Chardon, Pii'“.
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