‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 154 sur 289 · D’APRÈS LE CARACTÈRE PHONÉTIQUE · texte numérisé non relu

D’APRÈS LE CARACTÈRE PHONÉTIQUE

présenté

pendant leur prononciation

leur formation

f Dentales iLinguales ] j (Palatale

(Simples aies 1

(Dentales

Il résulte de ce tableau, que nous avons simplifie autant que possible, que les consonnes sonores, c’est-à-dire celles qui sont accompagnées dune vibration laryngienne ne contiennent aucune explosive mais seulement des demi-explosives.

On sait également que les lèvres jouent, dans le mécanisme de la parole, un rôle bien moins important que la langue. 1)1 A- Chervdï.

PAROTIDE. — Nom donné par les anatomistes à la plus volumineuse des glandes salivaires, d une forme légèrement pyramidale, du poids de 25 a 30 grammes, située en partie au-dessous de loreille moyenne, en arrière de la branche montante de l’os maxillaire inférieur, en avant du conduit auditif externe, dans une cavité appelée loge parotidienne.

La glande parotide est une glande en grappe, formée de lobules de chacun desquels partent de petits conduits excréteurs qui se reunissent entre eux et forment un canal commun, appelé canal de Sténon , qui part de la partie anterieure de la glande et va s’ouvrir dans la bouche sur la face interne de la joue, au niveau du coUet de la deuxième grosse molaire de la mâchoire supérieure. Elle est alimentée par les arteres qui viennent de la carotide externe, de l’auriculaire postérieure et de la temporale superficieüe. Ses veines se jettent

PAR

PAT

Le traitement de la parotidite consiste à frtionner dès le début la région parotidienne avec rT” liniments calmants chloroformés, puis à la recouS vrir de cataplasmes émollients. Aussitôt qu’on aura constaté la formation du pus, il faU(jr pratiquer une large incision destinée à lu^ donner issue, en ayant soin de la faire parallèlement à la branche ascendante du maxillaire inférieur. On appliquera ensuite un pansement antiseptique. D' Paul Labarthe.

PAROXYSME. — Mot employé dans le langage médical pour désigner le moment précis de la période d’un accès où les symptômes atteignent une plus grande intensité, p. l.

PART. — Mot employé pour désigner soit l’accouchement seul, soit son produit, tel que le fœtus et ses enveloppes , indistinctement. P r

Fig. 1019.

Glande parotide et canal de Sténon.

1. Glande parotide telle qu’elle se montre lorsqu’on enlève la peau et le tissu cellulaire qui la recouvre. On voit qu’elle se prolonge notablement sur la face externe du masseter; ce prolongement a reçu le nom de parotide accessoire. — 2. Canal de Sténon qui croise la face externe du masséter et s’ouvre sur la muqueuse buccale au niveau de la deuxième molaire supérieure. — 3. Muqueuse buccale sectionnée et relevée pour montrer l’oriflce du canal de Sténon. — 4. Orifice du canal de Sténon. — 5. Section du maxillaire inférieur. — 6. Muscle masséter. — 7. Muscle sterno-mastoïdien. — 8. Arcade alvéolaire supérieure.

La glande parotide a pour fonction de former et d’excréter la salive (Y . ce mot), œ Paul Labarthe.

PAROTIDITE. — Nom donné par les médecins à l’inflammation de la glande parotide. Elle ne survient que très exceptionnellement d’une façon spontanée. Presque toujours elle est secondaire et s observe principalement dans le cours ou sur le déclin des fièvres graves, fièvre typhoïde, fièvres eruptives (surtout scarlatine), infection purulente, diphthérie, pneumonie,, etc.

La, parotidite s’annonce généralement par un sentiment de gêne et de souffrance dans les deux régions parotidiennes ou dans une seule ; la parotide se gonfle très rapidement, atteint parfois un volume considérable; la peau est chaude tendue; elle prend une teinte d’un rouge violacéle malade a de la fièvre, éprouve des difficultés pour la mastication et la déglutition; bientôt la fluctuation se montre, indice évident de la formation d’un abcès, qui, une fois ouvert, laisse écouler un pus séreux et fétide.

La parotidite peut entraîner des lésions des organes qui traversent la glande et déterminer soit une fistule salivaire par la destruction du canal de Sténon, soit des hémorrhagies graves par suite de lésions de l’artère carotide ou de ses branches, etc. Si on ne donne pas vite issue au pus à l’extérieur celui-ci peut fuser, soit dans le conduit auditif externe, soit le long de la gaîne du muscle sternomastoïdien jusqu’au creux sus-claviculaire ou bien vers la région pharyngienne.

PARTURITION. — Mot employé comme synonyme d ’ accouchement (V. ce mot). P L,

PASSY (EAUX minérales DE). — Passy, ancienne commune aujourd’hui annexée à Paris, possède une source d’eaux minérales sulfatées calciques ferrugineuses, employées en boisson contre la dvspepsie, l’anémie, la chlorose, etc. p. l"

PASTÈQUE. — La pastèque, connue aussi sous le nom de melon d eau, est le fruit d’une plante de la famille des Cucurbitacées, très commune en Algérie, en Espagne, en Italie et dans le midi de la France. D une forme ovoïde, de volume égal à celui d’un fort melon, à écorce de couleur vert foncé, même en pleine maturité, à pulpe variant du vert clair au rose tendre, ou du blanc au rouge, la pastèque a une saveur fraîche, succulente et sucrée, mais ne possédé aucune valeur nutritive. Elle est très appréciée dans les pays chauds pour étancher la soif; mais dans nos contrées, on ne la mange pas toujours impunément et il n’est pas rare de la voir provoquer des coliques. p L

PAETILLES. - Les pastilles sont des préparations pharmaceutiques solides, de forme aplatie, nTttf ou ovale faites avec du sucre ZL, tr?* à d6S essences médicamenvPfnnTfeS An d0nne la insistance de pâte

nâte sur uniTli 6 g°mme adraoante. On étend la pâte sur une table en pierre ou en marbre saupou-

SS us<!u à “ «"'«lé forme partoSne Sëc on mn, l P11SSeUr’paison découPe la masse nues no^s H LemPi°rte'pièce* Parmi les pluscontillel d’Ivécn ip°nS ^ pastilles de Dethan, les pas-

* PaUrwn, les ZLtltf’,1" *“*“{"

* Vigier, etc. (V.?cë5 m J** VKhy' *“ “

panduesen France et ™ S’ cluJ0urdhui aussl re" sont deux produits à qU’en AmélT6’

f uns a base de sous-mtrate de bis-

PAT

muth et de magnésie. C’est au docteur Paterson, I chimiste distingué de New-York, que la thérapeu- j tique est redevable de cette heureuse combinaison de deux médicaments remarquables par leurs effets

dans les affections gastro-intestinales.

Nous savons d’une part que le sous-nitrate ne bismuth (Y. ce mot) procure de l’appétit, facilite la digestion, fait cesser les renvois, les nausées, les vomissements, les pesanteurs d’estomac et les douleurs gastriques, apporte un grand soulagement aux sensations insupportables de brûlure, de pincement, de déchirure, de constriction excessive de la région épigastique ; d’autre part, que la magnésie (Y. ce mot) exerce sur l’estomac et l’intestin une action absorbante anti-acide, agit comme tonique, digestif, stomachique et laxatif, et s’emploie avec avantage dans les aigreurs, les éructations, les dyspepsies acides et flatulentes, les gastralgies, les crampes d’estomac, en un mot dans tous les dérangements de la fonction gastro -intestinale.

Mais pour obtenir ces effets, il faut avoir soin de n’employer que des produits parfaitement purs. Or, comme l’écrit avec raison le Dr Monchaud, dans la Revue de thérapeutique, dont il est regretable que le savant directeur de ce dictionnaire ait abandonné la rédaction en chef, « le bismuth et la magnésie exigent tous les deux un soin particulier pour conserver leur état de pureté. Le bismuth, à l’état ordinaire, contient presque toujours des traces d’arsenic, et il importe, avant de le classer au rang des médicaments, de vérifier toujours s’il est suffisamment purifié. C’est à ce manque de soins, que l’on doit attribuer à cet ami de l’estomac des méfaits qui ne lui appartiennent pas. La magnésie, outre qu’elle doit être soigneusement décarbonatée, est d’une conservation difficile; elle s’altère facilement aü contact de l’air, absorbe l’acide carbonique et perd les vertus dont elle jouit à l’état ordinaire.

« Au point de vue chimique, ajoute le Dr Monchaud, le Dr Paterson nous paraît avoir parfaitement compris la nécessité de faire un composé qui mît le bismuth à l’abri de toutes les impuretés arsenicales et autres qui l’accompagnent très souvent, et de l’associer à la magnésie décarbonatée par des procédés particuliers qui assurent à la combinaison des propriétés alcalino-métalliques que l’on ne retrouve pas dans nos formulaires; conséquemment les préparations bismutho-magnésiennes du Dr Paterson peuvent être prescrites avec toute la confiance qu’inspire un médicament dont on connaît la composition, les garanties de pureté, les effets thérapeutiques et la complète inaltérabilité. »

Au point de vue des effets sur le tube digestif, le bismuth employé seul finit par produire la constipation. On ne peut donc encore que louer l’heureuse idée du Dr Paterson d’associer la magnésie au bismuth, ce qui permet d’en ordonner l’usage pendant des mois entiers sans avoir a craindre cet inconvénient sérieux.

11 est donc permis de dire qu’à tous les points de vue, il n’y a pas de meilleure manière d’administrer le bismuth et la magnésie que sous la forme de Poudre et de pastilles de Paterson.

La poudre est divisée en prises contenant cha-

Page 1