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GAZ

mange beaucoup dans les campagnes du Languedoc, de l’Ariège, du Gers, de la Bourgogne, etc. (V. Mais). P. L.

GAULTHÉRIA. — Le gaulthéria procumbens, appelé aussi thé du Canada, thé rouge, palonnier, est un petit arbuste de la famille des éricacés, très commun aux États-Unis, au Canada, en Virginie, à Terre-Neuve, haut de 25 à 30 centimètres, qui possède une odeur forte et pénétrante très agréable, due à une huile volatile que l’on trouve dans toutes les parties de la plante, surtout dans les feuilles et qui a reçu le nom d’e^sence de Wintergeen. Cette essence incolore, qui prend à l’air une teinte brune foncée, n’est autre chose, ainsi que l’a démontré Cahours, qu’un salicylate de méthyle, ce qui explique son efficacité vraiment remarquable dans le rhumatisme articulaire aigu, administré à la dose moyenne de 8 grammes par jour à l’intérieur, et son pouvoir antiseptique, antiputride et antifermentescible que notre ami et collaborateur Albert Bergeron a d’ailleurs démontré par de nombreuses expériences faites en commun avec le professeur Gosselin et communiquées en 1881 à l’Académie des Sciences. L’essence de gaulthéria en solution dans l’alcool à la dose de

Huile essentielle de gaulthéria ... 5 grammes

Alcool à 86° . 100 —

Eau . 50 —

selon la formule de ces messieurs, constitue un excellent pansement des plaies, qui a le triple avantage de n’être ni irritant, ni toxique et d’être agréablement parfumé. D' Paul Labarthe.

GAVAGE. — (V. Suralimentation.)

GAZ D’Eclairage (asphyxie par le). — Les propriétés toxiques du gaz d’éclairage sont dues à l’hydrogène bicarboné, aux carbures d’hydrogène, surtout à l’oxyde de carbone. L’odeur exhalée par ce gaz est une garantie précieuse pour la santé publique , puisqu’elle avertit du danger et rend ainsi les cas d’empoisonnement relativement rares. Cette odeur se fait déjà sentir lorsque le gaz n’est encore mêlé que pour un millième à l’air atmosphérique, et elle devient plus insupportable à mesure que la proportion augmente. Lorsque le gaz arrive à former un orizième de l’air, il détone à l’approche d’un corps en ignition, mais l’atmosphère peut contenir une quantité de gaz insuffisante pour détoner et suffisante pour asphyxier.

Le gaz d’éclairage semble avoir une action délétère spéciale sur le système cérébro-spinal. Lorsque la quantité de gaz inspiré est considérable, on observe de la céphalalgie, puis une altération rapide et profonde de l’intelligence, de la sensibilité et des mouvements volontaires. Les phénomènes ordinaires de l’asphyxie apparaissent ensuite.

On trouve généralement à l’autopsie une congestion cérébrale intense. Le sang est noir et coagulé, au lieu d’être rouge et liquide comme dans l’asphyxie par le charbon. Les voies respiratoires sont injectées, les bronches remplies d’une écume visqueuse et sanguinolente, le parenchyme pulmonaire est

d’un rouge vif qui constraste avec la nuancp rougeâtre de la surface de l’organe. On observe lement des plaques rosées sur différentes naru^^ corps. parues du

Les soins à donner dans les cas d’asphyxie par gaz d’éclairage, consistent à placer la personne n/^ lade au grand air, la tète relevée; à déboutonner]' gilet et la chemise si c’est un homme, à dégrafer 1^ robe et à délacer le corset si c’est une femme • ^ faire aux mains et aux pieds des frictions sèches et aromatiques ; à pratiquer des ablutions froides sur le visage et le creux de l’estomac; dans les cas graves, lorsque ces moyens ne suffisent pas, avoir recours à la respiration artificielle, aux inhalations d’oxygène à l’aide de l’appareil Limousin, et réchauffer le corps de la victime à l’aide de linges, de briques chaudes ou de bouteilles remplies d’eau bouillante, placées sur les côtés du corps, aux pieds, etc. D' a. Lutaud.

GAZ INTESTINAUX. — (V. Borborigmes, Flatu-^ lence, Dyspepsie flatulente.)

GAZOGÈNE. — Nom donné à des appareils spéciaux destinés à fabriquer de l’eau de Seltz (V. ce mot). P. L.

GAZOST (EAUX MINÉRALES DE). — Les eaux de Gazost, qui émergent à 12 kilomètres d’Argelez et qu’une compagnie vient de conduire à Argelez, la moderne Tempée, sous-préfecture des Hautes-Pyrénées, sont des eaux sulfureuses iodo-bromurées employées contre les affections chroniques de l’appareil respiratoire, le lymphatisme et la scrofule.

GÉLATINE. — La gélatine est une substance organique, blanc jaunâtre, vitreuse, cassante, inodore, insipide, inaltérable à l’air. Insoluble dans l’alcool, qui se gonfle dans l’eau froide et forme une gelée qui se dissout lorsqu’on la chauffe pour reprendre, en se refroidissant, la consistance gélatineuse. On l’obtient en faisant bouillir pendant longtemps dans l’eau les os, le tissu conjonctif, les ligaments, le tissu préosseux de la corne des ruminants, etc., en un mot toutes les substances collagènes.

On a essayé d’introduire la gélatine dans l’alimentation, mais sans succès, car elle est d’une valeur nutritive presque complètement nulle. Elle n’est guère employée aujourd’hui que pour fabriquer les capsules et les perles médicamenteuses et pour clarifier les vins. p. L.

GELÉE. — En pharmacie, on donne le nom de gelées à des médicaments de consistance molle et tremblante spéciale due soit à la gélatine animale, soit à des principes végétaux divers, tels que l’amidon, la pectine, etc., auxquels le sucre sert ordinairement de condiment, et que l’on aromatise laplupart du temps pour leur donner une saveur agréable. Les gelées les plus usitées sont les gelées dé groseille, de coings, de fucus crispus ou carragaeen et de mousse de Corse. p. L.

GELSEMIUM. — Le gelsemium sempervirens,

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