PON
La médecine utilise la fécule de pomme de terrep avec laquelle on prépare des cataplasmes, qui, s’ils retiennent moins l’eau et la chaleur que ceux de farine de graine de lin, ont cependant l’avantage de ne pas rancir et de n’avoir aucune odeur. Ces cataplasmes sont généralement cuits avec de l’eau de guimauve ou de mauve. '
Altérations des pommes de terre. — Les pommes de terre sont sujettes à plusieurs altérations spontanées qui modifient défavorablement leurs qualités comestibles.
« Si, par exemple, on les abandonne dans un lieu éclairé, ou, à plus forte raison, èxposé aux rayons du soleil, toutes les parties frappées par la lumière diffuse ou par les rayons solaires prennent par degré une coloration verte qui se propage dans la zone cqrticale. Il s’est alors développé un principe âcre, et les pommes de terre ont acquis une saveur désagréable.
« Dans les caves et les celliers humides, un autre accident se manifeste, surtout avec le printemps. Lorsque la température s’élève, les bourgeons, que l’on apercevait à peine au moment de la récolte, se développent et peuvent acquérir une longueur de plusieurs décimètres. Ces longues pousses ont puisé les éléments de leur végétation dans les principes immédiats de la masse tuberculeuse, et ont en outre développé de la diastase qui fait dissoudre la fécule et passer le produit dans leurs propres tissus pour former les cellules et les vaisseaux. On nomme pommes de terre germées, celles qui ont éprouvé cette altération. Les pousses étant enlevées, les tubercules semblent n’avoir subi aucun changement ; mais, si l’on vient à les faire cuire, on reconnaît qu’ils ont cessé d’être farineux ; ils prennent en effet une consistance pâteuse, la niasse est demi-translucide et présente une saveur fade, de telle sorte que la consistance, l’odeur et là saveur sont devenus désagréables. On peut, avec attention, reconnaître à l’extérieur* les signes de cette ulcération : les pousses arrachées ou rompues ont laissé une sorte de cicatrice peu apparente, mais visible quelquefois; en outre, les tubercules sont devenus plus fermes au toucher.
« On parvient à éviter ou à ralentir beaucoup cette sorte d’altération spontanée en étalant les tubercules en une couche peu épaisse, pour éviter réchauffement qui aurait lieu en tas, et en prenant le soin de casser les pousses au fur et à mesure quelles se développent.
« Depuis l’année 1845, il se trouve tous les ans, surtout durant le premier mois après la récolte, üans la plupart des grandes cultures, des tubercules envahis par l’affection ' spéciale dite maladie es pommes de terre, qui est due au développement extraordinaire d’un cryptogame parasite. On le reconnaît à quelques taches brunes visibles à la superncie, mais on ne peut que rarement s’en assurer, orsque le mal n’est pas encore très avancé, sans ouper en deux le tubercule. Il est très facile de onfS ^t6r ma*ac^e aux marbrures rousses qui tirai US Particulièrement pénétré dans la zone cortei 6’ et ^ suffh souvent d’enlever les parties atnormSiPOUjr obtenir des portions saines l’aliment al O1’oinaire. Lors même que les tubercules,
plus ou moins affectés à l’intérieur, ont été soumis tout entiers à la cuisson, on peut reconnaître leur état en essayant de diviser la substance farineuse par une pression sous la cuillère ou un frottement entre les doigts. On distingue sans peine les portions envahies à la dureté qu’elles ont acquise, tandis que, sous 1 influence de la même température (100 degrés environ), les parties saines sont devenues farineuses et faciles à diviser. Le mélange d’une petite quantité de ces parties atteintes dans les aliments n’a déterminé aucun accident chez les hommes ni parmi les animaux, mais il n’en serait pas de même d’après Rayer, si l’on faisait usage de tubercules fortement envahis. » (Payen.)
En raison de la grande quantité d’eau qu’elles renferment, la gelée a sur elles une forte prise, et son action est funeste. Sous son influence, les pommes de terre se désagrègent, et le déchirement fdes parties qui en résulte, amène ces. tubercules à un état de putréfaction fétide, et pendant le court intervalle de temps qui sépare ces deux phénomènes, ils sont aqueux, mollasses et sans goût, et il faut absolument les rejeter pour l’usage culinaire.
Je rappellerai, en terminant, que les meilleures variétés de pommes de terre sont la patraque jaune, le schaw d’Ecosse, le marjolin, pour la grande culture, el les violettes rondes, à chair jaune, les vitelottes longues, rouges et jaunes, la Hollandaise, pour la petite culture ; et j’insisterai sur ce point; les pommes de terre nouvelles, récoltées avant leur maturité, sont moins bonnes que les pommes de terres bien mûres, et elles peuvent donner des indigestions. Dr Paul Labarthe.
PONCTION. — Oh donne ce nom à une opération chirurgicale qui consiste à plonger dans les tissus ou dans une cavité naturelle ou accidentelle un instrument piquant {bistouri, lancette ou trocart, Y. ces mots), pour donner issue au liquide qui y est contenu. On n’emploie généralement le bistouri ou la lancette que pour l’ouverture des abcès. Pour les épanchements pleurétiques, pour l’hydrocèle, pour les kystes de l’ovaire, etc., on a recours au trocart. La ponction avec le britouri n’est le plus
souvent que le premier temps de Y incision (Y. ce mot). La ponction avec la lancette se pratique delà manière suivante : on saisit entre le pouce et l’indicateur, la lame de la lancette ouverte entièrement ou seulement faisant un angle droit avec la châsse, et on l’enfonce perpendiculairement à l’abcès, puis on la retire de même. Quant à la ponction avec le trocart, elle se pratique en tenant le trocart comme dans la figure 1084, et en la plongeant perpendicu-
POP
POP
lairement et avec force dans la cavité. Lorsqu’il a pénétré assez profondément, on retire la tige du trocart avec la main droite, en tirant sur le manche, tandis qu’on retient le pavillon de la canule avec les doigts de la main gauche.
Aussitôt que la tige du trocart est sortie de la canule, le liquide s’écoule. Mais, comme à mesure que la cavité se vide, les téguments reviennent sur eux-mêmes, il faut, pour les empêcher d’abandonner la canule, avoir soin de toujours presser sur le pavillon de celle-ci, en raison de la rétractation des tissus. De plus, lorsque, la cavité étant presque vidée, on comprime les tissus pour faire sortir les dernières gouttes du liquide, il faut se garder d’appliquer la paroi de la poche contre l’ouverture interne de la canule, car on la boucherait et le liquide ne pourrait plus sortir. Lorsque la cavité est complètement vidée, on retire la canule en la tirant brusquement en avant, tout en la faisant tourner sur son axe, tandis qu’avec les doigts de la main gauche, on presse sur les téguments de chaque côté de la piqûre, pour éviter qu’ils ne soient tiraillés et pour empêcher l’entrée de l’air dans la cavité. Dr Paul Labarthe.
POPLITÉ (creux J, — Le creux poplité, analogue du pü du coude, est une région placée sur la face postérieure du genou. Intermédiaire à la cuisse et a la jambe, il se compose de deux triangles adossés par leur base, cette base répondant à une ligne transversale qui passerait immédiatement au-dessus des condyles du fémur.
En allant de l’extérieur à l’intérieur, on trouve :
, V ba PEAÜ> fine> glabre, plissée, ne présente rien a signaler.
2 La couche sous-cutanée, formée par un tissu cellulaire dont les mailles sont chargées de graisse, se continue sans ligne de démarcation avec les couches semblables des régions voisines.
3° L’aponévrose est une lame celluleuse sans grande consistance, elle se continue avec les aponévroses fémorale et jambière, et, de chaque -côté, ZI TnT0Se qui taPisse la face antérieure du
dédnnhi?mple iSUr la ligne médiane> elle semble se dédoubler sur les cotes, du moins dans le triangle supérieur, pour envelopper les muscles et se filer
tîfn^ d6Uî C?tGS de bifurcation inférieure de la ligne âpre du fémur; elle livre passage à la veine sa^hene externe et aux lymphatiques" qui l’accom-
4° L’aponévrose enlevée, on trouve le creux du jarret: nous étudierons d’abord ses parois nuis les organes qu’il renferme. F
Nous avons dit que le creux poplité se composait de deux triangles adosses par leur base, l’un suné- ] neur ou fémoral, l’autre inférieur ou jambier Le triangle supérieur ou fémoral est formé en dedans : 1° par le muscle demi-tendineux; 2»’audessous et en dehors de lui, par le demi-membraneux; 3° et, d’une façon médiate, par les muscles couturier et droit interne.
En dehors, le biceps ferme à lui seul le creux po- ] plité, il le ferme surtout par sa courte portion qui « comme on le sait, s’insère sur la bifurcation infé- < rieure et externe de la ligne âpre. j
Le triangle inférieur ou tibial, bien^ moins aa loppé que le triangle supérieur, est circonscrb les jumeaux qui se touchent et ne s’écartent lu?
Kg. 1Ô8S.
1 , Région ducpeuxP°plité(cÔté gauche),
demi-membraneux ~ Mascledemi-tendineux. — 3. IV couturier. — 6 Muscles^inm^ 6 •dr01t lnter'ne' “ 5- 1 tère poplitée — 8 8 . s Jumeaux interne et externe. — tères jumelles. ^Artère fîlcu,aires supérieures. -
saphène tibial et la veine ïS&8tlte accomPa"nant If saphène externe. - i2 Veine exteme> ~iL
poplité: — 14. Nerf dps m,flnie poP|ltee- — 13. Nerf scu tibial. — 16 Division “uscles Jumeaux. —15. Nerf sa) "•
rauronsPs“nsèrmt°ndir S” COndyIe fé
Enfin, le fond du crênv r.
rniscle poplité directement’ ’nnn?^St iaPIS8e, PE postérieure de rarticnS! ^ Pphque Sur la ment étendu du tibia lu T ^ genou et obll£ Le creux poplité 1m °ndyle externe> nanties parons est L!” .nous connaissons mai seur, Par du tissu cellulo-g.
des veines, des nerf.6 e SOn* rlonSds des artè lymphatiques. IS’ des Prions et vaisse
POP