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POM

POLYSARCIE. — Mot employé comme synonyme d 'obésité (V. ce mot). p. L.

POLYURIE. — On donne ce nom a un état pathologique caractérisé par une exagération considérable de la sécrétion des urines. La polyurie peut être simple et essentielle.

La polyurie simple est celle que l’on observe dans l’hystérie et l’épilepsie, à la suite des attaques ; à la suite d’un refroidissement subit occasionné par l’action du froid sur le corps en sueur, ou par l’ingestion de boissons froides ou glacées ; à la suite des excès de boissons alcooliques ; chez les vieillards affectés d’hypertrophie de la prostate. La quantité d’urine rendue dans les 24 heures peut être de cinq, dix et même quinze litres; cette urine est claire, transparente et d’une faible densité.

La polyurie essentielle, appelée aussi diabète non sucré ou diabète insipe, constitue une maladie chronique particulière, caractérisée par une émission d’urines aussi abondantes que dans la polyurie simple, mais accompagnée d’une soif excessive, et qui se rapproche du diabète sucré, puisque dans certaines familles on la rencontre à côté de cette maladie, et que l’on a même vu (Kuls), dans cer- . tains cas, le diabète insipide se transformer en diabète sucré.

Le diabète insipide se rencontre plus fréquemment à l’âge moyen de la vie ; on en connaît peu les causes ; il semble se développer cependant sous l’influence des émotions violentes, des chagrins, des lésions cérébrales, etc.

Le diabète insipide peut durer très longtemps sans devenir redoutable pour la santé, car il ne s’accompagne ni des désordres de nutrition ni des troubles nerveux caractéristiques du diabète sucré; les fonctions cérébrales et génitales sont intactes et sur 70 cas observés, Lancereaux n’a constaté que deux fois la phthisie pulmonaire, si fréquente dans le diabète sucré. Les troubles que l’on constate sont un ralentissement des fonctions digestives, et une constipation opiniâtre.

Le traitement du diabète insipide consiste tout d’abord à éviter toutes les boissons diurétiques, et à ne faire qu’un usage excessivement modéré des aliments sucrés et féculents; à avoir recours aux toniques (fer, quinquina). Plusieurs médecins ont obtenu de bons résultats de l’usage de l’opium et de la valériane. Semnola, Leydel, Kulz, Le Fort recommandent l’électricité sous forme de courants continus sur la colonne vertébrale et la région des reins. D1 Paul labarthe.

POMMADE. — On donne ce nom à des préparations pharmaceutiques de consistance molle ayant pour base l’axonge ou la vaseline, parfois un autre corps gras tel que le cérat, le beurre frais, le beurre de cacao, la moelle de bœuf, et pour principe actif une ou plusieurs substances médicamenteuses. On peut employer la substance active en poudre, en extrait, en essence, en alcoolat, en teinture, etc.

Toutes les pommades se préparent par simple mélange, c’est le cas le plus ordinaire, par solution ou par combinaison chimique. Les pommades par simple mélange sont les plus faciles à faire

puisqu’il suffit de bien triturer ensemble le corps gras avec le corps médicamenteux et l’on a les pommades soufrée, iodurée, mercurielle, antipsorique, etc., etc.

Les pommades par solution s’obtiennent comme les huiles médicinales : tantôt par simple solution pour les pommades camphrée, phosphorée ; tantôt par macération pour les pommades de concombre et de lavande; tantôt par digestion pour les pommades épispastiques à la cantharide, au garou ; tantôt enfin par coction .pour la pommade belladone, la pommade populéum.

Les pommades par combinaison chimique résultent des transformations des substances entre elles au point de leur donner des effets tout opposés à ceux des matières composantes prisés séparément c est ce qui se passe pour la pommade nitrique ou oxygenee et pour la pommade citrique ou onguent citrin. °

La confection des pommades est soumise à des réglés invariables qui sont les mêmes pour le plus grand nombre. Ainsi on triture, on porphyrise aussi bien que possible les substances que l’on veut mêler ensemble; on en fait un tout homogène, bien lié ; on y met en moyenne 10 parties de corps gras pour une partie de substance médicamenteuse, a l’exception toutefois des matières toxiques, dangereuses où les proportions doivent être bien moindres par rapport à l’axonge employée.

Médicaments externes d’un usage excessivement frequent, les pommades se prescrivent en applications topiques, en onctions et en frictions toutes les fois qu il existe une altération quelconque à la superficie de la surface cutanée ou à l’entrée des muqueuses. Lorsqu’on les étend sur du linge en fil ou sur de la charpie et qu’on les met dans^’inteneur des plaies pour les cicatriser, il faut que leur effet soit sensible au bout de trois ou quatre jours, smon elles frappent les bourgeons charnus d atonie et retardent la cicatrisation. En onctions elles améliorent ou guérissent la plupart des affec-

te°ntSir taneeS' En frictions> elles calment ou irritent les tissus avec lesquels on les met en contact

Les pommades se conservent plus longtemns dans les endroits frais, surtout lorsqu’elles sont contenues dans des pots, recouverts d’une feuille

extérieur?mm ^ 168 ^ ^tement'de Fai?

Dc Marc. Camboulives.

POMME. — La pomme est le fruit du nnm™arbre de la famille des Rosacées. On en connaît 7n grand nombre de variétés, les unes acides, les au res sucrees, les unes fades, les autres aromatise/ les unes mûrissant en été, les autres en automne’ d autres enfin en plein hiver. Outre qu'elles servëm a la fabrication du aire (V. ce mon, les pom,nes lorsqu elles sont de bonne espèce (pigeonLet “2 mile, fenomllet, api, remette, etc.), et au'or, IL mange crues, mais mûres à point, constituent un fruit excellent et très sam, mais peu nourrissant qui se digère en général facilement, mais dom dnvent s’abstenir les gastralgiques, les dyspeptique' et les diabétiques. Lorsqu’on les mange verte* Il encore mûres ou bien gâtées, elles occasionnent^ la diarrhée. Cuites, en compote ou en marmelade

en™ oumuu uc uigcBuuu iacne et constitua bon dessert pour les convalescents et les pP D H qui ont une tendance à la constipation iv1168 sous forne de beignets ou de tartes, elles ?ïées rent difficilement et, sous cette forme comm d'§è ' les deux précédentes, elles ne conviennent ment ni aux dyspeptiques ni aux diabétiques, br Paul Labartue,

POMME DE TERRE, — La pomme de terre dont

le nom est inséparable de celui de Parmentier ! une plante herbacée, de la famille des Solan’é dont les rhizomes donnent naissance à des tnhL’ cules, trop connues de tout le monde pour être dî ents, qui tiennent une place très importante dl’ notre alimentation (puisque la France seule en — e Par an Plus de 100 millions d’hecto-

Ést-ce à dire que la pomme de terre soit un aliment de grande valeur nutritive? Voyons d’abord son analyse que nous empruntons à Payen. Sur 100 parties de pomme de terre, on trouve :

Eau .

Fécule amylacée . *’ ^

Substances azotées . * ( . ^ g

-Matières grasses, huile essentielle . O H

Substance sucrée. ...... ' j’gg

Cellulose (épiderme et tissu). .' * ‘ * . y

Pectates, citrates, phosphates, silicates de chaux, magnésie, potasse, . soude . 1,56

deSmatiü? rappeUe ?ue : le Mé contient 19,80 p. 100 2» 61 6S’07 p- 100 d’amidon; les d’amidnn2 p‘ 1 0 de matlères azotées et 85,07 p. 100 16 n i no a^Ue f. viande de bœuf renferme environ ment et & mat*eres azotées, il résulte manifeste* aue L nom i)t0irement de Exemple ci-dessus, de matieff6 , î®"®’ qui ne contient Pas 2 P- 100 cul e fmvi Lf ? 6t Seulement 20 p. 100 de fé-

valeur nütr.irî î* Un aliment d’une très petite écrire aue la 1?' Co®ment d°nc Becquerel a-t-il pu ŒSe de terre est « - aliment agréa-

terre ne dè°vient COUra^e de le dire, la pomme de qu’elle est cons Vraiment nourrissante que lors-

fin saindoux, du?aTd?î'hdëbe“rre’de laClè"i avec de la viande AW lhm e’ 0U cuite enrag°ut fais aucune difficulté do f SOCiee à la viande, je ne tue une ressourça v de reconnaitre qu’elle consti-

PK 1 aëÏÏ^éSrt"6 PréCiCUSe- E“e f

satiété, grâce aux î de ne Jamais amener la naires auxquelles elle1”^6118-68 c°mbinaisons culidire que tous les es prête* Toutefois, je d°!s lement, et qu’elles nflmaCS .De la digèrent pas facigiques, ni aux dyspentiïn V16ni?ent ni aux 2astra1' aux diabétiques. P P qU6S) ni à Plus forte raison

et distillation Îunpî1*16 j6 terre> Par fermentation qualité, au g0fn a P®au:de*vie de très mauvaise l’huile essentielle dp desagréable, provenant de

amylique. Cette ean-d P°^rae de terre ou alcoûl

que l’ean-de-vie de « e'Vle’ ®°'ns usitée cependant parmi les eaux-deJ;’3108’ est .rangée à juste titre qu’elle procure est Tfi 6 n}auvais et l’ivresse est occasionnée ZJ S, dangeureuse que celle qui

p t eau-de-vie de vin.

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