‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 155 sur 289 · PA.T · texte numérisé non relu

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cune 50 centigrammes de bismuth et de magnésie, quant aux pastilles, elles contiennent chacune 5 centigrammes de bismuth et de magnésie et sont aromatisées à la menthe, au citron, au tolu, à l’anis ou à la vanille. On en fabrique aussi sans aucun arôme. Poudre et pastilles sont inaltérables et peuvent se conserver plusieurs années sans perdre aucune de leurs propriétés.

Ces deux préparations produisent des effets vraiment remarquables, constatés par des milliers de médecins des deux mondes, dans les nombreuses affections gastro-intestinales que nous avons énumérées plus haut. La poudre se prend à la dose quotidienne de 2 à 4 paquets pour les adultes et d’un demi-paquet pour les enfants, moitié en se levant, moitié en se couchant, dans un quart de verre d’eau. Quant aux pastilles, les adultes peuvent en prendre 15 à 20 et les enfants 5 à 10 par jour. On peut aussi employer simultanément les deux préparations, la poudre en se levant et en se couchant et les pastilles avant et après les deux principaux

repas.

Dr L. Saint-Antonin.

PATES. — Les pâtes sont des préparations pharmaceutiques de consistance ferme, composées de sucre et de gomme dissous dans l’eau pure ou chargés de principes médicamenteux et traités par évaporation jusqu’à ce que les trois matières réunies aient pris, par le moyen de la chaleur, la cohésion nécessaire. L’eau doit être filtrée, le sucre très blanc, et la gomme, soit arabique, soit du Sénégal, débarrassée par le lavage à l’eau froide, des impuretés qui adhèrent à sa surface. On met gêné- • râlement une partie de sucre pour une partie ou une partie et demie de gomme, le tout mêlé à une petite quantité d’eau pour avoir une masse suffisamment consistante; l’arome s’ajoute à la fin.

Ces notions préliminaires étant connues, la préparation des pâtes devient une chose facile à faire comprendre. On prend de la gomme arabique pure; on la fait dissoudre ainsi que le sucre, tantôt à chaud, tantôt à froid, dans le soluté ou l’infusé du corps médicamenteux; on évapore ensuite à un feu doux, en remuant continuellement qu’à consistance telle, qu’un peu de pâte retirée avec une spatule et appliquée sur la paume de la main n’y laisse aucune trace d’adhérence; on ajoute l’eau aromatique et on coule sur une table de marbre huilé ou dans des boîtes saupoudrées d’amidon.

Parmi les pâtes les plus connues et les plus usitées, nous citerons la pâte de guimauve , la pâte de lichen, la pâte de jujube, la pâte de réglisse, la pâte de Ber thé à la codéine , la pâte de Gigon à la narcèrine, etc. (V. ces mots), employées comme calmantes, adoucissantes ou expectorantes.

On donne aussi le nom de pâtes à des préparations pharmaceutiques caustiques ayant pour base le cuivre ( pâte caustique de sulfate de cuivre), l’arsenic, {pâte de Rousselot), le chlorure d’antimoine et le chlorure de zinc ( pâte de Canquoin), etc. (Y. ces mots), employées pour détruire les tumeurs, les plaies cancéreuses, etc. Dr Marc. Camboduves.

PATES ALIMENTAIRES. — On donne ce nom à des pâtes sèches ou molles faites avec de la farine,

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auxquelles on donne différentes formes et dont on fait des potages ou des ragoûts. Les plus usitées sont le vermicelle, les petites pâtes, le macaroni et les nouilles.

Le vermicelle se fait avec la plus belle farine de froment, riche en gluten, pétrie fort dure, salée légèrement, et parfois colorée avec un peu de safran ou de curcuma, que l’on fait passer par des cylindres d’un diamètre plus ou moins gros, au moyen d’une presse criblée d’une infinité de trous. Le vermicelle est ensuite séché pour le conserver. Le meilleur est sec, cassant, un peu corné, à parois minces. Il se mange bouilli dans l’eau, le lait ou le bouillon gras.

Les petites pâtes, préparées comme le vermicelle, mais découpées en forme d’étoiles, de lettres, de chiffres, etc., se mangent de la même manière. Mais, comme le dit avec raison le Dr De La Porte, elles sont inférieures au vermicelle pour la confection des potages, parce qu’elles sont généralement moins bien séchées.

Le macaroni se prépare aussi comme le vermicelle, mais en cylindres beaucoup plus gros. Certaines personnes le mangent en potage, mais généralement on le prépare cuit à l’eau ou dans du bouillon gras, puis gratiné avec du fromage de gruyère râpé et du parmesan. On lè prépare aussi à l’italienne.

Quant aux nouilles, elles se font également avec I la plus belle farine de froment à laquelle on ajoute une plus ou moins grande quantité de beurre, selon qu’on veut rendre la pâte plus savoureuse. Celle-ci est étalée en plaques minces que l’on replie sur elles-mêmes et qu'on coupe ensuite en lanières de 3 ou 4 lignes de largeur. On les mange cuites à l’eau ou au bouillon et additionnées de beurre et de gruyère, comme le macaroni.

Ces diverses pâtes sont très riches en gluten; elles renferment beaucoup plus de matières azotées qu’un poids égal de pain. Elles sont donc très nutritives, et conviennent aux diabétiques : seulement le macaroni et surtout les nouilles sont parfois d’une digestion difficile et ne conviennent pas aux estomacs délicats et paresseux ; elles sont aussi contraires aux personnes qui ont une tendance a l’obésité. Dr Paul Labarthe.

PÂTÉS. — On donne ce nom dans l’art culinaire, à un composé de viandes, de gibiers ou de poissons dressés dans une pâte de farine de froment pétrie avec du beurre, de la graisse ou de l’huile, ou dans des terrines de faïence et cuits au four, que l’on mange chauds ou froids. D’une manière générale, les pâtés sont plus lourds chauds que froid. La croûte est en général épaisse, lourde, saturée de jus de viande, de lard, de graisse, d’épices, et par suite d’une digestion difficile pour les estomacs délicats ou fatigués; elle ne convient pas non plus aux estomacs des personnes qui ont une vie oisive, sédentaire, en un mot qui sont privées d’exercices corporels. Quant à la valeur du contenu, porc, bœuf, veau, lièvre, perdreau, foie gras, etc., nos lecteurs n’ont qu’a se reporter à ce qui a été dit aux articles consacrés à ces divers produits dans le cours du dictionnaire. P. l.

PATHÉTIQUE. — Nom donné par les anatomistes à un nerf crânien de la quatrième paire, long et très grêle, qui naît dans le cerveau, au niveau de la valvule de Vieussens, un peu en arrière des tubercules quadrijumeaux, contourne la protubérance et la partie inférieure des pédoncules cérébraux et, après avoir traversé la paroi externe du sinus caverneux, pénètre dans l’orbite où il chemine entre le périoste et le muscle élévateur de la paupière supérieure et atteint le muscle grand oblique de l’œil, dans lequel il vient se distribuer. Ce nerf a été appelé pathétique parce que le muscle qu’il anime a pour action de diriger la pupille en bas et en dehors, ce qui donne à l’œil une expression de mépris. p- h

PATHOGNOMONIQUE. — Nom donné en médecine aux signes et aux symptômes caractéristiques d’une maladie. P- L-

PATHOLOGIE. — Nom donné a cette partie de la médecine qui traite de la connaissance des maladies. P- IM¬

PATIENCE. — La. patience officinale est une plante herbacée de la famille des Polygonées, ayant le port d’une grande oseille, très commune en France, où on la rencontre dans les jardins, dans les pâturages, les haies et les fossés, dont la racine pivotante, fusiforme, de la grosseur du pouce, noire en dehors, jaunâtre en dedans, inodore, d’un goût d’abord fade, puis amer et styptique, est employée en médecine, sous forme de tisane, comme tonique dans l’atonie des voies digestives, les fièvres intermittentes, et comme dépurative dans un certain nombre d’affections de la peau telles que l’eczéma, la teigne, etc. P. L.

PATISSERIES. — « S’il y a une industrie qui se signale plus particulièrement à la réprobation des médecins, c’est celle des pâtissiers dans l’officine desquels la gastralgie et l’indigestion vont se recruter tout à leur aise. L’art culinaire accusé, non sans quelque raison, d’une grande partie des maux qui pèsent sur la santé humaine, est un art salutaire auprès de celui-ci. Par malheur les aliments qu’il élabore arrivent trop sûrement à trahir l’estomac par les séductions des yeux et du palais, et le péril est d’autant plus à craindre qu’un attrait plus vif les dissimule. Certainement toutes les pâtisseries ne sont pas indigestes au même degre, mais qu’attendre pour les estomacs délicats de ces mets constitués par les pâtes lourdes et non fermentées, où les aromates, le sucre, les corps gras> s’associent dans des combinaisons heurtées et se mélangent habituellement d’un coloriage suspect - Des pesanteurs d’estomac, l’amoindrissement de ce appétit légitime, qui recherche instinctivement les aliments salés, sont les conséquences ordinaires e labus des gâteaux. Il est surtout porté très 1Q1Ï1 chez les entants que l’on est disposé, par une tendressë mal entendue, à surcharger de ces produi s indigestes. » (Fonssagrives, Ryqi'ene aliment a‘ire' Paris 1867).

Qu’ajouter à ces lignes du savant professeur de

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Montpellier, qui résument ataîraM» ment r^

désastreux sur l’estomac. â . • s ont eu

Et d’abord bon nombre de Pa£SS1^ la

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quils contenaient' 18 a 2 P- de la question

directeur saisit le conseil d hyg e h d

fut nommée, composée de Broua^d®1’ , ‘ ^ lul Riche, Jungfleisch et Bourgoin, et voici les concl sions qu’elle proposa, par l’organe de “J rapP°r teur, Riche, dans sa séance du 9 janvier 1885 .

« Cette propriété de vaseline (de ne pas rancir) est très avantageuse pour le fabricant et pour le marchand mais eUe est aussi fâcheuse pour le consommateur qautfe au fato ' cant et au marchand ; car le consommateur n est P^verti, par l’odeur, de f ancienneté du gâteau ; il peut acheterune pâtisserie où la farine et les œufs ont déjà subi un commencement de détérioration, et il ne s’en apercevra qu au moment où le gâteau sera en contact avec 1 organe du g .

« D’autre part, le beurre et la graisse sont de véritables

aliments, tandis que le pétrole ne possède aucune proprie é

nutritive. Par suite, les gâteaux où l’on a réalisé a substitution de la vaseline au beurre et à la graisse nont pas le même pouvoir alimentaire que les gâteaux ordinaires. .

« Enfin, l’étude de l’action des produits du pétrole dans l’économie, sur le système digestif spécialement, nest pas encore commencée, et personne ne peut affirmer que 1 ingestion de ces matières soit sans inconvénient pour la santé.

« En conséquence, il y a lieu d’interdire 1 emploi de la vaseline, de la pétréoline et de tout autre produit similaire dans la fabrication des gâteaux et en général des matières alimentaires. »

Pour remplacer la coloration naturelle du jaune d’œuf, on emploie souvent le chromate de plomb, que l’on retrouve dans certains gâteaux ; pour mieux faire lever la pâte des gâteaux feuillet es et pour donner aux méringues une saveur plus agréable, on a recours aux amandes amères qui renferment de l’acide prussique; pour donner plus de volume à la pâte, on y introduit du carbonate d’ammoniaque, inoffensif par lui-meme je le veux bien, mais nuisible par les carbonates de plomb et de cuivre qu’il renferme souvent, etc.

Divers gâteaux, surtout les pièces montées, sont ornementés de sucreries de couleurs diverses. Très souvent ces couleurs sont nuisibles, ainsi que te lecteur peut s’en assurer en se reportant a 1 article Bonbons (V. ce mot). Ajoutons en terminant que les farines qui servent à la confection des gateaux subissent les mêmes altérations et les mêmes falsifications que celles qu’on emploie pour la fabrication du pain (V. Farine, Pain).

Dr Paul Labarthe.

PAU (station hivernale DE).— Pau, chef-lieu du dé- Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

PAU

partement des Basses-Pyrénées, est une station hivernale remarquable. Située par 43°, 17 de latitude et 2°, 42 de longitude ouest, à une altitude de 205 mètres, sur un sol argileux et calcaire, complètement abritée de grands courants d’air du Nord et des vents énervants du Sud, cette ville jouit d’une température moyenne de 6°, 9 en hiver , de 14°8 au printemps, de 22°, 5 en été, de 13°, 9 en automne,, et d’une température moyenne annuelle de 14°, 7. Les oscillations journalières moyennes de la température ne sont que de 8°, 3.

Au point de vue climatologique, Pau peut être appelée la Venise de la France. Les qualités de son atmosphère ont été très bien résumées parle Dr de Carrière en trois lignes : t -l’air est paisible et doux • il jouit d’une action douce, calmante, sans être énervante, qui s’exerce sur la sensibilité comme sur les autres fonctions. » Cette station hivernale convient donc plus particulièrement aux personnes nerveuses; elle est aussi très salutaire aux malades atteints d’affections chroniques de l’appareil respiratoire (bronchite chronique, phthisie pulmonaire). D' PAUL LABARTHE.

PAULLINIA. — La paullinia sorbilis, est un arbuste grimpant de la famille des Sapindacees, cultivé au Brésil et dans la province de lAmazone, dont les fruits, cueillis à moitié mûrs, torréfiés a feu lent, mis en poudre dans un mortier et additionnés d’une quantité d’eau suffisante pour faire une pâte homogène, puis séchée, appelée guarana, sont employés en médecine.

Le guarana, analysé par Berthelot, contient de la caféine en plus grande proportion que le café, de la gomme, de l’amidon, une matière grasse verdâtre Il jouit de propriétés astringentes et antinévralgiques, qui l’on fait employer avec succès contre la diarrhée et surtout contre la migraine et les névralgies, à la dose de 1 à 2 grammes en poudre, avant l’accès. Son action, quoique reelle, est de peu de durée. P. L.

PAUME DE LA MAIN. - (V. Main.)

PAUPIÈRES. — Anatomie. — Les paupières sont deux voiles musculo-membraneux placés au-devant du globe oculaire qu’ils protègent contre 1 action de l’air et des corps étrangers, et sur la surface duquel ils étalent les larmes. Il y a deux paupières pour chaque œil : l’une supérieure, 1 autre inferieure, séparées par la fente palpébrale qurse termine aux commissures externe et interne. La première se continue, en haut, avec la région sourcilière recouverte de poils nombreux; la seconde se

continue avec la peaux de la joue.

Les paupières sont formées de plusieurs couches superposées qui sont d’avant en arrière • * aP®a“» remarquable par sa finesse et par sa délicatesse, d’une teinte azurée qui s’accuse plus ou moins suivant les individus et suivant certaines circonstances; 2“ une couche de tissu cellulaire sous-cutane; 3» une couche musculaire formée par les deux muscles orbiculaire superficiel et profond; 4; les cartilages tarses, lamelles de près d’un millimétré d e- | paisseur, qui représentent le squelette^ pau-

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