POINT DE COTÉ
On donne ce nom aune douleur viv,e, siégeant sur un des côtés ou sur les deux côtés du thorax, qui survient presque toujours assez rapidement et constitue un symptôme que l’on rencontre dans différentes maladies, telles que:
névralgie iniercostale , pneumonie, pleurésie, péricardite, hépatite, pleurodynie, angine de poitrine, fracture de cotes (Y. ces mots). p. L.
gneuses, 3 ; acide malique et matière 'colorante, 1 ; sels de chaux, potasse, soude, \ ; substances azotées et aromatiques, traces.
La poire est un des fruits de nos pays les plus agréables au goût, les plus sains et les plus in offensifs. « La digestibilité des poires, dit Becquerel, est plus ou moins grande, selon que ces fruits sont plus ou moins acides. Lorsque leur tissu est mou, leur acidité faible et leur saveur sucrée très prononcée, ils sont d’une digestion plus facile, et cependant ils fatiguent toujours un peu les organes digestifs. La cuisson influe peut-être davantage sur la digestion des poires que sur celle des autres fruits. Elle agit probablement en hydratant la chair du fruit, en pénétrant et en ramollissant les fibres nombreuses qu’il contient. Les poires cuites sont des aliments assez nourrissants que supportent souvent très bien les estomacs faibles, débiles, ainsi que les convalescents. » Quelle que soit la variété de poires que l’on mange, il faut toujours manger les fruits bien mûrs sous peine de les voir occasionner des indigestions et des diarrhées, surtout chez les enfants.
Les poires ne se mangent pas seulement cuites ou crues et préparées en compotes, en confitures ou en tartes, on les mange aussi séchées, sous le nom de poires tapées . Pour les préparer, on les sèchè en les soumettant, après immersion dans l’eau bouillante, à l’action prolongée d’une etuve chaude. Enfin, on fabrique avec les poires une boisson alcoolique appelé poiré (Y. ce mot), analogue au cidre. Dr PAUL labarthe.
POIRÉ. — On donne le nom de poiré au jus fermenté de la poire, que l’on boit a la place du vin dans certaines contrées de la France. Le poire se fabrique comme le cidre (S. ce mot), malheureusement il est souvent mal préparé, car on entasse ensemble les poires mûres, vertes et pourries indistinctement. Lorsque le poiré est bien fabrique, c està-dire avec des poires bien saines (les plus apres donnent le meilleur poiré), il constitue une boisson agréable, tenant le milieu entre le vin blanc et le cidre, moins riche que le premier en alcool, mais plus riche que le second. Le poiré est fort employé depuis plusieurs années à la fabrication des vins de champagne. p- Li
. POIREAU. — (Y. Yerrue .)
POINT LACRYMAL. - (V. Lacrymal .)
POINTE de FEU. — (V. Cautère.)
POIRE. — La poire est le fruit du poirier, arbre indigène, dont on cultive en France seulement plus de cent quarante variétés, qui fournissent des poires, les unes sucrées, les autres acides, celle-ci fermes, celles-là fondantes, toutes diversement colorées et parfumées, et mûrissant à différentes époques depuis le printemps jusqu’à l’hiver. D’une façon générale, et sans tenir compte des exceptions, on peut dire que les poires mûres contiennent sur 100 parties de pulpe : eau, 80; sucre, 9; gomme, dextrine et amidon, B; cellulose et concrétions li-
POIREAU. — Le poireau est une plante potagère de la famille des Liliacées, dont les diverses variétés, le poireau long, le poireau court, le poireau jaune du Poitou, e te., sont employés dans la cuisine pour la confection des soupes aux légumes. Dans les campagnes, beaucoup de paysans les mangent crus, assaisonnés d’huile et de vinaigre. Enfin, dans le Nord, on en fabrique des tartes !
Le poireau cru, quoique légèrement diurétique, est absolument indigeste, provoque des gaz intestinaux et communique à la sueur son odeur caractéristique. Cuit dans la soupe, il lui communique une saveur aromatique assez agréable. Quant aux tartes, elles constituent une pâtisserie de bien médiocre qualité et surtout d’une digestion difficile.
POI
POI
D’après l’école de Salerne :
Poireaux mangés en quantité Rendent une femme fertile ;
Sans eux telle eut été stérile Qui lui doit sa fécondité.
Je ne sais ce qu’il y a de vrai dans ce quatrain, toujours est-il qu’il a particulièrement frappé Husson, de Toul, et qu’il a inspiré à ce pharmacien érudit, correspondant de l’Académie de médecine, la réflexion suivante, qui a au moins le mérite de l’originalité : « Si le poireau, dit-il, possède réellement cette qualité, ne pourrait-on pas expliquer la diminution de la population en France par le mépris qu’inspirent les poireaux aujourd’hui. Ce légume, qui chez nous ne paraît plus sur la table, est encore très en honneur en Allemagne, ce qui justifierait la fécondité des femmes d’outre-Rhin. Par patriotisme, revenons donc à la soupe aux poireaux!!! »
Enfin Linnée dit que Néron, qui eut de grandes prétentions de chanteur, pour rendre sa voix plus belle, mangeait des poireaux marines dans de l’huile, et ne mangeait pas autre chose les jours où il voulait chanter. J’ai connu pas mal de chanteurs éminents, pas un ne me semble avoir conservé la tradition de l’empereur romain, et je n’ai rien lu dans les ouvrages de Bataille, Segond, Mandl, Fauvel, Poyet, etc., traitant de la physiologie de la voix, de la parole et du chant, une seule ligne en faveur du poireau, comme agent conservateur et améliorâtes- de la voix ! D' Paul Labarthe.
POIS. — Le pois est une plante annuelle, grimpante, de la famille des Légumineuses-papilionacees, originaire de l’Asie occidentale et cultivée en Europe dans les champs et les potagers, depuis un temps immémorial, pour ses graines qui servent à notre alimentation.
On mange les pois verts ou secs.
Les ^ pois verts ou petits pois, que Grimod de 1e Reymere appelait « le plus délicat des légumes ». étaient jadis hors de prix, puisqu’on lit dans une vie de Colbert (1695) qu’il y avait des « gens asse> voluptueux pour acheter les pois verts cinquante ecus le litron », et dans une lettre de Mm' de Mainenon (10 mai 1696) : « Le chapitre des pois dure toujours : 1 impatience d’en manger, le plaisir d’en avoir mange et la joie d’en manger encore, sont le trois points que nos princes traitent depuis guatre jours. ». De nos jours, les petits pois sont àla portée de toutes les bourses. ^
Les petits pois contiennent beaucoup de muci lage aqueux, du sucre, de l’amidon en quantités variables et des traces de matières colorantes et aromatiques. Ils sont moins nourrissants que les pois secs, mais plus agréables au goût. On les mange assaisonnés au beurre et au lard. Ils sont d’une digestion assez difficile et ne conviennent pas aux dyspeptiques à cause des flatulences et des borborigmes qu’ils occasionnent. Ils ne conviennent pa« non plus aux diabétiques. Il existe une variété de pois verts appelée pois mange-tout, dont on niante la cosse et la graine. Cette variété est la plus incSgeste.
Les pois secs se mangent entiers ou cassés : les
pois secs entiers, ou pois usuels, sont les enlevées de leurs cosses, à maturité et séclr^1168 soleil. Les pois cassés sont récoltés, avant maetes -au lorsqu’ils sont encore verts, puis séchés c té’ les précédents, ensuite décortiqués et concassé*11116 tre deux meules un peu écartées. Les premier? 6U' d’un jaune grisâtre, les seconds d’un vert u„S°nt ment teinté de gris. legere-
. Voici> d,aPrès Payen, l’analyse des pois secs tiers et des pois cassés : en'