‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 12 sur 289 · HIP · texte numérisé non relu

HIP

HOM

ipnrs rénales particulières, des dispositions au retour des coliques néphrétiques, ou lorsque les un- , nps troubles annoncent un certain degre dinflam- ( ÎLtion ou de catarrhe vers le rein, les eaux d Heu- i ïheloup sont tout à fait indiquées et préférables anx eaux bicarbonatées sodiques fortement minera- , Usées Vichy en particulier, ainsi que l’a fort bien écrit Durand-Fardel lui-même.

Dans la gravelle p'hosphatique, les eaux d Ileucheîoun font merveille et sont de beaucoup préférables aux eaux bicarbonatées sodiques fortes. Elles agissent non pas en désagrégeant les calculs, mais par e’sorte de lixiviation, en entraînant les graviers, en déblayant et en lavant les reins, les uretères et

la vessie.

Les catarrhes vésicaux sont encore tributaires des eaux d’Heucheloup ; ils sont aussi heureusement influencés par elles que le sont les catarrhes de l’appareil respiratoire par les eaux sulfureuses.

j’allais oublier la goutte. Les eaux sulfatées calciques d’Heucheloup rendent de très grands services aux goutteux, surtout dans l’intervalle des

^Fortement laxatives, comme je l’ai dit plus haut, les eaux d’Heucheloup donnent des résultats très remarquables dans les engorgements du foie, l’ictère, les calculs biliaires avec ou sans coliques hépatiques. On pourra enfin les employer dans les constipations symptomatiques d’entérite sèche ou d’atonie intestinale. Dr Paul Labarthe.

HIATUS. — Nom donné par les anatomistes à diverses fentes ou ouvertures. L 'hiatus de Fallope, situé à la face antéro-postérieure du rocher et qui donne passage aux nerfs pétreux, est le plus connu (.V. Rocher ). L.

HIÈBLE. — L’hièble, appelé aussi sureau en herbe à cause de sa grande ressemblance avec le sureau (V. ce mot), est une plante herbacée vivace, de la j

famille des caprifoliacées, très commune en France

où on la rencontre dans les endroits frais et humides le long des fossés et des chemins, dont la racine était employée jadis comme émétique et purgative, et les fruits comme diurétiques et sudorifiques. Aujourd’hui cette plante est inusitée en médecine et, seuls, ses fruits sont employés dans la teinture. P. L.

HILE. — Nom donné par les anatomistes à la partie de certains organes par où passent les vaisseaux et les canaux excréteurs de ces organes. Ainsi le hile du J'oie, du rein (V. ces mots). P. L.

HIPPOCRAS. — Nom donné à un vin composé dans lequel on fait infuser de la cannelle, des amandes douces, de l’ambre et du musc, et qu’on additionne d’un peu d’eau-de-vie, de sucre et de miel. L’hippocras était une liqueur fort à la mode au moyen âge, que l’on versait aux invités à la fin du repas, comme digestive. p- L-

HIPPOCRATIQUE (faciès). — (V. Faciès.) hippurique (acide). - (y. Urine.)

HISTOLOGIE. — Nom donné à cette partie de l’anatomie qui s’occupe de l’étude des divers tissus organiques et des éléments qui les composent. Ceux-ci étant tous de dimensions excessivement pétites, et n’étant visibles qu’au microscope, on peut en quelque sorte dire que l’histologie n’est autre chose que l’étude de l’anatomie générale au microscope. P. L.

HOCHET. — Nom donné aux divers petits appareils que l’on fait mâchonner aux petits enfants au moment de la première dentition, et qui sont destinés à aider en quelque sorte à l’usure de la gencive par où la dent doit sortir, et à diminuer la douleur prurigineuse dont cette partie est le siège. Le hochet classique est fait d’un morceau de cristal ou d’ivoire arrondi et mousse à une de ses extrémités et dont l’autre est fixée dans un manche d’argent ; mais le hochet le meilleur, le plus simple, celui qui remplit le mieux son objet, est encore un simple morceau de racine de guimauve, car à son action mécanique s’ajoute un effet émoUient qui n’est pas à dédaigner. P. L.

HOMARD. — Le homard est un crustacé de la famille des astacides, voisin des écrevisses, vivant dans la mer, le long des côtes rocheuses et se nourrissant de débris d’animaux, dont la chair d’après l’analyse de Payen, contient pour 100 parties: Eau 77 ; matières azotées, 19 ; graisse, 2, sels, 2.

« On peut conclure de ces résultats, dit ce savant, que la chair et toutes les portions comestibles, dans leur ensemble, ont un pouvoir nutritif supérieur à celui qu’offrent la plupart des mollusques aquatiques. L’ensemble des substances alimentaires du homard, chair, œufs et parties molles internes, offrant d’ailleurs une saveur et une odeur des plus agréables, on comprend sans peine la faveur qui s’attache à ce produit savoureux. » Malheureusement il est d’une digestion difficile, nécessite 1 addition d’une sauce relevée et ne convient par conséquent pas aux estomacs faibles et délicats, non plus qu’aux convalescents. Les personnes sujettes aux maladies de peau, principalement à 1 urticaire et a ■ l’herpès feront bien de s’ern abstenir. Maigre sa i saveur sucrée, le professeur Bouchardat en permet l l’usage aux diabétiques. Le homard se cuit comme les écrevisses (V. ce mot). Il est plus tendre et plus savoureux, au moment de la mue, qui a lieu au i commencement de l’été. dc Paul labarthe.

HOMŒOPATHIE. — Hans les dernières années du dix-huitième siècle, un pauvre médecin allemand, nommé Samuel Hahnemann, traduisant le é traité de Matière médicale de Cullen et étant arrive s à l’article quinquina, fut frappé de la contradici tion des hypothèses par lesquelles 1 auteur angla e expliquait son action. 11 résolut d’étudier sur lme même les propriétés du médicament, et prit pluu sieurs o hf d e fortes doses de quinquina. Bientôt, il fut frappé de voir qu’il s’etait donne la fievre intermittente. Il répéta l’expérience sur quelques amis et toujours avec le même résultat. Il conclut que le quinquina guérit la fièvre intermittente parce qu’il l’a donne. C’était la doctrine du simiha

HOM

Page 1