‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 201 sur 206 · GLU · texte numérisé non relu

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que plus tard, dès que les accès de suffocation augmentent d'intensilé et de durée.

Spasme de la glotte. — II résulte d’une contraction spasmodique des muscles constricteurs de la glotte (V. L-irynx).

Ces spasmes sont symptomatiques ou idiopathiques, c’est-à-dire consécutifs à une autre maladie ouprimilits.

Les spasmes symptomatiques se développent à la suite d’une maladie localisée au larynx (laryngite striduleuse, croup, œdème de la glotte' ou de l’excitation du nerf récurrent qui innerve le larynx (anévrisme de l’aorte, cancer de l’œsophage), pendant le cours du tétanos, de l’hystérie, de l’épilepsie, de l’ataxie locomotrice, etc.)

Le spasme idiopathique est une maladie du jeune âge, appelée encore asthme thymique ou de Kopp. C’est une névrose spéciale aux enfants à la mamelle, elle est plus commune chez les garçons que chez les filles; l’hérédité semble influer sur son développement

Parmi les causes qui semblent déterminer cette maladie il faut noter la dentition, les vers intestinaux, la constipation opiniâtre, la colère.

L’accès débute en général brusquement, au milieu de la nuit. L’enfant se réveille brusquement, sa respiration est suspendue, il renverse la tète en arrière, en ouvrant la bouche pour respirer l’air qui lui manque; l’asphyxie est imminente; le visage est bleuâtre et recouvert de sueur, les battements de cœur sont tumultueux, la peaii se couvre d’une sueur froide.

‘ Cet état peut persister pendant vingt à trente secondes, puis l’enfant reprend haleine et l’attaque se termine par une inspiration profonde etbruyante ressemblant à un sifflet grêle très aigu.

Rares aux début, ces accès finissent par se rapprocher au point d’éclater plusieurs fois par jour.

La durée de la maladie est fort variable, et la mort est la terminaison la plus fréquente.

On ne pourrait confondre le spasme de la glotte qu’avec la laryngite striduleuse, mais celle-ci frappe des enfants plus âgés, atteints déjà de bronchite.

Pendant l’accès, il faudra relever l'enfant, lui asperger la figure et la poitrine avec de l’eau froide, eu même temps qu’on ouvrira les fenêtres. Si l’asphyxie est imminente, on aura recours à la respiration artificielle ou à la trachéotomie.

Dans l’intervalle des accès, on prescrira les antispasmodiques (musc, valériane, asa fœtida, oxyde de zinc, eau de laurier cerise). On a aussi conseillé d’employer le bromure de potassium, la belladone et le calomel à doses fractionnées.

D’’ J. Baratoux.

GLU. — On donne ce nom à une substance verdâtre, visqueuse et filante, de saveur aigre, d’une odeur analogue à celle de l’huile de lin, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool chaud et l'éther, que l’on retire de l’écorce moyenne du houx, des jeunes pouces de sureau, des baies du gui, etc., et qui sert en pharmacie à fabriquer un sparadrap chirurgical. P l.

GLUCOSE. — (V. Sucre.)

GLUTEN. Le gluten est une matière azotée • existe en quantité plus ou moins grande da^s T graines des céréales, donne aux farines fournies n ces graines la propriété de former avec l’eau lin pâte hante, et jouit de la propriété de faire lever v pâte qui sert à faire le pain.

On l’obtient en malaxant de la pâte, faite ave de la farine de froment, sous un filet d’eau: ramf don est entraîné par l’eau, et le gluten reste dan' les mains, sous forme d’une masse grisâtre, molle^ élastique, insipide, qui se réduit en écailles jaunes cassantes, en se desséchant.

Le tableau suivant indique les proportions de gluten trouvées par M. Payen dans les principales céréales :

Froment . 19,08 p. 100

Seigle . 12 50 —

Orge . . . 12,96 —

Avoine . 12,50 '

Blé . 7,05 —

Ces chiffres établissent d’une .façon péremptoire que le gluten constitue un aliment très nutritif, et que c’est dans le froment qu’on le trouve en plus grande quantité.

Après un grand nombre d’expérimentations et d’observations, le professeur Bouchardat a recom-' mandé, et avec raison, le pain de gluten aux diabétiques à la place de pain ordinaire.

Le gluten a été introduit dans la pharmacologie, pour la confection des capsules médicamenteuses destinées à isoler les médicaments désagréables à avaler, par Raquin, qui a eu l’honheur de voir son invention approuvée par l’Académie de médecine

Raquin). D' Paul Labarthe.

GLYCÉRAT. — Nom donné à une préparation pharmaceutique solide pour l’usage externe, qui a pour excipient la glycérine (V. ce mot). P. L.

GLYCÉRINE. — Découverte par Scheele en 1779, la glycérine n’a reçu d’application thérapeutique en France qu’en 1855, époque à laquelle Demarquay la préconisa dans le traitement des plaies en général. Tenant compte de l’onctuosité de cette substance et de sa solubilité dans l’eau, ce savant chirurgien proposa de la substituer au cérat dans toutes sortes de pansements. L’heureux effet qu’il en obtint, contrôlé par d'autres praticiens, répondit en grande partie aux bons résultats qu’il en avait annoncé. Les observations se multiplièrent et la gjj; Céline fut reconnue un médicament d’une utilité réelle dans le pansement des plaies. Son usage s’étendit même au traitement des maladies chroniques de la peau contre lesquelles elle rendit les plus grands services. La pharmacie à son tour, s’empara de cette précieuse substance et la fit servir d’excipient ou de véhicule pour des préparations et des formes pharmaceutiques nouvelles . les glycérolés et les glycérats. Tel est l’historique abrégé de ce médicament appelé autrefois principe doux des huiles et considéré aujourd’hui comm®

un alcool triatomiqne.

Chimie. — Au point de vue chimique, la gly^^®.' rine prend naissance toutes les fois que l’on fa^t

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agir des bases sur les corps gras qui la renferment combinée avec les acides stéarique, margarique ou oléique. Pour l’obtenir à l’état de pureté, on traite l’huile d’olive par de l’oxyde de plomb. Cet oxyde se combine avec les acides précédents et met la glycérine en liberté. Ainsi préparée, la glycérine constitue un liquide sirupeux, incolore, inodore, incristallisable, d'une saveur sucrée, soluble en toutes proportion.s dans l’eau et dans l’alcool, nullement dans l’éther, le chloroforme, les huiles fixes et les essences. Son pouvoir dissolvant est incroyable, il tient le milieu entre celui de l’eau et celui de l’alcool. Cette substance dissout en effet très facilement le brome, l’iode, les iodures de souf e, de potassium, de zinc, de fer, les sulfures alcalins, les chlorures alcalins, les chlorures dezinc, de fer, le cyanure de mercure, l’émétique, le tannin, le sucre, le miel, la gomme, etc., etc. La glycérine est absolument neutre, elle ne rougit pas le papier de tournesol et ne verdit pas le sirop de violette, mais en sa qualité de produit liquide, incristallisable, inaltérable à l’air, elle est infermentescible et sert par suile à la conservation des maiières animales ou végétales comme l’alcool.

Effets. — Nous allons voir que ses propriétés physiologiques présentent aussi beaucoup d’analogie avec cette dernière substance . En effet, mise en contact avec la peau dénudée ou à la surface d’une plaie, la glycérine produit des effets irritants bien sensibles, elle prévient la putridité, active la rénovation des tissus, amène une cicatrisation rapide. Appliquée sur la peau intacte, elle la lubrifie, l’assouplit, y produit une humidité constante à sa surface qui l’empêche de se sécher ou de s’épaissir.

A l’intérieur, à la -dose de 30 grammes prise en trois fois par jour, ainsi que l’a démontré Catillon,la glycérine est toujours bien tolérée, elle stimule l’appétit, facilite la digestion, devient comme les corps gras un aliment respiratoire d’une certaine importance et développe l’embonpoint. De hautes doses longtemps répétées déterminent des phénomènes d’intolérance gastro-intestinale : pesanteurs d’estomac, coliques, diarrhée.

Usages. — Les pansements à la glycérine comme ceux à l’alcool, ont l’avantage d’exciter les plaies blafardes, de ranimer les ulcérés sanieux, de réprimer l’exubérance des bourgeons charnus, de neutraliser les matières septiques et putrides, de rendre en un mot la surface de la plaie humide, rosée, propre et nette, ou à peine recouverte d’une légère couche de pus sans odeur. On observe tout le contraire des pansements au sérat qui salissent les plaies eu les recouvrant de croûtes épaisses, derrière lesquelles les tissus sont mollasses et saignants. Rien de plus simple d’ailleurs que de panser une plaie avec la glycérine. Il suffit de tremper un linge tenéiré dans ce liquide et de l’appliquer immédiate.ment sur la partie malade. On met par-dessus de la charpie, une compresse et on fixe le tout par quelques tours de bande. On change tous les jours l’appareil une seule fois jusqu’à la guérison définitive.

Le pansement est le même pour les maladies de la peau ; seulement ici il y a xme distinction à faire quant à l’efficacité de la glycérine. D’après

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Bazin, Hardy et les médecins de l’hôpital Saint- Louis, cette substance émolliente et onctueuse réussit admirablement dans les dermatoses chroniques chez les personnes qui ont la peau rugueuse, comme cela s’observe d’ordinaire chez les strumeux et les dartreux. Ainsi l’eczéma, l’acné, le prurigo, les dartres sèches, le lichen, le psoriasis, l’ichthyose, la lèpre vulgaire se trouvent bien de son emploi. 11 n’en serait pas de même dans les dermatoses aiguës, à caractère inflammatoire, à vésicules et excoriations multiples, que l’application de ce topique excitant ne ferait qu’irriter davantage.

A l’intérieur, la glycérine a été conseillée dans la gastrite chronique et la dyspepsie. Administrée aux diabétiques, elle diminue dans une notable proportion la quantité de sucre éliminée chaque jour par le malade. Son pouvoir reconstituant en fait préférer l’usage à celui de l’huile de foie de morue par plusieurs médecins, dans le traitement de la phthisie. On sait que Jaccoud prescrit la glycérine dans tous les cas où l’huile de foie de morue ne peut être tolérée, et il a constaté une augmentation ^appréciable du poids des malades après quinze jours de traitement M. Ferrand, de son côté, l’emploie journellement chez les malades de son service atteints de bronchite, de catarrhe, de tuberculose pulmonaire au premier et au second degré, et en retire de bons effets.

Une condition essentielle lorsqu’on emploie la glycérine en médecine, c’est de l’avoir toujours redistillée et chimiquement pure, comme la glycérine Catilhn et la glycérine Rocher. M. Catillon a fait de la glycérine la base de diverses préparations spéciales, telles que glycérine créosotée, vin à la glycérine et au quinquina, vin ferrugineux à la glycérine et au quinquina, et élixir de pepsine à la glycérine. De son côté M. Rocher prépare un quinti, antidiabétique et un quina phosphaté à la glycérine (V. Catillon, Rocher).

Outre les résultats remarquables que la thérapeutique retire de la glycérine, il nous reste à signaler encôre les services quelle rend à la pharmacologie en se prêtant à de nouvelles formes médicamenteuses. C’est un précieux excipient qui, après l’eau, l’huile, la cire et l’axonge est un des plus employés. Il s’unit en effet aux liquides aqueux et alcooliques et sert de base pour la confection de liniments et de pommades simples ou composées d’extraits, de teintures, etc. Dans le premier cas, on a les glycèroiés ou glycérés qui sont liquides comme ïes huiles et formés de glycérine pure mêlée à un principe actif. Exemple ; le glycérolé de jusquiame :

Glycérine . 8 grammes

Extrait de jusquiame . 1 —

qu’on met sur les points douloureux dans les gastralgies, les névralgies intercostales et sciatiques; le glycérolé de chloroforme :

Glycérine . . 8 grammes

Chloroforme . 1 à 2 gr.

qu’on applique dans le lombago ; le glycérolé au cvanure de potassium :

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Glycérine . 10 grammes

Cyanure de potassium. , 50 centigr. k 1 —

qu’on étend sur les tempes dans les névralgies faciales. Dans le second cas, on a les glycérats qui sont solides, de la consistance de pommades et représentés par un mélange de 14 parties de glycérine pour 1 à 4 parties d’amidon. Ces pommades se conservent bien et servent elles-mêmes d’excipient k divers médicaments, tels que le goudron, le soufre, l’iodure de potassium, l’extrait de belladone, le tannin, etc., à la dose de 3 à 4 grammes pour 30 grammes de glycérat.

Quoi qu’il en soit de ces deux dénominations adoptées par quelques pharmacologistes, le Codex les confond toutes les deux sous l’appellalion de glycérolés ou glycérés, ce qui est un tort. Car les médicaments qui ont pour base la glycérine devraient être appelés des glycérés, tandis que ceux qui ont pour base le glycéré d’amidon seraient appelés des glycérats. De cette manière le titre seul de la préparation indiquerait infailliblement sa composition chimique. La distinction est d’autant plus importante que la glycérine et le glycéré d’amidon sont deux véhicules différents qui ne sauraient avoir une action curative absolument identique. d^Marc. Cambouuves.

GLTCËROLÉ. — Nom donné à une préparation pour l’usage externe, qui a pour excipient la glycérine (V. ce mot). P. L.

GLTCOSE. — Synonyme de Glucose.

serne,un lycee, etc.; dans d’autres cas eu en.» -, est sporadique, c’est-à-dire que dans un lieu ^ goitre n est pas endémique, vous le voyez 1 1 -® en loin, se développer chez une ou deux personn

Le goitre est beaucoup plus fréquent chez f femme que chez l’homme, ce que l’on comnlnH sans peine, vu le développement du corps thS chez la femme.

On l’observe surtout dans l’enfance et l’adole. cence;l hérédité a une grande influence sur î production: peut-être aussi faut-il attribuer au. congestions répétées du corps thyroïde une cer tame part dans le développement du goitre sporadique. Le général Morin a rapporté à l’Académie des sciences les cas de deux jeunes capitaines du ■ génie qui, fort occupés à copier des plans, se te-

GLYCOSURIE. — (V. Diabète.)

Fig. 542. - Goitre.

GOA. — On donne ce nom à une poudre qu’on retire de deux arbres exotiques Vandira araroba et le cassia glata. De couleur jaune terne comme le soufre, fonçant a l’air et prenant la teinte du tabac ou de la rhubarbe en poudre, de consistance un. peu résineuse qui la fait adhérer aux doigts assez facilement, très amère, insoluble, dans l’eau froide ou chaude qu’elle colore seulement en jaune, rès soluble dans l’éther qu’elle colore en vert émeraude, soluble aussi dans le vinaigre, la poudre de goa est très employée, et avec succès, au Brésil, dans l’Inde et en Angleterre, pour le traitement externe de plusieurs maladies de peau, principalement l’herpès circiné, la teigne tonsurante, le psoriasis, l’impétigo, l’eczéma, etc., sous forme de pommade.

Poudre de goa. . . . 3 grammes

Acide acétique . 15 gouttes

Axonge . 30 grammes

ou SOUS forme de glycérolé. D"' Paul lab.uithe.

GOITRE. — On donne le nom de goitre à l’hypertrophie du corps thyroïde (V. ce mot).

Le goitre est endémique, c’est-à-dire qu’il frappe dans une forte proportion les habitants de certaines contrées.

Dans certains cas, beaucoup plus rares, il est épidémique, puisqu’on le voit atteindre en même temps plusieurs personnes réunies dans une ca-

naient pendant de longues heures la tête inclinée sur le- papier, le cou serré dans leur hausse-col d’uniforme ; tous deux furent pris d’un goitre qui disparut dès qu’ils cessèrent cette occupation, mais qui se reproduisit lorsqu’ils voulurent la reprendre.

C’est dans les conditions géologiques de certaines contrées qu’il faut rechercher la cause principale du goitre. Il est en effet certaines régions où le goitre est endémique, telles sont, en France, les vaUées des Alpes, des Pyrénées, certaines contrées de la Lorraine et de l’Alsace ; en Allemagne le goitre s’observe dans la basse Franconie, les Carpathes, etc. ; en Angleterre, dans le Derbyshire, etc. ; on l’observe en Asie, en Afrique, en Océanie, etc. Chose remarquable, dans 'ces régions, les animaux eux-mêmes sont atteints de goitre.

Or, quelle est dans ces régions si diverses la cause du goitre ? Là commencent les hypothèses: 1“ Est-ce une influence d’altitude ? Mais le goitre est bien plus ordinaire dans les vallées profondes que sur les plateaux élevés.

2° Est-ce l’humidité de l’atmosphère ? (Fodéré). — Combien de pays très humides où l’on n’a jamais vu le goitre !

3“ Faut-il l’attribuer à la nature des eaux? Cette opinion est la plus généralement acceptée ; mais en quoi consiste cette altération ? Est-ce une absence d’oxygène, se rattachant à ce que ces eaux proviennent de la fonte des neiges, qu’eUes se trouvent soumises à une pression atmosphérique

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très faible, ou que se trouvant en contact avec des minerais très oxydables, elles leur cèdent une partie de leur oxygène? (Boussingault). Est-ce un défaut d’iode et d’iodure ? Si l’on songe à l’heureuse influence exercée par l’iode sur le goitre, on se rangera volontiers à cette opinion de Chatin.

D’autres auteurs croient au contraire que l'eau est altérée non point par l’absence d’un élément nécessaire, mais bien par l’adjonction de produits nouveaux qui seraient : des sels magnésiens, des fluorures, des sulfures ; mais il est facile de prouver que ces sels se rencontrent en abondance dans les eaux des pays où le goitre est inconnu.

Le crétinisme se montre toujours au centre des pays goitreux : un père et une mère goitreux engendrent très fréquemment des crétins, voilà les faits ; mais quel est le lien physiologique qui prédispose ainsi les goitreux à produire des crétins?

Il est encore inconnu quoiqu’on a' dit que le corps thyroïde comprimant les artères carotides diminuait la nutrition du cerveau et par suite son activité fonctionnelle.

Quant aux relations que l’on a cru trouver entre le goitre, la scrofule, la tuberculose, les fièvres intermittentes, elles ne sont point prouvées.

Un goitre ordinaire se présente sous l’aspect d’une intumescence d’un volume variable, occupant la région sous-hyoïdienne, s’engageant de chaque côté sous les muscles sterno-mastoïdiens (ainsi qu’on peut s’en assurer en les faisant contracter) et descendant plus ou moins près du sternum. Si le goitre ne porte que sur une des lobes du corps thyroïde, il a l’aspect d’une tumeur hémisphérique, d’une demi-pomme appliquée sur un des côtés de la trachée.

Que la tumeur soit uni ou bilatérale, il est toujours facile de s’assurer qu’elle appartient au corps thyroïde ; pour cela saisissez-la entre les doigts et commandez au malade d’exécuter un mouvement de déglutition, vous sentez de la façon la plus nette que la tumeur suit le mouvement d’ascension et de descente du larynx.

La diversité de structure du goitre nous explique ses différences de consistance, il peut être solide, spongieux, fluctuant ; certains goitres très vasculaires sont même le siège d’un frémissement vibratoire en général peu distinct. Le volume du goitre est très variable : il en est de monstrueux; on les voit descendre au-devant de la poitrine ou former autour du cou un collier gigantesque.

La peau qui le recouvre conserve ses caractères ; cependant les veines sont souvent dilatées. Ordinairement le goitre ne gêne que par son volume, et par la difformité qu’il occasionne ; mais, comme on va le voir, il n’en est pas toujours ainsi.

Certains goitres peuvent, moins par leur volume que par certaines circonstances que nous allons exposer, donner lieu à des accès de dyspnée parfois mortels'; on a donné à ces goitres le nom de suffocants. Or un goitre peut devenir suffocant: 1® par le fait d’une brusque augmentation de volume occasionnée par une hémorrhagie, une in- ’ flammation, la formation d’un ahcès ; 2° par sa forme, soit que la tumeur enlace la trachée (goitre constricteur), soit que, petite, elle vienne dans

l’inspiration se cacher derrière le sternum et comprimer la trachée (goitre plongeant ou rétro-sternal) ; 3“ enfin dans certains cas on ne peut expliquer la production des accès de dyspnée, et nous inclinons fortement à croire qu’ils dépendent d’un spasme des muscles constricteurs de la glotte par l’excitation des nerfs laryngés en contact avec le goitre. En effet, si dans quelques cas la dyspnée est continue et progressive, bien plus souvent il survient subitement un accès de suffocation qui peut être immédiatement mortel, et se présente sous les traits ordinaires du spasme de la glotte.

Comme complications assez rares on a noté la dysphagie par compression de l’œsophage la raucité de la voix et l’aphonie par compression des nerfs récurrents, le cornage, les trachéo-bronchites, etc.

Hâtons-nous d’ajouter que ces complications sont rares et que le goitre peut acquérir des proportions même considérables, sans constituer autre chose qu’une difformité.

La prophylaxie consiste, dès que le cou commence à se tuméfier, à quitter le pays où le goitre est endémique pour aller habiter des régions où il est inconnu.

Le traitement pharmaceutique consiste dans l’administration de l’iode qui, ainsi que l’a démontré Coindet, est réellement très efficace ; on l’administrera à l’intérieur sous forme de sirop de Laroze à l’iodure de potassium (une cuillerée à soupe par jour) ou de teinture d’iode (de 4 à 12 gouttes par jour). En même temps on badigeonnera le goitre avec de la teinture d’iode ; peut-être les applications d’un glycérolé d’iodoforme seraient-eUes utiles.

Le traitement chirurgical consiste surtout dans l’injection de teinture d’iode, faite dans la tumeur à la dose de 15 à 60 gouttes; pour cela on se sert de la seringue de Pravaz dont la canule est introduite dans le tissu thyro'ïdien ; au moment même l’opéré éprouve une douleur assez vive, il se produit aussi une intumescence notable, mais on n’a point rapporté de cas de suppuration. D’après Lévêque, ce procédé aurait été presque constamment suivi de succès ; cependant, dans certains goitres kystiques, la rigidité des parois ne leur permettant pas de revenir complètement sur elles-mêmes, la suppuration a suivi l’injection iodée ; c’est surtout dans ces cas qu’on pourrait recourir aux injections d’alcool pur. Monod, qui les a préconisées, retire avec une seringue de Pravaz une très petite quantité du liquide kystique, et il le remplace par une quantité équivalente d’alcool.

. Faut-il mentionner l’électricité, le séton, le drainage, l’excision, l’incision, la cautérisation, moyens peu employés, inutiles, infidèles ou dangereux.

Dans quelques cas la chirurgie est appelée à intervenir contre les accidents de dyspnée occasionnée par le goitre. Si l’asphjTcie est imminente , la seule ressource est la trachéotomie, malheureusement fort difficile à pratiquer dans ces cas, en raisôn du volume de la tumeur, de la déviation de la trachée, etc. C’est pour cela que Bœckel a proposé d’ouvrir les voies aériennes au-dessus du goitre, en sectionnant le cartilage cricoïde ; bien que passible de nombreux reproches, cette dernière opéra-

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tion est souvent seule praticable. Peut-être pour- j rait-on la rendre plus efficace en introduisant | comme canule un long tube en caoutchouc descendant presque jusqu’au niveau de la bifurcation de la trachée (Duplay).

On a voulu encore remédier à la suffocation soit par la section des muscles sterno-mastoïdiens, soit par celle des aponévroses du cou, car il semblait assez rationnel d’admettre que c’étaient là les obstacles à l’expansion de la tumeur et par suite les causes de la compression de la trachée, mais ces sections sont restées sans effets. Bonnet a voulu modifier la position des goitres plongeants, en les traversant avec un fil dont il nouait les chefs derrière la nuque, etc.; ces tentatives sont restées infructueuses. d*’ Léon Moynac.

GOITRE EXOPHTHALMIQUE.— Le goitre exophthalmique, appelé aussi maladie de Basedow, maladie de Graves , est une maladie chronique que l’on est disposé à rattacher à une altération du grand sympathique et qui est caractérisée par trois symptômes principaux, qui sont : des palpitations cardiaques, de l’exophthalmie et une hypertrophie du corps thyroïde.

Cette maladie, fort rare d’ailleurs, a été surtout observée de vingt à quarante ans, plutôt chez la femme que chez l’homme , probablement en raison de l’influence que parait avoir sur sa production l’hystérie ou le tempérament nerveux. On a cru, dans certains cas, pouvoir l’attribuer à la scrofule, à l’anémie, au traumatisme cérébral, à des chagrins, etc.

Sans cause appréciable, une personne dans la force de l’âge et la plénitude de la santé est prise de palpitations de cœur, son caractère devient irritable, son regard prend une expression étrange, ses yeux surtout ont un éclat inaccoutumé, son cou grossit; ces phénomènes s’accentuent plus ou moins vite, et dès lors la maladie, désignée sous le nom de goitre exophlhalmique, est constituée par trois symptômes principaux ; palpitations de cœur, exophthalmie , goitre; autour d’eux viennent se grouper d’autres phénomènes importants, tels que anémie, changement de caractère, etc.

La maladie dure des mois et des années; elle peut offrir plusieurs alternatives d’amélioration et d’aggravation, mais il est rare de la voir guérir complètement, bien qu’on ait cité quelques cas de terminaison favorable à la suite de grossesses.

La mort ne survient guère que dans le cinquième des cas; elle est produite parle marasme, les lésions organiques du cœur, les lésions viscérales ouencore par des maladies intercurrentes.

Les moyens qui ont donné les meilleurs résultats sont : la digitale, l’arsenic, le bromure de potassium, le sulfate de quinine longtemps continué. L’anémie peut être combattue par les toniques et surtout par l’hydrothérapie ; mais le ter et l’iode ont exaspéré les accidents. On a conseillé l’application continue de la glace sur le cœur et le cou.

Dans quelques cas de suffocation, on a eu recours à la trachéotomie, rendue fort dangereuse parla dilatation du système vasculaire du cou.

La maladie étant attribuée à ime paralysie de la

portion cervicale du grand sympathique, on dpv obtenir de bons effets de l’électrisation de ce nJ^f* en effet, quelques résultats favorables ont été T ’ bliés ; on s’est servi de piles à courants constànts^d' huit à quinze éléments. D' Léon moynac. ’

GOMMES. — Sous le nom de gommes, on dési gne des produits végétaux neutres, solides, incris' tallisables, incolores, insipides, ou du moins très fades, sans odeur, inaltérables à l’air, plus ou rnoins solubles dans l’eau, décomposables par l’acide nitrique qui les transforme en acide mucique" Elles s’écoulent naturellement, ou à l’aide d’incisions, de plusieurs arbres appartenant presque tous à la famille des légumineuses. Les principales sortes connues dans le commerce et usitées en médecine sont : la go.mme arabique, la gomme indigène et la gomme ADRAGANTE.

La GOMME ARABIQUE est foumîe par plusieurs espèces du genre acacia et particulièrement par l’aea-

Fig. 543.

Acacia arabica, fournissant la gomme arabique

cia arabica, dé la famille des légumineusèsmimosées. Elle se présente en larmes ou en morceaux arrondis dont la surface est fréquemment souillée par une matière amère qui ne pénètre pas dans leur intérieur et qu’on enlève par un lavage superficiel avant de s’en servir. Elle est presque totalement formée d’un principe ternaire, Varabive, lequel rend ce produit d’une solubilité parfaite dans l’eau froide. La gomme arabique fait l’office dans notre orpnisme d’un adoucissant local des plus recherchés, contre les divers états inflammatoires. En effet, absorbant une grande quantité d’eau dans ses préparations, elle humecte pendant longtemps nos tissus et calme l’irritation dont ils sont atteints. De là, son emploi très fréquent dans les maladies de la gorge, des voies respiratoires, digestives et urinaires, en nature, en poudre, en tisane, en pâte, en pastilles, en sirop et en potions- C’est un des éléments de la pâte de jujube et la base de la pâte très improprement dite de guimauve.

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C est le medicâmeDt e. le. mode contre les toux les bronchites et les grippes. La gomme du Sénégal offre les mêmes propriétés et la même composition chimique que la gomme arabique vraie.

La GOMME INDIGÈNE OU gomme du pays découle naturellement de divers arbres de la famille des amygdalées, tels que le cerisier, le pêcher, le prunier, ,1 abricotier. Cette gomme ressemble à la gomme arabique, elle est en fragments arrondis, transparents, d’un jaune plus ou moins foncé. Insoluble dans l’eau froide, elle se dissout facilement dans l’eau bouillante et semble tenir le mibeu pour sa solubilité entre la gomme arabique et la gomme adragante. Son principe, la cérasine, est une substance isomérique avec l’arabine; elle se gonfle dans l’eau froide sans s’y dissoudre, se change en arabine par l’ébullition et alors seulement elle devient soluble. Elle est regardée avec raison comme un succédané de la gomme arabique. On l’emploie aux mêmes doses, mais moins souvent ; elle sert aussi aux mêmes usages.

La GO.MME ADRAGANTE découle de plusieurs astragales du Levant et de la Perse ; Vustragalus verus,

Fig. 544.

Astragalus creticus, fournissant la gomme adragante.

olivier, de la famille des légumineuses papilionacées, fournit le produit le plus estimé. Cette gomme est plus blanche et moins transparente que les précédentes. Elle se présente dans le commerce en filets déliés ou en fragments aplatis; dans le premier cas, on a la gomme vermiculée; dans le second, la gomme en plaques Qu’on se serve de l’une ou de l’autre, elle ont un principe commun, Vadraganiine. Ce principe se gonfle beaucoup dans l’eau froide, mais ne se dissout qu’imparfaitement dans l’eau bouillante. Cette gomme a à peu près les mêmes propriétés et peut servir aux mêmes usages que les autres. On l’emploie principalement à l’état de mucilage pour donner de la consistance aux pilules, a,ux granules, aux pastilles, aux pâtes et aux tablettes.

.IX l’intérieur, la gomme (c’est surtout de la gomme Dictionnaire populaire de médecine dsiielle.

arabique qu’il s’agit) se donne à des doses illimitées, soit en morceaux qu’on laisse fondre dans la bouche, soit en poudre qu’on fait dissoudre dans l’eau pour la prendre en tisane, en pastilles, en sirop ou en potions. La tisane se prépare par solution et se sucre à volonté. Elle constitue avec la réglisse la tisane ordinaire des hôpitaux qu’on donne dans toutes sortes de maladies. Le sirop (gomme 10, eau 15, sirop de sucre 100) se fait en dissolvant à froid la gomme dans l’eau et ajoutant ensuite le sirop simple bouillant. 11 peut se préparer plus simplement encore en faisant fondre cinq ou six sous de gomme dans un demi-litre d’eau, puis on ajoute une demi-bvre de sucre au moins et l’on fait cuire jusqu’à consistance sirupeuse. Ce sirop est très souvent employé soit pur, soit en potion, soit dans une tisane pectorale, contre les bronchites, les grippes, les coqueluches, les toux rebelles. Enfin la potion gommeuse :

Gomme arabique . 10 grammes

Sirop de gomme . 30 —

Hydrolat de fleur d’oranger . 10 —

Eau commune . 100 —

est très souvent mise en usage tan'ôt seule par cuillerées, de deux en deux heures dans le courant de la journée, tantôt combinée à d’autres substances plus actives. Dans ce dernier cas, elle sert de véhicule à des potions composées et l’on peut préparer ainsi une potion gommeuse au kermès, à l’oxyde blanc d’antimoine, au sirop diacode, etc., etc.; on met alors 100 ou 150 grammes de julep gommeux pour une quantité normale de principe actif à laquelle on peut ajouter un adjuvant ou un correctif quelconque.

D' Marc. Camboultves.

GOMME AMMONIAQUE. — La gomme ammoniaque est le suc gommo-résineux du dorhne ammoniaque de la famille des ombeUifères. Ce suc nous vient de l’Arménie et de la Perse; il se présente tantôt en masses compactes, jaunâtres à l’extérieur, d’un blanc opaque à l’intérieur; tantôt en larmes détachées, dures, blanches ou jaunâtres. Ces deux variétés ont une saveur amère, âcre, nauséeuse; une od ur forte et pénétrante. Celle qui est en larmes détachées est la plus pure; elle sert de préférence à l’usage interne. La gomme ammoniaque est formée de résine, de gomme et d’huile volatile. C’est à l’huile volatile de cette plante exotique, qu’on attribue la saveur âcre et amère désagréable que cetfe ombellifère possède à un haut degré; sa solubilité est la même que celle des gommes-résines en généraL

Connue et employée dès la plus haute antiquité, la gomme ammoniaque se recommande surtout aux praticiens par ses propriétés anticalarrbales et antiasthmatiques. Elle est utile dans l’asthme essentiel, humide,, à accès se terminant par une abondante expectoration ; elle convient aussi, et particulièrement, dans les affections- des muqueuses ou prédomine l’élément catarrhal, non pour favoriser l’expectoration, mais pour diminuer la sécrétion muqueuse ou muco-purulente. Cette gomme résine, s’éliminant non seulement par les voies respira-

GOM

GON

toires, mais aussi par les voies digestives et urinaires, on conçoit qu’on ait. étendu son emploi avec quelque efficacité contre le catarrhe vésical et le catarrhe intestinal,

La gomme ammoniaque peut s’administrer en poudre, en teinture, en émulsion, en potion, en lavements et se donne surtout en pilules. On en prépare aussi un emplâtre qu’on applique sur les engorgements indolents des glandes ou des jointures comme agent résolutif. Elle s’emploie rarement seule : le plus souvent elle se prescrit associée à d’autres substances, telles que le savon médicinal, l’extrait d’opium, le baume de tolu, la myrrhe, le safran, etc.

Fréquemment employée autrefois , la gomme ammoniaque était tombée dans le discrédit, lorsque Delioux de Savignac est venu en patronner les efiéts anticatarrhaux énergiques. Suivant ce praticien, ce médicament tarirait mieux les bronchorrhées que les oléorésines ou les baumes les plus en renom. Il le fait prendre en pilules ou,- mieux encore, émulsionné dans un looch blanc auquel il fait ajouter de l’hydrolat de menthè ou' de fleurs d’oranger, pour en masquer le mauvais goût. 'Sans partager le même enthousiasme à ce point de vue, nous sommes forcé d’avouer toutefois que la gomme ammoniaque a Une action la plupart du temps efficace contre les catarrhes bronchiques non accompagnés de mouvement fébrile. D’’ Marc. Cambouuves.

■ GOMME-GUTTE. — La gomme-gutte est une gomme-résine qui s’écoule, naturellement ou a la suite d’incisions, de l’écorce du garcinia morella,

presqu’île de Cambodge et qui appartient à la famille des guttifères. Cette substance nous est apportée en cylindres de 5 à 6 centimètres de diamètre, creux à l’intérieur, souvent repliés sur eux-mêmes. Sa couleur, est d’un beau jaune, surtout lorsqu’elle est réduite en poudre, sa saveur est nulle d’abord, puis très, âcre, sa cassure est nette, très pure; son mélange est très facile dans l’eau, avec laquelle elle forme une émulsion d’une magnifique couleur jaune de soufre, dont le prin¬

cipal usage est de servir à la peinture à l'ean qu’on emploie si fréquemment.

La gomme-gutte renferme des proportions énor mes d’une résine (70 à 75 p. 100), la cambodgine' qui en constitue un principe actif pénétrant très irritant. En effet, si on la prend à haute dose elle' détermine des douleurs de ventre intolérables’ des vomissements incessants, des superpurgations excessives avec dépression de tous les systèmes refroidissement des extrémités, affaiblissement général et mort.

A la dose de 25 à 30 centigrammes, elle détermine des évacuations alvines, séreuses, abondantes accompagnées de coliques et agit comme l’aloès sur les organes du bassin. A dose faible (10 à 15 centigrammes), ainsi que le dit Dujardin-Beaumetz, elle peut être considérée comme un bon laxatif. '

Très rarement employée seule, à cause de son extrême énergie, la gomme-gutte s’associe d’ordinaire lau calomel, à l’aloès, au jalap, à la scammonée,àla rhubarbe ou a d’autres .substances également purgatives ; elle entre dans la composition des grains de santé du D^ Franck, des pilules de Bosredon, etc. Elle est indiquée toutes les fois qu’il s’agit d’obtenir une forte purgation, de congestionner l’utérus et la fin du tube digestif, de faire reparaître les menstrues et l’écoulement hémorrhoïdal. Elle* exerce une. puissante dérivation sur l’intestin dans les cas .de paralysies, de catarrhes pulmonaires, d’hydropisies de nature diverse.

D' Marc. Camboulives.

GOMME SYPHILITIQUE. —On donne ce nom à un accident tertiaire de la syphilis (V, ce mot), p. l.

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