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dans toutes sortes de surexcitations nerveuses. Enfin la poudre est mise a profit pour la confection des pilules et la racine, mâchonnée par les petits enfants, calme les souffrances dues à leur évolution dentaire. D-- marc, camboulives.
6URJÜM. — Le gurjum, que les anglais appellent wood oil, est un baume oléo-résineux, qu’on extrait par incisions du tronc de plusieurs arbres de la famille des diptérocarpées, très communs dans rinde. 11 se présente sous la forme d’un liquide épais, visqueux, d’un brun rougeâtre avec reflets vert sombre, d’une odeur analogue à celle du copahu, et d’une saveur aromatique et âcre.
Employé en Orient comme vernis naturel, seul ou mélangé à diverses matières colorantes, et aussi, en guise de goudron, pour calfater les bateaux, le gurjum fait partie de la pharmacopée de l’Inde et se donne, surtout dans les hôpitaux, comme antiblennorrhagique. En France, vu son grand bon marché, le gurjum sert surtout à falsifier le copahu, dont il réunit tous les inconvénients, sans toutefois en avoir la valeur curative. Comme lui, en effet, il produit dans l’estomac un sentiment de chaleur, parfois des nausées et des vomissements ; administré à la dose de 6 grammes par jour, il donne lieu à des coliques et à de la diarrhée; au delà de 6 grammes, il détermine de l’intolérance gastro-intestinale. Le D'' Montgoméry, cité par Erasmus Wilson, l’a vu produire sur la peau une éruption érythémateuse analogue à celle qui peut survenir après l’ingestion du copahu. Enfin, le gurjum communique aux urines une forte odeur de copahu, révélatrice de la maladie que l’on tient toujours à cacher. Quant à son action sur les écoulements blennorrhagiques, elle est de beaucoup plusfaible que celle du copahu. Aussi, malgré quelques essais tentés en Angleterre et en France, le gurjum n’a pas pris place dans l’arsènal thérapeutique de la chaude-pisse. d' Paul Labarthe.
GUSTATION. - (V. Goût)
6UTTA-PERCHA. — On désigne sous ce nom une substance végétale, analogue au caoutchouc, que l’on retire surtout de VIsonandre guüa, grand arbre de 12 à 14 mètres de hauteur, que. Ton rencontre surtout dans les forêts de Syngapore, de Sumatra et de Malacca, et dans les îles de la Malaisie. Dans le commerce, la gutta-percha se présente sous forme de lames minces, jaunâtres ou tigrées, dures, coriaces, flexibles, presque inodores et sans saveur. Elle se ramollit dans l’eau chaude et peut alors prendre toutes les formes qu’on lui donne et qu’elle conserve en se refroidissant. C’est à cause de cette propriété spéciale qu’on l’emploie pour la fabrication de divers appareils et instruments chirurgicaux tels que gouttières pour fractures, appareils orthopédiques, urinoirs, etc.
On fait avec la gutta-percha dissoute dans le chloroforme :
Gutta-percha . . 1 partie
Chloroforme . . o —
une préparation, connue sous le nom de trau-
maticine, employée en médecine dans le pansemo des plaies, des coupures et de certaines malaS* de peau, accompagnées de sécrétions humides T chloroforme s’évapore et la gutta-percha forme snr la plaie une mince pellicule, solide, résistante au\ la protège et favorise ainsi sa cicatrisation. ’ ^ Félix Cagnart.
GUYOT (ANTi-cORS). — L’anti-cors Guyot, dont l'éminent directeur de ce dictionnaire, notre savant ami le D' Paul Labarthe, a signalé les résultats merveilleux et toujours constants, dans son remarquable article : Cors aux pieds (V. ce mot), est une préparation qui réunit tous les avantages sans présenter ,un seul inconvénient. En effet, il n’est pas caustique; son application, extrêmement facile, non seulement n’est jamais suivie du moindre petit accident, mais encore n’occasionne aucune douleur, malgré l’énergie, la promptitude et la constance de son action curative; il sèche aussitôt appliqué, par suite ne se répand jamais au delà du cor, maintient les principes curatifs en contact permanent avec la partie malade et forme ainsi à sa surface u,n vernis solide protecteur ; il ne saht ni les bas, ni les draps du lit; enfin, il ne nécessite pas le repos du malade qui peut continuer à vaquer à ses occupations ordinaires.
Pour employer l’anti-cors Guyot, il suffit détremper un petit pinceau dans le flacon, d’y prendre une goutte de la préparation qu’on appliqué légèrement sur le cor, en ayant soin de n’en pas dépasser les limites. Au bout de deux minutes, l’anti-cors est sec. On renouvelle l’application une fois par jour, pendant 6 a 10 jours, sans enlever la couche de la veille, et en évitant de gratter ou de soulever le cor. Au bout.de ce temps, celui-ci se détache parla simple pression des doigts ou à la suite d’un simple bain de pied. Félix Cagnart.
GYMNASTIQUE. — La gymnastique est cette partie de l’hygiène qui traite de l’ensemble des exercices qui ont pour objet de régler les mouvements du corps et de développer certains muscles pour mieux assurer le développement et le fonctionnement des organes.
Pour faire de la bonne gymnastique, de même que pour faire de la bonne médecine il faut, autant que possible, individualiser, c’est-à-dire varier la force, la durée, l’intensité des mouvements, selon l’âge, le sexe et le tempérament du sujet.
L adolescence est l’époque à laquelle les exercices du corps sont le plus utiles, ils servent alors à l’éducation des sens et à celle du système locomoteur.
A Fepoque de la puberté, ils ont pour effet de répartir sur tous les muscles la sève exubérante qui tend a se concentrer vers les organes de la générales habitudes que l’excès de sensibilité de ces organes détermine trop souvent. Ni la morale, ni les menaces, ni les châtiments, ni les entraves, ne peuvent combattre ces funestes tendances. G est dans la fatigue des membres et une violente excitation musculaire, qu’on trouve les prévenir ou de les détruire, ad^te, la gymnastique est encore itile, afin de maintenir l’équilibre entre toutes les
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parties de l’organisme et d’éviter les concentrations vitales qui pourraient avoir lieu vers les viscères ; elle l’est surtout pour ceux qui se livrent à des occupations sédentaires, pour les hommes de lettres, de science, de cabinet.
Enfin 1 exercice , un exercice modéré, convient également aux vieillards. La gymnastique alors rend le jeu des organes plus facile et sollicite l’action des fibres dont la sensibilité est émoussée.
On le voit, les avantages de l’exercice sont extrêmes, mais les abus ne le sont pas moins, et nous pensons bien faire, en indiquant comment nous entendons la gymnastique et les différents modes qui nous paraissent devoir être adoptés, selon les diverses conditions que nous venons d’exposer.
La gymnastique n’est pas, comme on l’entend trop généralement encore, le trapèze et toujours le trapèze ; elle ne signifie pas à l’état permanent les barres, les perches et quelques autres travaux qui, dans certaines imaginations, ou malveillantes ou ignorantes, la font confondre avec l’école de l’acrobate ou de l’athlète.
11 y a dans la gynastique un peu de tout cela, mais il y a plus.
11 y a une gradation de mouvements qui procède de la science, et qui est le résultat d’études sérieuses ; il^ a enfin une intarissable variétés d’attitudes et d’exercices dont chacun doit avoir son but spécial et calculé.
L’enfant est une cire molle qu’on peut étendre en tous sens ; seulement si la tension exercée était excessive, la cire se désagrégerait et le but serait désastreusement dépassé. Donc il faut simplement s’étudier à assouplir et à développer ce corps, en mettant la plus grande sobriété dans le choix des moyens qu’on emploie. Que pour rien au monde on ne songe, dans ce, premier âge, c’est-à-dire jusqu’à dix ou douze ans, aux travaux de force proprement I dits ; la croissance pourrait s’en trouver modifiée et aussi le caractère de l’enfant. Ce qu’il faut, c’est faire et non surfaire ni défaire.
L’adolescent a besoin de toutes les initiations corporelles. Pour régulariser et étendre le jeu de ses poumons, il lui faut la course sagement proportionnée à son organisme , et des exercices donnant à la poitrine toute l’ampleur dont elle est susceptible. Pour qu’il puisse un jour échapper à tout danger matériel, pour qu’il apprenne à franchir un fossé, à se réfugier sur les branches d’un arbre, à s’élancer des hauteurs d’une maison embrasée, à combattre un incendie, à traverser un cours d’eau à la nage, à descendre d’une voiture lancée au galop, il faut qu’il cultive tous les exercices d’élan. 11 faut qu’il apprenne à calculer avant d’agir et, une fois la décision prise, à l’exécuter résolûment. 11 faut qu’il apprenne à marcher sur les échelles et les poutres mobiles, à se suspendre et à grimper aux perches et aux cordes lisses; bref, qu’il se livre à tous les exercices aptes à développer l’agilité, le courage, la confiance, le sang-froid et la résolution.
La femme, qui est une grande et admirable enfant, commande la même soUicitude et la même délicatesse que l’enfant lui-même. Comme le frêle arbuste qui résiste à l’ouragan mieux que le chêne séculaire, il faut qu’en conservant les formes et les
grâces spéciales à son sexe, eUe acquière toute l’énergie qui lui sera nécessaire un jour pour concevoir et enfanter sans danger. Il faut à la femme des mouvements moelleux, les inflexions douces qui rendent ses membres souples en développant sa poitrine et en fortifiant ses reins. Constituons, en un mot, un être relativement fort, fort dans la limite du possible et de ses besoins; donnons à son organisation toute la force et toute la souplesse qu’elle est susceptible d’obtenir, mais gardons-nous bien de fabriquer des femmes hercules.
Pour les hommes d’âge mûr, il faut proscrire les exercices violents, employer des instruments ou des poids toujours inférieurs à la force acquise et avoir recours presque exclusivement à des mouvements lents et progressifs, ayant surtout pour but d’obtenir la souplesse du corps et de prévenir toutes congestions viscérales.
On nous demande souvent ce que nous pensons de la gymnastique de chambre, c’est-à-dire de la gymnastique pratique chez soi, d’une façon toute instinctive et sans méthode bien arrêtée.
La gymnastique de chambre nous paraît, pour les gens d’âge mûr, c’est-à-dire pour les gens assez raisonnables pour ne rien tenter de violent ni de périlleux, un million de fois préférable à l’absence complète de gymnastique.
Mais de même que la douche ne saurait convenir à toutes les organisations et qu’il faut savoir en modifier la température, la forme et la durée selon chaque nature qu’on veut améliorer, chaque affection qu’on veut guérir, de même aussi la gymnastique, si elle est pratiquée au point de vue de l’éducation, doit être combinée d’après l’âge et le sexe ; si c’est l’hygiène seule qui procède à son action, on doit consulter d’abord ces deux points, et de plus le tempéramment et les occupations habituelles du sujet. Si on se place au point de vue thérapeutique, on doit tenir compte de toutes ces choses et plus particulièrement de l’état des forces du malade, de l’origine et de la nature de sa maladie.
En effet, tel exercice, on ne peut plus salutaire à un jeune homme, pourrait être excessif pour une femme, contraire à un homme d’âge mûr, et dangereux pour un valétudinaire.
C’est là le motif qui nous fait envisager avec une certaine appréhension la gymnastique de chambre- Ne procédant ni par voie de raisonnement ni de comparaison, on a si vite fait de se fourvoyer et de se livrer à tel travail, tandis que c’est tel autre qu’il conviendrait d’adopter ! Cet inconvénient disparaît dans un gymnase, où chaque mouvement n’est, ou pour mieux dire, ne devrait être ordonné par le professeur qu’après une étude approfondie des conséquences qu’il doit amener, comme aussi des forces auxquelles il est emprunté.
Les muscles, les nerfs, les organes, tout dans notre économie animale est solidaire : il est donc de la plus haute importance de ne point confondre les causes et les effets dans le service qu’on demande à chacun d’eux. De là notre crainte de la gymnastique de chambre et notre préférence pour celle dirigée par des professeurs compétents.
■ Donc, pour que le moral ressente l’effet salutaire
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oui doit, et c’est essentiel, dérouler de cette récréa- à la congestion du cerveau, on exercera davantd tion hygiénique; pour que le physique y trouve les extrémités inférieures. tout le développement qui lui est nécessaire; pour Si nos lecteurs veulent pousser plus loin len que l’appauvrissement anémique de certaines cons- etudes et se livrer à des exercices plus énerginnp^*
titutions se modifie au contact d’autres tempéra- tels que les' exercices des haltères, des barres^'
ments plus heureusement doués; pour que les es- sphères, des massues et des grosses haltères no *
prits portés vers l’hypocondrie puissent enfin les renvoyons à notre ouvrage : La Gymnastim^
entrer dans un ordre d’idées plus riantes; pour raisonnée (1 vol. in- 18, avec de très nombreuse
que tout cela se fasse et se fasse bien, nous préfé- figures. Hachette et C»), ®
rons à la gymnastique de chambre l’établissement A quelle heure faut-il faire de la gymnastique et public qui égaie, la société qui stimule et le com- dans quel costume? — il n’est point indifférent de
mandement qui entraîne; à la simplicité des appa- faire de la gymnastique à telle heure ou à telle
reils privés, nous préférons la multiplicité des autre, et dans un costume quelconque,
appareils d’une maison spéciale. A l’espace étroit et L’homme doit, s’il porte des bretelles, les retirer limité, un champ vaste et largement aéré; à la et s’exercer par conséquent en bras de chemise
mesquinerie, le confort, et, s’il faut tout dire enfin, sans cravate, lé bouton de son col défait. Le mail’
à l’ignorance qui tâtonne, le savoir qui s’affirme et lot tricoté en laine ou coton est préférable; quant
sait diriger. aux chaüssures, celles sans talons sont les meil-
II y a entre les exercices partiels faits chez soi, leures, parce qu’elles permettent au corps de se
avec un outillage restreint, et les leçons suivies maintenir plus sûrement d’aplomb pendant les
dans un bon gymnase, la différence qui’ existe exercices.
entre l’usage des eaux thermales prises en petites La femme, pour pouvoir bien exécuter' les moudoses à domicile, et la cure à la source même avec vements, les mouvements des jambes surtout, doit tous ses accessoires. ^ se revêtir d’un costume dans le genre de celui
Voulant néanmoins répondre à un désir qui nous qu’on emploie aux bains de mer ; blouse, pantalon,
a été souvent exprimé, nous donnons ici une ceinture souple, le tout très simple, de préférence
méthode qui permettra à chacun de faire, d’une en laine ou mérinos. (La toile est un peu froide.)
façon utile et rationnelle, des exercices de gymnas- Supprimer le corset, bien entendu,
tique chez soi. Les gens d’âge mûr, les rhumatisants, les ner-
Pour tout^ instrument, la nature, c’est-à-dire le veux, adopteront les cours du matin avant le se-
corps lui-même qu’il s’agit de développer et d’en- cohd déjeuner, ou ceux du soir, avant dîner, tretenir dans un état de santé parfaite, au moyen Les personne obèses, les goutteux, les pléthori-
d’une simplé série de mouvements suivant une gra- ques, suivront de préférence les cours du matin, à
dation anatomique; d’une succession d’efforts à jeun.
la fois doux et énergiques dont chacun a sa raison Les lymphatiques, les anémiques, les diabétiques, d’être, son résultat prévu. la leçon qui précède le dîner.
Cette série graduelle convient à tous les âges et En thèse générale, ne faire de gymnastique que aux deux sexes, à l’exception de quelques exercices de telle sorte que la fin des exercices précède d’une
qu’on trouvera annotés en conséquence. Elle forme heure environ le repas à venir, et qu’il y ait au
de plus une leçon d’ensemble, qui offre aux insti- moins trois heures d’écoulées depuis le repas prétuteurs et aux institutrices ce double avantage cèdent, afin de ne pas troubler la digestion,
qu’elle permet d’exercer, sans instruments un grand Les enfants et les jeunes gens bien portants doinombre d’élèves à la fois. Une séance de vingt à vent cependant s’habituer à faire de la gymnastique vingt-cinq minutes suffit. à toute heure, afin d’être toujours prêts à réaliser
C’est tout ce que nous demandons , une demi- un effort et à supporter sans défaillance les épreuves heure de gymnastique par jour. Est-ce trop exiger que la vie pourrait leur réserver, des gens qui veulent se bien porter? Après les exercices, surtout pour ceux qui font de
Pendant les premiers jours, on ne fera qu’une l’hydrothérapie à la suite de leur séance, une propartie des exercices, les premiers et les plus sim- menade de quelques instants est excellente. Les propies d’abord; et progressivement, c’est-à-dire au fesseurs feront donc bien de terminer par des niar-
bout d’une quinzaine de jours, on arrivera facile- ches ou- par le pas gymnastique; mais, en ce der-
ment à les exécuter tous. nier cas, ils finiront la course par quelques tours
Les jeunes filles laisseront de côté les figures de pas accéléré afin de ne pas passer, sans transi-
marquées d’un (*). tion, d’un exercice assez vif au repos complet.
Les garçons, jusqu’à l’âge de douze ans, celles II ne faut faire que ce que l’on peut ; tout exermarquées d’un double (**). cice qui demanderait, de la part de certaines per-
Les hommes obèses et les vieillards, celles qui sonnes d’un âge avancé ou génées par l’obésité, des portent un triple (***). efforts trop considérables, doit être réservé et au
Si l’on a peu de temps à consacrer aux exercices, besoin supprimé complètement. La gymnastique, mieux vaut, à notre avis, donner la préférence aux pour les gens d’âge mûr, doit être réparatrice et mouvements qui- exercent la partie supérieure du non accablante.
corps, la partie inférieure étant naturellement exer- Ne pas se préoccuper cependant des quelques inécée par la marche, bien que celle-ci ne constitue vitables courbatures que peut occasionner, pendant
qu’un exercice très incomplet de la partie infé^ les premiers jours, cette série de mouvements
rieure du corps. Lorsqu’il y a cependant tendance • variés. La courbature sera d’autant plus sensible
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que le sujet sera moins jeune et que son corps aura été moins exercé auparavant. Elle doit être considérée comme un phénomène naturel, nécessaire, indiquant le travail de rénovation qui s’accomplit dans l’organisme, travail analogue à cette crise d’excitation qu’on nomme la poussée, et qui se produit aux eaux thermales dès le début du traitement. Cependant, si la courbature persistait, accompagnée d’un mouvement de fièvre marqué, on fera bien de suspendre l’exercice pendant quelques jours.
Exercices sans instruments. — Position. — Le corps droit, les talons joints, la pointe dû pied en dehors, les épaules effacées, les bras pendant naturellement.
Premier exercice. — Les mains sur les hanches,
Fig. S65. ‘ Fig. 568. .
Premier éxercice. Deuxième exercice.
tourner la tête à droite et à gauche, en deux temps : une, deux {&ÏX fois dans chaque sens). Cadence lente (les deux temps s’exécutent en 3 secondes). Au premier temps, on tourne la tête à droite, jusqu’à ce que le menton arrive presque au-dessus de l’épaule ; — au deuxième temps, on exécute le même mouvement dans un sens opposé. Les épaules doivent rester immobiles.
Deuxième exercice. — Pencher la tête en avant et en arrière, en deux temps, six fois.— Cadence lente (3 secondes). — Au premier temps, on abaisse la tête sur la poitrine ; — au deuxième temps, on la relève et on la jette en arrière.
Troisième exercice. — Les poings fermés, les bras tendus perpendiculairement en arrière, les élever au-dessus de la tête et les abaisser sans flexion, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (les deux temps s’exécutent en 2 secondes). — Au premier temps, on porte les bras tendus devant soi et on les élève, en ouvrant les mains, jusqu’à la position verticale ; - au deuxième temps, on les ramène vivement à leur point de départ.
Observation. — Chaque fois que les bras sont projetés en l’air, la tête doit se dresser en arrière. Le professeur y fera grande attention, ce mouvement souvent répété étant très utile aux enfants, à
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ceux surtout qui, par suite d’une croissance rapide ont une tendance à pencher la tête et la partie supérieure de la poitrine en avant.
Autre obs.ervation très importante. — Dans les exercices sans instrument, chaque fois que les
bras sont ployés en flexion verticale, latérale ou horizontale, la main doit se fermer ; les doigts s’ouvrent, au contraire, et tout naturellement, dans les mouvements d’extensjon.
Quatrième exercice. — Elever les bras tendus, latéralement, en deux temps, six fois. — Cadence
modérée (2 secondes et demie). — Au premier temps, on étend les bras de chaque côté et on les
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élève par un demi-cercle, jusqu’à la position verticale, les mains se touchant par leur bord interne ;
au deuxième temps, on les ramène au corps par le
même chemin.
Cinquième EXERCICE. — Circumduciion des bras tendus en arrière, en deux temps, six fois. — Ca,dence lente (3 secondes). — Cet exercice consiste à
Fig. s’69. — Cinquième exercice.
lancer simultanément les deux bras, d’avant en arrière, par un mouvement circulaire aussi développé que possible. Les bras toujours tendus doivent, au premier temps, passer de chaque côté de la tête, et raser les hanches au second temps.
Sixième exercice. — Flexion et extension verti-
Fig. 570. Fig. 571.
Sixième exercice. Septième exercice.
cale des bras, eu quatre temps, une, deux, trois.
quatre, six fois. - Cadence modérée (les oimt. temps en un peu moins de 4 secondes). - ^ ® mter temps, on plie les avant-bras pour porter ]p« poings à la poitrine, les doigts fermés se faisant face ;—au deuxième temps, on lance les bras en l’air •
— au troisième, on ramène les poings à la poitrine-
— au quatrième, on laisse retomber les bras le lonê
du corps. °
Septième exercice. — Les poings à la poitrine les coudes en arrière, lancer les bras horizontalement en avant, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (les deux temps en un peu moins de 2 secondes). — Aupremier temps, on tend les bras parallèlement devant soi ; — au deuxième, on les retire vivement en arrière, de façon à bien ouvrir la poitrine.
Huitième exercice. — Les poings rapprochés sur la poitrine, étendre les bras horizontalement en
arrière ; en deux temps, six fois. — Cadence modérée (2 secondes). — Au premier temps, on développe les bras horizontalement en arrière, par un mouvement circulaire , en bombant légèrement la poitrine. — au deuxième, on les ramène par le môme chemin à leur position.
Neuvième exercice. — Les bras tendus latérale-
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Ttwnt, flexion, extension et rotation des bras, en quatre temps, six fois. — Cadence modérée (4 secondes). — Au premier temps, on porte les poings à demi-fermés sur les épaules en fléchissant l’avantbras sur le bras; — au deuxième, on ramène les bras dans l’extension latérale ; — au troisième temps, on tourne le bras de dedans au dehors ; — au quatrième, on le retourne dans le sens opposé, comme si on voulait enfoncer une vrille.
Dixième exercice. — La main droite à Vépaule
gauche, le bras gattche tendu horizontalement en arrière, lancer les bras à droite et à gauche, en deux temps, dix fois. — Cadence modérée (un peu moins de 2 secondes^. — Aupremier temps, on lance les bras horizontalement de gauche à droite, de manière à leur faire décrire un demi-cercle; — au deuxième, on exécute le même mouvement de droite a gauche. Ce mouvement qui rappelle celui du faucheur, avec cette seule différence qu’il s’exécute horizontalement, doit être exécuté avec une vigueur suffisante pour imprimer au tronc un mouvement de rotation sur les hanches; les pieds restent immobiles.
Onzième exercice. — Pencher le buste en avant
et en arriéré, en deux temps, six fois. — Cadence lente (2 secondes et demie).— Au premier temps, on penche le corps en avant ployer les genoux ; — au deuxième, on le porte arrière en effaçant les épaules. Dans cet exercice, mains sont placées im peu en arrière de la taille, xfln que les épaules s’effacent davantage et que le hustg soit maintenu pendant l’extension.
Douzième exercice. — Le bras dr^f ^ chi sur Vépaule, incliner le buste à drtyitg et à gau-
Fig. 576. — Douzième exercice.
che, en élevant et en abaissant alternativement chaque bras, en deux temps, six fois. — Cadence lente (2 secondes et demie). — Aupremier temps, on incline latéralement le buste vers la droite, en lais¬
sant retomber le bras droit le long de la jambe, et en élevant en même temps le bras gauche en demiflexion sur l’épaule gauche, sans changer la position de l’axe du corps ; — au deuxième temps, on répète le mouvement dans le sens opposé.
; Observation. Leÿ, exercices du ü’onc. demandeut comme ceux de la, télé, a être exécutés lentement.
Treizième exeRcice>;-?-- Étendre allernativement les jambes en avant, en" deux temps, la jambe droite, un, deux;}a. gauche, un, deaa:, six fois. — Cadence modérée fl seconde et demie). — Au 'premier temps, on étend la jSimbe, droite presque hori- -zontalementen avant; — oMdewaa'ème, on la ramène en place. On répète le même mouvement avec la jambe gauche et on continue alternativement.
Quatorzième exercice. — Lancer alternativement
Fig. 578. — Quatorzième exercice (’) (*"}.
les jambes de côté, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (1 seconde et demie). — Au premier temps, on tourne la pointe du pied droit en dehors, et on lanceda jambe droite en tournant légèrement la tête du même côté; — au deuxième, on r-dm'ene la. jambe en place, en maintenant la pointe du pied en dehors. On répète le même mouvement avec la jambe gauche et on le poursuit alternativement.
Fig. 579. — Quinzième exercice (*) (“) (*")■ Quinzième exercice. — Circumduciion de dedans
en dehors et . d’avant en arrière, eu trois temps,
La jamhe droite, «ne, det<a:,drdw;' la jambe gauche, une, deux, trois, six fois. — Cadence lente secondes et demie). — Au premier temps, tend la jambe . droite obliquement en avant; — au deuxième, on lui fait exéputer un mouvement circirculaire d’avant en arrière ; du troisième, on -revient directement au point de départ. Après avoir exécuté cet exercice six fois par la jambe droite', on le répète par la jambe gauche. .
Seizième exercice. — Élever alternativement les
Fig. 580. Fig. 581»
Seizième exercice. , Dix-septième exercice.
genoux sur la poitrine, en deux temps, six fois.-— Cadence modérée (1 seconde et demie). — Au 'premier temps, on élève la jambe droite vers la poitrine en pliant le jarret sur la cuisse, la pointe du pied tournée vers le sol; — au deuxième, on ramène
Fig. 582. — Dix-huitième exercice.
le pied a terre. On répète ensuite le mouvement par la jambe gauche, et on continue alternativement.
Dix-septième exercice. — S'élever sur la pointe des pieds, en deux temps, dix fuis, -r- , Cadence mo-
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dérée (1 seconde et demie). — Au 'premier temps, on se dresse énergiquement sur la pointe des pieds sans desserrer les talons ni les genoux, en accentuant bien l’extension des orteils ; — au deuxieme temps, pn pose les talons à terre.
Dix-huitième exercice. — Les bras pendants, fléchir les genoux en avant en tendant les bras, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (2 secondes). — Au premier temps, on fléchit les genoux en avant, en se tenant sur la pointe des pieds et on porte, en même temps, les bras tendus horizontalement devant soi ; — au deuxième, on se relève en ramenant les bras au corps.
Dix-neuvième exercice. — La jambe gauche en avant, le bras droit en. arrière, moulinet, six fois. — Cadence accélérée (1 seconde). — Au commandement de : jambe gauche en avant, la pointe du pied droit pivote en dehors, de façon que le pied se trouve d’équerre avec le talon gauche; la jambe
Fig. 583. — Dix-neuvième exercice.
gauche, portée en même temps en avant, fléchi pendant que la droite se raidit vigoureusement. On tend le bras droit en arrière et, au commandement de moulinet, on le lance en avant pour le ramener en arriéré, par un mouvement circulaire. Le bras doit passer tout près de la joue et rester constamment tendu. La main doit être entr’ouverte, le mouvement circulaire est continu. L’exercice terminé, l’élève fait pivoter le pied droit en dedans et ramène la jambe gauche en place.
Pour répéter l’exercice sur l’autre jambe, on commande : la jambe droite en avant, le bras gauche en arrière, moulinet, et enfin : halte, assemsemblez les pieds.
Vingtième exercice. — Les jambes à demi écartées, lés bras en fair, balancer le corps entre les jambes, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (1 seconde 1/2). Au premier temps, on fléchit le corps en avant et on lance vivement les bras entre les jambes ; — au deuxième, on redresse le corps en ar-
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rière en relevant les bras au-dessus de la tpte. Cël exercice doit se faire avec souplessé, les saignées
des bras et des articulations des genoux légèrement ployés.
Vingt et unième exercice. — Les jambes écartées, les bras pendants, rotation et torsion du corps à droite et à gauche par V impulsion des bras. En deux temps , six fois. — Cadence très lente (4 se¬
condes). Au premier temps, on lance obliquement, d’avant en arrière et de gauche à droite , les bras qui entraînent en même temps le buste dans un mouvement de rotation et de torsion ; — au deuxiènie temps, on exécute ce mouvement du côté gauche. Avoir soin d’observer que le talon du pied opposé à la direction des bras se relève, et que ce pied pivote
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sur sa pointe afin de faciliter le mouvement de rotation du corps. Commandement: Assemblez les pieds.
ViWGT-DEüXiÊME EXERCICE. — La jambe droite en avant, flexion du corps sur la jambe, et extension en arrière en ouvrant les bras, en trois temps, six I5js^ — Cadence très lente (4 secondes). On porte la
jambe droite en avant, comme dans l’exercice précédent. Puis, au premier temps, on fléchit le corps sur cette j'ambe, en laissant tomber les bras en avant jusqu’à ce qu’ils touchent au sol; — au deuxième on se relève en leur faisant décrire un grand cercle en
arrière; — au troisième, on ramène les mains près des cuisses, et on continue six fois, sans arrêt entre chaque exercice. Les bras doivent se relever parallèlement sans flexion aucune jusqu’au-dessus de la tête, où ils se séparent pour décrire leur cercle au dehors. L’exercice terminé, on assemble les pieds.
On porte ensuite la jambe gauche en avant et on répète six fois le mouvement sur cette jambe.
ViNGT-TROisiÈjm EXERCICE. — La jambe droite en avant, les poings à la poitrine, mouvement de natation, en trois temps, six fois. — Cadence modérée (3 secondes). Position : la jambe droite en avant, le genou plié à demi, la jambe gauche bien tendue, les poings fermés sans contraction sur la poitrine! Au premier temps, on lance les bras vigoureusement en avant, en ouvrant les doigts ; — au deuxième, on les lance horizontalement en arrière, en tournant l’intérieur des mains en dehors ; ~ au troisième temps, qui se fait sans arrêt avec le précédent, on ramène les poings fermés sur la poitrine. Pendant cet exercice, les épaules doivent être bien effacées, les reins canibrés et la tête penchée en arrière. L’exercice exécuté six fois, on ramène la jambe droite près de la gauche, on porte cette dernière en avant et on recommence six fois le mouvement.
Commandement : Assemblez les pieds, la jambe gauche en avant, même mouvement.
Vingt-quatrième exercice. — L^s poings à la poitrine, grand pas en avant, alternativement sur chaque jambe, en ouvrant énergiquement les deux bras
en arrière. En quatre temps, la jambe droite, une, deux; la gauche, un, deux, six fois. Cadence modérée (2 secondes 1/2). Au premier temps, on fait un grand pas en avant par la jambe droite, en ouvrant vigoureusement les bras tendus de chaque côté du corps, comme si on voulait repousser un double obstacle ; — au deuxième temps, on ramène la jambe droite près de la jambe gauche et les poings à la poitrine. On répète l’exercice en portant la jambe gauche en avant, et on continue alternativement six fois par la droite, six fois par la gauche.
Edgène Paz,
Professeur de gymnastique, auteur de La Gymnastique raisonnée-
GYNÉCOLOGIE. — Partie de la médecine qui s’occupe des maladies des femmes. P. L.