GIN
remarquables propriétés de ces diverses substances' et répond ainsi. à plusieurs indications thérapeutiques de premier ordre.
Stomachique, tonique, amer sans astringence, stimulant, digestif, sans amener de constipation, antispasmodique et fébrifuge, l’élixir de Gigon, véritable régulateur des digestions, devient le remède le plus efficace de certaines affections de l’estomac, telles que la gastralgie, l’anorexie, les différentes dyspepsies, la diarrhée et les dysenteries chroniques ; il est aussi très précieux pour combattre la chlorose, l’anémie, l’aménorrhée, la leucorrhée, les fièvres intermittentes ; il convient admirablement chez les individus convalescents de maladies aiguës, ainsi que chez les vieillards débilités dont les fonctions digestives et assimilatrices sont si souvent ralenties, et comme reconstituant en temps d’épidémie cholérique.
Préparé avec 'des produits de premier choix, de provenance directe et-toujours v.érifiés par M. Gigon lui-même, toujours rigoureusement titré et d’une composition identique, très agréable au goût, l’élixir de Gigon se prend, de préférence avant chacun des principaux repas, à la dose d’un verre à liqueur. Dans les affections à forme typhique, il . faut augmenter cette dose et le prendre par cuillerées à bouche toutes les heures (V. Colombo, Quinquina, Oranges amères). D' P.-L. Tarride.
GIGON (SIROP ET PATE DE), — (V. Narcéine.)
GIGON (tRIBROmijre de). Le tribromure de Gigon est une préparation spéciale dans laquelle l’auteur a associé, par parties égales, les bromures d’ammonium , de potassium et de sodium, de façon à obtenir un produit qui réunit à lui seul l’action énergique de ces trois médicaments. p. l.
GINGEMBRE. — Le gingembre est une plante vivace de la famille des amomées, originaire des Indes, actuellement cultivée dans une grande partie de l’Amérique. Sa racine ou pour mieux dire son rhizome est la seule partie de la plante employée. Elle se présente dans le commerce sous deux couleurs différentes : le gingembre gris qui n’est autre chose que la racine pourvue de son écorce, et le gingembre blanc qui est. formé par la racine dont l’écorce a été enlevée. Ces deux racines d’aspect différent, suivant qu’elles sont privées ou non de leur écorce, sont de la grosseur du doigt, aplaties, articulées ; leur saveur est âcre et brûlante, leur odeur forte et aromatique provoque l’éternuement.
Administrées en infusion , en poudre 50 centigrammes à 2 grammes, en teinture 2 à 4 grammes, en sirop ou en vin, elles constituent un stimulant énergique et un stomachique puissamment actif. C’est un remède qui, en France, est employé très rarement ; il est très usité au contraire en Allemagne, en Angleterre et dans les Indes. En Angleterre, on en prépare une bière de gingembre justement estimée à cause de sa saveur agréable et salutaire; on la prescrit comme un excellent digestif dans les dyspepsies nerveuses.
D'Mahc. Camboülives.
OIH VAA
gingivite. - La gingivite est la stomatUe limi- lants, une huile volatile particulière oui i. • .
tée aux gencives (V. Stomatite). P. L. une odeur spéciale fort agréable avec un
brûlant et un peu amer. C’est du reste un
GIN-SENG. — On donne ce nom à une plante de lant comparable pour son action à la mi ®Lnm-
la famille des ombellifères qui pousse en Chine et gingembre, à la cannelle. 11 est très usit4^'^^’
au Canada, dont la racine aromatique est amère, condiment, mais très peu souvent emni
stimulante et tonique, à laquelle les Chinois ont médecine. en
attribué des propriétés aphrodisiaques merveil- Il a l’inconvénient d’échauffer de consr leuses qu’elle est bien loin de posséder. p. l. d’augmenter l’irritation, ainsi crue le mm,,
fébrile. Quoiqu’il se donne rarement s“7comm' GIRARD (fer). — Le fer Girard est un protoxalate médicament, il sert quelquefois à corriger le
de fer (V. ce mot) dont la thérapeutique est rede- et l’odeur d’autres remèdes qui ont une plus grand
vable au docteur Girard qui l’a obtenu par la corn- valeur thérapeutique. On utilise alors l’huile vola
binaison de l’acide oxalique avec le protoxyde de tile qui est trop irritante pour être prise seule À
fer. Depuis 1872, époque où notre confrère pré- l’extérieur, au contraire, elle rend des services en
senta ce nouveau composé ferrugineux àl* Académie ' applications topiques contre Todontalgie, Une boude médecine, le fer Girard a été expérimenté dans lette de coton, imbibée de cette essence et portée
les hôpitaux de Paris, à l’Hôtel-Dieu par Vi^a, Hé- dans le crdux de la dent cariée, cautérise la pulpe
rard, Guéneau de Mussy et Bail; à Beaujon par nerveuse au point Æé faire cesser souvent la dou-
Gubler, à la Pitié par Gallard, etc., qui ont constaté leur intolérable qu’elle oecasionne.
ses qualités particulières que M. Hérard a très bien . D' Marc. Gambouuves.
résumées à la tribune de l’Académie de médecine
dans les termes suivants : « Cette préparation ferru- GLACE. — La glace n'est autre chose que de l’eau gineuse, presque insipide, est facilement acceptée congelé'e et solidifiée sous l’influence d’un abaisse-
par les malades et très bien supportée par l’esto- ment de température. Elle est employée en chirur-
mac, et, aux doses de 10 à 20 centigrammes par gie, en médecine et dans l’alimentation. '
jour, elle relève les forces et guérit la chloro-ané- En chirurgie, la glace pilée et mélangée en parmie comme le font les bonnes préparations ferru- ties égales avec du sel marin, ou dans les propor-
gineuses; ce qui distingue particulièrement ce nou- lions de deux parties de glace et une partie de sel,
veau sel de fer, et lui donne des droits à entrer dans constitue un excellent moyen d’anéantir la sensibi-
la thérapeutique, c’est qu’il ne constipe pas. On lité. Il suffit pour cela de mettre le tout dans un
peut même, en portant la dose à 30, 40 et 50 centi- sachet en toile fine et de l’appliquer sur la partie
grammes, combattre êfficacement la constipation et ou l’organe que l’on, veut anesthésier. L’insensibi-
obtenir des garde-robes plus ou moins nombreuses. » lité est produite au bout de quatre ou cinq minutes
Le fer Girard est préparé sous trois fornaes diffé- et s’annonce par le refroidissement extrême et la
rentes : en poudre, avec une petite cuillère mesu- teinte blanchâtre de la peau qui est à demi gelée,
rant 5 centigrammes; en pastilles renfermant On peut user de ce moyen lorsqu’on veut ouvrir un
40 centigrammes de sel de fer ; en dragées conte- abcès, arracher un ongle incarné, extirper une
nant chacune 10 centigrammes de sel ferreux. Les petite tumeur sans que l’opéré éprouve la moindre .
dragées sont recommandées aux personnes qui sensation douloureuse. Il est bon de noter qu’on
éprouveraient des difficultés à prendre le fer en ne devra jamais tenir trop lon^gtemps le mélange
poudre, et les pastilles aux enfants qui ne savent réfrigérant sur le même point, afin d’éviter qu’il ne
pas avaler de pilules. survienne de la gangrène et des eschares.
La dose quotidienne ordinaire pour les adultes La médecine a aussi très souvent recours à la est de 10 à 20 centigrammes (1 ou 2 cuillères ou glace en applications topiques. C’est ainsi qu’on
pilules); en cas de constipation, on peut l’élever applique une vessie remplie de glace sur la tète et
progressivement jusqu’à 30, 40 et 30 centigrammes le front des malades atteints d’affections phlegnia-
par jour. Pour les enfents,la dose est de 10 centi- siques du cerveau et des méninges, d’hémorrhagies
grammes (1 pastille ou 1 dragée) dans les cas or- cérébrales ou de fracture de crâne,
dinaires, et de 20 centigrammes (2 pastilles ou C’est ainsi encore qu’on utilise la puissance sé- 2 dragées) en cas de constipation, à prendre à n’im- dative de la glace contre les céphalalgies violentes, porte quelle heure de la journée, mais de préfé- et les accès de délire furieux. Dans les hémorrharence au moment des repas, dans tous les cas où gies utérines puerpérales et non puerpérales, dans
le fer est indiqué, d" c. Sarran. les péritonites traumatiques, dans l’étranglement
interne et l’étranglement herniaire, des applications GIROFLE. — Le girofle est la fleur non épanouie de glace sur les parois abdominales ont la pro-
du giroflier des Moluques, caryophyllus aroma- priété d’arrêter l’hémorrhagie, de résoudre l’inflam-
\icus, arbrisseau toujours vert de la famille des mation, de faire cesser l’étranglement. La glace
myrtacées, naturalisé à Cayenne, aux Antilles et à combat aussi très efficacement les gastralgies opi-
rile de France. Cette fleur, non développée, a la niâtres, les entérites chroniques, les vomissements
forme d’un clou (clou de girofle) dont la tête est incoercibles.
représentée par les pétales couchés les uns sur les Enfin la glace, surtout dans les villes, occupe autres en forme de bouton, tandis que le corps et une place importante dans l’alimentation. Elle sert
la pointe sont formés parle calice contenant l’o- en effet, non seulement à rafraîchir l’eau et le vin»
vaire. Le girofle contient, comme les autres stimu- à conserver les viandes et les poissons, mais encore
GLA.
à fabriquer les glaces et les sorbets que l’on donne comme entremets au dîner, et comme rafraîchissement dans les soirées. A ce propos, nous ne saurions trop recommander aux personnes qui boivent de reau glacée ou qui mangent des glaces, d’éviter de le faire lorsqu’elles ont tout le corps en sueur car des accidents très graves tels que le développement subit des pblegmasies de l’appareil respiratoire , des pleurésies, des coliques, des diarrhées, etc., peuvent résulter de la violation de ce précepte. Ajoutons que les femmes doivent s’en abstenir pendant la période menstruelle.
Grâce aux progrès de la chimie et de l’industrie, on est arrivé aujourd’hui à fabriquer rapidement et à très bon marché de la glace, et chaque famille peut avoir chez elle, à la ville comme a la campagne, un appareil à produire la glace. Le plus
simple et le plus commode est sans contredit l’appareil inventé par Toselli, ancien, officier du génie, et adopté par les hôpitaux militaires. D’un petit volume, d’un maniement si simple qu’un enfant de 5 ans peut le mettre en œuvre, sans fatigue ni danger, la glacière Toselli, nouveau modèle à récipient multiple, peut, à volonté, produire un bloc de glace, gkcer un sorbet et rafraîchir le vin et l’eau des repas, en quelques minutesi Le mélange réfrigérant employé est l’azotate d’ammoniaque, et ce sel, qui se reconstitue facilement à l’air libre, conserve 'indéfiniment son pouvoir réfrigérant.
D'- Paul Labarthe.
GLAIRES. — Les glaires sont des .mucosités épaisses et filantes, semblables à du blanc d’œuf, sécrétées par les membranes muqueuses plus abondamment que de coutume et ne diffèrent du mucus qui lubrifie ces. muqueuses, à l’état normal, que par leur consistance et leur viscocité plus grandes. Il y a donc loin de là à ces fameuses maladies glaireuses dont les charlatans entretiennent sans cesse le publie, et nos lecteurs savent ce qu’il faut penser des divers élixirs antiglaireux qui ne Sont qu’un mélange de 4 ou 3 purgatifs drastiques les plus violents. P. L.
GLAND. — On donne ce nom en anatomie, à l’extrémité de la verge et du clitoris. p. l.
GLA.
GLANDS. — Les glands'sont les fruits de diverses espèces de chêne. Ils servent surtout à falsifier le café et à fabriquer le café de glands doux. p. l.
GLANDES. — Les glandes, qui existent en quantité innombrables dans le corps humain, où elle.^^ sont annexées à l’appareü de la circulation, dont elles extraient des principes qui doivent être rejetés au dehors ou rentrer dans la circulation après avoir joué un rôle plus ou moins important, sont des organes spéciaux, de volume varié, mais qui présentent entre eux une grande analope de structure et de fonction; Elles sont constituées ; 1“ par une* partie sécrétante formée d’une membrane recouverte d’un épithélium; 2° par un réseau de vaisseaux capillaires qui apportent le sang à l’organe; 3° par un ou plusieurs canaux excréteurs. Les principes qui doivent être extraits du sang filtrent à travers l’épithélium et la membrane et se rendent dans le canal excréteur de la glande ; ou bien le sang est modifié à son passage dans la glande qui fabrique, avec certains de ses éléments, des liquides spéciaux, salives, suc gastrique, suc pancréatique, etc., toujours les mêmes dans une même glande.
Division des glandes. — En se basant uniquement sur une différence fort légère dans la disposition anatomique de ces organes, on a divisé les glandes en : 1“ gland k s en grappe; 2“ glandes en TUBE, et 3® glandes a follicules clos, ou vasculaires sanguines.
1° Glandes en grappe. — On a appelé glandes en grappes celles dans lesquelles la partie sécrétantes de la glande est disposée, aux extrémités des conduits excréteurs, de là même manière que les grains de raisin sont disposés aux extrémités des ramifications de la grappe qui les supporte. Si la glande présente un grain, acinus, ou un petit nombre de grains, c’est une glande en grappe simple ; s’il en existe un grand nombre dont les canaux convergent vers un conduit principal, c’est une glande en grappe composée.
2° Glandes en tube. — Lorsque la portion sécrétante de la glande est formée par un assemblage de tubes plus ou moins ramifiés, plus ou moins longs, la glande est dite en tube ; testicule, reiris, etc., etc. La glande en tube peut être simple et formée par -un seul tube, tantôt droit, comme dans les glandes' de l’estomac, tantôt contourné et flexueux, commedans les glandes sudoripares et cérumineuses.
3® Glandes vasculaires S-anguines. Le troisième groupe admis dans la division des glandes est constitué par des organes spéciaux, appelés glandes vasculaires sanguines ou foUiculeuses. EUes se distinguent de ceUes des autres groupes par l’absence de conduits excréteurs, mais elles s’en rapprochent par la grande quantité de sang qu’elles reçoivent. Dans ce groupe se rencontrent la rate, le thymus, les ganglions lymphatiques, etc.
Les follicules clos qui constituent ces organes tendent à être envisagés d’une manière différente, ns seraient constitués par une masse plus moUe au centre de tissu conjonctif réticulé, entremêlé de ceUule’s lymphoïdes, d’où le nom d'organes lym-
GLA
GLA
phoïdes qu’on tend, à substituer à celui de glandes GLAUCOME. — Le glaucome, qu’on a aussi a - ■ vasculaires sanguines. gné sous le nom d’Ophtalmie arthritique est
Il est certain néanmoins que le corps thyroïde espèce à'irido-choroïdüe accompagnée d’exs a renferme de véritables follicules clos. inflammatoires dans le corps vitré. Ces exsud
4“ GLANDES SÉREUSES. — A ces trois espèces de troublent la transparence de ce milieu réfrine^* glandes on pourrait en ajouter une quatrième con- ce qui a pour conséquence d’obscurcir la vision stituant un groupe nettement séparé des autres de donner à la pupille une coloration vert de ni par la disposition anatomique des organes qui le Le glaucome se présente sous la forme aigue o^' constituent. Ce sont les glandes séreuses, ’présen- chronique ; ^
tant la même structure que les trois groupes pré- t" Glaucome aigu. — L’atfection survient brus cédents, dont elles ne diffèrent que par leur dispo- quement, ou bien elle est précédée, pendant un sition en forme de membranes étalées. temps variable, de phénomènes de congestion
Quelle que soit la glande que l’on examine, si rétino-choroïdienne, notamment de la perception
l’on étudie l’élément glandulaire, on peut, dans d’auréoles autour de la flamme des bougies ou des tous les cas, le ramener au même type, et ce type lampes, d’obscurcissements passagers de la vision est représenté par une membrane mince, ayant sur de perception dans le champ visuel de mouchesl’une de ses faces une couche épithéliale, et sur quelquefois de douleurs périorbitaires. ’
l’autre des vaisseaux capillaires disposés en réseaux. L’attaque de glaucome aigu est caractérisée par
Répartition des glandes. — Les glandes sont dis- des douleurs violentes au front et aux tempes, une séminées : injection de la conjonctive scléroticale, accompa-
Dans la tête : glandes lacrymales (larmes), glan- gnée parfois de chémosis ; du larmoiement ; un des cérumineuses (cérumen), glandes de Meibomius certain trouble de la chambre antérieure ; une di-
(enduit gras au bord libre des paupières et chassie); latation de la pupille qui n’obéit pas au jeu de la
Dans le cou ; glandes salivaires (salive) ; lumière. L’iris fait saillie en avant, ce qui diminue,
Dans le thorax : poumon (acide carbonique, va- ou efface parfois, la chambre antérieure. La vision peur d’eau, miasmes, matières volatiles contenues est notablement affaiblie, réduite le plus souvent à
dans le sang), mamelles (lait) ; ne distinguer que la lumière des ténèbres. Parfois
Dans l’abdomen ; foie (bile, sucre, etc., pancréas l’attaque est accompagnée de la perception sponta-
(suc pancréatique), rein (urine) ; née d’étincelles lumineuses.
Dans le bassin : placenta (oxygène, matériaux de La sensibilité tactile de la cornée et de la sclénutrition), prostate (mucus prostatique), glande de rotique est diminuée, au point qu’on peutprome-
Barthohn (mucus vaginal) ; ner à la surface de ces membranes, au stylet, sans
Dans le scrotum ; testicule (sperme); provoquer de mouvements de la part de l’œil.
Dans la muqueuse digestive : glandes muqueuses. Si l’affection est abandonnée à ellemiême, les buccales, pharyngiennes et œsophagiennes (mucus), phénomènes inflammatoires s’amendent au bout
glandes gastriques (suc gastrique), glandes de d’un certain temps ; la vision est récupérée, mais
Brunner (salive abdominale), glandes de Lieber- iuiparfaitement. D’autres fois, la maladie passe à
kühnn (mucus intestinal), glandes en cæcum du l’état chronique ; ou bien encore il se produit de
gros intestin (mucus); nouveaux accès de glaucome aigu.
Dans la muqueuse respiratoire : glandes de la 2“ Glaucome chronique. — Il est généralement pituitaire et des sinus, glandes laryngéeSj trachéales précédé de douleurs oculaires et périorbitaires. et bronchiques (mucus), glandes de la , trompe ^ Bientôt la vision est moins bonne. La pupille se d’Eustache (mucus) ; dilate progressivement, en perdant graduellement
Dans la muqueuse des voies urinaires et géni- sa contractilité- L’iris est poussé en avant du côté
taies : glandes du col vésical (mucus), glandes de de la cornée'; il se décolore, devient pâle et terne,
Cooper (mucus), glandes de Littré (mucus), glandes ou prend une couleur ardoisée. Ces changements
de Tyson? (smegma préputial); . sont l’indice d’un travail d’atrophie subi par cette
Dans la muqueuse des voies génitales de la membrane. L’humeur aqueuse est trouble ; la cor-
femme : follicules utérins (mucus), glandes vul- née perd son poli-et son éclat, en même temps que
vaires (mucus); sa sensibilité tactile. La conjonctive scléroticale est
Dans la conjonctive; glandes conjonctivales sillonnée par des vaisseaux volumineux, tortueux,
(mucus); d’un rouge foncé. Dans le tissu cellulaire sous-con-
Dans la peau : glandes sébacées (matière sébacée), jonctival rampent des vaisseaux plus gros, ffexueux, glandes sudoripares (sueur et transpiration insen- d’un rouge plus sombre. Tous ces vaisseaux n’atsible) ; teignent pas la circonférence de la cornée ; ils . ep
Dans les cavités closes : toutes les membranes restent séparés par un cercle bleu pâle {cercle veiséreuses (mucus pour les glandes séreuses, synovie neux) résultant de la stagnation du sang dans le pour les synoviales, sérosité pour les séreuses ten— sinus veineux de Hovius, ou canal de Fontana (V. dîneuses et sous-cutanées). lafig. 262.
On donnevulgairementle nom de glandes aux en- En même temps le globe devient dur, parfois gorgements des ganglions lymphatiques du cou, de comme une bille de marbre, ce qui est dû aThyper' l’anus, de l’aisselle, etc. (V. Adénite). D' J.-A. Fort. sécrétion des liquides renfermés dans l’organe. Ces
liquides, ainsi qu’on en juge par l’examen ophtal- , GLAUBER (SEL de). — Le sel de Glauber n’estautre moscopique, deviennent troubles ce qui indique la chose que le sulfate de soude (V. ce mot). P. L. . ^présence d’exsudats plastiques dans leur intérieur.
GLA
GLA
A une époque plus avancée du mal, la sclérotique s’amincit parfois, prend une teinte grisâtre, plombée, ou blanchâtre, ou violacée. C’est l'indice de la formation prochaine de staphylômes de' la choroïde ou du corps ciliaire. Il n’est pas rare qu’il se produise une opacification du cristallin, cataracte glavcornateuse . Celle-ci est généralement molle et volumineuse, de coloration blanchâtre, grise blanchâtre, ou même verdâtre.
Si on examine le fond de l’oeil avec le miroir ophtalmoscopique, on n’arrive pas à éclairer ce fond; on n’aperçoit plus cette coloration rosée du fond de l’œil, apanage de l’élat normal. On voit bien encore, le i lus souvent, cette coloration rosée, dovenuc plus ou moins louche, à la
Fig. 540. — Coupe antéro-postérieure de l’œil.
6, 6. Choroïde. — 1. Nerf optique. — 2. Gaine du nerf optique.
— 3. Cornée. — 4, 4 Sclérotique. — 5, 5 Canal de Fontana.
— 7. Portion antérieure de la membrane de l’humeur aqueuse.
— 8. Portion postérieure de la membrane de l’humeur aqueuse.
— 9, 9. Corps ciliaire. — 10. Procès ciliaire. — 11. Iris. — 12. Pupille..— 13, i3. Rétine. — 14, 14. Membrane hyaloïde.
— 15, 15. Portion ciliaire de la membrane hyaloïde. 1(1, 16. Zone de Zinn. — 17. Adhérences de la zone de Zinn avec la capsule cristalline. — 18. Canal de Petit. — 19. Cristallin. — 20 Capsule cristadine — 21. Corps vitré. —32. Chambre antérieure. — 23. Chambre postérieure.
périphérie de l’image du fond de l’œil: mais la majeure partie de la surface qu’on cherche à éclairer présente un aspect grisâtre plus ou moins foncé, dû à Une opacité qui occupe le corps vitré, dans une étendue plus ou moins considérable. Cette opacité est la conséquence des exsudats plastiques qui se sont formés dans le corps vitré, sous l’influence de la phlegmasie dont certaines portions de la grande membrane vasculaire de l’œil (choroïde, iris, procès ciliaires) sont le siège, notamment les procès ciliaires (V. la figure 540), qui ont sous leur dépendance médiale la nutrition du corps vitré.
Dans le glaucome chronique, on constate indépendamment des opacifications du corps vitré, ici moins nombreuses, parfois assez peu accentuées pour permettre l’examen du fond de l’œil, les caractères ne l’atrophie à un degré plus ou moins ^avancé du nerf optique.
Ml DICT10NNAIB£ POPULAIEB DE MÉDECINS DSDElXS.
En général, une première attaque de glaucome aigu est suivie d’autres at'aques, à la suite desquelles la vision ne reprend plus l’acuité normale. Cela est dû à ce que le nerf optique est atteint d’une atrophie à marche plus ou moins rapide.
Le même phénomène se présente dans le glaucome chronique, qui offre, de temps en temps, des exacerbations se rapprochant de la forme aiguë.
Le diagnostic est facile, en tenant compte del’ensemhle des symptômes, troubies fonctionnels, signes physiques ou ophtalmoscopiques indiqués précédemment.
Il ne faut pas confondre avec le glaucome un autre état morbide de l’œil qui n’a de commun avec le glaucome que la dureté ou la tension très prononcée du. globe, et que jai appelé faux-glaucome, pspudo-gl au corne.
Les causes du glaucome sont obscures. L’affection atteint principalement les sujets- âgés de 45 à 60 ans. Les femmes y sont, dit-on, plus exposées que les hommes. Il est rare que les deux yeux soient pris simultanément; il ne l’est pas, qu’ils le soient l’un après l’autre, à intervalle variable. On a accusé la goutte, le rhumatisme, la suppression d’iiémorrho'ides, la ménopause, la dysménorrhée, la suppression d’ulcères aux membres inférieurs.
Le- pronostic est toujours grave. La guérison d’une attaque de glaucome aigu ne permet pas d’être rassuré sur l’avenir du malade, en raison dq l’alrophie du nerf optique qui se développe communément à une période plus ou moins éloignée de l’affection primitive.
Les moyens médicaux antiphlogistiques, résolutifs, altérants, révulsifs, ne donnent aucun résultat. On a vanté dans ces derniers temps, l’instillation dans l’œil atteint de glaucome d’un collyre à l’ésérine. Il ne faut pas compter sur l’efficacité de cet expédient.
L’art possède un moyen certain d’enrayer la marche du glaucome, c’est de pratiquer une opération à’irpleclomie {\. ce mot). Celle opération donne un résultat d’autant plus satisfaisant qu’on l’exécute à une période plus rapprochée du début du mal. C’est un remède héroïque, pendant le cours d’une attaque de glaucome aigu : les douleurs violentes cessent, l’injection de la conjonctive scléroticale disparaît, les milieux réfringents reprennent leur transparence, la vision est recouvrée.
Dans le glaucome chronique, les résultats sont moins brillants, mais n’en existent pas moins. Sous 1 influence de l’iridectomir, le corps vitré s’éclaircit; mais l’opération n’exerce aucune influence sur le nerf optique; le degré de récupération de la vision dépend surtout de l’état de ce nerf, suivant le degré où en est arrivée 1 atrophie du cordon nerveux. ^
Dans ces dernières années, on a proposé de remplacer riridectomie par la sclérotomie (V. ce mot), c’est-à-dire par une simple incision du limbe de la' sclérotique, au niveau de la circonférence de la cornée. C’est une innovation peu heureuse; l'elficacilé de la sclérotomie n'est pas à comparer avec celle de riridectomie.
En partant de cette théorie erronée que le glaucome est une affection consistant dans l’exagération
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de la pression intra-oculaire , les ophtalmologues allemands ont préconisé la sclérotomie pour le glaucome simple, c’est-à-Jire le faux glaucome, qui n’a avec le vrai glaucome qu’un point de ressemblance : la tension exagérée de l’œil. Ils different l’un de l’autre par l’absence, dans le glaucome simple, de ce trouble du corps vitré qui se rencontre constamment dans le glaucome vrai. Ce qui caractérise surtout le premier , c’est l’atrophie du nerf optique, laquelle atrophie, domine la scène pathologique.
On prétend que la sclérotomie donne de bons résultats dans le glaucome simple, parce que l’incision faite à la sclérotique produit une cicatrice à filtration par laquelle s’échappe continuellement le trop plein des liquides inlra-oculaires.
Avoir la prétention de former une cicatrice à filtration, aux dépens du tissu sclérotical, n’est "rien moins qu’une hérésie anatomo-pathologique. Mais en admettant qu’on puisse, par un artifice quelconque, offrir une voie permanente d’écoulement aux liquides intra-oculaires, cette déplétion n’exercera aucune influence sur le nerf optique dont la structure est si profondément altérée dans ce qu’on nomme le glaucome simple, ou le faux glaucome. ' D' Fano.
GLÉNOÎDE. — Nom donné par les anatomistes à plusieurs cavités osseuses articulaires peu profondes destinées à recevoir l’extrémité articulaire d’un autre os, telles que : la cavité glénoïde de l’omoplate, qui reçoit l’extrémité supérieure de l’humérus ; la cavité glénoïde de l’os temporal, qui reçoit le condyle du maxillaire inférieur, etc. p. l,
GLOBULE. — On désigne sous ce nom, en anatomie générale, des corpuscules arrondis, sphériques, ellipsoïdes, qui existent dans beaucoup de liquides du corps humain, tels que le sang, la lymphe, le lait, le pus, etc. p. L.
GLOSSITE. — C’est l’inflammation de la langue. Elle peut être superficielle ou profonde.
La GLOSSITE SUPERFICIELLE est limitée à la muqueuse | linguale. Elle est due à une irritation locale par l’emploi d’aliments épicés ou de boissons trop chaudes, par le contact d’une dent cariée, par l’usage immodéré du tabac, par l’absorption de préparations inercurielles, le calomel à doses fractionnées en particulier. L’état catarrhal dè l’estomac détermine aussi cette affection, à laquelle prédisposent certaines diathèses, l’arthritisme, par exemple.
Les malades accusent une sensation de brûlure et de cuisson, l’haleine est fétide, la sécrétion salivaire augmentée, les mouvements de la langue pénibles, et la mastication lente; le goût est rarement perverti.
La muqueuse est rouge et recouverte d’enduits épithéliaux. Dans certains cas chroniques (psoriasis buccal), les éléments cellulaires se multiplient pour donner à la langue une coloration blanche argentée. Sa surface est lisse et brillante par suite de l’atrophie des papilles; quelquefois même, elle présente quelques érosions. Le derme sous-jacent est déchiré.
Le traitement consistera en gargarismes plusipn» fois répétés par jour avec de l’eau d’orge ouT ”eau de guimauve, à laquelle on ajoutera environ JO à 30 grammes de miel rosat pour un verre d’eau Puis, lorsque l’inflammation aiguë disparaîtra, on sê trouvera bien de l’emploi des gargarismes au chlorate de potasse, au borate de soude, ou encore des pastilles de Dethan, des pastilles dè Palangié, des pastilles de Yigier, etc.
Dans le psoriasis, il faudra en outre toucher les parties atteintes avec un pinceau trempé dans la solution suivante :
Acide chromique . 1 gramme
Eau distillée . 10 —
L’on répétera cette opération tous les trois ou quatre jours.
La GLOSSITE PROFONDE est l’inflammation du tissu musculaire de la langue. On l’observe à la suite de plaies ou de blessures de cet organe. Les piqûres d’insectes peuvent aussi la déterminer. Nous avons eu l’occasion de voir une. jeune fille qui, en mangeant un abricot, se sentit piquée par une abeille qu’elle n’avait pas aperçue sur ce fruit. La langue devint aussitôt volumineuse au point de déterminer de l’asphyxie.
Dupont rapporte aussi un fait analogue chez un campagnard qui, à la suite d’un pari, mit un crapeau entre ses dents. On fut obligé dans, ces deux cas de pratiquer de nombreuses scarifications sous la langue. Nous avons encore vu un cas de glossite chez une malade qui faisait usage de préparations mercurielles. On peut également l’observer dans la variole, la fièvre typhoïde et les infections purulentes.
La langue se gonfle rapidement par suite de la production d’un exsudât fibrineux qui se dépose entre les fibres musculaires, et elle ne tarde pâs à sortir de la bouche.
Outre les symptômes signalés précédemment, le malade accuse des douleurs vives; la déglutition et la phonation sont impossibles, la respiration est gênée au point même qu’il n’est pas rare de voir survenir de la suffocation, si on ne remédie pas rapidement à cet état. Le malade ne peut plus prendre de nourriture. .
La fièvre n’est toutefois pas en rapport avec les phénomènes locaux.
Cette maladie se termine en quelques jours par résolution, comme c’est le cas ordinaire, ou par formation d’abcès, alors les phénomènes généraux (fièvre, transpiration, etc.) s’exacerbent. On a vu quelquefois lalangue se gangrener dansles fièvres graves.
Le traitement consiste en gargarismes émollients et eu lavages fréquents de la cavité buccale avec de l’eau de guimauve et de l’eau de pavot; on prendra aussi des purgatifs répétés et l’on apphquera quelques sangsues dans la région sousmaxillaire. Le malade se trouvera bien de l’epaploi de petits fragments de glace qu’il sucera de quar d’heure en quart d'heure. S’il y a menace de sufK^ cation, il faudra pratiquer des incisions longitudinales profondes sur la langue. Si ce moyen ne suffisait pas, l’on aurait recours à la trachéotomie- Lorsqu’il y a abcès, l’indication est de l’ouvrir.
D-- J. BARATOüX.
GLO
GLOSSO-PHARYNGIEN. — Nom donné par les anatomistes a un nerf qui naît dans le sillon latéral du bulbe, entre le nerf auditif qui est au-dessus de lui et le pneumogastrique qui est au-dessous, sort du crâne par le trou déchiré postérieur, descend vers la langue et arrive Jusqu’à sa base, où il se termine par un grand nombre de filaments qui s’anastomosent entre eux et constituent le plexus lingual. Ce nerf est mixte, c’est-à-dire moteur et sensitif. Comme moteur, il préside à la contraction de presque tous les muscles du voile du palais et du pharynx, qui prennent une action plus ou moins directe à la déglutition ; comme sensitif, il donne aux muqueuses de l’isthme du gosier, du pharynx, de la caisse du tympan et de la trompe d’Eustache, une sensibilité générale, et une sensibilité spéciale à la muqueuse de la langue, organe du goût. P. L.
GLOTTE. — On donne généralement le nom de glotte à l’espace triangulaire, limité à Ja base par la muqueuse interaryténpïdienne du larynx et sur les côtés par les cordes vocales inférieures ou vraies cordes ou encore rubans vocaux, et parles cartilages aryténoïdes.
La glotte intercartilagineuse correspond à ceux-ci et la glotte interligamenteuse ou vocale est comprise entre les rubans vocaux.
Quelques auteurs ont appelé, à tort, glotte toute la partie supérieure du larynx.
La glotte sert au passage de l’air dans les voies respiratoires et surtout à la phonation.
Pendant la respiration, la glotte se dilate légèrement, tandis que, pendant l’émission du son, elle exécute une série de mouvements produits par les muscles du larynx qui lui permettent ainsi, grâce à différentes combinaisons de longueur, de tension et d’écartement de ses côtés, de produire les diverses nuances de la voix et du chant.
Dans l’acte de l’effort, les lèvres de la glotte se rapprochent de .manière à s’oppo- Fig. 54t. ger à l’issue de l’air préalk-
Œdëme de la glotte et de blement inspiré par les pou- . la muqueuse de l’épi- n^ons (V. Larynx).
Œdème de la glotte. — Observé pour la première fois en 1818 par Btyle, 1 oedème de la glotte a été assez mal défini jusqu à ce jour, car on a compris sous ce nom différents états morbides qui n’ont aucun caractère de l’oedème.
L’œdème est une infiltration séreuse du tissucellulaire sous-muqueux du larynx. Suivant qu il siège au-dessus, au-dessous ou au niveau de la glotte, on l’appeUe œdème sus-glottique, sous-glottique ou glottique. Mais comme le tissu cellulaire est serré dans les parties glottiques et soius-glottiques, on n’observe généralement que 1 œdeme susglottique que l’on appelle habituellement glottique. 11 occupe alors l’épiglotte, les cartilages arytenoides et les replis aryténo-épiglottiques.
GLO 875
Cet œdème peut •primitif on secondaire, aigu ou chronique.
La forme •primitive aiguë est rare. On ne l’observe qu’à la suite de l’ingestion d’une substance corrosive, telle que les acides sulfurique, azotique, etc., ou d’un liquide bouillant, comme on l’a noté quelquefois chez les enfants qui essayaient de boire au bec d’une théière. Trousseau en a aussi vu quelques cas , par suite d’un refroidissement brusque.
La forme secondaire aiguë ne se présente que rarement dans le cours d’une laryngite catarrhale, d’un érysipèle du pharynx, de la fièvre typhoïde, de la variole, de la scarlatine ou de l’albuminurie.
La forme secondaire chronique est un accident dù aux lésions ulcéreuses ou nécrosiques du larynx dans la syphilis, le cancer ou la phthisie; mais ici la plupart du temps ce n’est autre chose qu’une infiltration de matière tuberculeuse, ce n’est donc plus de l’œdème véritable.
Le malade atteint d’œdème de la glotte a la sensation de corps étranger à l’entrée du larynx; aussi fait-il les efforts de déglutition pour s’en débarrasser. Il est pris d’accès de suffocation qui durent de dix à quinze minutes. Sa face est livide, sa bouche ouverte, ses narines béantes, ses yeux humides et saillants. Ces accès sont dns à un spasme de la glotte et non aux replis .œdématiés qui viendraient obstruer la glotte comme une soupape au moment de l’inspirajlion. Celle-ci est sifflante et bruyante. La voix et la toux sont rauques et voilées; la déglutition est difficile et douloureuse.
A l’examen laryngoscopique, on constate que les cartilages aryténoïdes, les épiglottes et les replis qui les unissent (replis aryténo-épiglottiques) sont gonflés et ont l’aspect de deux bourrelets qui se présentent sous forme de poire au niveau des aryténoïdes. La coloration et la consistance de l’œdème varient suivant son siège. L’œdème mou que l’on remarque sur les aryténoïdes est pâle; c’est chez les albuminuriques et les tuberculeux qu’on le rencontre. L’œdème dur apparaît sur l’épiglotte. 11 est rose ou rouge, il est moins foncé chez les tuberculeux que chez les syphilitiques.
On peut confondre l’œdème de la glotte avec un corps étranger, un polype, le croup, la laryngite striduleuse, un abcès du pharynx, ou une paralysie des dilatateurs de la glotte. L’examen laryngoscopique dévoile facilement la lésion.
La maladie abandonnée à eUe-même amène presque toujours une terminaison fatale.
Dans les cas aigus, il faut recourir’à la médication révulsive ou antiphlogistique (vésicatoires autour du cou, sangsues, ventouses scarifiées). Il sera utile d’administrer un vomitif ou un purgatif, suivant les cas. Le malade fera usage de gargarismes émollients.
Dans les formes chroniques, des attouchements des parties malades avec des solutions au tannin, à l’alun, au chlorure de zinc, au nitrate d’argent seront indiqués, de même que les pulvérisations avec les mêmes substances.
S’il y a menace d’asphyxie, on ne devra pas hésiter à pratiquer ^la trachéotomie et cela plus tôt