‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 196 sur 206 · FUR · texte numérisé non relu

FUR

FULGURANT. — Qualificatif donné aux douleurs qui se produisent brusquement, avec la rapidité de l’éclair, principalement au début de V ataxie locomotrice progressive (V. ce mot). P. L.

FULIGINOSITÉ. — Nom donné à un enduit noirâtre épais et gluant, composé de mucus altéré, de cellules épithéliales et d’une petite algue appelée leptotrix, qu’on observe sur la langue, les dents et les lèvres des malades atteints de fièvres graves, principalement de fièvre typhoïde. Comme les fuliginosités sont très gênantes, puisqu’elles empêchent les malades de boire et parfois même de parler, il faut avoir soin de les enlever, au fur et à mesure de leur production, à l’aide d’une brosse à dents trempée dans le jus de citron, puis se laver la bouche avec de l’eau de Vichy ou avec de l’eau additionnée, par litre, de 5 ou 6 grammes de bicarbonate de soude. p. l.

FULMI-COTON. — Le fulmi-coton, appelé aussi coton-poudre, est un produit explosible formé avec du coton, trempé dans de l’acide azotique monohydraté, puis lavé et enfin desséché, qui, dissous dans l’éther sulfurique constitue le collodion (V. ce mot).

FUMETERRE. — La fumeterre officinale, que le vulgaire désigne sous les noms de fiel de terre,

Fig. 525. — Fumeterre.

lait battu, pisse sang, etc., est une plante de la famille des papavéracées , originaire de l’Orient, très commune dans les champs, les vignes, les jardins en friche, à tige' grêle rameuse haute de 20 à 70 centimètres, à feuilles alternes, et à fleurs pourpres veinées de noir et de blanc, disposées en grappes qui s’épanouissent de mai à octobre. Cette plante, inodore mais d’une saveur amère et désagréable, est employée comme tonique et dépurative dans la scrofule, le scorbut et certaines maladies de peau, en infusion, en sirop ou en extrait. Elle entre dans la composition du sirop antiscorbutique et du sirop de chicorée. P. L.

FUMIGATION. — On appelle fumigation une expansion de gaz ou de vapeurs dans un lieu déterminé ou sur une partie du corps. Toutes les plantes

émollientes, toniques, astringentes, aromatnarcotiques, bouillies dans les proportions ques poignées dans une certaine quantité répandent des vapeurs destinées à faire des gâtions. Un grand nombre de médicaments"®]' plantes, de résines projetés sur des charbons’ dents, placés dans une bassinoire ou dans unrécha"^ se consument et s’évaporent en gaz avec lesquels fait également des fumigations sèches de dw" nature.

Ainsi les fumigations désinfectantes se préparent en versant sur une pelle rougie au feu ou sur des charbons incandescents de la poudre de sucre du camphre, de l’encens, du vinaigre, de l’eau de' Cc^ logne, etc. Elles enlèvent les mauvaises odeurs qu’exhalent parfois les , malades ou les personnes qui laissent aller leurs matières dans le lit. Les fumigations calmantes se préparent à leur tour en faisant brûler sur des charbons des feuilles de laurier de tilleul, de belladone, de datura ou autres. Nous avons encore les fumigations toniques de baies de genièvre, de pin, de bourgeons de sapin, de benjoin, de cinabre, de soufre, d’iode, de chlore.

Ces fumigations se dirigent suivant le cas vers la tête dans les céphalalgies à frigore ; dans les narines contre le coryza, l’ozène, l’enchifrènement ; dans la bouche et l’arrière-gorge contre les inflammations aiguës ou chroniques des premières voies; dans l’oreille contre les maladies de cet organe; au cou dans les engorgements chroniques de la région cervicale ; dans le dos contre certaines maladies de la moelle ; sur la région lombaire contre le lumbago ; sur une partie limitée des membres pour traiter les vieilles entorses, certaines éruptions syphilitiques ou scrofuleuses rebelles et même la plupart des douleurs rhumatismales et névralgiques.

Le procédé est fort simple, il suffit de diriger la vapeur médicamenteuse avec un tuyau disposé de façon à la conduire directement sur le point malade. .D-^ Marc. CA-MBOüLnnES.

FUNICULITE. — Nom donné à l’inflarnmation du cordon du testicule (V. Orchite). P. L.

FURFURACÉ. — Qualificatif donné aux desquamations qui se produisent sous forme de pellicules très fines dans certaines affections de la peau.

FURONCLE. — Le furoncle est une tumeur iuflammatoire, circonscrite, dure, élevée en pointe dans son milieu, se terminant par suppuration et par l’élimination d’une substance blanc grisâtre appelée bourbillon.

Le furoncle se montre sur tous les poinp corps, spécialement à la partie interne des cuisses, aux fesses, au cou, au dos, à la face, sur les membres supérieurs, et notamment sur la face dorsale ■des mains ; il est rarement solitaire, et le plus sou vent plusieurs clous apparaissent, soit simultanément, soit successivement. Il se développe sou 1 influence d une mauvaise nourriture ou d *ru gime excitant, notamment par l’usage inamoder du café noir ; d’un état saburral, d’irritations de i

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