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pières et qui occupent presque toute la longueur de la portion ciliaire du bord libre des paupières. Celui de la paupière supérieure est le plus considérable, il a un centimètre de hauteur, et est disposé en forme de demi-lune convexe à son bord supérieur où il donne, insertion au tendon du muscle releveur; celui de la paupière inférieure ressemblé à une bandelette rectangulaire et n’a guère qu’un demi -centimètre de hauteur. Dans l’épaisseur des cartilages tarses sont logées les glandes de Meibomius, au nombre d’une trentaine pour chaque cartilage. Ces glandes versent sur le bord libre des paupières, leur produit qui est une matière grasse destinée à protéger le bord libre des paupières contre l’action des larmes et à s’opposer à leur écoulement sur la joue; 5° une couche muqueuse, lisse et
Fig. 1020.
Face profonde des paupières avec la glande lacrymale , • (d’après Sappey). >
i. Glande lacrymale proprement dite. — 2. Glande lacrymale accessoire. — 3. , Conduit excréteur de la glande lacrymale s’ou.vrant par de petits orifices dans le cul-de-sac que ’forme la conjonctive palpébrale en s’unissant à la conjonctive oculaire. — 4. Orifice des conduits excréteurs de la glande lacrymale. — 5,5'; Conjonctive divisée dans le point où elle se porte sur le globe oculaire. — 6,6'. Cartilages tarses renfermant dans leur épaisseur les glandes de Meibomius. — 7,7'. Glandes de'Meibomius. — 8. Orifice de ces glandes placés sur le bord libre des paupières. — 9. Points lacrymaux. — 10. Muscle de Horner.
unie, formée par la conjonctive palpébrale qui, après un certain trajet, abandonne la face interne des paupières et se porte vers la partie antérieure du globe de l’œil.
Sur le bord libre de chaque paupière qui présente une épaisseur moyenne de 2 millimètres près de l’angle interne de l’œil, on trouve un petit tubercule appelé tubercule lacrymal, percé à son centre d’un trou auquel on donne le nom de point lacrymal.
Les artères qui alimentent les paupières sont les artères palpébrales, branches qui viennent de l’ophthalmique. Les veines se jettent dans la veine ophthalmique. Quant aux nerfs, les uns sont sensitifs, les autres moteurs. Les premiers sont des branches du nerf trijumeau; les seconds sont fournis par le facial qui envoie un rameau au muscle orbiculaire et par le nerf moteur oculaire commun qui envoie un rameau au muscle releveur de la paupière.
Les paupières sont douées de mouvements instinctifs et volontaires. Le muscle orbiculaire ferme
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l’œil et le muscle releveur l’ouvre. Le clignement des paupières n’a d’autre but que de lubrifier la cornée, en étalant les larmes à sa surface.
Vices de conformation des paupières. — On observe plusieurs vices de conformation de ces organes.
1° L’absence des paupières, ou ablèpharon , qui peut être congénitale ou acquise; dans ce dernier cas, elle est consécutive à une plaie, à une brûlure, à la gangrène, etc., et a pour conséquence la perte de l’œil, si on n’a pas recours à la blépharoplastie (V. ce mot).
2° La SOLUTION DE CONTINUITÉ DES PAUPIÈRES, OU coloboma, qui peut également être congénitale ou acquise. Dans ce dernier cas, elle est consécutive à une plaie avec une perte de substance. On y remédie par une opération qui consiste à suturer les bords de la solution de continuité si la plaie est récente, ou à aviver les bords de la plaie si celle-ci est ancienne, et à appliquer des points 9 de suture.
3° L’adhérence des paupières parleurs bords libres, ou ankyloblépharon. Ce vice de conformation peut, comme les précédents, être congénital ou acquis. Je dois dire cependant qu’il est rarement congénital. Lorsqu’il est acquis, il est consécutif à des brûlures, à des ulcères, à des conjonctivites, à des kératites, à des blépharites, etc. Une simple section suffit pour détruire l’adhérence.
4° L’adhérence des paupières au globe oculaire, ou symblepharon. Tantôt les adhérences ont lieu avec la conjonctive seule, tantôt elles se prolongent jusqu’à la cornée ; elles sont presque toujours acquises et sont le résultat de plaies, de brûlures, d’ulcérations de la conjonctive, etc. Tantôt elles occupent un& seule paupière, tantôt les deux, et une surface plus ou moins grande. Ce vice de conformation entraîne des troubles fonctionnels plus ou moins graves, selon l’étendue des adhérences : ainsi, lorsque celles-ci occupent la cornée, il y a perte de la vision; lorsqu’elles occupent la conjonctive, il y a perte partielle ou totale des mouvements de l’œil. De plus, ces adhérences entraînant la déviation ou l’oblitération des points et des conduits lacrymaux, il en ré.sulte des troubles dans l’excrétion des larmes. Le traitement des adhérénces au globe oculaire consiste à diviser délicatement les brides qui fixent la paupière au globe de l’œil, et à interposer un corps étranger entre les deux surfaces saignantes qui résultent de l’opération, pour obtenir leur cicatrisation. Il faut, dans bon nombre de cas, renouveler plusieurs fois cette opération, par suite des récidives qui se produisent dans les adhérences. Dans les cas d’adhérences compliquées on a recours à d’autres opérations qu il serait trop long d'exposer ici.
5° La brièveté des paupières ou laqophthalmie, qui rend 1 occlusion de l’œil incomplète. Exceptionnellement congénital, ce vice de conformation est presque toujours acquis, et peut être la conséquence de diverses maladies telles que ectropion, tumeurs diverses, cicatrices vicieuses, paralysie, etc.
06 ie fait de ^‘«possibilité de fermer complètement les yeux, des conjonctivites et des
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kératites. Il faut donc lui opposer un traitement qui variera nécessairement avec la cause qui 1 aura
PI>6° Le RÉTRÉCISSEMENT ' DE L’OUVERTURE DES PAU¬ PIÈRES par rapprochement des angles pa p ’
ou blépharo-phimos is (V. ce mot).
7° L’épicanthus (Y- ce mot).
8° Le RENVERSEMENT DES PAUPIÈRES EN DEDANS OU
"ÏÏ TZ— MS PAÜPIÈRES «HOKSOU
“SJioSlls. - (V. Clignotent, Hépharoptose, blépharospasme).
Inflammation. — (V. Blépharite).
Contusions, plaies, brûlures. - Les contusions des paupières s’observent surtout, en Angleterre,, a la suite des luttes au pugilat et a la boxe. Elles déterminent rapidement une ecchymose qui devient successivement brune, violette ou bleue, puis vert jaunâtre, et, au bout de quelques jours, la peau reprend sa teinte normale; le blessé éprouve une douleur locale assez vive, suivie de céphalalgie, il y a gonflement des paupières et difficulté ou impossibilité d’ouvrir l’œil. Des compresses résolutives permanentes , suffisent généralement pour guérir les contusions.
Les plaies des paupières peuvent avoir été produites par des instruments piquants , tranchants ou contondants, être limitées à la peau, ou intéresser les muscles et les cartilages tarses, ainsi que les eanaux et les points lacrymaux. Les plaies superficielles guérissent facilement; les plaies profondes, lorsqu’elles divisent la paupière dans toute son épaisseur, nécessitent l’intervention du chirurgien qui rapproche les deux bords de la solution de continuité au moyen de. bandes agglutinatives, de serres-fines ou de points de suture.
Quant aux brûlures, elles sont dangereuses par leurs conséquences, car elles peuvent produire des vices de conformation (V. plus haut). ■
Œdème des paupières. — L’œdème dès paupières est une infiltration de sérosité dans les mailles du tissu cellulaire sous -cutané. Les paupières sont épaissies, tendues, luisantes, sans rougeur ni douleur. Cette affection s’observe chez les anémiques, les individus atteints d’une maladie de cœur, d’albuminurie, etc.; elle survient aussi à la suite dun refroidissement, d’une piqûre d’insecte, etc. Son traitement est, avant tout, celui delà maladie dont elle est un symptôme.
Tumeurs des paupières. — L’on rencontre sur les paupières un grand nombre de tumeurs, lipomes, fibromes , chalazions, verrues, orgelets , kystes , cancroïdes, cancers, etc. (Y. ces mots).
Dr Paul Labarthe.
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cier deux des médicaments les plus puissants et les plus efficaces contre les affections chroniques de l’appareil respiratoire : le chlorhydro-phosphate de chaux et la créosote.
PAUTAUBERGE. — La solution Pautauberge, dont la vogue a été très rapide auprès du corps médical et des malades depuis la publication des succès obtenus par le professeur Bail, à l’hôpital Laennec, par Hucbard, à l’hôpital Bichat, par Landrieux, à l’hôpital St-Antoine, etc., est une préparation spéciale dans laquelle M. Pautauberge, pharmacien lauréat de l’Ecole de pharmacie de Paris, a eu, le premier, la très heureuse idée d’asso-
Le chlorhydro-phosphate de chaux qui est, parmi les préparations de phosphate de chaux, la plus rationnelle puisqu’il est à l’état? naturel, tel qu’il est dissous par le suc gastrique et qu’il se trouve dans le sang, et qui joint aux effets digestifs de. l’acide chlorhydrique, les effets reconstituants du phosphate de chaux.
La créosote pure du hêtre qui, ainsi que' cela résulte des recherches déjà ancienne de Reichenbach (1833), Mignet et Martin-Solon, et de celles plus récentes (1877) du professeur Bouchard et de Gimbert, réveille l’appétit, relève les forces, diminue l’expectoration, calme la toux, apaise la fièvre, supprime parfois les sueurs nocturnes si fatigantes, et de plus, d’après les expériences du professeur Koze, ffié Nancy, publiées par le Bulletin de thérapeutique (15 mars 1884), jouirait de propriétés antiseptiques réelles qui se manifesteraient sur le bastille de la tuberculose pulmonaire. ;
M. Pautauberge a choisi pour sa préparation la forme de solution hydro-alcoolique, pour se conformer aux prescriptions du professeur Bouchard, qui dit expressément que l’alcool est le meilleur dissolvant de la créosote et l’eau l’agent de dilution le plus convenable pour avoir une solution complète et fort étendue qui permette d’administrer ce précieux médicament à doses assez élevées et pendant longtemps (un usage prolongé est nécessaire pour être réellement efficace), sans provoquer d accidents. Dans la solution Pautauberge, la créosote est en solution très étendue, car chaque cuillerée à potage représente, avec 50 centigrammes de chlorohydro-phosphate de chaux, 10 centigrammes de créosote, ce qui fait que celle-ci ne saurait être une cause d’irritation pour les muqueuses du pharynx et de l’estomac, connue dans les cas cités par Bouchard et qui ont ete rapportés à l’article créosote (V. ce mol). De plus, la saveur de la créosote est assez atténuée pour rendre la solution acceptable par les malades les plus difficiles. , , . , .
Dans les affections catarrhales des bronches et des poumons, dans la bronchite chronique, dans la tuberculose pulmonaire, la solution Pautauberge présente trois modes d’action. Elle agit sur les voies digestives en excitant l’appétit, en rendant les digestions plus faciles, et en arrêtant les diarrhées. En second lieu, elle modifie les lésions locales, et cette modification peut être constatée non seulement par l’auscultation et la diminution de la toux, mais encore par la nature des sécrétions bronchiques et pulmonaires qui deviennent m0103 fondantes et muqueuses, de purulentes quelles étaient auparavant. Elle amène enfin dans 1 état general des malades une amélioration marquée qui est sans doute la résultante des deux premières actions que nous venons d’indiquer. Les forces reviennent l’alimentation se fait mieux les sueurs diminuent ou cessent complètement, le poids du corps aug-
^En" dehors des affections des organes respiratoires,
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la solution Pautauberge peut être administrée avec avantage dans le rachitisme et la scrofule, et donne des résultats plus rapides et plus durables que les sels de chaux pris isolément. Ici les propriétés de la créosote méritent d’être utilisées.
La solution Pautauberge s’administre à la dose quotidienne de 3 ou 4 cuillerées à soupe pour les adultes, une avant chacun des deux principaux repas, le reste dans la journée, chacune dans un demi-verre d’eau sucrée. Pour les enfants, la dose varie suivant l’âge. Dr c. Sarran.
PAVOT. — Le pavot somnifère est une plante annuelle de la famille des Papavéracées, originaire de l’Orient, cultivée dans la plupart des jardins d’Europe, qui présente deux variétés : le pavot
Fig. 1021. — Pavot somnifère (fleur).
blanc a graines noires et le pavot blanc à graines blanches, usités en médecine. La partie employée est le fruit, appelé encore capsule ou tête de pavot, qui fournit l’opium. Ovoïde, très gros, d’abord
Fig. 1022. — Pavot somnifère (coupe du fruit).
vert, puis d’un blanc jaunâtre quand il est mûr et desséché, ce fruit est pourvu à sa base d’un bourrelet surmonté d’un étranglement ; son sommet est couronné par un petit disque sessile, divisé en plusieurs rayons, à bords crénelés, munis chacun d’une petite côte médiane. Le tissu de la capsule est
spongieux; c’est dans ses vacuoles que le fruit vert renferme une grande quantité d’un suc laiteux que l’on extrait par des incisions et qui, en se concrétant, constituent l’opium en larmes. L’intérieur de la capsule est séparé par un certain nombre de demi-cloisons longitudinales, dirigées de bas en haut et réunies aux deux extrémités; à leurs parois sont attachées des petites graines très petites, en nombre considérable, plus de 32,000 par capsule, d’après Linnée. Ces graines, qui n’ont point d’usage en médecine, donnent par expression une huile comestible, connue sous le nom d 'huile d'œillette, qui n’est nullement narcotique, ainsi que quelques auteurs l’ont prétendu.
Nous avons dit plus haut que l’on retirait Y opium du fruit du pavot (V. Opium). Ce fruit desséché sert aussi à préparer une tisane par infusion ou décoction, en ayant soin de débarrasser préalablement la capsule des innombrables graines qu’elle renferme. Une demi-tête de pavot (une tête privée de semences pèse en moyenne 8 grammes) divisée en plusieurs fragments pour un litre ou un demi-litre d’eau bouillante, à prendre en 24 heures, suffit le plus souvent pour donner à l’eau une vertu soporifique bien marquée. Il ne faut pas, en général, dépasser cette dose de crainte qu’il ne survienne des accidents et même, chez les enfants, on peut facilement se laisser induire en erreur à cause de leur susceptibilité extrême pour les narcotiques. Aussi faut-il user de la tisane et des lavements de pavot avec une extrême réserve, parce qu’on me sait pas la quantité d’opium que ces sortes de préparations peuvent contenir : mieux vaut se servir du sirop d’opium titré, afin d’éviter des mécomptes.
Dr Marc Camboulives.
PEARSON (liûüeur DE). — La liqueur de Pearson est une solution arsenicale préparée d’après la formule suivante :
Arséniate de soude. ... 5 centigrammes.
Eau distillée . . 30 grammes.
que l’on administre à la dose de 10 à 20 gouttes par jour dans un demi-verre d’eau sucrée, dans les affections contre lesquelles l’arsenic est indiqué (V, Arsenic ). P p
r Peau est, comme la définit
Lruveilhier, une membrane sensible et résistante qui enveloppe complètement notre corps et le séparé ainsi du monde extérieur.
La peau nous présente à étudier : sa configuration extérieure, sa structure, ses fonctions, ses maladies.
Configuration extérieure de la peau. — L’étude de la configuration extérieure de la peau comprend : son étendue, — ses limites, — son élasticité> ~ sa c°uleur, - la
Sdhéreme “ W!m libre et celle de sa SUr"
nrésT.Entp,1«'r.o'îi Laj Peau rec““',rant tout le corps, de nins r-Arf^ endue en raPP01’t avec sa surface; knavüion d! r P°,intS’ comme Ia valve, le gland, limites Ha« .fl0reille’ elle se prolonge au delà des elle-même ,?nflC!îS quelle recouvre et s’adosse à pour former des replis plus ou moins
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étendus. Sappey a “n8,a^ 'eftasurftœde la stt“e,?.d!rïSo”“nTS“éà^ et qn’éta-
t>ée^'elle recouvrait ttn'plan de t métré de large et " si — Siveau des oridces n£u- J» (touche, anus, urèthre, nez, oreilles, paupières)
aï^““ïïeTpeau, très variable suivant les — est ea général, d’autant plus grande, que SSn st soumise a’des pressions plus fortesîfest surles paupières qu’elle est la plus mince j sur la niante des pieds qu’elle est la p us épaisse , emre ces deux extrêmes on trouve tous les intermediaires : en moyenne son épaisseur peut etre evaluée à 1 ou deux millimètres. .
Il est à remarquer que la peau est plus épaisse du côté de l’extension du tronc et des membres que du côté de leur flexion; qu’elle est également plus épaisse dans le point où elle donne insertion a des muscles, comme cela a lieu dans la peau de la lace.
Résistance et élasticité. — Ces deux propriétés, intimement unies l’une a l’autre, sont extrêmement développées; il suffit, pour les apprécier, de considérer la grande distension à laquelle peut etre portée, sans rupture, la peau qui recouvre certaines régions, comme le ventre. Lorsque cette distension est très forte, ainsique cela a lieu dans la grossesse, elle entraîne çà et là la rupture de quelques fibres du derme, et il en résulte de petites dépressions blanchâtres et allongées nomméee vergetures.
Si l’on voulait en avoir une démonstration complète, il faudrait, à l’exemple de Sappey, tailler des bandelettes de peau auxquelles on suspendrait divers poids, on verrait ces bandelettes s’allonger notablement, puis, leur élasticité étant épuisée, résister à la manière d’un tendon, et enfin ne se rompre que sous l’influence d’un effort considérable.
C’est grâce à cette élasticité que la peau peut résister à l’action des corps contondants qui détruisent les parties sous-jacentes.
- La ùétractilité de la peau est en rapport avec son élasticité ; aussi, lorsqu’on pratique une incision, voit-on les deux lèvres de la plaie s’écarter 1 une de l’autre dans une étendue variable suivant 1 adhérence de la peau aux parties profondes.
Couleur. — La couleur de la peau présente de grandes différences que l’on a réunies en quatre groupes : la couleur blanche, la couleur noire, la couleur jaune et la couleur cuivrée, donnant lieu, chacune d’elles, à des nuances infimes. Dans chaque race, les individus présentent une couleur plus ou moins foncée. Dans chaque région u corps, la peau présente une teinte spéciale; ainsi, le scrotum est remarquable par sa couleur foncée ; la peau est également plus brune dans les points où elle est exposéè aux rayons du soleil, et cette teinte varie suivant la durée de 1 exposition..
Surface externe de la peau. — La surtace de la peau présente : 1° des plis ou sillons; 2° des saillies ou papilles; 3° des poils ; 4° des orifices.
1» pus ou sillons. - On les a divisés en deux variétés : plis musculaires et plis articulaires; les premiers se rattachent à l’action des muscles, tels sont les plis des paupières, du front, du scro¬
tum, etc., ils sont perpendiculaires à la direction du muscle qui les produit.
Les plis articulaires sont très importants en médecine opératoire, car, disposés d’une manière fixe au voisinage des jointures, ils servent de points de repère au chirurgien
qui cherche à pénétrer dans l’interligne articulaire : tels sont les plis que l’on observe sur les doigts, etc.
2° Saillies.— La peau est hérissée de petits reliefs dont les uns servent d’insertion aux poils et dont les autres, nommés papilles, sont préposés au tact.
Les premiers , sous l’influence du froid ou d’une impression pénible, se hérissent et deviennent très volumineux(chair depoule),ils sont plus prononcés sur les peaux brunes que sur les peaux blanches.
Les papilles sont beaucoup plus nombreuses , surtout dans les régions dont la sensibilité est développée, elles ne sont visibles qu’au microscope.
3° Les orifices sont disposés en quantité innombrable à la surface de la peau, ils correspondent à l’embouchure des glandes sébacées et sudoripares logées dans son épaisseur. Coupe verticale de la peau.
4° Poils (V. ce mot), p. Derme. — u. Papille du derme.
Surface PROFONDE de — E. Glande sudoripare. — r..n p, F'. F". Conduit excreteur
LA PEAU. . Dette îace d,une glande sudoripare chemiest en general separee nant à travers l’épaisseur du des couches musculai- derme.— A. Épiderme. — B. Corps res et aponévrotiques muqueux de Maipighi. par une lamelle de tissu
cellulo-graisseux plus ou moins abondant suivant les régions, l’état de maigreur, etc.. C’est grâce à. elle que la peau glisse sur des parties profondes ; dans les régions où cette couche n’existe pas, comme la face et surtout les lèvres (dont les muscles s’insèrent directement sur la peau), la peau ne peut glisser sur les parties profondes.
Dans certains points, la peau est presque directement appliquée sur le squelette (olécrâne , malléoles, clavicules, tubérosités du tibia et de 1 humérus, etc.) ; dans d’autres, elle reçoit l’insertion de faisceaux fibreux.
Structure de la peau. — La peau se compose de deux couches superposées : l’une forme sa charpente, c’est le derme ou chorion et comprend deux
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annexes : les papilles ou corpuscules du tact, les glandes sudoripares et sébacées (V. Derme, Tact, Sudoripare , Sébacé); l’autre représente un vernis protecteur étalé à sa surface, c’est l 'épiderme qui
Fig. 1024.
Coupe verticale de la peau de la main.
A. Couche cornée de l’épiderme. — B. Couche de Malpighi. — C. Derme. — D. Vaisseaux du derme. — E. Corpuscule du tact. — F. Tissu adipeux. — G. Orifices des glandes sudoripares.
comprend, comme annexes, les poils, les follicules pileux et les ongles (V. Épiderme, Poils, Pileux, Ongles).
Vaisseaux et nerfs de la peau. — La peau est très richement irriguée par le sang, mais elle l’est d’une façon inégale dans ses diverses parties. Certaines régions, comme la face, les lèvres, le prépuce, les plantes des pieds, la paume des mains, le sont bien davantage que les parois latérales du tronc par exemple.
Les artères forment dans les aréoles du derme de riches réseaux qui enveloppent les glandes sudoripares et donnent des rameaux ascendants qui se terminent dans les papilles ou corpuscules du tact en formant des anses.
Les veines proviennent des papilles, reçoivent chemin faisant, les veinules qui se détachent du réseau des glandes sudoripares et vont se jeter dans les veines sous-cutanées, dont le volume contraste avec les petites dimensions des artères correspondantes.
Les vaisseaux lymphatiques sont très irrégulièrement répartis dans les divers points de la peau; leur nombre paraît être en rapport avec la sensibilité de la région; aussi leurs réseaux sont extrêmement riches sur la pulpe des doigts, le gland, l’aréole du sein, les lèvres, etc.
Les nerfs se terminent dans le derme, quelquesuns se terminent dans les corpuscules du tact.
Fonctions et usages de la peau. — La peau est destinée à nous faire apprécier les qualités tactiles
des corps extérieurs, elle est aussi un organe de
sécrétion, de respiration et d’absorption.
La peau est un organe de sécrétion par ses glandes annexes : 1° les glandes sébacées qui sécrètent une matière grasse, liquide, excrémentitielle, destinée à lubrifief les poils, à leur donner un aspect luisant, et à protéger probablement la peau contre l’air extérieur qui pourrait l’irriter, la dessécher, principalement sur la face; 2° les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur (V. ce mot).
Elle est un organe de respiration, en ce sens qu’elle exhale du gaz acide carbonique provenant du sang, et absorbe, en échange, du gaz oxygène de l’air, tout comme les poumons. Ce fait se démontre expérimentalement en maintenant par exemple un bras dans un manchon de verre rempli d’oxygène pur, bien fermé : au bout d’un certain temps, on constate une diminution dans le volume d’oxygène et la présence d’acide carbonique.
Enfin la peau est un organe d’absorption. Nous venons de voir déjà qu’elle absorbe de l’oxygène. Elle absorbe aussi les liquides. Il suffit en effet pour s’en assurer de plonger, après l’avoir pesé, un homme dans un bain dont l’eau n’ait pas une température plus élevée que celle du corps ; si on le pèse en sortant du bain, on voit qu’il a augmenté de poids. Quant aux substances médicamenteuses, elles ne les absorbe d’une manière sensiblement appréciables que lorsque la couche superficielle de son épiderme a été préalablement altérée.
Maladies de la peau. — Les maladies de la peau ne se prêtent pas à une classification rigoureuse; en effet, que l’on prenne pour base, soit la forme anatomo-pathologique primitive de la maladie, soit ses productions morbides secondaires, soit l’état général de l’organisme ou diathèse qui l’engendre, le cadre ne saurait embrasser toutes les variétés; il est toujours nécessaire de faire des exceptions nombreuses au point de rendre la classification inutile.
Quoi qu il en soit, nous diviserons les maladies de la peau en sept classes établies surtout d’après leurs formes anatomiques élémentaires des différentes lésions. Nous ferons une huitième classe des maladies parasitaires.
1 érysipèle, la roséole, et Vuritaire (V. ces mots);
2° Les vésicules, qui comprennent : Y eczéma 1 herpes (V . ces mots) ;
3° Les bulles, qui comprennent : le pemphii et le rupia (V. ces mots) ;
4- Les pustules qui comprennent : Yimpétû 1 ecthyma et l’acné (V. Ces mots);
leUS ("D(Ss8mote);C°mpren"e"t : 16 vmri9°
6° Les squames, qui comprennent : le pityrias y°Se 6t la lèPre (V- «es mots); i .rcules, qui comprennent : le lupus 1 elephantiasis (V. ces mots); F
la <raz!fVsA/WDIES PAR1ASITAI,iES> fiui comprenne!] mots).6' 97168 6t ^ *"***'• ou sycosisty. <
Dr LÉON MoïNAC.
un muscle large, très mince, situé à