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spéculums, plessimètres, canules, etc. L’écorce de buis, principalement de la racine, a été préconisée comme tonique amer, comme sudorifique contre la o-outte et le rhumatisme ; certains auteurs, entre autres Musitan, lui ont même attribué des propriétés antisrpbilitiques. Enfln plusieurs médecins allemands prescrivent l’écorce de buis comme antipériodique dans les fièvres intermittentes. Aujourd’hui on ne se sert presque plus du buis, parce qu’on a reconnu qu’ü ne possédait réellement pas les vertus thérapeutiques vantées jadis par maints auteurs.

Les diverses parties de cette plante ne sont ■mère plus employées aujourd’hui qu’à des falsifications dans l’industrie et en droguerie. Dans l’industrie, les feuilles de buis sont souvent substitués aux feuilles de houblon dans la fabrication de la bière, afin d’augmenter son amertume. En droguerie, à cause des propriétés purgatives des feuilles de buis, on les mélange souvent aux feuilles de séné. On mélange aussi l’écorce de buis à l’écorce de racine du grenadier. Si un examen attentif ne suffisait pas pour reconnaître les feuilles de buis des feuilles de séné, il suffirait, comme le conseille le professeur BaiUon, de chauffer une des feuilles suspectes, à la flamme d’une lampe. Si c’est une feuiUe de buis, comme eUe possède des nervures qui se détachent à angle très aigu pour former réseau, et comme son limbe se dédouble facilement en deux lamelles, sitôt que la feuille sera chaude, l’air interposé entre les deux feuillets de buis se dilatera, gonflera la feuille et la transformerafen une sorte d’outre, qui peut éclater aveu bruit si la température est brusquement portée à une certaine hauteur.

Quant à l’écorce de buis, elle n’a pas le même goût que l’écorce de grenadier, et chacune possède des caractères différentiels bien nets. Tandis que l’écorce de buis a une saveur franchement amère, très prononcée, ne colore pas la salive en jaune, est inaccessible à l’action chimique des sels de fer, et se présente en morceaux très irréguliers, roulés en cylindres de grand diamètre, l’écorce de grenadier a une saveur acerbe et légèrement amère, colore la salive en jaune, se colore en bleu noirâtre par les sels de fer, et se présente en morceaux complètement moulés en cylindre de petit diamètre.

Il existe dans les différentes parties du buis un principe cristallisable appelé bvxine, une huile essentielle, une résine, très peu ou pas du tout étudiés encore. D'' Paul Labarthe.

BUISSON ARDENT. — Le buisson ardent, appelé aussi arbre de Môise, est un arbrisseau de la famille des rosacées, très commim en Provence et en Italie où il forme des haies, dont les fruits globuleux, de la grosseur d’un pois, remarquables par leur belle couleur écarlate, sont quelquefois employés comme astringents. p. L.

BULBE. — Mot employé par les anatomistes pour désigner diverses parties du corps humain qui ont une forme sphérique ou plus ou moins renflée en massue. Ainsi on appelle :

Bulbe dentaire, la partie centrale inférieure du

follicule dentaire qui contient les vaisseaux et les nerfs (V. ce mot).

Bulbe oculaire, le globe de l’œil (V. Œil).

Bulbe pileux, l’extrémité renflée en massue de la racine du poil (V. Poil).

Bulbe rachidien, le renflement de la partie supérieure de la moelle épinière (V. Moelle).

Bulbe de l’urètbre, le renflement de la portion spongieuse de l’urèthre (V. Urèthre). p. l.

BULBO-CAVERNEUX. — On appelle ainsi un muscle de la région périnéale, exclusif à l’homme, situé au dessous et de chaque côté de la portion inférieure ou spongieuse de l’urèthre, qui est compresseur du bulbe et de la racine de la verge et ser à accélérer l’émission des dernières gouttes d’urine ou de sperme, à la fin de la miction et de l’éjaculation. p. L.

BULLE. — On donne ce nom dans la pathologie de la peau à une tumeur, dont la grosseur varie depuis celle d’une lentille jusqu’à celle d’un œuf, formée par le soulèvement de l’épiderme, et contenant dans son intérieur un liquide séreux, transparent, jaunâtre ou quelquefois sanguinolent. L’apparition des bulles est souvent précédée d’une rougeur plus ou moins vive, et elles sont souvent entourées d’une auréole rougeâtre pendant leur évolution et se terminent par dessiccation, par la formation de croûtes ou par ulcération, laissant après elles une coloration particulière de la peau, qui persiste pendant un certain temps. Les bulles se rencontrent dans plusieurs maladies de peau, notamment dans le psmphigus et le rupia (V. ces mots). p.

BURQUISME. — • Nom donné par le professeur Charcot à la méthode du D-- Burq qui consiste à employer les métaux pour diagnostiquer et traiter les maladies (V. Métalloscopie, Métallothérapie).

BUSSANG (EAUX MINÉRAIES DE). — Bussang est un gros bourg du département des Vosges, situé dans l’arrondissement de Remiremont , au fond d’une vallée pittoresque, dont les eaux minérales légèrement bicarbonatées sodiques, ferrugineuses et gazeuses, agréables à boire, sont utilisées contre les affections des voies digestives, contre l’anémie et la chlorose. Les eaux de Bussang se boivent surtout transportées. p ^

BUSSEROLE. — La busserole, appelée encore arbousier., uva ursi, raisin d’ours, est une plante de la famiUe des éricinées, très commune dans les régions élevées des Alpes et des Pyrénées, à tiges faibles de 30 à 60 centimètres de hauteur, à fleurs blanches, à fruits de la grosseur d’un pois, d’un rouge plus ou moins foncé, et à feuilles à court pétiole, ovales, mais plus larges au sommet, épaisses, luisantes, solides et toujours vertes comme celles du buis, avec lesquelles elles ont une certaine ressemblance.

Les feuilles seules sont usitées en médecine en décoction à la dose de 13 à 30 grammes pour 1 litre

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