BOY
priétés dues probablement à la grande quantité de mucilage qu’eUes contiennent. Leur infusion, 10 à 15 grammes par litre, est un remède populaire au début de toutes les maladies de refroidissement : bronchites, grippes, rhumatismes; et dans bon nombre de maladies confirmées :
bronchite chroniques, phthisie, rhume, toux opiniâtre.
Autrefois, on préparait avec la bourrache une eau distillée, un suc, un extrait; aujour- Fig. 184. d’hui, on fait une
Bourrache officinale. infusion qu’on edul-
core avec du sucre, du miel ou un sirop approprié : on a ainsi une tisane sucrée, mielleuse, sirupeuse. La tisane de bourrache miellée avec une cuillerée par bol, est ceUe dont on fait le plus fréquent usage.
D' Marc. Camboulives.
BOURSES. — Nom donné commmunément au scrotum ou enveloppe des testicules (V. Serotuni).
BOUT-DE-SEIN. — On donne ce nom à un petit appareil spécial destiné à servir de fourreau au mamelon de la femme qui allaite, lorsque celui-ci est trop peu saillant pour être saisi par le nourrisson, ou à le protéger contre la pression de ses lèvres et de ses gencives pendant la tétée, lorsqu’il est excorié ou gercé. Le bout-de-sein en caoutchouc moulé (fig. 184) et le bout-de-sein du D' Bailly (fig. 185) en
Fig. 485. Fig. 486.
Bout-de-sein en caoutchouc Bout-de-sein du
moulé. D' Bailly.
cristal, auquel est adapté une tétine en caoutchouc, sont les plus usités. Quel que soit celui auquel on aura recours, on devra le tenir toujours dans un état de propreté absolu tout comme les biberons. (V. ce mot). D' A.-L. Labarthe, père.
BOUTON. — Terme impropre par lequel le vulgaire désigne de petites saillies ou élevures de la peau, plus ou moins dures et volumineuses, tantôt solides, tantôt^iquides et remplies d’un liquide séreux ou purulent, accompagnées ou non de rougeur. Les médecins appellent papule le bouton solide, vésicule le bouton qui contient de la sérosité et pus¬
tule celui qui contient du pus. Ainsi, les de prurigo sont des papules, les boutons sont des vésicules et les boutons de vaccin pustules.
BOUTON D’ALEP ou DE BAGDAD. - Qn don
ce nom à une maladie de peau, assez fréquenté* Alep, à Bagdad et dans d’autres villes de la Syri^ caractérisée par un tubercule plus ou moins volu’ mineux, très douloureux, qui se montre sur uiî point de la surface cutanée, principalement à la, face et aux membres et met environ un an à par courir ses trois périodes de formation, de suppura! tion et de cicatrisation, dont on ignore la cause et l’origine et dont le traitement consiste à peu près dans l’expectation, puisqu’il se borne à de simples applications topiques adoucissantes. l
BOYAU. — Mot employé par le vulgaire comme synonyme àUntestin. (V. ce mot).
BOYAUDIERS. — Hygiène professionnelle. — Les
ouvriers boyaudiers sont ceux qui préparent avec les intestins de cheval, d’âne, de bœuf et de mouton, soit des boyaux soufflés destinés à contenir des conserves alimentaires, soit des cordes filées pour les instruments de musique à cordes, pour les fabricants de fouets et de raquettes, soit les cordes pour remouleurs, chapeliers, horlogers, etc. Cette industrie nécessite une série d’opérations sales et dégoûtantes, qui consistent d’abord à débarrasser de leur graisse, par le râclage, les intestins, puis à les vider des excréments, à les retourner entièrement, à les jeter dans des tonneaux où ils sont soumis pendant plusieurs jours à la fermentation putride ; à enlever ensuite, par le grattage avec l’ongle du pouce, leur membrane muqueuse ramollie, à les replonger, ainsi réduits à leur tunique musculeuse, dans de vastes baquets d’eau fréquemment renouvelée, enfin, à les insuffler la plupart du temps avec la bouche, pour les gonfler, à les dessécher à l’air libre ou dans des séchoirs, et à les désinfecter et à les blanchir, à l’aide de vapeurs de soufre.
Ces diverses opérations exposent les ouvriers à l’humidité et à des émanations putrides presque constantes. Les affections de l’appareil respiratoire et du tube gastro -intestinal, les rhumatismes, sont assez fréquents chez eux.
Nous ne saurions donc trop leur recommander d’éviter le contact trop prolongé de l’eau, en portant, . par-dessus leurs vêtements, une longue, chemise imperméable de toile cirée et en faisant usage de sabots; de remplacer la fermentation putride des boyaux par leur simple immersion dans la solution de chlorure de soude, recommandée par Labarraque, qui a le double avantage de s’opposer à la putréfaction des boyaux et de les ramollir en quelques heures ; de désinfecter les eaux des tonneaux et des baquets avec des solutions de sulfate de zinc et de fer ; de débarrasser chaque jour les cours et les fosses des graisses, des excréments et de tous les débris d’intestins; de ne pas pratiquer, comme beaucoup s’obstinent à le faire, l’insuflation des boyaux par bouche, mais bien à l’aide de soufflets, que l’on fai^ marcher avec le pied; enfin, de se laver soigneuse-
boutong d herpès sont des