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ura recours aux pommades ou aux lotions résolu- |jves : eau blanche, eau phéniquée ; on aura soin ,je conserver le suspensoir, de ne pas faire de longues marches, de ne se livrer à aucune fatigue corporelle, et d’éviter toute sorte d’excès, sous de récidive. Enfin, on n’oubliera pas de
OREILLE. — Anatomie. — On donne ce nom à l’ensemble des parties qui constituent l’appareil
traiter les indurations de la tête et de la queue ,je l’épididyme qui, parfois, persistent assez longtemps et ne disparaissent qu’à la longue. Dans ce but, on prendra de l’iodure de potassium (sirop de Laroze) à petite dose, ainsi que le conseille le professeur Gosselin. D' Paul labarthe.
ORDONNANCE. — On donne ce nom a l’ensemble des prescriptions écrites, comprenant les médicaments et le régime, qu’un médecin ordonne à un malade pour le soulager ouïe guérir d’une maladie dont il est atteint.
A qui appartient l’ordonnance du médecin?
Au pharmacien ou au malade ? — L’ordonnance est la propriété du malade. Il a le droit de la réclamer au pharmacien et celui-ci doit la lui rendre ainsi que cela résulte de l’article 6 du titre II de l’ordonnance royale du 29 octobre 1846, qui dit expressément:
Art. 6. — Les pharmaciens ne rendront les prescriptions - que revêtues de leur cachet et après y avoir indiqué le jour . pùles substances auront été livrées, ainsi que le numéro d’ordre de la transcription sur le registre.
En pratique, les choses ne se passent pas toujours ainsi. Dans certaines régions, le pharmacien rend sans réclamation l’ordonnance quelle quelle soit après avoir été timbrée et gratifiée du numéro d’ordre du registre destiné à la vente des médicaments vénéneux; mais dans d’autres régions le pharmacien garde l’ordonnance. C’est ce qui lait que, pour rappeler à ces messieurs leur devoir, bon nombre de médecins écrivent au bas de leurs prescriptions : Prière de rapporter Vordonnance Une ordonnance peut-elle être repetee par le pharmacien sur la simple demande du malade? — Non, un pharmacien ne peut pas, ne doit pas préparer plusieurs fois de suite une ordonnance du médecin sur la simple demande du malade. Le bon sens l’indique suffisamment, le pharmacien et le malade étant absolument incapables de savoir si ta maladie doit continuer à être traitée de la meme façon ou si son traitement doit subir des modifications. Seul le médecin est juge competent dans l’espèce. Mais en dehors du bon sens, la loi I exige, du moins lorsque l’ordonnance prescrit des substances vénéneuses. En effet, l’article 5 de loidonnance citée plus haut dit :
Art. 5. — La vente des substances vénéneuses ne pourra être faite pour l’usage de la médecine que par les pharmaciens sur la prescription d’un médecin, chirurgien, officier de santé ou vétérinaire diplômé. #
Cependant cet article est violé tous les jours, il faut bien le dire, par un grand nombre de pharmaciens qui font passer avant toute autre considération l’intérêt de leur caisse, au plus grand détriment de la responsabilité professionnelle du médecin et de la santé des malades.
Dr Paul Labahthe.
Coupe transversale et demi-schématique de l’appareil auditif.
1. Pavillon de l’oreille. - 2. Conduit auditif externe dans lequel s’engagent les ondes sonores pour arriver jusqu a la membrane du tympan qu’elles font entrer en vibration.- 3. . Membrane du tympan obliquement placée entre le conduit auditif externe (2), qu’elle ferme complètement, et l’oreille moyenne (4) —4. Oreille moyenne' ou caisse du tympan, on voit quelle est séparée du conduit auditif externe (2) par la membrane du tvmpan (3), et qu’elle se continué avec le tympan dEustache
(7), trompe par laquelle elle reçoit l’air; on voit encore qu e le
est traversée par les osselets (5b - 5. Chaîne des osselets, logée dans l’oreille moyenne et chargée de transmettre à loreille interne (8) les vibrations de la memnrane du tympan.on voit que le manche du marteau est enchâsse dans lf ty^ ’ tandis que la base de l’étrier presse sur la fenctre^ ov^aie (6 )
6 Fenêtre ovale qui établit une communication entre 1 oreille interne et l’oreille moyenne; elle est formeeparlabase de l’étrier, et ce sont les pressions exercees pai 1 etner sur je li quide labyrinthique, enfermé dans l’oreille mtern^qui vont impressionner les filets du nerf acoustique. - 7. Trompe d Eustache établissant une communication entre 1 oreille moyenne et l’arrière cavité des fosses nasales. - 8. Oreille interne.
de l’audition chez l’homme. Il se compose de trois parties : 1° Y oreille externe; 2° T oreille moyenne; 3° Yoreille interne.
I oreille externe. — On embrasse sous ce nom le pavillon et le conduit auditif externe.
1° Pavillon. — La partie externe désignée vulgairement sous le nom d’oreille est le pavillon. C’est une sorte de cornet incomplet évasé en arrière, formant avec l’os temporal où il est attache, un angle de 45 degrés environ. Il est constitue par un fibro-cartilage recouvert par la peau et présentant une face externe légèrement concave, irrégulière, formant des saillies et des enfoncements.
Le repli qui borde le pavillon porte le nom à! hélix, puis au-dessous un enfoncement de
l'hélix, à laquelle succède une saillie semi-circulaire Yanihélix, qui entoure la cavité de la conque. En avant de celle-ci est une éminence triangulaire, le Iraqus, faisant face à une autre saillie plus petite, Yantüragus. Ces deux parties, recouvertes de poils plus ou moins développes, protègent lentree du conduit auditif externe- La conque va en se retre-
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cissant et là commence le conduit auditif externe.
La partie inférieure du pavillon est formée par le lobule , dans lequel lé cartilage ne pénètre pas.
La face interne du pavillon reproduit en sens inverse les saillies et les enfoncements décrits sur la face externe. Des muscles divisés en extrinsèques et intrinsèques, ainsi que des ligaments divisés de même, fixent le pavillon.
Les muscles extrinsèques auriculaires antérieur, supérieur et postérieur, attachés d’une part au pa-
Fig. 983.
i Pavillon de l’oreille.
1. Hélix. - 2. Anthélix.- 3. Fossette de l’hélix. -4. Fossette de 1 anthélix. — 5. Conque. — 6. Tragus. — 7. Antitragus. — 8. Lobule. — 9. Conduit auditif externe.
villon, de l’autre à l’aponévrose occipito-frontale, permettent les mouvements en haut, en avant et en arrière.
Les cinq petits muscles intrinsèques répandus l’un en arrière, les autres sur différents points du cartilage, ont une action beaucoup moins marquée.
2° Le conduit auditif externe commence àla conque à sa partie antérieure et inférieure ; il est elliptique de haut en bas, il se dirige de dehors en dedans en formant une courbure en forme d’S. On le redresse en tirant le pavillon en haut et en arrière.
Il est cartilagineux et membraneux dans son tiers externe et osseux dans ses 2/3 internes. Sa longueur est d’environ 2 1/2 à 3 centimètres. La peau qui le recouvre est mince, dépourvue de graisse et contient, dans la partie externe, les glandes cérumineuses.
L’ouverture de ce conduit est fermée en dedans par la membrane du tympan. Là commence l’o reille moyenne.
IL - Oreille moyenne. - L’oreille moyenne comprend la MEMBRANE DU TYMPAN; 2° la CAISSE' 3° les CELLULES mastoïdiennes; 4° la trompe d’Eustache 1" Le tympan est ,une membrane mince d’un blanc gris perle, élastique, presque arrondie ’ encadrée dans les 4/5 de sa circonférence dans une rainure creusée dans l’os. Il est formé de trois couches, la peau en dehors, une couche fibreuse et la muqueuse.
Il est concave en dehors. Dans son épaisseur allant de haut en bas et d’avant en arrière, jusuu’à son tiers inférieur, se trouve une petite branche osseuse : le manche du marteau.
La caisse, creusée dans l’os, est une cavité de dehors en dedans, fermée en dehors par iap atie pan et en dedans par une surface osseuse perc'^'
Membrane du tympan (oreille gauche).
1. Manche du marteau se dessinant sous l’aspect d’une li„ blanche terminée par une saillie (2) qui correspond à l’an physe externe du marteau. —3. Ombilic du tympan « Triangle lumineux situé sur la partie antérieure du tympal ‘
deux ouvertures, de deux millimètres environ la fenêtre ovale et la fenêtre ronde. La chaîne des’ osselets dont je vais parler vient réunir le tympan et la fenêtre ovale. La fenêtre ronde est bouchée par une membrane.
Quatre petits osselets, le marteau, Y enclume, les lenticulaires et V étrier, forment une tige articulée
• Fig. 985. Fig. 986. '
Fig. 985. — Chaîne des osselets vue par la partie externe. — 1. Tête du marteau. — 2. Apophyse externe du marteau. — 3. Manche du marteau. — 4. Son apophyse grêle. — 5. Corps de l’enclume. — 6. Sa courte branche. — 7. Sa longue branché. — 8. Etrier.
Fig 986. — Rapports des osselets de l’ouïe et insertions de leurs muscles. — 1. Tête du marteau. — 2. Manche du marteau engage dans l’épaisseur dè la membrane du tympan. — 3. Enclume. — 4. Os lenticulaire. — 5. Etrier. — 6. Muscle du marteau. — 7. Muscle de l’étrier. — 8. Feuillet interne de la membrane du tympan. - 10. Feuillet externe de la membrane
qui Va du tympan à la fenêtre ovale derrière la' quelle se trouve l’oreille interne.
Le marteau est formé d’une tête et d’un manche dont, j ai parlé. Un petit muscle pénétrant par la paroi anterieure de la caisse s’attache par son tendon au tiers supérieur du manche, la tête de l’osselet est articulée avec le corps de l’enclume et la longue branche de l’enclume est fixée à l’os lenticulaire et celui-ci à l’étrier qui bouche la fenêtre ovale. Un second petit muscle s’insère à la partie postérieure du col de l’étrier. Une membrane mince qui fait suite à la muqueuse de la trompe d’Eustache tapisse la caisse, recouvre aussi les osselets
fixe861*1 aV6C ^ PetitS li&amenfs très fins à l6S'
Lorsque la membrane du tympan vibre, la chaîne
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des osselets transmet les murmures à l’oreille in-
paroi antérieure de la caisse présente deux ouvertures : une en haut pour le muscle du marteau, la seconde au-dessous pour l’orifice externe de la trompe d’Eustache.
La trompe d’Eustache qui joue un très grand rôle dans l’audition, aboutit, dans la gorge, en arrière de l’ouverture des narines ; elle est formée d’une partie fibro-cartilagineuse et d’une partie osseuse qui ressemblent à deux cônes réunis par le sommet, l’ouverture dans la gorge étant la plus large. Le tube se rétrécit jusqu’à sa réunion a la partie osseuse pour s’élargir de nouveau jusqu a sa terminaison dans la caisse. ,
Les cellules mastoïdiennes sont placées dans l os oui fait une saillie derrière le pavillon de l’oreille et-s’ouvrent dans la caisse en haut sur la paroi postérieure. . , , , ,
HL — Oreille interne. — Situee en dedans de la caisse et creusée dans l’épaisseur de 1 os appelé rocher elle comprend une portion osseuse et une portion membraneuse, labyrinthe osseux, labyrinthe membraneux, ayant en quelque sorte la même configuration et recevant les branches terminales du nerf auditif.
Le labyrinthe osseux se compose du vestibule des canaux semi-circu aires et du limaçon. Le vestibule est interposé au limaçon et placé, en avant aux canaux semi-circu laires en arrière. C’est une petite cavité irrégulièrement arrondie qui communique avec le B . limaçon, la cavité du tympan, et, en arrière, avec les canaux semi- circulaires. La face ^ externe laisse voir l’ouverture de la fenêtre ovale qui est fermée par la base de 1 étrier ; la paroi antérieure présente l’ouverture de la rampe vestibulaire du limaçon.
Dans le reste de son étendue on voit les orifices ampullaires des canaux semi-circulaires.
Les canaux semi-circulaires au nombre de trois, deux verticaux et un horizontal, forment 6 branches qui s’ouvrent par 5 orifices dans le vestibule , deux branches des canaux verticaux se réunissant pour aboutir à une seule ouverture.Trois de ces ou vertures sont ovales et répondent aux extrémités ampullaires des canaux ; les deux autres sont arrondies.
Le labyrinthe membraneux, renferme dans le labyrinthe osseux, présente outre lé périoste qui recouvre le vestibule, les canaux semi-circulaires et le limaçon: - 1° Des canaux semi-circulaires membraneux parallèles aux canaux osseux forman un cylindre en demi-cercle comme eux et traversés par un renflement à l’une de leurs extrémités , — 2° Deux petits sacs fermés, Yutricule et le saccule ; — 3° La portion molle de la cloison spirale du limaçon, et deux liquides, l’un interne, dans lequel baigne le labyrinthe memhraneux (Per^‘ lymphe), et l’autre renfermé dans lutncule, le saccule et les canaux semi-circulaires memDraneux ( Yendolymphe ) en ampoule.
Dans le saccule, l’utricule et les ampoules , on trouve de petits amas de poudre crétacée (otoconies de Breschet), les extrémités nerveuses viennent s epanouir à leur niveau. Cette poudre répond aux Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
pierres auditives (otolithes) trouvées dans les oreilles
Hoc nnieennc
Les branches terminales des nerfs auditifs se rendent du labyrinthe osseux au labyrinthe membraneux esn traversant l’endolymphe et aboutissent à des renflements dans l’utricule, le saccule et les ampoules des canaux membraneux.
Max Schultze a découvert à la surface de l’épiderme de ces renflements, des poils élastiques, raides, dépassant en longueur £ de ligne. Dans le vestibule par des points épaissis, ces crins n’existent pas ou sont très courts, mais sur ces points où les nerfs aboutissent se trouvent les otoconies comme je l’ai déjà signalé.
Le limaçon, ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec la coquille de ce mollusque gastéropode, forme une cavité conoïde, enroulée près de trois fois autour d’un axe. Cette, cavité est séparée en deux par une cloison partie osseuse, partie membraneuse, dans toute sa longueur ; cette dernière est la plus externe.
Fig. 981. — Oreille interne^
(Coupe des canaux semi-circulaires et du limaçon.)
A. Canal semi-circulaire supérieur. - B\C^p1iiS®mi"“rCp!^® horizontal — C. Canal semi-circulaire inferieur. D. Partie supérieure du vestibule. - E. Partie inferieure du vestibule.
F. Fenêtre ronde. — G, G, G. Lame des c°atours.
Lame spirale. - L. Axe ou columelle. - M, M, M. Canaux demi-circulaires membraneux N. Saccule ou otoconie sacculaire. - U. ütricule ou otoconie utriculaire - V Ampoule du canal semi-circulaire horizontal. — X. Ampoule du canal semi-circulaire supérieur. - Y. Ampoule du canal semi- circulaire inférieur — i Rameau médian de la branche hmacienne ou nerf sacculaire. - 2 Rameau supérieur de la branche limacienne ou nerf utriculaire divise en trois rameaux. — 3. Rameau inférieur de la branche limacienne ou nerf ampullaire.
On a donné le nom de rampes b. ces subdivisions. Ces deux rampes communiquent au sommet par une ouverture étroite et aboutissent a la base, l une dans le vestibule (rampe vestibulaire), 1 autre dans la caisse (rampe tympamque), fermee par une membrane, la membrane de la fenetre ronde.
La partie membraneuse de la cloison reçoit les filets nerveux qui pénètrent par l’axe du hmaçon, traversent la partie osseuse de la cloison et aboutissent dans la membrane a des petits organes partieuliers qui portent le nom du savant mu les a découverts, organes de Cor i. 493
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Ces organes et les fibres radiales de la membrane basilaire, forment une série de fibres de différentes longueurs; d’après la théorie d’Helmholtz, il doit y avoir dans l’oreille différentes parties qui sont mises en vibrations par les sons de hauteurs différentes et qui donnent la sensation de ces sons. Le nombre de fibres radiales de la membrane basi-
Fîg. 988. — Limaçon.
(Coupe du limaçon montrant ses' rampes.),
A. Base du limaçon. — B. Sommet du limaçon. — C Premier tour — p. Second tour. — E. Troisième demi-tour. — C, D, E. Paroi externe de la lame des contours. — G. Axe ou columelle. H, H, H. Lame spirale. — L. Terminaison de la lame spirale. — 1, 2, 3, 4. Nerfs du limaçon. - 1. Nerf du premier tour. — 2. Nerf du second tour. — 3. Nerf du troisième demi-tour. - 4. Anses nerveuses de terminaison des nerfs sur la lame spirale.
laire est porté à 6,000 (3,000 arcs de Corti et deux fibres radiales par arc).
Le conduit auditif interne placé à la partie externe et antérieure du rocher, offre à son extrémité . externe un orifice par lequel passe le nerf facial près des fossettes criblées de trous, livrant passage aux branches vestibulaires et limacéennes du nerf auditif.
Mécanisme de laudition. — Après avoir décrit successivement la construction de l’oreille, je vais passer au mécanisme de l’audition.
Le sens de l’audition nous fait percevoir les ondes sonores produites dans le milieu ambiant (air ou eau) par un corps en vibration.
L’air est le fluide par lequel le son arrive le plus souvent à l’oreille. La transmission des bruits ou des sons dans l’air est simplement une suite d’oscillations partant d’un corps sonore, communiquées a ce fluide, et arrivant ainsi jusqu’à l’organe de l’ouïe. Les vibrations qui se communiquent à l’air, ou à tout autre milieu gazeux liquide ou solide, se transmettent comme la lumière, dans toutes les* directions.
On distingue le bruit du son en ce sens que desvibrations transmises à l’oreille pendant le bruit sont mal appréciées par le jugement, tandis que pour le son, l’intensité, le timbre, le ton, sont comparés et très bien saisis. L’intensité varie suivant l’amplitude des vibrations des corps sonores. Le son dépend du nombre des vibrations dans un temps pris pour unité.
Le timbre, ainsi qu’Helmholtz l’a démontré est dû à ce que des sons qui nous paraissent simples comprennent d’abord un son fondamental et des sons accessoires nommés harmoniques. Biot a démontré que si l’on frappe sur un corps vibrant, l’in¬
tensité du son varie suivant la densité du milieu qui transmet les ondes sonores; voici son expérienceune sonnerie en mouvement étant placée sous là cloche d’une machine pneumatique, après chaque coup de piston qui diminue la densité de l’air, le bruit s’affaiblit et quand le vide est presque complet, il est imperceptible. Les ouvriers employés à des travaux hydrauliques à une assez grande profondeur et soumis quand on leur envoie de l’air, à une pression atmosphérique un peu forte, sont frappés de la résonnance de leur voix. Le contraire a lieu quand un voyageur gravit une très haute montagne, et arrive aux couches raréfiées.
L’oreille humaine, dans son admirable organisation, embrasse et porte à l’esprit un nombre de vibrations de 32 par seconde pour les sons les plus graves jusqu’à 73,700, d’après Despretz, répondant; aux sons les plus aigus. Si l’on fait vibrer un corps sonore dans le voisinage d’une membrane tendre et couverte d’une- poussière fine, la membrane vibrera également et les grains de poussière sautillent' et' viennent former des dessins représentant des cou-, ches concentriques ; si l’on fait le vide au-dessous de la membrane, les dessins n’apparaissent pas. ; »
On pense que dans l’air, les ondulations sonores; s’étendent en formant un peu ce qui se produit quand on lance une pierre dans une nappe d’eau tranquille. Les ondes s’étendent en ligne droite ; si elles rencontrent un plan quelconque elles sont renvoyées sous un angle de réflexion égal à l’angle d’incidence, conservant leur vitesse et leur intensité.
Si le son direct et le son réfléchi viennent alors frapper séparément et 'd’une façon bien distincte notre oreille, nous avons le phénomène de Yécho. ’ .
On appelle loi du son et de la vb'ation par influence, le, fait qu’un corps vibrera également lorsque le fluide ambiant lui transmettra un nombre de , vibrations égales à celles qu’il peut produire d’après sa forme et sa tension.
Une membrane vibrera sous l’influence de diffé-; rents sons, car elle se divise en segments qui vibrent séparément, suivant le nombre des oscilla-tions qui lui sont communiquées.
Voici quelques-uns des résultats des expériences de Muller, sur la propagation des vibrations des corps gazeux aux corps solides et celles des corps solides aux corps liquides. La connaissance de ces résultats jointe à ce que nous avons dit, fera mieux comprendre l’audition. '
I. Les ondes sonores des corps solides se transmettent avec plus de force à d’autres .corps solides; mis en communication avec eux qu’à l’eau ; mais la transmission des ondes a bien plus d’intensité quand eue s opère des corps solides à l’eau que quand elle: s opéré des corps solides à l’air.
ondes sonores de l’air se transmettent très difficilement à l’eau, mais elles se communiquent très facilement à ce liquide par l’intermédiaire d une membrane tendue!
ondes sonores qui se propagent dans leau et qui traversent des corps solides limités, ne se communiquent pas seulement avec force aux corps solides, mais encore se transmettent des surfaces de ce corps dans l’eau, de. manière que le son dans 1 eau, au voisinage du corps solide, est entendu
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.fort, là où il eut été entendu faible d’après la seule transmission dans l’eau. .
IV. — De minces membranes conduisent le son .dans l’eau sans affaiblissement, qu’elles soient ou 'non tendues.
V. — Des masses d’air résonnent dans l’eau lorsque l’air est renfermé dans des membranes ou des corps solides et produisent ainsi un renforcement considérable du son.
VI. — Les ondes sonores, qui passent de l’air dans peau par l’intermédiaire d’une membrane tendue, .sont transmises sans changement dans la hauteur du son.
VIL — Les ondes sonores se transmettent de l’air à l’eau sans changement notable d’intensité, alors même que les membranes 'se trouvent tendues sur un corps solide résistant, qui est seul en contact avec le liquide.
Rôle des diverses parties de l’oreille dans le mécanisme de l’audition. — Le pavillon de l’oreille a été considéré comme inutile à l’audition, par Itard, qui avait vu des gens privés de cet appendice entendant fort bien. Mais' cette opinion n’est pas admise par la plupart des auteurs. Je considère, avec Boerhaave, Buchanan, etc., le pavillon comme •réfléchissant les ondes sonores, et par ses saillies et ses dépressions, leur offrant dans presque toutes les directions une saillie perpendiculaire favorable à l’audition.
Voici comment Schneider et,., plus récemment, Rinne ont prouvé par leurs* expériences la réalité de ces fonctions : Schneider bouche le conduit auditif «externe de l’une de ses oreilles (soit l’oreille gauche) avec un petit tampon de coton, puis il remplit les anfractuosités de la conque du même côté avec une composition liquide (1 partie de cire, 3 parties d’huile), de manière qu’ après le refroidissement la ■conque est transformée en une surface plane. Après quoi il enlève le coton qui préservait les parties profondes contre l’introduction de la composition cireuse, et le conduit auditif externe redevient libre. Écoutant alors un corps sonore placé derrière lui ou devant lui, à égale distance des deux oreilles, l’observateur constate que ce corps est. beaucoup mieux entendu par l’oreille droite, dont la conque est restée libre, que par l’oreille gauche; si 1 observateur tourne alors son oreille gauche, du côté où vient le bruit, il arrive tout à coup un moment où il entend aussi bien avec cette oreille qu’avec 1 autre. C’est le moment où le conduit auditif externe se trouve dans la direction précise du corps résonnant.
Harlss est. venu contredire le ré'Ultat des expériences de Schneider, qui nous ont paru cependant très exactes.
Savart a essayé de prouver par ses expériences ■que les portions cartilagineuses et osseuses du con- *duit auditifvibraient p ;.r l’intermédiaire du cartilage du pavillon, et que les vibrations se transmettaient ainsi à la membrane du tympan et à la portion osseuse de la paroi externe de la caisse. Savart croit que l’usage du pavillon est de présenter une large surface aux ondulations aériennes.
Le pavillon est appelé aussi à jouer un rôle pour la notion de la direction des sons. Ainsi, avec un 'tube en caoutchouc de 50 centimètres, ayant ses
extrémités fixées avec de la cire, dans les conduits auditifs, si l’on place une montre à sa partie moyenne, le son est transmis par la colonne d’air du tube dans les deux oreilles. Il est impossible, les yeux étant fermés, quand on porte le tube et la montre en avant ou en arrière de la tête, d’affirmer d’où vient le son.
Le conduit auditif externe reçoit les ondes sonores directement, ainsi que celles qui sont réfléchies par le pavillpn et les vibrations communiquées par celui-ci. Je n’ai pas remarqué, pour l’audition, une grande différence, lorsque ce conduit auditif est étroit et très recourbé ; mais j’ai cru pouvoir constater une prédisposition à la dùreté de rou'e chez la personne dont le conduit est très large et très droit.
Il est probable que, dans ces cas, le tympan est plus exposé au froid, au choc de corps étrangers voltigeant dans l’air, etc.
Le cérumen et les poils protègent précisément le fond du conduit auditif, mais peuvent devenir des causes de troubles par leur trop grande abondance..
L’oreille moyenne joue, un grand rôle dans l’audition. Le tympan reçoit les ondes sonores et entre .lui-même en vibration.
La caisse est remplie d’air qu’elle reçoit par la trompe d’Eustache. Celle-ci est fermée dans l’arrière-gorge par un cartilage flexible entr’ouvert à sa partie supérieure et recouvert en ce point , par . une membrane tendineuse. L’air entre par la trompe .dans la caisse pendant les mouvements de déglutition. L’action d’avaler la salive a donc une grande action sur la régularité de la fonction auditive et la corde du tympan, nerf qui traverse la caisse et vient .se rendre aux glandes salivaires de la langue, semble appelé en amenant la sécrétion en temps opportun à jouer ainsi son rôle physiologique.
On peut à volonté faire entrer ou sortir l’air de la caisse après avoir fermé la bouche et le nez, en raréfiant par la déglutition ou. en augmentant par un effort d’expiration l’air contenu dans ces cavités.
Les muscles qui ouvrent la trompe étant fixés au voile du palais, cela explique son ouverture au moment de leur contraction pour la déglutition.
La pression de l’air dans la caisse égale habituellement la pression atmosphérique. Quand une trop grande différence existe entre la pression interne ou • externe, on éprouve un malaise dans l’oreille jusqu’à ce que l’équilibre ait pu se rétablir.
L’air de la caisse est séparé de l’oreille interne’ .remplie de liquide, comme nous l’avons vu, en deux endroits par des membranes fines et tendues : ce sont les fenêtres ronde et ovale. La fenêtre ronde touche le liquide en dedans et, en dehors, est en contact avec l’air de la caisse. La fenêtre ovale est baignée aussi par la périlymphe et reçoit en dehors la base de l’étrier. Le tympan est donc en contact par la chaîne des osselets avec l'oreille interne. Le tympan ayant, dans son épaisseur, le manche du marteau, tous les mouvements de cette membrane sont transmis aux osselets et au liquide .de 1 oreille interne. Si la membrane tympamque est poussée en dedans, par un mouvement de sonnette, 1 étrier appuie sur le liquide du labyrinthe ; . si l’air pousse
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fortement dans la caisse par la trompe chasse le tympan en dehors, le marteau entraîne bien un peu la tête de l’enclume et l’étrier, mais beaucoup moins qu’on pourrait le croire, l’articulation se faisant par une sorte d’engrenage, qui dans ce sens cesse d’agir.
Le muscle du marteau est comme tenseur de la membrane ; le muscle de l’étrier sert à dégager un peu la base de cet osselet de la fenêtre ovale. Un auteur a pensé qu’ils agissaient chacun comme tenseur d’une partie du tympan.
En se reportant aux lois de Muller, que j’ai données plus haut, on comprendra comment se fait la transmission des ondes sonores du tympan, membrane tendue entre deux couches d’air et reliée à la fenêtre ovale, beaucoup plus petite qu’elle, par les osselets corps solides.
Lorsque le tympan est déchiré ou largement détruit, la fonction auditive est conservée, mais plus ou moins amoindrie. J’ai vu certains malades entendre encore très bien ma montre à 70 et 80 centimètres. Mais si la chaîne des osselets est brisée et que l’étrier seul reste en place, l’audition peut encore être de 2 à 3 centimètres.
Les perforations tympaniques sont très fréquentes. Aussi ai-je cherché à juger dans des perforations traumatiques, telles qu’une piqûre avec un porteplume en une oreille, etc., examinées peu de temps après l’accident, les changements survenus dans l’ouïe du côté blessé. Si la déchirure était petite et ne touchait pas les osselets et qu’il n’y eut pas de sang dans la caisse, l’audition à la voix était très bonne et peu diminuée, mais la montre était entendue moins loin que du côté sain ; les sons très aigus causaient une douleur, les sons très graves étaient encore bien perçus, mais moins loin qu’avant.
Dans les perforations suites de polypes, de suppurations, la variété dans la force de l’audition est immense, tels avec un petit trou entendent fort mal, d’autres avec les deux tiers inférieurs du tympan détruits, conservent une bonne audition à la voix, et certains jusqu’à 80 centimètres à une montre. Ma montre à l’état sain est entendue à 2 mètres; je n’ai jamais vu, depuis 20 ans, un seul malade avec une perforation l’entendre a plus d’un mètre.
Dans les bruits très forts la membrane du tympan, contrairement à l’opinion de Bichat et d’après les expériences de Savart, se tend, et le muscle interne du marteau tire fortement le manche de l’osselet et avec lui la membrane en dedans. De nouvelles expériences ont prouvé l’assertion de Savart.
Sur un chien fraîchement tué on enleva la paroi supérieure de la caisse du tympan, on fixa sur la tête du marteau un fil de verre de 10 à 12 centimètres de longueur et à l’extrémité de ce fil fut adapté un fragment de barbe de plume destiné à écrire sur un cylindre enregistreur.
On écarta alors le cerveau et on excita le tronc du nerf trijumeau pour faire contracter le tenseur du tympan.
En même temps un tuyau d’orgue mis en communication latérale par un tube en caoutchouc avec le conduit auditif résonna fortement ; dans ces conditions, les excursions du levier étaient plus
faibles qu’avant la contraction du muscle et la ten sion du tympan (Palitzer).
Les mêmes expériences faites sur le cadavre d l’homme ont donné des résultats identiques (Lucaef
La chute de l’étrier avec déchirure de la meml brane de la fenêtre ovale ou la perforation de lâ fenêtre ronde, en permettant au liquide labyrinthique de s’écouler en dehors, entraîneraient une surdité très forte; mais le liquide peut se reformer et la surdité s’améliorer.
Dans le labyrinthe où aboutissent les ramifications des nerfs auditifs, toutes les parties se meuvent dans un liquide ; la fenêtre ovale et la fenêtre ronde, par leurs membranes, ferment l’oreille interne du côté de la caisse.
Sous l’empire des vibrations transmises par le tympan aux osselets, l’étrier s’enfonce plus ou moins dans la fenêtre ovale et communique la secousse au liquide et aux parties nerveuses qui s’y trouvent. Le liquide comprimé par la pression de l’étrier vient distendre plus ou moins la membrane élastique qui ferme la fenêtre ronde.
Dans ces mouvements imprimés au liquide, les otoconies, les crins de Max Schultzé et les filaments de la membrane basilaire et des organes de Corti, entrent soit les uns, soit les autres, en vibration, suivant la hauteur et les autres qualités des sons. On ignore encore si l’extrémité des fibres nerveuses sont continuées directement par les arcs de Corti, mais elles reçoivent un ébranlement direct quand ces corps entrent en vibration.
Voici la théorie d’Helmholtz : le nombre des sons musicaux distincts pour l’oreille la plus exercée est de 5,376 et le nombre des fibres radiales de la membrane basilaire est environ de 6,000 (3,000 arcs de Corti et 2 fibres radiales par arc), on peut supposer que c’est un clavier dont chaque partie doit répondre à la perception d’un son. On suppose qu’à chaque corde radiale correspond une terminaison nerveuse. Le professeur Gavarret a été le vulgarisateur de cette théorie en France.
Par cette hypothèse, nous voyons, dit Helmholtz, que les attributs de la sensation auditive, hauteur et timbre, sont dus à la variété des fibres mises en vibration. ;
C’est là un progrès du même genre que celui q® a été réalisé dans un domaine plus vaste par J. Muller pour la théorie des activités spécifiques des sens. Il a démontré que la diversité des sensations perçues par les différents sens ne dépendras des agents extérieurs producteurs de la sensation mais des divers appareils nerveux destinés à la percevoir.
Ainsi, un corps mis en vibration par un bruit très fort donne à la main une sensation de secousse ; a l’oreille c’est un son qui est perçu; à l'œil les vibrations donnent des impressions” de couleurs dine* rentes, etc.
Pour l’oreille, les différences de la qualité des sons, c’est-à-dire de la hauteur et du timbre sont ramenées à la diversité des fibres nerveuses percevant a sensation, et pour chaque fibre prise isolément u reste que les différences provenant de la densité et des vibrations.
Les ondes sonores arrivent également au nerf aU
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ditif par les parties molles et les os de la tête. Les vibrations une fois imprimées par Pair à ces parles résistantes, marchent très rapidement et sont entendues, bien que les oreilles soient parfaitement bouchées. N’arrive -t-il pas journellement qu’on bouche ses oreilles pour éviter le bruit du sifflet d’une locomotive et qu’on l’entend encore même très fort. Dans un bruit très violent, comme un coup de canon, il est probable que les vibrations agissent sur toutes les parties du corps et que le bruit arrive ainsi par différents chemins au nert
^Audition par les corps solides. — La perception des sons se fait d’une façon très distincte si le corps vibrant est mis en rapport avec les os du crâne. Ainsi, si vous faites vibrer un diapason, a un moment donné, l’oreille ne perçoit plus aucun son; aopliquez-le alors sur le front ou sur les dents, aussitôt vous entendez de nouveau le son qui peut continuer ainsi quelques instants.
On s’est servi de cette remarque pour communi quer avec certains sourds. On a employé depuis longtemps des baguettes d’un mètre de longueur environ, un des bouts un peu plus longs est place par le malade sur les dents de la mâchoire supérieure, celui qui parle tient l’autre bout serre entre ses dents incisives et le sourd entend très bien ainsi ce qu’on lui dit.
La montre promenée sur la tête est mieux entendue dans différents points que dans d autres : les dents incisives supérieures en première ligne, puis la tempe, l’apophyse zygomatique, le sommet de la tête, l’apophyse mastoide, mais cette audition varie encore suivant les individus ; en effet, la montre, après 50 ans, est moins bien entendue sur le front et cesse même parfois de 1 etre.
J’ai remarqué parfois que la montre était mieux entendue, chez certaines personnes, appliquée e avant de l’oreille que sur l’apophyse mastoide, et
Pendant l’expérience de l’audition de la montre ou du diapason sur la tête, si vous faites boucher les oreilles à la personne en observation, elle vo s dira de suite qu’elle entend beaucoup mieux le corps vibrant; faites alors fermer seuiement u oreille, et aussitôt elle vous indiquera que le semble se porter de préférence du cote ’ le
Cette remarque est d’une grande uül ,
diagnostic d’un certain nombre de maladies de lo
STexpSon donnée de ce phénomène c’est^ue le conduit auditif externe qui reçoit les sons am nés par l’air, laisse également échapper quan. 1^1 est ouvert, les vibrations reçues directeme P et conduites par celui-ci au «ert auditif. D autres explications reposant sur la eondensation de lair dans le conduit auditif pendant son occlusion ont
D’après la première théorie, te doigt ou le corps étranger qui bouche l'oreille empeche les vibratm de sortir comme elles 1e font du cote laisse libre, d’où un renforcement du son du cote boucne.
Les os de la tête conduisent donc Licitement le son, et l’audition est alors d’autant meiUeureqpe le corps sonore occupe une plus grande surface,
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séparé de l’os 1e moins possible, se rapproche le plus de l’oreille, et enfin il existe des variétés individuelles.
Transmissions par les liquides. — Nous avons vn
îa teie uaus i eau, un coup de fusil tiré près de la surface du liquide. Le bruit arrive très distinctement à notre organe auditif. Un individu qui plonge assez loin de vous est bien entendu si on prête un peu d’attention en ayant la tête sous l’eau.
Les ondes sonores ici nous parviennent par la vibration transmise aux os du crâne et à l’ébranlement de la couche d’air renfermée encore dans tes conduits auditifs.
De l’audition suivant l’intensité des bruits. —
Nous avons vu en étudiant la physiologie de l’oreille que tes sons ou tes bruits très aigus ou très violents rencontrent dans tes mouvements imprimés au tympan par 1e muscle interne du marteau un degré de tension considérable de la membrane. En même temps, si l’air pénètre dans la caisse par la trompe d’Eustache, tes chances de rupture du tympan sont diminuées. J’ai évité à bien des artilleurs cette blessure, en leur conseillant de faire des mouvements de déglutition au moment ou 1e coup de canon retentit. „
Dans la cloche à plongeur, ou l’envoi brusque de l’air comprimé déchire souvent le tympan, comme i’ai pu m’en assurer pendant tes travaux faits aux piles du Pont-Neuf U y a une quinzaine d’années, en recommandant aux ouvriers d’avoir dans la bouche des corps fondants, tes forçant à avaler souvent leur salive, j’ai vu presque disparaître cet acci-
Pour tes sons très faibles, l’on dirige instinctivement l’ouverture du conduit auditif dans la direction de l’émission dm son; la bouche est souvent entr’ouverte et 1e voile du palais laisse dans 1e relâchement, car tes contractions du voile du palais agissent aussi sur 1e muscle du marteau, et dans cette position attentive nous distendons 1e tympan , il v a ici un acte de volonté instinctive que nous venons de chercher à analyser. Si nous cherchons par la volonté dans ces cas à augmenter 1 audition, nous plaçons parfois la main ouverte dernere 1e pavillon que nous redressons et nous pouvons recueillir ainsi tes ondes sonores et tes diriger dans l’oreille. Certains peuples sauvages, pour reconnaître l’approche d’un ennemi, placent souvent leur oreille en contact avec 1e sol qui conduit mieux et plus vite tes ondes sonores que 1 air.
L’attention a une grande importance dans 1 audi- , tion ; c’est ainsi que par un travail de 1 esprit, Jü» conversations ayant lieu en même ‘«“P*' suivre à vol nté celte qui se fait souvent a voix I presque basse et ne rien entendre qu’un murmure confus des autres prononcées B- voix ùsme.
Bien que le bruit frappe tes deux oreilles et semble se confondre dans une sensation unique cependant, l’audition bi-auriculaire a une immense
^Certaines ^eTsonnes^ont été citées comme pouvant entendre un son différent de chaque oreille. On a dit également que 1e côté droit, choisi de pre-
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férence pour s’appuyer’ pendant le sommeil devenait moins sensible au son (Fechner).
Enfin, quelques fibres radiées, citées plus haut, pouvant être lésées seules, cela expliquerait ce fait bizarre que certains malades éprouvent, c’est-à-dire de n’être sourds que pour certains sons.
Il reste encore bien des phénomènes inexpliqués. •J’ai vu plusieurs malades devenus sourds en peu de jours, entendre encore une note unique, mais incapables de comprendre la moindre parole.
Quand on écoute avefc une seule oreille, il existe une très grande différence avec l’audition bi- auriculaire. Nous devons à Le Roux cette remarque très •intéressante* Deux diapasons semblables sont mis l’un après l’autre en vibration, on. place devant l’o- • reilîe droite le premier, quand cette oreille cesse -presque de percevoir le son. On approche de l’oreille gauche le second diapason qu’on vient de faire vibrer, aussitôt l’oreille droite recommence à entendre le premier diapason. Cette observation pourrait aider à expliquer comment certains sons doubles peuvent être entendus pendant un bruit assez fort, quand bruits et sons vibrent à l’unisson. Ainsi on a cité certains musiciens entendant très bien la moindre -fausse note dans un orchestre et se servant d’un cornet acoustique pour la conversation.
L’audition, pour conclure, donne le moyen de s’instruire, de communiquer ses pensées. Elle joue un rôle immense dans le développement des fonctions intellectuelles.
La conversation, l’échange par la voix des pensées, des émotions, a un charme qui jette l’individu privé d’audition dans un état habituel de profonde -tristesse. Or garrigou Desarènes.
Maladies de l’oreille. — Les affections de l’oreille •se divisent en maladies de l’oreille externe, moyenne et interne, suivant les différentes parties qui sont -atteintes.
I. Maladies de l’oreille externe. — Elles comprennent les maladies dü pavillon et celles du