CONDUIT
§ 1 . Affections du pavillon. — Contusions. — Les contusions de l’oreille sont assez fréquentes; elles -sont. produites par une pression sans solution de continuité de la peau, avec écrasement des téguments et extravasions sanguines, et donnent lieu à des ecchymoses légères ou à des épanchements ■sanguins, et meme à la rupture du cartilage.
Elles peuvent avoir pour cause un bandage trop serré qui comprime le pavillon, une chute ou un coup sur le côté de la tête.
Le traitement consiste à appliquer des compresses résolutives sur lfes parties lésées : alcool camphré eau blanche, teinture d’arnica, etc. Nous employons aussi avec avantage un tube réfrigérant qui permet d’entretenir sur l’oreille de l’eau toujours froide ce qui évite les accidents inflammatoires.
Plaies. — E.les sont dues à des instruments piquants, tranchants ou contondants.
Les premières sont ordinairement dues à la perforation du lobule destiné à y acerocher*des boucles d’oreille. Ch.-z les sujets lymphatiques ou scrofuleux, la perf ration devient fréquemment le point de départ d’un eczéma ou d’un érysipèle qui se
propage aux parties voisines. Dans ce cas, de mâ que lorsqu’on fait usage de boucles d’oreilles r lourdes, le lobule peut se diviser complètement '** qui nécessité un avivement et l’application de p0i T de suture si l’on veut remédier à cette perte de suh stance.
Les plaies par instruments tranchants ne sont pas graves si l’on a soin de bien rapprocher le! bords de la solution de continuité. Si le pavillo' est détaché entièrement, il faut essayer de le ^ mettre en place et de le suturer. Aujourd’hui on connaît un grand nombre de faits de ce genre. C’est ainsi que Manni rapporte qu’un pavillon complètement détaché fut appliqué au bout de quelques heures, et qu’on obtint une réunion primitive et parfaite en haut et secondaire en bas. En Orient ori prétend qu’on peut remplacer par transplantation d’oreilles coupées sur le vivant les oreilles perdues qui ont été enlevées aux prisonniers de guerre du aux criminels.
‘ Les plaies contuses déterminées par les armes à feu et les morsures s’accompagnent parfois de perte de substance qui donnent lieu à des accidents syphilitiques lorsque l’agresseur était porteur de plaques syphilitiques à la bouche, comme nous l’avons vu chez un marin qui fut mordu à l’oreille.
Brûlures. — Les brûlures n’offrent rien de spécial à signaler, si ce n’est que l’on devra éviter avec soin la soudure du pavillon aux parties voisines du crâne, et prévenir l’oblitération du conduit auditif externe.
Gelures. — La gelure se montre habituellement sous forme d’érythème. Cette affection est due à 1 influence du froid humide, surtout chez les jeunes sujets lymphatiques ou strumeux.
Elle est caractérisée par une rougeur plus ou moins vive et une tuméfaction de l’oreille avec démangeaisons qu’exaspère la chaleur. Le pavillon devient luisant, il se déforme et se couvre de phlyetènes remplies d’un liquide brun ou noirâtre, le derme s ulcère et se recouvre d’une croûte jaune brunâtre.
Le traitement consiste en applications de teinture iode, de glycérine au borax, de cataplasmes émollients en mêm.e temps qu’est donnée à l’intérieur de 1 huile de foie de morue et des pilules du du sirop de Blancard à l’iodure de fer. c„T.<ifEMA'-ir L eczéma se développe primitivement
sur le pavillon ou succède à une affection semblable °U du1Icuir chevelu. Il alteint une seule
S'r.wifL0™'1? à la fois-et survient à la suite dotorrhee, de perforation des lobules.
les feunes3 fiLSsUaieUX y S°nt PrédisPosés ainsi <lue
femmes?!-1 au “oment d« la puberté, et les femmes a 1 epoque de la ménopause. '
esfLt?nTa.eSt aig,UOU chf0"iqur. L’eczéma aigu unefo^ Tntlié à la scridllle- H débute par
à la fa ce’nn?6 U" £onfIeme,lt limité généralement suniknoen??^16111"'6 du PaviP°n -u au lobule; puis contenu séreux, “«‘«'breuses, serrées a
surSe huS qU1ï0,lvr- P°UI’ laissera pu une tardent nas à »• qUe d?S croût,‘s d’un jaune clair ne un exsudât l °UVnr- Süu*ces croûtes, on trouve ghons lvm?R tqUeUX’ *éreux ou purulent. Les ganglions lymphatiques s’engorgem ets’abcèdent même.
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Les malades se plaignent de tension douloureuse, de chaleur, avec démangeaison pénible.
L’eczéma chronique revêt les mêmes caractères que l’eczéma aigu. Le pavillon se déforme par suite qe pépaississement de la peau et de l’effacement des saillies et des dépressions. Le mal se localise souvent au sillon 'formé par l’union du pavillon au crâne.
L’eczéma aigu disparaît parfois rapidement, mais il est sujet à des récidives.
Le traitement consiste en lotions émollientes, en pulvérisations d’eau tiède ou en enveloppement avec du caoutchouc et en 'applications de poudre de riz ou. d’amidon, dans les cas aigus Dans 1 eczéma chronique, après avoir fait tomber les croûtes au moyen de cataplasmes ou de douches de vapeur, on fait usage de caoutchouc vulcanisé. Quand la peau est devenue lisse et souple, on fait usage d’une des formules suivantes :
. Précipité blanc .
Acide borique . .
Vaseline. . . . .
Il est nécessaire de donner a l’intérieur de l’huile de foie de morue, du sirop d’iodure de fer, en un mot de traiter l’état général suivant la diathèse lymphatique, scrofuleuse ou herpétique.
Érysipèle. — L’érysipèle naît du pavillon à la suite d’une plaie, ou succède à une inflammation de la face ou du cuir chevelu. Il donne lieu à une tuméfaction de la face interne et des bords du pavillon et à une rougeur luisante de ces parties; il se termine enfin par un phlegmon.
Pour le traitement de cette affection on fera des applications de compresses imbibées d’eau de sureau ou de badigeonnages par une solution de nitrate d’argent à 1/300. i
Tumeurs. — Parmi celles- ci, l’une des plus importantes , est Y hématome , qui n’est autre quune tumeur sanguine qui se rencontre -fréquemment chez les aliénés et chez les lutteurs. Elle serait due soit à un traumatisme, soit à un trouble de la circulation cérébrale et à des altérations de la structure du périchondre. Nos expériences ont confirme celles de Brown- Séquard sur ce sujet. Il suffit de déterminer une lésion des corps restiformes pour donner lieu à une hémorrhagie du pavillon.
V hématome se présente sous forme de tumeur rouge ou bleuâtre, luisante, fluctuante au centre et dure à la périphérie et occupant l’espace compris entre l’hélix et l’anthéiix ou encore la conque.
On applique des compresses résolutives sur la tumeur qui peut disparaître ainsi, si elle est recente et de petit volume, mais généralement on est obligé de faire une ponction aspiratnce suivie ne compression ou encore une incision dans tout ie diamètre de la poche. •
- On trouve encore les angiomes , les ■ftbrWgjA™ S’-ob servent au niveau du lobule, chez les négresses ayant l’habitude de poi boucles d’oreilles pesantes; des cancruides et des
sarcomes , qui nécessitent une intervention chirurgicale rapide. et enfin des tumeurs crétacées ou tophus qui ne sont autres que des dépôts d’urates chez les goutteux.
§ 2. — Affections du conduit auditif externe. —
Plaies. —Les plaies ne sont pas graves si elles sont localisées aux parties molles. Elles sont dues généralement à des tentatives d’extraction d’un corps étranger. Nous avons vu une plaie de la paroi postérieure du conduit et de la peau qui recouvre l’apophyse mastoïde, chez une dame qui, en se retournant brusquement sur son oreiller, s’enfonça ainsi une épingle â cheveux dans le conduit.
Fractures. — La fracture du conduit résulte d’une chute sur le menton, d’où tuméfaction du conduit avec douleur de la partie antérieure du
Corps étrangers. - Les corps étrangers sont vivants ou inanimés. Parmi les premiers on cite les vers, les punaises, les puces, ou quelquefois les mouches, attirées par l’odeur du pus .ulcéré, qui déposent leurs œufs sur le conduit. Ceux-ci eclosent et donnent naissance à des vers. Nous avons signa e la présence d’acarus qui étaient introduits avec les injections d’eau de guimauve, par exemple. ?
Comme corps inanimés, citons les haricots, les pois, les noyaux de fruits, de la mie demain, du papier, des cailloux, les perles, les grains de plomb,
16 Le^acddênts occasionnés parues différents corps étrangers sont variables. Ils passent quelquefois inaperçus, mais ordinairement ils occasionnent une gêne légère, quelques bourdonnements, un peu de surdité, d autres fois ils déterminent des vertiges, des bourdonnements violents, de: la lourdeur de tête, de la céphalalgie, de la salivation, de la toux, et même de l’épilepsie, rn
Rein cite le cas d’un malade qui, pendant 40 ans garda dans l’oreille une dent cariée, sans en éprouver aucun, malaise. Nous avons trouve chez un malade un épi qui y séjournait depuis de longues années, il en faisait remonter 1 introduction dans le
conduit à plus de 20 ans.
Pour constater la présence d’un corps etranger, il faut pratiquer l’examen du conduit auditii (V. Otoscopie).
Le traitement doit varier avec le corps etranger. ; On doit d’abord faire les injections d’eau tiede que l’on poussera avec force à l’aide d’une seringue ou
■ d’un irrigateur. dont le robinet sera ouvert au quart. Il faut avoir soin de redresser la cour-
■ bure du conduit en tirant le pavillon en haut , et en
i arrière. Dans d’autres cas il sera bon de iv -
i corps étranger au moyen du .galvanocau .
s’agit surtout d’un corps gonflé par 1 ea . i on aura recours à la curette ou m!e“* t î stylet coudé qui permet de passer faci . .
t les parois du conduit et le corps a ex ^ P 3 avoir franchi l’obstacle, on retourne liPstrumen
3 qui repousse en avant le corps etranger.
utilisé les agglutinatifs (colle) pour fixer un pini ceau sur le corps à extraire et l’enlever ensuite. On t est quelquefois obligé de faire des injections sur la s trompe o ’Eustache et même de détacher le pavillon s de-son insertion aux parois du crâne pour arriver
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sur le corps lorsqu’il est refoulé dans la caisse et on ne peut l’enlever par les procédés indiqués précédemment.
Cékumen. — La sécrétion cérumineuse est quelquefois tellement abondante qu’elle s’accumule dans le conduit dont elle détermine l’obstruction. Elle peut se produire lentement et rester incomplète jusqu au jour où un coup ou l’emploi d’un cure-oreille le déplace et le refoule vers le tympan. Les individus qui plongent ou qui introduisent de l’eau dans l’oreille occasionnent ainsi le gonflement de l’amas cérumineux qui bouche alors le canal et provoque la surdité. Les inflammations furonculeuses, leczéma, le pityriasis amènent également une déformation épithéliale abondante qui, mêlée au cérumen, produit des bouchons obturateurs. Ceux-ci sont généralement composés de cérumen, de cellules épidermiques, de poils, de matière sébacée, de cholestérine, d’oléine et de savon de potasse.
La diminution de l’ouïe n’est appréciable que quand le bouchon remplit toute la lumière du conduit. Il produit alors des bourdonnements, des étourdissements et des vomissements. L’examen de l’oreille fait découvrir la présence de ce bouchon qui cache la membrane tympanique.
Lorsque le bouchon n’est pas trop dur, une injection peut le faire sortir, mais il faut avoir soin d employer de l’eau tiède, puis de bien essuyer 1 oreille avec une tige garnie de coton destiné à enlever leau. Pendant quelques jours, on doit conserver un peu de coton dans l’oreille. Si le bouchon est durci, il est nécessaire de le ramollir au moyens d instillations tièdes de quelques gouttes du mélangé suivant :
• “yucérine . . . . grammes
Bicarbonate de soude . 0. 50
Répéter les instillations trois fois par jour et les conserver cinq minutes chaque fois.
Le bouchun se ramollit ainsi; mais le bourdonnement et la surdité augmentent; ces phénomènes disparaissent à la suite de l’injection qu’on aura soin de ne pas faire trop forte, car non seulement
n peut ainsi déterminer des vertiges mais occasionner même une rupture du tympan, avec perte consecutive de l’ouïe.
Inflammation. - (Y. Otite externe).
Parasites végétaux. — Le conduit peut encore être le siégé de parasites végétaux dont les plus importants sont l’aspergillus et le microsporon. L’aspergillus se fixe sur le tympan ou sur la portion osseuse du conduit en donnant lieu à des démangeaisons, à des élancements et à de la surdité. Le microscope révèle la forme du parasite qui appartient au genre nigricans, flavescens ou fumigatus.
On obtient la guérison par des injections antiseptiques du conduit et par des instillations d’alcool absolu saturé d’acide borique ou de biodure de mercure au 1/5000. Ces instillations seront répétées deux à trois fois par jour.
Le microsporon est le parasite du pityriasis.
Tumeurs. — Les polypes ne sont pas rares. Ils
naissent habituellement sur la surface irritée n le contact du pus. De forme sphérique ou ovnïd et à surface lisse ou framboisée, les polypes revê’ tent une coloration rougeâtre. Ils sont "muqueUv'
gélatineux ou fibreux. Ils s’accompagnent dW
suppuration fétide qui recouvre la tumeur. L’ouïe est altérée profondément. ‘
Il est nécessaire de les détruire. On a conseillé de les arracher avec la pince à pansement, mais nous repoussons ce moyen qui peut déterminer une hémorrhagie sérieuse et une lésion grave du tympan. Nous préférons les enlever au moyen de notre serre-nœud composé de deux branches creuses analogues à celles d’une paire de ciseaux dans lesquelles passe une anse de fil de fer que nous portons ainsi sur la base du polype. Au moyen d’un anneau placé sur l’une des branches nous faisons glisser l’anse qui vient ainsi sectionner le polype à sa base.
Nous employons encore un autre instrument composé d’une série de tubes destinés à laisser passer les fils [fig. 989). Ces tubes se montent sur une tige portant un anneau auquel viennent se fixer les extrémités du fil. Le maniement de l’instrument est semblable au précédent. Nous donnons toutefois la préférence à l’anse galvanique qui n’est autre que le dernier serre nœud dont le fil est rougi au moyen d une pile. Il est bon d’anesthésier la tumeur avant de l’extraire. Chez les personnes pusillamines, nous recommandons le procédé suivant qui nous a toujours très bien réussi. Après avoir appliqué une pointe de galvanocautère sur le polype, nous y introduisons une tige sur laquelle nous ayons fait fondre quelques cristaux d acide chromique. A la suite de cette cautérisation, il se forme une eschare qui tombe au bout de quelques jours entraînant ainsi le polype.Ce moyen, qui n est nullement douloureux si l’on a soin de pratiquer aussitôt après une injection d’eau tiède, nous a toujours donné d’excellents résultats chez opération*8 ^ ^ personnes flui redoutaient une
Fig. 989.
Polypotome pour les polypes de l’oreille.
Exostoses. —
-es exostoses sont des tumeurs
jf,éïel°PPées dans 1a portion Interne du conduit. Elles paraissent se produire chez les sujets Ta écoulements purulents de l’oreille.
Tantôt il n existe qu’une seule exostose, tantôt on
înmMÏÏT® d6U,X 0U trois fiui viennent rétrécir la lumière du canal. La peau est unie et rosée à leur surtace. Ces tumeurs sont dures et douloureuses.
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Elles s’accompagnent de bourdonnements et de surdité quand les matières épidermiques s'accumulent derrière elles et cachent ainsi complètement le tympan.
On doit répéter souvent les injections avec une seringue terminée par une sonde assez fine pour pénétrer entre les tumeurs et nettoyer ainsi les
parues, pi-uumueo.
r Lorsqu’elles sont assez volumineuses pour obstruer l’oreille, il faut perforer les tumeurs au moyen du perforateur des dentistes comme nous l’avons conseillé ou avec la gouge et le maillet. Ensuite on introduit dans l’ouverture une mèche de charpie trempée dans du chlorure de zinc qui arrête Técoulement du sang, puis on fait un pansement a 1 alcool boriqué.
II, — Maladies de l’oreille moyenne. — On les
distingue en maladies du tympan, de la caisse, de la trompe d'Eustache et de l’apophyse mastoide.
§1.— Maladies du tympan. — Plaies.— Les plaies et les déchirures sont dues à des épingles, des branches d’arbre, des cure-oreilles, aux manoeuvres tentées pour l’extraction d’un corps étranger, à la compression de l’air du conduit par un coup de poing, par un soufflet 'ou par un violent ébranlement de l’air, comme dans les cas d’explosion d’armes à feu, ce qui n’est pas très rare chez les artilleurs. Ces déchirures du tympan peuvent aussi .être le résultat d’injections poussées avec force •dans le conduit, etc. On les voit encore se produire dans les fractures du rocher.
Les plaies de la membrane du tympan occasionnent une douleur vive, qui cesse rapidement. Elles s’accompagnent d’hémorrhagie, parfois de syncope.
Il peut survenir une inflammation qui produit de la surdité et des bourdonnements.
Si, après avoir étanché le sang, on fait l’examen •du tympan, on aperçoit la lésion dont le siège et la forme sont variables. Une plaie récente est recouverte d’un peu de sang fluide, et une plaie datant de quelques jours de sang coagulé. Si la déchirure •est grande on aperçoit la paroi interne de la caisse. Le pronostic de cette affection est ordinairement peu :grave, mais s’il survient une otite moyenne, le malade peut perdre plus ou moins son acuité auditive. Nous avons été témoin d’un cas de mort par blessure dutvmpan chez une petite fille qui, se grattant l’oreille avec un crochet, reçut un coup sur le bras. 11 s’ensuivit une hémorrhagie rapidement ■mortelle. , , ...
Dans les cas légers, il suffit de boucherie condui -avec un peu d’ouate phéniquée pour voir la guérison se produire en quelques jours, mais le malade devra éviter de se moucher trop fort, ce qui entraverait le travail de cicatrisation. S’il y a myringite -ou otile moyenne, on devra instituer le traitement dont nous parlerons plus loin.
Inflammation aigue ou myringite aigue. — Lest l’inflammation du tympan, mais elle ne reste guère localisée à celte membrane, elle s’étend au conduit ou à la caisse. .
Elle peut être due à une lésion traumatique, a la pénétration d’eau froide, de vapeurs, ou de liquides irritants, etc. . ,
Elle débute par une vive douleur qui saccom-
Dl CTIONNAIRE POPÜL.URE DE MÉDECINE USUELLE.
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pagne de fièvre chez les sujets nerveux, de délire et même de convulsions chez les enfants, ce qui fait penser à une méningite.
L’ouïe est altérée; le malade accuse des bourdonnements et des battements.
Le tympan est rouge, vasculaire; le manche du marteau est injecté, on aperçoit nettement les vaisseaux de cette membrane principalement au pôle supérieur qui est rouge vif. La partie du conduit prend part à cette coloration. Bientôt le tympan est d’un rouge uniforme plus ou moins foncé, le triangle lumineux ainsi que le manche du marteau sont invisibles. Quelquefois même on aperçoit des ecchymoses et des abcès dans les couches de la membrane, qui ne tarde pas à se ramollir au poin de se rompre au moindre effort.
Lorsque l’inflammation diminue, l’apophyse externe apparaît sous formé d’un point blanc, jaunâtre, puis la membrane offre une série de stries dues aux fibres radiées de la couche moyenne. du tympan ; enfin la membrane reprend sa coloration normale. .
Le pronostic n’est généralement pas grave, si le malade est d’une bonne constitution ; mais les strumeux et les tuberculeux sont sujets à voir la perforation s’agrandir. ,
Au début, on emploie les antiphlogistiques, quelques sangsues au-dessous des oreilles, près, de l’apophyse mastoïde. En versant à diverses reprises dans la journée 5 ou 6 gouttes tièdes de la solution suivante :
Chlorhydrate de cocaïne.. . . 0 05 centig.
Sulfate neutre d’atropine. . . 0 02 —
Glycérine . 10 gr.
on obtient une diminution notable de la congestion, les vaisseaux se resserrent en même temps que disparaît la douleur. On conseille encore, avec succès, les bains de pieds sinapisés et les pur-
^ S’il y a sécrétion, on nettoie le conduit avec un peu de ouate. Si la douleur est trop vive, on incise la membrane.
Inflammation chronique ou myringite chronique. Elle succède à une myringite aiguë ou s’établit d’emblée chez les scrofuleux, les syphilitiques, etc.
Les sujets se plaignent de quelques élancements, de démangeaisons et de bourdonnements. Le tympan est rougeâtre, épaissi, recouvert par places de pus fétide; quelquefois il est ulcéré et même perforé, on peut même y constater des granulations.
Il est nécessaire d’établir un traitement le plus vite possible sous peine de voir la fonction s altérer
i ^fTtreitemen, général, le malade fera des injections antiseptiques matin et soir. On aura soin de lui faire des cautérisations avec une solution de nitrate d'argent au dixiéme et meme avec le
CX“sS.SSEMEST DU «MPAU. - II est dit à UM
otite externe avec myringite, ou a une otite moyenne.
La membrane devient opaque, blanchâtre. Dans certains cas, même, il se forme des depots et des sels calcaires que l'on peut voir, meme simultanément, dans les deux oreilles.
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L’ouïe est diminuée, et l’on a proposé d’y renié-, die.r en faisant une opération appelée myringotomie, qui consiste à inciser la membrane du tympan, pour permettre au son d’arriver plus facilement à l’oreille interne. On a essayé, en vain, de maintenir béante cette perforation; nous avons cependant obtenu des succès par la combinaison de la galvanocaustique chimique et du galvanocautère.
Relâchement du tympan. — Il peut être général ou partiel; dans ce dernier cas, il est souvent le résultat d’une cicatrice. On a conseillé de remédier à cet inconvénient, en pratiquant la myringotomie ou la section du muscle tenseur du tympan ou encore, en cautérisant le tympan au galvanocautère, comme nous l’avons préconisé.
§ 2. — Maladies de la caisse. — Lésions traumatiques. — Elles sont dues à la pénétration à travers le tympan d’un instrument piquant ou à un traumatisme qui agit sur les parois du crâne. A la suite de ces blessures, on constate une inflammation de la caisse, une destruction de la chaîne des osselets et des troublés plus graves de l’audition. Il y a hémorrhagie par le conduit, en? même temps que le malade accuse de la douleur et des bourdonnements.
A la suite des fractures du crâne; il peut s’écouler par l’oreille un liquide séreux qui vient de la cavité crânienne (liquide céphalo-rachidien).
Le traitement se borne à enlever les corps étrangers, à nettoyer la caisse et à prévenir l’inflammation par l’application de tubes réfrigérants autour de l’oreille, et par l’introduction d’un peu de coton dans le conduit.
Corps étrangers. — Ils proviennent en général, du conduit d’où ils ont été poussés dans la caisse a la suite de manœuvres intempestives. Quelques auteurs rapportent qu’un éclat de caoutchouc provenant d’une seringue qui avait servi à faire les injections nasales, aurait pénétré dans la caisse par la trompe d’Eustache.
Ces corps doivent être extraits au moyen d’injections d’eau tiède par le conduit auditif ou par la trompe dEustache; on peut encore avoir recours à. des instruments appropriés, et dans certains cas, on est force de détacher le pavillon de la paroi postero-superieure du conduit. P
^ Lorsque la^piaie du tympan s’est refermée ou retrecie, il faut -débrider la membrane, ce qui permet 1 extraction du corps par l’ouverture artificielle ainsi faite.
Inflammations. — (V. Otites moyennes)
§ 3. — Maladies de la trompe d’Eustache. — O utre les lésions traumatiques et les corps étrangers la trompe d’Eustache ne présente guère d’autres* affections que les lésions inflammatoires qui sont liées à une maladie de l’oreille moyenne ou de l’arrière cavité nasale.
Obstruction de la trompe.— La trompe peut être obstruée ou oblitérée par un gonflement de la muqueuse, par du mucus ou des tumeurs de l’arrière cavité nasale, ou bien encore par les brides cicatricielles dues à la syphilis.
Les sujets, accusent de la surdité, des bourdonnements, une sensation de tension et de plénitude.
La membrane est plus concave qu’à l’état nor le manche du marteau est rétracté et l’apoph ’ externe est très saillante. L’insufflation d’air & donne aucun bruit à l’otoscope. Le son est mipne perçu de l’oreille la plus malade lorsqu’on appliaUX une montre sur le crâne, et le bruit est plus fort s^ on bouche les oreilles.
Le traitement consiste à faire des insufflation d’air au moyen du cathéter dans lequel on passe une bougie destinée à dilater le canal; si on n’y parvient pas, on doit pratiquer lelectrolyse. ■
§ 4. — Maladies de l’apophyse mastoïde. — Abcès sous-cutanés. — On peut les observer à la suite des furoncles du conduit ou d’adénites suppurées
Ils déterminent de la douleur, de la rougeur et du gonflement des téguments. Au début, les réfrigérants appliqués sur l’endroit malade peuvent arrêter la maladie. Dans le cas contraire, il faudra ouvrir la collection dès que la fluctuation sera sensible.
Abcès sous-périostiques.— L’otite moyenne suppurée est une des affections occasionnant le plus souvent cette! lésion qui est due à la propagation de l’inflammation par continuité du tissu au périoste du conduit.
5 Les douleurs sont vives, surtout au niveau de
I apophyse mastoïde, d’où elles s’irradient dans toutes les parties voisines. Il se forme un gonflement péri-auriculaire qui refoule le pavillon en avant. Les tissus sont tendus, luisants. La pression détermine une augmentation de la douleur.
Même traitement que pour les abcès sous-cutanés, avec cette différence que cette fois l’incision né s arrête pas à l’aponévrose, mais va jusqu’à l’os.
II est évident qu’au début les antiphlogistiques sont indiqués : sangsues, frictions d’onguent mercuriel, etc.
IM<LA.MMATI0N DES CELLULES MASTOÏDIENNES. — Elle
résulte ordinairement d’une otorrhée de la caisse, et s annonce par une douleur profonde qui va en augmentant, en même temps qu’il se produit un gonflement oedémateux de la région mastoïdienne avec rougeur et tension des parties qui la recouvrent. I. se fait alors un abcès qui peut fuser dans les régions voisines et s’ouvrir à l’extérieur, en amenant alors un soulagement; une fistule est la conséquence de cet état. Souvent la maladie ne prend pas cette marche; les sujets sont pris de la fièvre, de la céphalalgie, de vomissements, de convulsions et meurent d’accidents infectieux ou d’hémorrhagie, de méningite, etc.
Outre les antiphlogistiques, on ne doit pas craindre de faire une incision jusqu’à l’os; si l’on n’obtient pas ainsi une amélioration nolable, on doit pratiquer la trépanation de l’apophyse mastoïde
ZTÀS Ct 16 "“illet' ““ avec le tou.
interw) Mal&iies de r°reille interne. - (V. Otite
*' . Dr J. BARATODX.
un» • .. Peut définir cette aftectio
lkén s.,r i 1 ai°u®’ &®nérale et contagieuse, lo<
lisee sur le système glandulaire.
et rheyT U°n^ s’observent surtout chez les enfa et .chez les adolescents. Trousseau, Rilliet, Pet
ont signalé des exemples nombreux de contagion.
On a observé de véritables épidémies sévissant sur les écoles, les collèges et les casernes. Tout d’abord l’épidémie ne frappe pas un grand nombre d’individus. Elle se développe d’une façon lente et progressive. Une première atteinte confère, le plus Souvent, l’immunité.
Les oreillons sont caractérisés par un engorgement, parfois considérable, des glandes parotides.
Cet engorgement envahit souvent les glandes sousmaxillaires et linguales. La tuméfaction est généralement précédée par une période de malaise, d’inappétence et de courbature. On observe même quelquefois une fièvre interne avec des frissons et de la céphalalgie. Les prodromes durent un ou deux jours. Le malade accuse de la douleur dans l’une des régions parotidiennes. La mastication est difficile, douloureuse. Puis la tuméfaction, généralement d’un seul côté, ne tarde pas à envahir le côté opposé. Le gonflement s’étend au cou et à la face, au point de défigurer les malades dont la physionomie devient semblable à celle de certains singes. Les amygdales et le pharynx peuvent être également gonflés : V angine ourlienne a provoque, plusieurs fois des cas d’œdème de la glotte. La peau conserve, le plus souvent, au niveau de la région tuméfiée, sa coloration normale; elle peut, par exception, devenir rouge et légèrement chaude. La terminaison par suppuration est très rare. On peut observer, pendant la période, chez les enfants surtout, un mouvement fébrile, accompagné de vomissements et d’épistaxis. Généralement, vers le quatrième jour, la maladie décroît et la guérison
survient vers je huitième jour.
Chez les adultes, au moment où la fluxion paro tidienne diminue, on voit souvent la fièvre s allumer de nouveau, la température s’élève jusqu’à 40° et 42°, le malade se plaint de pesanteur, puis de douleur dans l’un des testicules : c’est le début d’une complication si fréquente que certains auteurs ont pu la, regarder comme un des symptômes de l’affection. En effet, sur 432 cas d’oreillons observés chez des militaires, Laveran a note 156 cas d 'orchite. Le testicule douloureux est le siégé d un gonflement considérable. L’orchite peut etre simple ou double. Au bout de 4 ou 5 jours la douleur et le gonflement testiculaires diminuent, la résolution s’opère rapidement. Malheureusement, 1 orchite ourlienne produit quelquefois de l’atrophie testiculaire et peut devenir ainsi, chez certains sujets, une cause d’impuissance.
Chez la femme, on trouve des engorgements analogues du côté de la glande mammaire et des ovaires : mais ces faits sont rares. ,
Les oreillons peuvent s’accompagner de phénomènes typhiques graves, même lorsqu’il ny a n orchite, ni nouvelle poussée inflammatoire du cote de la parotide. On a noté quatre ou cinq cas de complications rénales {néphrite albumineuse). .
Signalons enfin, une forme assez rare, désignée sous le nom de forme fruste, dans laquelle le gonflement parotidien fait défaut et où l'orchite constitue, à elle seule, toute la maladie. , .
Quelle est la nature des oreillons? On a émis différentes opinions. Pour les uns, l’oreillon est une
inflammation de la' parotide (Jaccoud) ; pour d’autres, c’est un engorgement inflammatoire du tissu cellulaire (Grisolle) ; pour Gosselin, c’est une fluxion de la parotide. Ces diverses opinions n’expliquent pas, d’une façon satisfaisante, les faits observés. Aujourd’hui, on range les oreillons, à juste titre, parmi les maladies infectieuses. Même, lorsque l’affection a été très légère, la convalescence est longue, le malade reste pendant un mois et quelquefois plus, profondément anémié, ce qui prouve aussi la nature infectieuse de la maladie. On a trouvé, d’ailleurs, dans le sang et dans l’urine des malades atteints d’oreillons, des microbes spécifiques.
jUtJS.
La forme caractéristique du gonflement parotidien empêche de confondre les oreillons avec- une autre affection.
Les oreillons sont, le plus souvent, surtout chez les enfants, une affection légère, dont il faut ce- : pendant, en vue des complications possibles, surveiller la marche avec attention.
En temps d’épidémie, dans une pension ou dans une caserne, on devra isoler les malades.
. Une fois l’affection déclarée, on se bornera à observer le repos ou la diète pendant la période fébrile. Il faut éviter l’action du froid. Les parties tuméfiées seront enveloppées dans de la ouate. Si lâ douleur est trop vive on la calmera à l’aide d’onctions avec un Uniment laudanisé. Le docteur Gosse, médecin principal de l’armée belge, a employé avec un plein succès, <en 1880, le jaborandi du docteur Coutinho, chez un militaire atteint d’oreillons sous une forme assez aiguë. Il lui fit administrer une infusion de 120 grammes avec 4 grammes de feuilles de jaborandi en deux fois, à dix minutes d’intervalle. Cinq minutes après, la salivation devint tellement abondante, qu’en trois ou quatre heures le malade en remplit son crachoir. En même temps il eut dès sueurs profuses. 11 s’ensuivit aussitôt un amendement de tous les symptômes. Le docteur Gosse renouvela la potion le lendemain et la guérison fut complète le troisième jo,ur.
L’adulte devra observer, dès le début, le repos au lit afin d’éviter, autant que possible, l’orchite. Cette dernière complication exige un repos absolu, les testicules doivent être maintenus élevés, à l’aide d’un suspensoir approprié, et au besoin enveloppés de cataplasmes. Il sera bon de prendre un purgatif salin, l’eau de^ Rubinat, par exemple. Enfin, s’il survenait des symptômes adynamiques graves, on aurait recours aux révulsifs et aux excitants diffusibles. Dr Louis Thomas.
OREZZA (EAUX minérales D’). — Orezza dépend du canton de Piedicroce, situé en Corse, a 30 kilométrés de Rastia et à une faible distance de la mer, au fond d’une ravissante vallée que bordent des montagnes d’un aspect très pittoresque et qu arrose le Fiumalto. . ^ , ,
Ses eaux minérales proviennent d une source excessivement abondante-puisqu elle fournit plus de 150,000 litres par 24 heures — qui sourd sur la rive droite de la rivière. Elles jadlissent d’un terrain crétacé, à une température de 14 degres. Elles
ORE
ORG
sont claires, incolores et inodores, dégagent au griffon de grosses bulles d’acide carbonique. Elles ont une saveur aigrelette piquante très agréable, avec un arrière-goût styptique et pétillent dans le verre. Mélangées au vin, elles ne l’altèrent pas.
Connues dès le commencement du siècle, elles furent analysées une première fois en 1833 par La Prévolte, pharmacien principal des armées. Vingt ans plus tard, en 1853, Poggiale, pharmacien inspecteur des armées, professeur de chimie au Valde-Grâce et membre de l’Académie de médecine, les analysa de nouveau. Il résulte de ces recherches communiquées et approuvées par l’Académie, qu’un litre d’eau d’Orezza contient près d.’un litre et demi d’acide carbonique libre, près de 15 centigrammes de carbonate de protoxyde de fer, des traces très sensibles de manganèse et de lithine et 60 centigrammes de carbonate de chaux. Ces eaux rentrent donc dans la classe des eaux ferrugineuses bicarbonatées. Leur richesse en acide carbonique et en fer est très grande et dépasse sensiblement celle de la plupart des sources similaires de France et de l’étranger, telles que Passy, Forges, Saint- Alban, Couzan, Cransac, Sylvanès, Pyrmont, Spa, etc. Aussi, le regretté professeur Gubler, la classait-il au premier rang des eaux bicarbonatées ferrugineuses.
Pour connaître les effets physiologiques des eaux d’Orezza, nous n’avons qu a nous rappeler que le fer et l’acide carbonique sont ses deux principaux éléments constitutifs. Le fer est le modificateur par excellence de la nutrition, puisqu’il a pour propriété essentielle de contribuer d’une manière efficace à la reconstitution des globules rouges du sang, qui sont les agents directs des oxydations, c’est-à-dire de l’assimilation. Sous son influence,, la circulation devient plus active, la respiration plus ample, la sécrétion urinaire plus abondante, en un mot, tout l’organisme fonctionne avec une énergie et une vigueur plus grandes.
; De son côté, l’acide carbonique introduit dans 1 estomac à l’état de dissolution aqueuse, y provoque une sensation de chaleur et de bien êtresous son influence, l’appétit est réveillé, les sécrétions salivaires et gastro-intestinales sont activées ainsi que les contractions péris! altiq ues de l’estomac et des intestins, ce qui facilite singulièrement la digestion.
Les indications thérapeutiques des eaux d’Orezza seront donc celles du fer et de l’acide carbonique Ces eaux sont indiquées: l»à cause de leur fer’ dans l’anémie, la chlorose et tous les troublent qui en dépendent, dans les convalescences des maladies aiguës, telles que la fièvre typhoïde et la pneumonie, dans les cachexies paludéenne, mercurielle et saturnine, dans les diathèses syphilitique, scrofuleuse, tuberculeuse et cancéreuse dans le diabète- 2° à cause de leur acide carbonique, dans les affections stomacales, digestions laborieuses, dyspepsie gastralgies, gastrites, crampes, vomissements’ dans les catarrhes intestinaux, la constipation’ les flatulences, dans les diathèses goutteuse et rhumatismale.
Les eaux d’Orezza sont justement appréciés dans les ouvrages de nos meilleurs auteurs et des plus
grands cliniciens français et étrangers, Gubler n chut, Hardy, Gallard, Pétrequin, Marchai de C p* Durand-Fardel, Audhouy, de Pietra-Santa, LanH Desnos, Le Bret, Mattéi, Bertherand, Servie Schernowichs, Bayard, Ardouin, Renzy, -\yi| en * Bennet, etc., et prescrites par eux journellement avec le plus grand succès dans les nombreuse1 affections que nous venons d’énumérer. S
Ajoutons, en finissant, que les eaux d’Orezza se conservent longtemps et très bien en bouteilles grâce au peu de matières organiques qu’elles tienl nient en dissolution, et aussi aux heureuses modifications apportées à leur embouteillage par leuj habile directeur M. Arger. Aussi leur exportation dans toutes les parties du monde est-elle considéra^ie- Dr Paul Labarthe.
ORGANE. — Nom donné en anatomie à toutes les parties du corps destinées à exercer une fonction. Les organes peuvent être simples : langue,, lèvres, paupières, etc., ou composés : larynx, œil’,, oreille, etc., et dans ce cas, la réunion de plusieurs organes concourant à une même fonction, prend le nom d 'appareil. p. l,
ORGANICISME. — Nom donné à une doctrine médicale qui fait dépendre toute maladie d’une lésion matérielle d’un organe, ou de ses parties constituantes, appréciable soit à l’œil nu, soit au microscope, soit à l’analyse chimique. p, l.
ORGANISATION. — Nom donné à l’état d’uu corps organisé, c’est-à-dire à l’ensemble des parties qui le constituent, ainsi qu’a l’ensemble dés fonctions qu’exécute l’être vivant à l’aide de ces organes. On emploie aussi ce mot comme syno-? nyme de structure. P>
ORGANIQUE. 4- Qualificatif appliqué en médecine aux lésions qui se manifestent dans la texture et les fonctions des organes. p. l.
ORGANISME. — Mot employé jadis pour désigner 1 organisation en action, mais qui ne sert plus aujourd’hui que pour indiquer anatomiquement 1 ensemble des parties du corps vivant. . p. l.
ORGANOLEPTIQUE. — Mot employé pour désigner la propriété qu’ont les corps extérieurs de faire sur nos divers organes des impressions que
ceux-ci perçoivent. PL
... - u uuc iiiaujoio j
raie, pour designer le plus haut degré d’excit des organes des sens, et plus particulière celui de 1 appareil génital, qui a pour rés
vénérien1’ ^ <ÏU'0n désigne sous le nom d’orff
plante annuelle delà famille des Légumineus ?°nstUue u^e substance alimenta 1 Vnil«î “Ü!en entre le froment et le seigle.
lei,est» d’aPrôs Payen, la com] de lorge. Sur 100 parties on troi
ORG
Amidon.... . 66,43
Matières azotees .
Dextrine. . . . . ™
Matières grasses et subst. congénères. . . . a, u>
Cellulose ou tissu Végétal . A, 75
Matières minérales . . •
L’orbe est donc assez riche en matière azotée,
Hé l’est moins, cependant, que le froment, qui en
contient 19,50 pour 100. Son grain est plus gros,
lus rude et d’un jaune moins foncé que celui du froment. Son écorce ou enveloppe externe n est que partiellement réduite en poudre sous la meule, ce oui fait que la farine d’orge est ordinairement Grossière; elle est de plus, inférieure en tous points à celle du froment, à cause du gluten contenu dans les matières azotées qui est mal lie et difficile isoler. Aussi le pain d'orge. leve-t-il peu et mal, et a-t-il une odeur et une saveur de beaucoup moins agréables que celui du froment II est de plus, sec, dur, cassant, mat, d’une couleur ■ brun violacé, lourd et indigeste. Cependant, la farine d orge mélangée à de la farine de froment, donne un pain assez bon et suffisamment nutritif. , ,
En médecine, on emploie l’orge décortiquée, en infusion, comme tisane rafraîchissante et adoucissanté. On-emploie de la même façon 1 «^perlee. Celle-Ci est même, dans certains pays, en Allemagne surtout, l’objet d’une grande conso-nmation comme substance alimentaire, sous /orme de pot âge. Mais cette céréale sert surtout a la fabrication de la bière (Y. ce mot). D' Paul labarthe.
ORGEAT. — Nom donné à un sirop préparé jadis avec une décoction d’orge et qui a aujourd hui pour base une émulsion d’amandes douces et ameres. On le fabrique d’après la formule suivante
Amandes douces. ..... 250 grammes.
Amandes amères . J8
Sucre blanc. . __
Gomme arabique . J*
Eau de fleurs d’oranger. . L»
Eau pure. . . . 81°
On pile les amandes, privées Au préalable de leur pellicule, avec 375 grammes de sucre et/75 p t d’eau, on partage la pâte obtenue en b ou 8 parts que l’on pile séparément jusqu a ce qu eUe sort tr^ fine, puis on délaye le tout dans 1 ^ toile
d’eau qui restent et on passe a .travers un t serrée avec expression; enfin on ajoute Ie suc^ * gomme préalablement dissoute au bain-mar , l’eau de fleur d’oranger. Htnp une
Le sirop d’orgeat étendu deau constitue boisson rafraîchissante et aussi adouciss . agréable. d-Paul Labarthe.
• ORGELET. - Nom donné à un p®^ u^èrëmeffi bord libre des paupières^ieg^t pa^ dans
vers l’angle interne de 1 œil, qui se uevempy les glandes annexées aux bulbes P^ux, P }
sente sous l’aspect d’une petite tumeur dure, grosseur d’un grain d’orge (dou son non) rouge foncé, souvent très douloureuse quU au bout de quelques jours se creva et expul q ^ ques goutLelettes de pus et un bourbillon, P guérison survient presque aussitôt.