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timètres, qui servent à fixer le haut des pantalons en avant et en arrière. Elles sont bien préférables aux boucles et aux ceintures de cuir, surtout pour les individus doués d’un fort embonpoint, parce que grâce a elles, le pantalon n’ayant plus besoin d’être serré, l’estomac, le foie, en un mot les viscères abdominaux ne sont plus comprimés et peuvent fonctionner à leur aise. Les asthmatiques, les personnes atteintes d’une affection des voies respiratoires, du cœur ou des gros vaisseaux, qui ne veulent pas que les bretelles exercent sur les épaules et la poitrine une pression trop forte et gênante pour la respiration, devront toujours porter des bretelles très éla^ tiques et très souples. Quant aux enfants, le conseil déjà ancien de Percy : « il vaut mieux chez eux attacher le pantalon au gilet que de le suspendre avec des bretelles, tant on doit être attentif à tout ce qui peut, à cet âge, s’opposer au développement des organes respiratoires », est toujours applicable, surtout aux enfants débiles, lymphatiques, scrofuleux ou prédisposés au rachitisme, car, outre la gêne que les bretelles peuvent apporter au développement des organes respiratoires, elles peuvent entraîner encore un déplacement de l’axe du corps et des déviations plus ou moins prononcées de la colonne vertébrale. D' Paul Labarthe.
BRIANT (SIROP AimPHLOGisTiQUE DE). — Le sirop de Briant est une préparation, dans la composition de laquelle le savant pharmacien qui lui donna son nom, a fait entrer des extraits de plusieurs plantes mucilagineuses, gommeuses, adoucissantes et pectorales, parmi lesquelles nous citerons surtout le coquelicot et la gomme, puis la mauve, la guimauve, le bouillon blanc, le tussilage, etc.
Expérimenté, dès 1826, dans les hôpitaux de Paris, voici dans quels termes le docteur Asselin fit connaître le résultat de son expérience personnelle dans son service de l’Hôtel-Dieu, dont il était médecin en chef. « Les résultats si avantageux que j’ai toujours obtenu de l’emploi du sirop antiphlogistique que prépare M. Briant, pharmacien, me portent à le recommander à toutes les personnes affectées de maladies de poitrine, soit aiguës, soit chroniques, de crachements de sang, etc. Je me plais à attester la bonté et l’efficacité de ce nouveau médicament, qui mérite d’acquérir la plus grande publicité et d’être d’un usage général, dans toutes les maladies inflammatoires qui affectent les poumons. » Après Asselin, les professeurs Laennec, Fouquier, Vauquelin, Guersant, Dubois, etc., l’adoptèrent, tant dans leur pratique civile que dans celle des hôpitaux, et aujourd’hui, après plus d’un demisiècle, ce précieux médicament n’a rien perdu de son efficacité et de sa vogue.
Le sirop de Briant dissipe rapidement la toux, que ce phénomène soit le seul synaptôme appréciable (comme dans la toux dite d’irritation), où qu’elle fasse partie d’un cortège de symptômes, comme dans la grippe, la coqueluche, la bronchite, les catarrhes aigus ou chroniques de la poitrine, etc. Il n’est pas j usqu’aux pauvres poitrinaires qui ne ressentent les effets bienfaisants de son action et qui ne lui doivent une diminution notable de leurs souffrances et une constante amélioration de leur état.