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ment chaque fois qu’ils sortent de l’atelier, et de suivre un régime tonique et fortifiant.
D' Paul Labarthe.
BRACHIAL. — Nom donné à plusieurs des parties qui entrent dans la composition du bras. C’est ainsi qu’ü y a im muscle brachial antérieur, un muscle brachial postérieur, une artère brachiale, des veines brachiales, un plexus nerveux brachial (V. Bras). p, l.
BRANCARDS. On donne ce nom à divers appareils
Une planche suffisamment longue et large, une échelle, sur lesquelles on étend un matelas, peuvent aussi servir de brancards. Enfin, on peut encore en improviser, surtout en temps de guerre, en liant aux quatre angles une couverture de campement sur deux fusils ou sur des perches, mais en ayant toujours soin d’en essayer la solidité, toute chute pouvant devenir mortelle pour le blessé.
Dans les villes où les secours publics sont organisés, on fait généralement usage du brancard de M. Dupont, très simple, très commode et peu encombrant, que les figures 187 et 188 représentent ouvert et fermé, ou encore du brancart à roues, du D' Bergier, médecin en chef de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest, modèle Mathieu, représenté par la figure 189.
Fig. 187.
Brancard de Dupont [pour le transport des blessés (ouvert et monté).
Le même brancard démonté et fermé.
qui servent au transport des blessés. Dans les cam- | pagnes on peut improviser un brancard avec deux |
BRAS. — Anatomie. — On
désigne vulgairement sous ce nom le membre supérieur tout entier (lever le bras, étendre le bras, etc.); mais, en anatomie, la signification du mot bras est plus restreinte et s’applique exclusivement à la partie du membre thoracique qui s-ystèiTLe s’étend de l’épaule au coude.
Cylindrique, plus ou moins développé suivant les sujets, le bras présente un aspect très différent selon qu’on le considère chez l’homme ou chez la femme. Tandis, en effet, que le bras masculin se fait remarquer par ses saillies musculaires, si complaisamment mises en relief par la statuaire antique dans le Gladiateur, l’Hercule Farnèse
perches de 2 à 3 mètres de longueur, qu’on place dans un sac dont on a décousu le fond, ou une simple paillasse de lit vidée.
Dictiosnaire popdiaibe de médecine usuelle.
et tant d’autres chefs-d’œuvre; tandis que la force et la vigueur caractérisent surtout sa beauté, le bras de la femme, au contraire, se fait remarquer par la ron-
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deur de ses courbes, par la grâce et le moelleux de ses contours. Aussi quel art la coquetterie féminine sait-elle mettre dans la toilette moderne pour faire ressortir cette beauté naturelle ! avec quel soin jaloux la défend-elle même contre le médecin et l’hygiéniste! Non seulement on repousse avec horreur, et avec raison, il faut bien le reconnaître, le vési-
Fig. 190i
Muscles du bras (face externe). — A. Deltoïde. — Bi Triceps huméral. — C. Brachial antérieur. — D. Anconé. — e! Premier radial externe. — F, Extenseur convenu du doigt. - G. Deuxième radial externe. — H. Extenseur propre du petit doigt.— I. Grand palmaire. — J. Grand supinateur. — K, Biceps brachial.
catoire à demeure préconisé comme préservatif de toutes les maladies par nos bonnes grand’mères; mais la lancette du vaccinateur elle-même ne trouve pas grâce devant le désir de demeurer entièrement belle. Aussi, déplaçant le lieu de leur opération, les médecins vaccinent-ils maintenant les petites filles sur les cuisses ou au mollet, pour éloigner du bras les cicatrices indélébiles laissées souvent par les boutons de vaccin.
Un seul os, l'humérus, constitue le squelette du bras. A peu près cylindrique à sa partie moyenne, il présente supérieurement une tête hémisphérique
qui s’emboîte dans la cavité glénoïde de Ibm plate , constituant ainsi une articulation à mo°' vements étendus et variés (V. Épaule), dispositio' dont on comprend l’imporlance quand on sone* aux fonctions nombreuses du membre supérieur^ Inférieurement, au contraire, l’os est aplati transversalement, formant la partie supérieure d’unè charnière articulaire dont le cubitus et le radius constituent la partie inférieure (V. Coude).
Les muscles du bras sont enfermés dans une gaine aponévrotique. Celle-ci envoie deux prolongements aux faces externe et interne de l’humérus qui divisent le groupe musculaire en deux régions. Les biceps, dont le développement constitue même pour les gens du peuple le principal caractère de la vigueur physique qui fléchit l’avant-bras sur le bras, devient fléchisseur du bras sur l’avant-bras lorsque l’avant-bras est fixé, et concourt à porter le bras en avant lorsque l’avant-bras est fortement étendu; le coraco-huméral qui porte le bras en avant et en dedans en même temps qu’il l’élève, et le brachial antérieur, qui fléchit l’avant-bras sur lé bras, et réciproquement l’avant-bras sur le bras, occupent la loge antérieure. Dans la postérieure se trouve le triceps brachial, extenseur de l’avant-bras sur le bras, qui est composé de trois portions indépendantes, supérieurement réunies et confondues à leur partie inférieure.
Le bras est nourri par l’artère humérale, qui suit le bord interne du biceps. Deux veines ordinairement, quelquefois un plus grand nombre, l’accompagnent.
Les nerfs, sur l’importance desquels nous n’avons pas à insister, car ils président à la sensibibté de la main et à la motilité du bras, forment un plexus considérable à sa partie supérieure et interne, plexus défendu, par conséquent, en dehors par tout le membre et difficilement accessible aux traumatismes. En dedans, ils trouvent dans le thorax une protection suffisante. Leur situation explique les fourmillements et les douleurs éprouvés par les infirmes obligés de se servir de béquilles, la partie horizontale de l’appareil pesant pendant la marche sur les troncs nerveux et en déterminant la contusion chronique. Trois troncs principaux émergent de ce plexus : le cubital, qui demeure à la face interne du bras, dans sa loge postérieure; le médian, descendant parallèlement à la face interne également, mais dans la loge antérieure, et le radiaL Ce dernier, qui est destiné à la partie externe de l’avant-bras et de la main, contourne l’humérus de haut en bas, d’avant en arrière et de dedans en dehors, cherchant dans la gouttière que l’os lui présente aide et protection contre les traumatismes extérieurs. Malheureusement, cette disposition si avantageuse le plus ordinairement peut, dans des cas rares, devenir, comme nous le verrons, le point de départ d’une complication fâcheuse lorsque l’os est fracturé.
Fractures du bras. — Tous les chirurgiens les divisent en : 1“ fractures du corps-, 2° fractures de l’extrémité inférieure;' 3“ fractures de l’extrénaite supérieure, ces dernières subdivisées à leur tour en fractures exira-capsulaires ou du col chiruT' gical et fractures intra-capsulaires. Nous ne nous.
occuperons que des fractures du corps, renvoyant pour les autres aux articles Épaule et Coude.
Les violences directes, les coups, les chutes, le passage d’un corps pesant sur le bras, sont les causes les plus communes d’une fracture. Quelquefois, cependant, une chute sur le poignet ou le coude peut la produire; de même une violente contraction musculaire. Leurs symptômes ne présentent rien de particulier. La douleur spontanée et déterminée à la pression du point lésé, la crépitation, la déformation, les mouvements anormaux, l’ecchymose, etc., en constituent les principaux caractères. Leur réduction est facile, leur marche simple, et généralement trente ou quarante jours suffisent pour leur consolidation.
C’est, en effet, un préjugé, — commun, il faut bien le reconnaître, même dans le monde médical, — qui assigne aux fractures du bras une durée plus
Considérable qu’à celles des autres régions. Un professeur de l’École de Paris, M. Panas , a montré que si l’on a le soin d’immobiliser les deux articulations voisines, l’épaule et le coude, au moyen d’un appareil plâtré qui les enveloppe l’une et l’autre, la consolidation se fait de la façon la plus simple. L’idée,
Fig. 191.
Gouttière pour fracture du bras.
d’ailleurs, est exposée déjà dans les œuvres d’Hippocrate. Ce n’est donc pas le plus ordinairement à la constitution du malade, mais à la négligence de ce précepte, qu’il faut attribuer les pseudarthroses trop souvent signalées consécutivement aux fractures du bras.
Ces fractures guérissent généralement sans complications. 11 en est une pourtant sur laquelle nous devons nous arrêter un instant. Nous avons dit que le nerf radial passe en arrière de l’humérus en s’appliquant sur la partie moyenne de cet os. Comme c’est également à la partie moyenne que l’on observe généralement les fractures, il en résulte qu’un cal trop considérable peut englober le nerf, le comprimer, partant déterminer la paralysie des muscles et des régions cutanées de l’avant-bras et de la main sous la dépendance du radial.
Nélaton, dans un cas semblable, ne craignit pas ee découvrir le cal, de dégager à la gouge et au maület le cordon nerveux, lui restituant ainsi ses fonctions perdues. Bel exemple de ce que peut produire l’art chirurgical au service de la science.
Le traitement des fractures du bras est extrêmœ ment simple. Pendant la période de gonflement, le membre, provisoirement immobilisé avec des attelles et des bandes, est tenu dans un pansement résolutif; puis, le deuxième ou le troisième jour, on applique un appareil plâtré qui immobilise, comme nous l’avons dit, de la façon la plus complète l’arti¬
culation de l’épaule et celle du coude. Pî de précaution et pour éviter des ennuis