‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 116 sur 289 · NAR · texte numérisé non relu

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col de l’utérus, dans la gangrène a la suite de blessures fraîches, d’amputations, etc. Enfin dans des ' sinèles graves survenus après des résections ar- Hifulaires, le docteur Fischer a coupé du coup l’é- Ü inèle en bourrant les plaies de naphtaline. Cette ^bstanee fait disparaître l’odeur fétide des plaies s Qe détermine aucun effet irritant ou toxique. Elle s’emploie, selon les cas, soit en poudre, soit en solution dans l’alcool dans les proportions de i 0 à 15 pour 100.

Depuis quelques années, la naphtaline ou naphtol est très employée en Allemagne contre les maladies de peau, et paraît constituer, à ce point de vue, un précieux médicament. Le professeur Kaposi, de Tienne, en a obtenu les meilleurs résultats contre l’ichtyose, l’acné, l’herpès tonsurant et le favus. Pour lui le traitement du prurigo par le naphtol est supérieur' à tous les autres. Contre ces diverses affections, il emploie ce médicament sous forme de pommade, à la dose de 5 p. 100. Contre les pous du pubis ou morpions, il emploie la formule suivante:

Naphtaline . 5 grammes.

Huile d’olives . 50 —

en badigeonnage, et tue radicalement ainsi ces désagréables parasites. Dr Paul Labarthe.

NAPHTE. — Le naphte est une huile minérale incolore, très volatile, d’une odeur pas désagréable, inflammable, que l’on obtient lorsqu’on rectifie le pétrole naturel par une double distillation. Cette substance a été employée à l’intérieur, contre les affections chroniques de l’appareil respiratoire, à la dose de 10 à 20 gouttes; contre la diarrhée cholériforme, à la dose de 10 à 30 gouttes; comme anthelminthique, à la dose de 20 gouttes à 3 ou 4 grammes, dans une potion toujours assez fortement aromatisée, pour masquer sa saveur désagréable. A l’extérieur, l’huile de naphte a été recommandée par Chapel, comme topique contre la teigne. p. L.

naphtol. — (y. Naphtaline.)

NARCÉINE. — La narcéine, découverte par Peletier en 1832, est un alcaloïde très précieux de 1 opium. Elle se présente sous la forme d’une subs ance cristallisée en aiguilles, inodore, d’une satreur amère, à peu près insoluble dans l’eau froide, pu s°luble dans l’alcool à 80°, plus soluble dans 1 eAu et l’alcool chauds, et presque totalement inson , e ^ans l’éther. Elle forme, avec les acides et

a^ .avec l’acide chlorhydrique, des sels te d" 6S’ mais très instables, qu’il est difficile d’obnhau par-la concentration au bain-marie. M. Gigon, poreDlaClen a Paris, en a obtenu en faisant évanà T.une solution concentrée de chlorhydrate de S’a„f!ne fous une cloche de verre en présence CW ?ulfuri1“e concentré, obères & GJau<*e Bernard que sont dues les prêchez i Jec . rcBes expérimentales sur la narcéine 1864 à p . aiM1Raux) expériences communiquées en qoe « ia ca .“^e des sciences. Elles ont démontré 1ère de ]>^arca*ne est la substance la plus somni- D pium* A doses égales, avec la narcéine les ,ctionnaire POPULAIRE OE Médecine usuelle

animaux sont beaucoup plus profondément endormis qu’avec la codéine, mais ils ne sontpas absorbés comme avec la morphine. Leurs nerfs de sensibilité,* quoique émoussés, ne sont point frappés d’une paralysie très appréciable, et les animaux manifestent assez vite les sensations douloureuses à la suite du pincement des extrémités. Mais ce qui caractérise plus particulièrement le sommeil narcéique, c’est le calme profond et l’absence d’excitabilité au bruit que nous avons remarqués dans la morphine, et trouvé au summum d’intensité dans la codéine. Au réveil, les animaux endormis par la narcéine reviennent très vite à leur état naturel. Ils ne présentent qu’à un beaucoup moindre degré la faiblesse du train postérieur et l’effarement, et, en cela, le réveil de la narcéine se rapproche de celui de la codéine. »

Devant de pareils résultats obtenus sur les animaux par l’illustre physiologiste, les médecins expérimentèrent aussitôt la narcéine chez l’homme. Parmi les premiers, il faut citer les professeurs Béhier et Bouchut, Laborde, Debout, Rabuteau, etc. Les observations cliniques vinrent confirmer les expériences de laboratoire, et Rabuteau formula d’une façon aussi heureuse que précise Faction de la narcéine sur l’homme : « Prise aux doses de 5 à 10 centigrammes, par l’homme à l’état de veille, elle ne détermine guère le besoin de dormir, mais chez les malades qui sont dans le décubitus dorsal, on voit survenir un sommeil prolongé. La narcéine remplace alors avantageusement la morphine ou l’extrait gommeux d’opium ; elle produit un sommeil calme et réparateur, suivi d’un réveil physiologique, après lequel on n’éprouve aucun de ces toubles que détermine la morphine, tels que lassitude, perte d’appétit. Des femmes souffrantes et atteintes d’insomnie sé trouvaient si bien du médicament, qu’elles employaient les expressions les plus imagées pour témoigner leur satisfaction.' » (Rabuteau, Éléments de thérapeutique .y Le regretté thérapeutiste ajoute que, d’après ses expériences, la narcéine, que Claude Bernard a trouvée le plus soporifique des alcaloïdes de l’opium chez les animaux, l’est moins que la morphine chez, l’homme, mais plus que la codéine.

Outre son pouvoir soporifique ou hypnotisant, la narcéine possède des propriétés analgésiques très remarquables ; de plus, loin d’occasionner des nausées et des vomissements, comme la morphine, elle les arrête, au contraire; elle arrête aussi la diarrhée. Enfin, Lecomte avait prétendu que la narcéine diminue notablement la sécrétion urinaire. Rabuteau et la plupart des observateurs n’ont jamais constaté ce fait.

La narcéine est donc indiquée dans tous les cas où on veut combattre l’insomnie et procurer un sommeil calme, réparateur et sans rêves, ne laissant au réveil ni la pesanteur de tête, ni les nausées, ni le malaise, que déterminent toujours les préparations de morphine ou opiacées, mais au contraire un bien-être véritable. Elle produit des effets très efficaces dans les bronchites, l’asthme nerveux, la grippe, l’enrouement, la coqueluche, en calmant rapidement la toux, si fatigante pour les malades. Elle modifie aussi très heureusement les douleurs 4 81

nerveuses de l’estomac et des intestins, et les névralgies. Enfin on peut l’administrer de préférence -à l’opium contre la diarrhée.

. La narcéine peut se prendre en pilules ou en sirop, mais on l’administre plus souvent sous cette dernière forme. Seulement, si l’on veut obtenir tous les effets énumérés plus haut,, il est essentiel de ne faire usage que de narcéine absolument pure, et non mélangée de morphine ou d’autres alcaloïdes de l’opium. Pour cela, nous conseillons à nos lecteurs d’avoir recours au sirop de G<gon à la narcéine chimiquement pure, adopté depuis plusieurs années par le corps médical. Il est dosé à raison de 2 céntigrammes de narcéine par cuillerée à bouche de sirop, et sa dose quotidienne varie de 1 à 3 cuillerées à soupe pour les adultes et à café pour les enfants. Ajoutons en terminant que M.Gigon aeu l’heureuse idée de préparer aussi la. pâte de Gigon à la narcéine, véritable bonbon, agréable au goût, aromatisé au baume de Tolu et: au laurier-cerise, qui se prend à la dose de 8 à 10 morceaux dans la journée, pour calmer la toux et les irritations de la gorge et du larynx.

Dr Marc. Camboulives.

NARCISSE DES PRÉS. — Le narcisse des prés est une «plante de la famille des Amaryllidées, très commun dans les prairies et les bois ombragés et humides de l’Europe méridionale, dont tout le monde connaît les jolies fleurs jaunes qui fleurissent au printemps. Son bulbe possède à la dose de 30 centigrammes à 1 gramme des propriétés vomitives et purgatives utilisées quelquefois par les paysans dans nos campagnes. Les médecins, n’en font pas usage. P L

NÂRCOTINE. — La narcotine est le premier des alcaloïdes qui ait été retiré de l'opium, en 1803, par Derosne, mais il est aussi le moins actif de tous, comme soporifique, et est par suite à peu près inu-

NARCOTIQUE. — Qualificatif donné aux médicaments et aux préparations pharmaceutiques qui jouissent delà propriété de procurer du sommeil et de calmer les douleurs. Les narcotiques sont à leur tour qualifiés de calmants ou sédatifs, lorsqu’ils servent à modérer une excitation pathologique fébrile trop vive; anodins, quand ils calment les douleurs, et hypnotiques, lorsqu’ils procurent le sommeil. Il n’y a pas de médicaments qui soient plus souvent employés en médecine que les narcotiques, parce que dans toutes les maladies on a à combattre l’élément insomnie ou l’élément douleur et qu’ils sont sans contredit leurs meilleurs spécifiques. Les plus usités sont l’opium, avec tous les alcaloïdes qui en dérivent: morphine, codéine narcéine, etc.; le lactucarium, le haschisch, la belladone, l’atropine, l’aconit, etc. PL

NARCOTISME. — Nom donné par les médecins à l’état particulier produit par l’usage de l’opium et de ses dérivés (Y. Opium). p L

NARINES.— On appelle ainsi la partie antérieure

dés fosses nasales (V. ce mot), dont elles difl" par la mobilité de leur paroi externe et par î’6111 sence de muqueuse à la surface interne. / lal)' !

Ces cavités se continuent en arrière par les f nasales; en avant, elles s’ouvrent par un oriflc°SSes ! térieur regardant en bas. Leur paroi externe111' ! formée par l’aile du nez, leur paroi interne nJ? sous-cloison (Y. Nez). parla j

Les narines sont recouvertes à leur surface d poils ou vibrisses, qui protègent la pituitaire de! corpuscules aériens. p L

NASAL. — Qualificatif donné à divers organes qui ont rapport au nez: :

1° L’artère nasale, la plus grosse des branches terminales de l’artère ophihalmique qui sort de l’orbite vers la partie interne de la base et se porte à la racine du nez;

2° Les cartilages nasaux, qui forment la cloison médiane des fosses nasales (V. Fosses nasales );:

3° Le canal nasal, cette portion des voies lacry- I males qui commence au sac lacrymal et se termine ! au méat inférieur des fosses nasales dans lequel il s’ouvre (V. Lacrymales [votes]) ;

4° Le nerf nasal, rameau inférieur du nerf ophthalmique qui, après avoir pénétré dans l’orbite par la fente sphénoïdale, en sort par le trou orbitaire antérieur et interne, où il se divise en deux branches : A. le nerf nasal ex ter ne, qui se distribue . à la peau de la région intersourcilière et dé la ; racine du nez, à la partie interne de la conjonctive, | à la caroncule lacrymale et à la muqueuse du sac lacrymal et du canal nasal ; B. le nerf nasal interne,qui se rend dans les fosses nasales où il-envoienn rameau à la muqueuse de la partie antérieure delà cloison, et un autre à la muqueuse de- la partie antérieure des cornets. Ce dernier fournit un rameau appelé naso-lobaire, qui se distribue au lobule du nez.

o° Les os nasaux, qui sont les os propres du nez (V. JVezj; .

6° Les fosses nasales (V. ce mot).

■ I)r Paul Labarthe. .

NASITORT. — Le nasitort, plus .connu sôus les noms de cresson alénois ou cresson de jardin, est une plante qui jouit des mêmes propriétés que Ie cresson de fontaine et se prête aux mêmes usages (y. Cresson). p. L.

NASONNEMENT. — On donne ce nom à une modification particulière de la voix caractérisée par Ie timbre nasonné. Le nasonnement résulte d’un obstacle à la sortie des sons par les fosses nasales. Il se produit également lorsque l’on parle la bouche presque complètement fermée, alors que l’air s’échapPe librement par le nez, et il est dù dans ce cas au retentissement exagéré du son à l’intérieur des fossf nasales. On l’observe chez les individus atteints de coryza, de polypes des fosses nasales, de perforation de la voûte palatine, de paralysie du voile du palalS’ i?H?nh.i®r-qUe ces Paralysies sont consécutives

la diphthene et aux. angines, etc. P- ^

naso-palatin.

- (V. Sphéno-palalin.)

NATALITÉ- — 0° désigne souscenom laprnpor- ■ n aui existe entre le nombre des naissances et le 10 ipe des individus vivants qui les a fournies dans n navs, dans un lieu déterminé, pendant un temps C’est ainsi qu’on dit, pour la France, la natalité moyenne annuelle est de 26,3, ce qui signifie uu’il v a, en France, 26,3 naissances pour 1000 habitants vivants. D’une manière générale, la natalité l’emporte sur la mortalité. En France, d’après les statistiques, la natalité ne dépasse la mortalité que de 3 sur 1000 individus vivants. p. l.

NATATION. — V art de nager constitue une sorte de gymnastique en elle-même excellente et, à ce seul titre, nous la plaçons au premier rang des exercices les plus salutaires à l’enfance et à l’adolescence. Mais il ÿ a plus : la natation, qui donne à l’homme la possibilité de se tirer d’affaire dans an élément nouveau, de traverser sans danger rivières et fleuves, ou de secourir efficacement des personnes en péril de se noyer, la natation accroît en somme nos moyens de défense, contribue à assurer notre sécurité et'nous permet, à l’occasion, d’en faire profiter nos semblables, moins forts ou moins habiles que nous.

Les faits montrent suffisamment combien est paradoxale l'opinion des sceptiques, qui ont affirmé leur ignorance de la' chose en disant que la natation est « l’art de prolonger son agonie quand on se noie»; Si pareille définition, malheureusement, a été quelquefois vraie, il ne peut venir àpersonne la pensée de discuter l’importance de « savoir nager. »

Les anciens, riverains d’un cours d’eau, l’histoire l’atteste, étaient fort habiles nageurs, les femmes aussi bien que les’ hommes. De nos jours, encore, ■les sauvages se jouent de toutes les difficultés dans l’eau, et nager, pour ces gens-là, n’est pas moins naturel que marcher ou courir. Un certain nombre -d’entre eux, observation caractéristique faite en Océanie, au lieu de nager de la façon ordinaire « nager en grenouille », les quatre membres et le corps dans un même plan, nagent en plongeant aussi profondément que possible, bras et jambes au sein de la masse liquide et, par suite de l’alterüance des mouvements, ils nagent à l’instar des Quadrupèdes, ce qui s’appelle en terme technique « nager en chien. »

;Ï1 n’est pas rare dé voir des nageurs européens réaliser 12 à 15 ou 20 milles de traversée en une seule traite; de nos jours, diverses personnes sont parvenues à franchir à la- nage le Pas-de-Calais, Plus de 30 kilomètres, en n’y mettant jamais- moins e 12 heures; des marins, naufragés ou tombés à a mer) ont pU ge S0U£enir sur peau jUsqu’a" 20 ures et plus, avant d’être recueillis, etc., etc. es exemples et bien d’autres semblables sont assez Probants!

viol3 °alation> chez les novices, est un exercice les h-1!’ parce Qu elle est désordonnée ; elle accélère les Ûattements du cœur et actionne à un égal degré de ?10uveme-Dts respiratoires, avec développement auentaUC°Up de cal°rique et dépense, par consélieu d Ure grand.e quantité de forces. Il n’y à pas e tirer de là des conséquences exagérées ; la

même observation se produit àproposde n’importe quel exercice musculaire énergique et soutenu. Les néophytes, d’ailleurs, ne serout pas longs à s’apercevoir que les inconvénients du début disparaissent de bonne heure parle fait d’un entraînement intelligent. Toutefois, en raison du milieu particulier et de sa propre essence, comme la natation est susceptible d’amener plus ou moins rapidement la fatigue et l’épuisement et aussi de déterminer, dans des conditions exceptionnelles, la syncope ou des congestions, nous rappellerons expressément que l’on doit ici faire une place très large à toutes les recommandations qui ont trait et qui ont été tracées aux articles antérieurs traitant incidemment de la question présente (V. Bains , Mer).

Dans nos climats, la natation, comme la balnéation en eau courante, ne peut s’exercer que pendant une partie de l’année, trois ou quatre mois seulement. A Paris il existe des piscines de natation ouvertes toute l’année.

Enseignement de la natation. — La meilleure méthode sera, à coup sûr, la plus prompte et la moins désagréable. Tout le mon.de à peu près est d’accord pour exercer en premier lieu l’élève sur terre, en lui enseignant ainsi à bien exécuter les mouvements qu’il devra faire une fois plongé dans l’eau. La natation à sec diminue la durée de l’apprentissage, pourvu que l’on insiste jusqu’à ce que les mouvements soient devenus familiers aux commençants. ^

On apprend d’abord, et très facilement, le mou- < vernent des bras, mais pour bien enseigner les mouvements des jambes, qui présentent plus de difficulté, on place l’elève sur un banc ou mieux sur le chevalet, espèce de grand pli'ant, qui lui permet de s’étendre, ies bras et les jambes restant libres pour l’exécution des mouvements voulus. Nous empruntons au manuel de gymnastique des écoles régimentaires, l’exposé de l’instruction donnée à l’élève militaire, au moyen du chevalet :

Au commandement de: « sur le chevalet », « en position », se placer le corps en équilibre suffisamment stable pour pouvoir faire agir les bras et les jambes dans la position indiquée (fig. 917).

Au commandement de : « un », allonger vivement les bras et les jambes, celles-ci écartées (fig. 918^.

Au commandement de : « deux », rapprocher les genoux, les jambes tendues; séparer les mains à 16 centimètres (fig. 919).

Au commandement de : « trois », décrire un demicercle de chaque main et rapprocher les talons des fesses (fig. 920).

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