POD
PODAGRE. — Vieux mot encore usité connu synonyme de goutte (V. ce mot). p t e
PODOPHYLLE. — La podophylie est une piante herbacée, vivace, de la famille des Berbéridées, voi sine des Renonculacées, très commune aux États' Unis d’Amérique où elle croît dans les lieux humides. La racine, de la grosseur d’une plume à écrire' d’une odeur faible et d’une saveur âcre, est la seule partie de la plante usitée en médecine. Elle doit ses vertus purgatives à un principe actif résineux qu’on en a extrait et qu’on a désigné sous les noms de podophylline ou de podophyllin. Elle renferme, en outre, une substance amère, de l’amidon et divers autres produits. Lorsqu’elle est pure, la podophylline se présente sous l’aspect d’écailles brillantes, solubles dans l’alcool, l’éther, moins dans l’eau bouillante et pas du tout dans l’eau froide pure ou acidulée.
Ingérée aux doses de
50 centigr. à 1 gramme, la poudre de la racine dé podophylie provoque de évacuations alvines d’autant plus copieuses qu’o a affaire à des sujets à tempéraments plus biliem Le podophyllin produit les mêmes effets aux dose de 2 à 10 centigrammes; mais si l’on dépasse ce proportions, c’est-à-dire si l’on donne 2 gramme de podophylie ou 20 centigrammes de podophyllir alors on observe des vomissements, des colique! des superpurgations, en un mot tous les symptôme d empoisonnement produits par les drastiques. D reste, la podophylie et le podophyllin agiraieni d apres les physiologistes, de la même manière qu te jaiap la scammonée et l’aloès. En effet, de mêm que l action de ces derniers est très lente et ne s’e pere qu au bout de douze heures environ, de mêm averti vT n Pre?liers se trouvent en contac soudrïet 6 ale- fl?de Pratique pour se dis tinal. Produire leurs effets dans le tube intes
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constipation habituelle produite soit par le défaut de sécrétion suffisante de la muqueuse, ou par la caresse des fibres musculaires intestinales si fréquente chez les anémiques et les cachectiques, soit car la paralysie du sphincter anal, si commune chez les personnes atteintes d’hémorrhagies ou de ramollissements encéphalo-médullaires.
Elle agit encore efficacement contre les maladies du foie en débarrassant cet organe de l’excès de bile qu’il contient dans les hypertrophies, l’ictère, la cirrhose, etc. Enfin, elle est employée avec succès à la cure des hémorrhoïdes. .
En définitive, lapodophyllë est un bon médicament qui possède à la fois, à là manière de la rhubarbe, des propriétés purgatives et toniques, il ne laisse pas après lui de constipation consécutive et produit les mêmes effets, aux mêmes doses, pendant longtemps. Dr marc, cambouuves.
POÊLES. — Les poêles sont des appareils de chauffage alimentés le plus souvent par le charbon de terre, la tourbe ou le coke, et dont l’usage se répand chaque jour davantage. On se sert de poêles fixes ou de poêles mobiles.
Les poêles fixes sont en fonte ou en faïence. Les poêles en fonte ont l’avantage d’utiliser jusqu’à 85 ou 90 p. 100 de la chaleur produite, mais ils présentent plusieurs inconvénients. Ils s’échauffent et rougissent très rapidement et se refroidissent très vite. De plus, ils dessèchent l’air ambiant (on y remédie en faisant évaporer de l’eau dans l’appartement), ils produisent de l’odeur par la destruction des matières organiques qui adhèrent à l’extérieur des parties surchauffées. Enfin, et c’est là un grave reproche, ils' produisent de l’oxyde de carbone, gaz non seulement irrespirable, mais délétère. C’est au passage de l’oxyde de carbone sur la fonte rougie que bon nombre de médecins attribuent les violents maux de tête, les vertiges et les syncopes, observés chez les individus vivant dans des pièces chauffées par ces poêles.
.. Les poêles en faïence , composés presque tous d’un four en brique garni de terre à poêle et revêtu de carreaux en faïence, sont préférables. S’ils sont plus longs à s’échauffer, ils donnent une chaleur plus douce, se maintiennent plus longtemps à une température moyenne, sans donner les coups de feu des poêles en fonte. De plus, ils ne dégagent pas d’odeur et ne produisent pas d’oxyde de carbone.
Les poêles mobiles sont devenus d’un usage excessivement fréquent, malgré les accidents d’asphyxie et même de mort, occasionnés par leur emploi. C’est pour toutes les personnes qui font usage de ces poêles mobiles, dits poêles américains, que nous reproduisons l’instruction suivante, émanant du Conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine, et publiée par la Préfecture de police.
Avis relatif au chauffage des habitations. — Les
combustibles destinés au chauffage et à la cuisson des aliments ne doivent être brûlés que dans des cheminées, poêles et fourneaux qui ont une communication directe avec l’air extérieur, même lorsque le combustible ne donné pas de fumée. Le coke, la braise et les diverses sortes de charbon, qui se trouvent dans ce dernier cas, sont considérés a tort, par beaucoup dé personnes, comme pouvant être brûlés
impunément a découvert dans une chambre abritée. C’est là un des vieux préjugés les plus fâcheux; il donne lieu, tous les jours, aux accidents les plus graves, quelquefois même il devient cause de mort. Aussi doit-on proscrire l’usage des poêles et. des calorifères portatifs de tout genre qui n’ont pas de tuyaux d’échappement au dehors. Les gaz qui- sont produits pendant ]a combustion par ces moyens de'châuffage, et qui se répandent dans l’appartement, sont, beaucoup plus nuisibles que la, fumée de bois.
Il ne suffit pas que les poêles portatifs soient munis d’un bout de tuyau destiné à être simplement engagé soiis la cheminée de la pièce a chauffer. Il faut que cette Cheminée ait un tirage convenable.
Il importe, pour -l’emploi de semblables appareils, de-vérifier préalablement l’état de ce tirage, par exemple à l’aide de papier enflammé. Si l’ouverture momentanée ' d’une communication avec l’extérieur ne lui donne pas l’activité nécessaire, on fera directement un peu plus de feu dans la cheminée avant d’y adapter !• poêle, ou au moins avant d’abandonner' ce poêle à lui-même. Il sera, bon, d’ailleurs, dans le même cas, de tenir, le poêle un certain temps en; grande marche (avec la plus grande ouverture du régulateur). ..
On prendra scrupuleusement ces précautions chaque fois que l’on déplacera un poêle mobile. .
Le poêle mobile devra être surveillé constamment, surtout s’il est en petite marche (le régulateur donnant la plus petite issue amgaz de la combustion) ; alors, surtout, la pièce ou il est placé recevra'régulièrement du dehors Pair nécessaire 'a son assainissement en même temps qu’à l’ entretien de la combustion, sans qu’on cherche affaire des emprunts à des pièces voisines à raison de la dépendance qui peut exister entre les cheminées, de ces pièces sous le rapport du tirage ; si une pièce voisine a un chauffage propre, son foyer pourrait déterminer un appel en sens inverse, Pour une raison semblable, lorsque l’on transporte un poêle d’une pièce à une autre voisine, on devra éviter de laisser une communication ouverte entre ces deux pièces. . - ;
On se- tiendra en garde, principalement dans, les cas où le poêle est en petite marche, contre les perturbations atmosphériques qui pourraient venir paralyser le tirage et même . déterminer un refoulement de gaz à l’intérieur de la pièce. Lorsque les produits de la combustion doivent être portés au dehors par un tuyau spécial fixe auquel s’adapte celui du poêle mobile, il est essentiel que la hauteur, la section, et les. dispositions de ce tuyau lui assurent un tirage convenable.
A moins de dispositions exceptionnelles, qui assurent le tirage d’une manière absolument certaine' on s’abstiendra de laisser séjourner un poêle mobile, la nuit, dans une chambre a coucher, surtout un poêle en petite marche : il faut toujours se méfier de la. fermeture' partielle d’un régulateur placé sur le tuyau d’un appareil de chauffage.
On ne saurait trop s’élever contre la pratique dangereuse de fermer complètement la clef d’un poêle ou la trappe intérieure d’une cheminée qui contient encorè -de la braise allumée. C’est la une des causes d’asphyxie les plus communes. On conserve, il est. vrai, la chaleur dans la chambre; mais ! c’est aux dépens de la santé et quelquefois de la vie. -
Nous ne saurions trop insister sur la nécessité qu’il y. a de se conformer très rigoureusement à ces prescriptions, si l’on veut se mettre sérieusement à l’abri des accidents. Dr Paul lâbarthe.
POIGNET. — Anatomie. — La région du poignet, intermédiaire à l’avant-bras et à la main, est artificiellement limitée par deux lignes passant, l’une au-dessus du talon de la main (relief des régions thénar et hypothénar), l’autre à deux travers de doigt au-dessous.
ILe poignet est aplati d’avant en arrière ; on peut le subdiviser en deux régions, l’une antérieure et l’autre postérieure.
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Région antérieure. — Lisse et unie, parcourue par quelques veines sous- cutanées, elle présente deux ou trois plis dirigés transversalement, mais sans applications pratiques.
La peau est fine, glabre, adhérente aux parties profondes.
La couche sous-cutanée est réduite à une mince lamelle celluleuse, adhérente aux parties voisines et dépourvue de graisse; c’est à cela qu’est dû ce bracelet que l’on observe chez les personnes grasses et surtout chez les enfants. Dans cette couche se trouvent des réseaux veineux,
; L 'aponévrose est la continuation de celle de l’avant-bras, mais, en ce point, de même que cela a lieu au cou-de-pied, elle est notablement épaissie par l’adjonction de fibres transversales ; ces fibres, destinées à maintenir les tendons, sont décrites sous le nom de ligaments annulaires antérieur et postérieur.
Le ligament annulaire antérieur s’implante sur les bords de la vaste gouttière que présente la face antérieure des os du carpe, c’est-à-dire sur le pisiforme et l’os crochu en dedans et sur le scaphoïde et le trapèze en dehors, il convertit ainsi en un canal la gouttière carpienne; en haut, il se continue avec l’aponévrose antibrachiale, en bas, avec l’aponévrose palmaire; le tendon du palmaire grêle passe au-devant de lui et sa face profonde est tapissée par une vaste synoviale qui entoure les tendons fléchisseurs.
Au-dessous de l’aponévrose se trouvent des tendons, des vaisseaux et des nerfs à peu près disposés sur trois couches.
lre couche, — Elle présente, de dehors en dedans : 1° le tendon du long supinateur (enfermé dans une gaine spéciale), qui s’insère sur la base de l'apophyse styloïde du radius ; 2° le tendon du grand palmaire, qui va gagner la gouttière du scaphoïde et du trapèze pour se fixer au deuxième métacarpien; 3° l’artère radiale, qui longe le bord interne du long supinateur et, après avoir fourni la radiopalmaire, s incline en dehors, passe au-dessous du tendon du long supinateur et gagne le côté externe du poignet; 4° le nerf cubital et l’artère cubitale; et, enfin, 5° le tendon du muscle cubital antérieur
qui, pourvu d’une gaine spéciale, s’insère au pisiforme. 1
K couche. ~ Elle se compose du nerf médian et des tendons du fléchisseur superficiel.
3e couche. — Elle se compose : 1» en dehors, du tendon du long fléchisseur du pouce, entouré d’une gaine synoviale spéciale, mais qui communique souvent avec- celle des fléchisseurs; 2° en dedans des tendons du fléchisseur profond des doigts, enveloppés dans une vaste synoviale qui leur est commune avec les tendons du fléchisseur superficiel. ^
Région postérieure. — La peau est plus épaisse couverte de poils et peu adhérente. 3
La couche sous-cutanée renferme un réseau veineux et parfois, sur les côtés, deux petites bourses séreuses correspondant aux apophyses styloïdes du radius et du cubitus.
j Le ligament annulaire postérieur ressemble à l’antérieur, mais il est beaucoup plus étendu que
lui, ses extrémités sê fixent sur le radius et le bitus ; de sa face profonde partent plusieurs cf^ sons fibreuses qui vont perpendiculairement s”01, sérer sur les crêtes de la face postérieure du radln~ et forment ainsi autant de loges ostéo-fibreus*18 pour les tendons de cette région.
En procédant de dehors en dedans, on trouve-
1° Les tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce, placé sur le côté externe du radius;
2° Les tendons des deux radiaux, logés dans la première gouttière de la face postérieure du radius et s’écartant bientôt pour s’insérer à l’extrémité postérieure du deuxième et du troisième métacarpien ;
3° Le tendon du long extenseur du pouce, logé dans la petite dépression que présente cette crête de la face postérieure du radius qui sépare la gouttière des radiaux de celle des extenseurs : ce tendon se dirige obliquement en dehors et forme ainsi avec les tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce un espace triangulaire (tabatière anatomique) que remplit un tissu graisseux blanchâtre et que croise obliquement l’artère radiale dans son trajet vers le sommet du premier interosseux, où elle s’enfonce pour devenir palmaire;
4° Les tendons de l’extenseur propre de l’index et de l’extenseur commun des doigts ;
5° Le tendon de l’extenseur propre du petit doigt;
6° Tout à fait en dedans, le tendon du cubital postérieur, placé dans la rainure de la face postérieure du cubitus qui le conduit jusqu’à l'extrémité postérieure du cinquième métacarpien, où il s’in¬
synoviales distinctes, qui remontent à 2 ou 3 au dfsus ,du ligament annulaire et t o n JU/S^aj niveau des métacarpiens, mités S * du Poignet est formé par les ei
£ d, nll T* t radius et du c“biius et Pa
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vienne • enfin l 61 f°/me l’artieulation radio - 1 SSL 08 ?ucsrPe Articulent entre entre la netite . r^l°-cubitale inférieure se garde en dedans^?! Slgm0Ïde dont ,a concaviti
fondie duecSues Ÿ£"to ex,e™ de ,a tê,f
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une sorte de cavité «J u„ ace articulaire conc ticulaire de l’extrémftA -01?-e .formée Par la face la face inférieure du ii lnferieui>e du radius et ticulation radio-cubita?!^6? triangulaire de ] carpe par trois os d? inférieure; 2“ du côfi la première rangée, le
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Dhoïde, le semi-lunaire et le pyramidal qui se réunissent pour former un condyle brisé, tout en étant séparés par des interstices qui laissent passer les prolongements de la synoviale. Les moyens d’union sont quatre ligaments, un antérieur, un postérieur et deux latéraux. Les mouvements sont au nombre de quatre : flexion, extension, adduction, abduction.
Les articulations du carpe comprennent : l 'articulation médio-carpienne et les articulations des os du carpe entre eux (V. Carpe).
Luxations du poignet. — Depuis les temps les plus reculés jusqu’au commencement de ce siècle, les luxations du poignet étaient non seulement admises sans la moindre CQntestation, mais encore jugées très fréquentes. Dupuytren renversa complètement ces idées, en démontrant que les prétendues luxations du poignet n’étaient autre chose que des fractures de l’extrémité inférieure du radius.
Les luxations du poignet sont aussi rares que jadis on les croyait fréquentes; cependant on possède quelques observations authentiques qui permettent d’admettre deux variétés de luxation du poignet : l’une en avant, l’autre en arriéré.
Les luxations en avant ont été plus souvent observées, ce sont, en réalité, le radius et le cubitus qui glissent au-dessous des os du carpe, de telle sorte que le poignet vient se placer en arrière d’eux, tous les ligaments sont rompus; le carpe fait en arrière une saillie considérable terminée brusquement du côté de l’avant-bras; en avant au contraire, les deux os de l’avant-bras forment une saillie tout aussi considérable, les doigts sont à | demi fléchis sur la main, mais les dernières phalanges sont étendues.
Cette luxation présente donc un certain nombre de caractères qui appartiennent aux fractures de l’extrémité inférieure du radius; mais elle est tellement rare, qu’en clinique vous pouvez n’y point songer ; si, par un hasard tout à fait exceptionnel, vous rencontrez une luxation du poignet, vous la reconnaîtrez au relief bien plus accentué que présentent les os déplacés, à ce que les apophyses styloïdes se trouvent sur le même niveau, etc. Le même traitement serait applicable : réduire la difformité et appliquer l’appareil employé dans les fractures du radius.
La luxation en arrière est inverse de la précédente, le radius et le cubitus proéminent sur la face dorsale des os du carpe, par conséquent cette luxation ne saurait être confondue avec une fracture de l’extrémité inférieure du radius. Le poignet présente en arrière un relief abrupt formé par le radius et le cubitus, en avant c’est le carpe qui forme une saillie considérable. Dans les quelques observations qui ont été publiées, la luxation se compliquait de fractures diverses ; dans les cas de «uyon, il y avait en même temps diastasis de l’ariculation radio-cubitale inférieure.
La réduction des luxations du poignet paraît avoir de facile. D, léonMoynac.
POILS. — Les poils sont des productions épidermiques filiformes et élastiques implantées dans une epression du derme appelée follicule pileux. Le Dictionnaire popuuihe de Médecine usuelle.
fond de cette cavité est occupé par une saillie mamelonnée dit papille pileuse qui est l’organe producteur des poils. Ceux-ci enlevés, cette papille persiste dans le follicule et donne naissance à des poils de nouvelle formation : tant que la papille existe, les poils peuvent repousser. Il ne suffit donc
Fig. 1080. — Coupe d’un follicule pileux.
1. Portion médullaire du poil. — 1. Épiderme du poil. — 3. Couche épidermique extérieure du follicule. — 4. Couche épidermique interne du follicule. — 5. Liseré amorphe du follicule. — 6. Couche épidermique corticale du poil. — 7. Papille. —