‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 190 sur 289 · QUE · texte numérisé non relu

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zoldt, d’Erlangen, une matière colorante, du tannin et divers alcaloïdes, entre autres l'aspidospermine et la québrachine, auxquelles seraient dues ses propriétés thérapeutiques. Usité au Brésil comme tonique, fébrifuge et. antiasihmatique, le québracho, ■administré sous forme d'extrait, a donné entre les mains de Penzoldt, Kranth, Picot, Berlhold, Laquer, Berkhart, H. Smith, de bons résultats dans l’asthme, l’emphysème, la pneumonie catarrhale et les maladies du cœur. Ce médicament a pour principal effet de faire disparaître la dyspnée. Mais d’après les recherches de Huchard et Eloy, l’usage de l’extrait de québracho expose à des accidents toxiques et à des échecs thérapeutiques, parce que les alcaloïdes qui entrent dans sa composition et qu’ils ont expérimentés séparément, sont très différents et pour ainsi dire antagonistes par leurs propriétés. Du reste le québracho n’est pas entré dans la thérapeutique courante. Dr Paul labarthe.

QTJÉVENNE (fer). — Le fer Quévenne, dont le professeur Bouchardat a dit, dans son Formulaire magistral, qu’il « est la meilleure peut-être des préparations ferrugineuses » et qu'ont prôné Andral, Chomel, Cruveilher, Piorry, Gubler, Grancher, etc., est du fer réduit par C hydrogène (V, ce mot), c’est-à-dire du fer à l’état pur, débarrassé de ses oxydes, privé de . soufre, d’arsenic, de phosphore, de cuivre, de carbone, de silice, d’alcali, etc., et amené chimiquement dans un état de division moléculaire tel, qu’au contact des sucs digestifs, il est facilement absorbé, au fur et à mesure de sa dissolution, sous la forme la plus favorable à l’assimilation, c’est- à dire à l’état naissant, îl se présente sous la forme d’une poussière très fne, d’un beau gris ardoisé, couleur qui est celle du fer à l’état pur et complètement réduit, tandis que le fer réduit du commerce est d’un noir tirant sur le brun, nuance due à la quantité parfois considérable des mélanges cités plus haut qu’il renferme.

Son introduction dans la thérapeutique date de 1840, époque à laquelle s’inspirant de ce passage de Sydenham, le premier qui nous a appris à guérir l’anémie par le fer : « une longue suite d’observations m’ont convaincu que le fer, dans son état de plus grande simplicité, dans son état métallique, agit bien plus vite et plus efficacement que de quelque manière qu’il ait été préparé », Quévenne, pharmacien en chef de l’hôpital de la Charité s’appliqua à la recherche d’un procédé de préparation qui permit de présenter au malade le fer sous une forme simple et aussi élémentaire que possible, mais en même temps dans des conditions de pureté et de division que le pilon et la lime étaient impuissants à donner. Nous ne reviendrons pas sur le procédé employé par l’éminent chimiste, il a été décrit à l’article publia au fer réduit (V. ce mot). En 1854 il publia dans les Archives de physiologie, de thérapeutique et d'hygiène , un long mémoire bourré d’expériences et d’observations, couronné par l’Académie de médecine, dans lequel il démontra les avantages du fer Quévenne d’une façon si péremptoire que cette Société donna en même temps l’approbation à ce

produit et que, peu de temps après, un arrèr ministre ordonna d’insérer le fer Quévenne & cueil des remèdes officinaux. aure'

Les avantages du fer Quévenne ont été parf • ment résumés par le professeur Bouchardat. I)’ ^ cet éminent thérapeutiste, ces avantages seraîe*?8 « 1° d’être dans un état de division extrême ce** i le rend facilement attaquable par les acides^u «Ul gastrique dans lequel il se dissout d’une maniè^ lente et graduée, et auquel il cède, à poids éga? plus de fer que n'importe quel autre ferrugineux’ en même temps qu’il donne lieu à la formation dé sels au minimum d’oxydation ; 2° d’agir à doses très petites; 3° d’avoir moins de disposition que les sels de fer, à exercer sur les tissus organiques une action locale constrictive; 4° d’être dépourvu de cette saveur d’encre que possèdent les préparations ferrugineuses à un degré proportionné à leur solubilité, de telle sorte qu’on peut le donner aux personnes les plus difficiles. » (Bouchardat. Formulaire magistral, 24' édition, Paris, 1883.)

Le fer Quévenne s’administre sous deux formes : 1° en nature, à l’aide d’une petite cuiller-mesure qui permet au malade de mesurer lui-même les doses; 2° en petites dragées, composées simplement de fer et de sucre et renfermant chacune 5 centigrammes de fer. Il doit être pris, par parties égales, au commencement des deux principaux repas, dans une cuillerée de potage ou tout autre aliment, pourvu qu’il ne soit pas acide. D’après le professeur Gubler, il suffit d’en donner 5 à 10 centigrammes deux fois par jour. Dr C. Sarrau.

QUILLAJA SAPONARÏA. — Le quillaja saponaria, quillais savoneux, est un grand arbre très connu à Panama, au Pérou, au Chili et au Brésil, dont l’écorce, connue sous le nom d’écorce de Panama est usitée dans l’indusirie, en pharmacie et en thérapeutique. Dans l’industrie, on en fait un grand usage pour le nettoyage des étoffes de laine et de soie. En pharmacie, on utilise la propriété que lui donne la sapordne qu’elle contient en grande quantité, de former, en solution étendue d’eau, des émulsions permanentes avec les résines et les gommes résines, propriété que l’éminent chimiste Le Beuf, de Bayonne, a eu la très heureuse idée d’utiliser pour émulsionner le coaltar et doter la thérapeutique de son excellent coaltar saponinè Le Beuf, (V. ce mot). L’écorce du panama prise en infusion jouit de propriétés diurétiques; mâchée, elle augmente la salivation; prise eu poudre, elle agit comme sternutatoire. Enfin, en 1885, le Dr R. R°" bert, de Strasbourg, après des expériences répétées suivies de succès, a conseillé l’écorce de panama comme expectorant dans l’emphysème et la bronchite chronique. Il l’administre en décoction de 5 grammes pour 200 grammes d’eau, par cuillère à bouche pour les adultes, et par cuillère à dessert pour les enfants. D, PAÜL Labarthb.

QUINA. — Synonyme de Quinquina (V. ce mol)*

QUININE. — La quinine est le principal alcaloïde des quinquinas dont la découverte est due à PellO' tier et Caventou, et remonte à l’année 1820. Elle se

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, , sous la forme d’une substance blanche,

presen ^ d’ljne saveur très amère, très fai-

Ei°r^nt soluble dans l’eau froide, très soluble au bleSe Xns l’aleool, l’éther et le chloroforme. Se quinine désignée sous le nom de quinine pure,

C -nine précipitée, se donne rarement à 1 état libre, ^ranse de l’excès d’irritation quelle concentre dans nos organes. On a généralement recours au sulfate de quinme, combinaison de la quinine avec 1 acide

^Sultatfde quinine. - La quinine forme avec l’aide sulfurique deux sels importants : un su rate neutre et un sulfate acide ou bisulfate. Le sulfate neutre de quinine se présente sous l’aspect de petites houppes cristallisées blanches, très légères, douees d’une amertume considérable, formées par des aiguilles soyeuses et feutrées; il s’effleurit rapidement à l’air et tombe en poussière en perdant une partie de son eau de cristallisation. Sa conservation doit s’opérer, pour ce motif, dans des vases bien bouchers, à l’abri de la lumière qui le jaunirait. Il est soluble dans 74 parties d’eau froide, dans 30 parties ] d’eau bouillante et dans 60 parties d’alcool absolu froid. U est presque insoluble dans l’éther. Cas ci ne,

11 ne laisse aurun résidu. L’addition d’une petite quantité d’acide sulfurique augmente beaucoup sa solubilité; il se forme alors un sulfate acide. Ce sel est plus amer que le sulfate de cinchonine et a des propriétés fébrifuges plus marquées. Son usage est généralement abandonné pour le sulfate acide qui est incomparablement plus soluble que le précèdent, puisqu’il n’exige que il parties d’eau à 15° pour se dissoudre. Le sulfate acide ou bisulfate de quinine se présente sous forme de prismes rectangulaires blancs, très amers, tronqués ou terminés par des facettes. Il s’obtient en ajoutant au sulfate neutre

12 p. 100 d’acide sulfurique dilué. Sa solubilité très grande dans l’eau en fait un remède précieux et le seul employé en médecine.

Effets. — L’action physiologique du sulfate de quinine varie suivant les effets qu’on veut produire.

Veut-on obtenir de ce sel une action tonique, il faut l’administrer aux faibles doses de 10 à 50 centigrammes en deux ou plusieurs prises régulièrement espacées dans le courant de la journée. Alors ce médicament, par son amertume légère, stimule la muqueuse gastrique, augmente l’appétit, régularise le* fonctions digestives. Son absorption est frès rapide, son passage dans le sang marqué par la lorce et la régularité du pouls, l’élévation de la température et de la chaleur animale ; son élimination en nature se fait au bout d’un quart d’heure à demi-heure par mis divers émonctoires et surtout par les voies urinaires.

A-t-on besoin d’administrer ce sel pour en retirer une action fébrifuge, sédative ou hyposthénisante (et c est dans ce dernier but qu’il rencontre ses plus fréquentes indications', il doit se donner aux doses élevées de 50 centigrammes à 2 grammes. Certaines personnes, dès les premières doses, se trouvent sous tmfluence d’un certain degré, d’ivresse qumique Marquée par de la céphalalgie, des étourdissemenis, l’affaiblissement de la vue, des bourdonne- ®ents d’oreille, la titubation, la dilatation pupillaire ei un peu de délire.

Le plus grand nombre supportent des doses moyennes de sulfate de quinine sans en éprouver le moindre dérangement dans les fonctions organiques. On observe alors une rémission dans l’acuité des symptômes : le pouls se ralentit, diminue de force et de fréquence, les battements du cœur s’apaisent, les désordres nerveux se calment, la respiration devient plus facile, la chaleur animale diminue, la température s’abaisse, le volume exagéré de la rate tend à disparaître; puis le médicament s’élimine par l’urine, la sueur, les larmes, le lait et même la salive, qui en renferment des traces plus ou moins évidentes.

A doses trop fortes, de 3 à 5 grammes par jour, ce sel produit des effets toxiques par l’exagération des phénomènes anémiques indiqués ci-dessus. Ce sont de fortes convulsions, un délire intense, des tremblements continuels, bientôt suivis de somnolence, de stupeur, et d’un coma pouvant devenir promptement mortel.

Usages. — Il s’ensuit de ce résumé physiologique que le sulfate de quinine s’administre rationnellement à des doses modérées toutes les fois qu il s’agit de réfréner les fluxions sanguines actives, de modérer la chaleur, de tempérer la fièvre. Aussi sa prescription est-elle indiquée dans le rhumatisme articulaire aigu, les accès de goutte inflammatoire, les congestions et les phlegmasies des centres ner-, veux, telles que : la méningite cérébrale, l’encéphalite, la myélite, la méningo-myélile, le délire congestif, l’hyperhémie du cerveau, les névralgies congestive- de cet organe. Il est encore indiqué dans les névralgies dentaires, brachiales, ainsi que contre les accès de migraine, d’asthme, de dyspnée, de toux convulsive, de palpitations. C est un médicament souvent héroïque contre la fièvre puerpérale, la fièvre typhoïde à forme cérébrale, la fièvre traumatique, le délire des blessés; en un mot, contre toutes les fièvres congestives avec exacerbation. ,

Mais le véritable triomphe du sulfate de quinine réside dans son emploi contre les fièvres intermittentes, dans le traitement desquelles il a été considéré par la grande majorité des auteurs comme un spécifique souverain. En effet, il n’est pas de fièvres intermittente ou rémittente d’origine palustre que le sel quinique ne guérisse radicale-, ment. Les fièvres pernicieuses seules et quelques fièvres saisonnisées résistent parfois à ses puissants effets.

Dans la manière d’administrer le sulfate de quinine, on suit généralement aujourd’hui la pratique du professeur CubbT, qui consiste à procéder par des doses de 25 centigrammes de sulfate de quinme répétées quaire ou cinq fois par jour à trois ou quatre heures d’intervalle jusqu à cessation des phénomènes morbides et qui consiste, en outre, a continuer par des doses successivement décroissantes jusqu’à extermination complété des gernaes de la maladie. Ces doses sont toujours administrées de façon que la dernière se prenne deux ou trois heures avant le retour des phénomènes morbides. Cette tactique a sa raison d’être, comme nous allons le voir. En effet, puisque, d’un côte, le sulfate acide de quiuioe apparaît au bout dune demi-

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heure' dans l’urine, c’est qu’il est absorbé très vite et qu’il passe dans le torrent circulatoire quelques minutes à peine après son ingestion; puisque, d’un autre côté, l’observation clinique nous apprend que le quinisme arrive à son maximum d’intensité deux ou trois heures après l’introduction du sel dans les premières voies et qu’il cesse dans le délai de deux ou trois heures au plus; il en résulte que l’action moyenne réelle du sulfate de quinine est de trois à quatre heures, six heures au plus après l'emploi de fortes doses. Or, 25 centigrammes donnent généralement des phénomènes physiologiques passablement intenses. 50 centigrammes sont parfois nécessaires, mais toujours suffisants pour obtenir le résultat désiré. En conséquence, on ne devra pas administrer à la fois moins dé 25, ni plus de 50 centigrammes de sulfate de quinine toutes les quatre heures. D’après cela, on conçoit qu’en donnant le remède de demi-heure à une heure avant l’accès comme dans la méthode romaine, on n’aura aucune influence sur lui; il en sera de même si l’on cesse son administration six heures avant le retour du paroxysme fébrile, comme cela arrive quelquefois dans la méthode française : les fièvres tierces et surtout les fièvres quartes en sont des exemples frappants.

En définitive, le sulfate de quinine doit se donner dans les fièvres intermittentes simples a la dose de 50 centigrammes à 1 gramme 50 en quatre doses régulièrement espacées de quatre en quatre heures et disposées de façon à ce que la dernière prise précède de deux ou trois heures seulement le retour du paroxysme. En procédant de la sorte, le premier accès est simplement retardé, le second retardé et diminué, le troisième effacé ou nul. 11 n’en faut pas moins continuer pendant quelques jours le sulfate à des doses de plus en plus faibles. Dans les fièvres intermittentes bénignes, 50 centigrammes suffisent pour couper un accès fébrile; dans les fièvres pernicieuses des climats chauds et marécageux, il est utile d’élever la dose à f, 2, 3 et 4 grammes, d’administrer tout de suite 60 centi grammes à la fois sans attendre le moment favorable, car il n’y a pas de temps à perdre et le pis qui puisse arriver dans ces circonstances, c’est de n’obtenir aucun résultat avantageux de ce traitement hâtif, qui, dans quelques cas particuliers, peut mettre un terme à des accidents terribles!

Le sulfate de quinine étant un remède souverainement efficace contre les maladies fébriles ou non fébriles à forme périodique et principalement contre les fièvres intermittentes, il rend aussi des services toutes les fois qu'il y a inflammation, fièvre, chaleur, par ses vertus sédatives et byposthénisantes, comme à la suite de plaies traumatiques, de fièvres congestives graves, de phlegmasies intenses, mais alors on ne doit jamais dépasser la dose de 4 gramme à 1 gramme 50 par jour par prises suffisamment nombreuses et suffisamment espacées. C’est le vrai moyen d’avôir en lui un excellent fébrifuge.

Si l’on recherche, au contraire, son action tonique, et il est rarement employé comme tel, les préparations de quinquina lui étant de beaucoup supérieures sous ce rapport, l’on doit se contenter de

faibles doses de 10 à 50 centigrammes enplUsieu fois dans le courant de la journée, l’on peut en retirer parfois des avantages contre les cachexies les diathèses, les convalescences interminables’ dans toutes les affections chroniques, en un mot’ où persiste constamment un léger mouvement fél brile.

Terminons en disant que le sulfate de quinine s’administre par toutes les voies usitées : par ia bouche, en lavements et par les méthodes hypodermiques et endermiques.

A l’intérieur, il se prend en poudre dans du miel ou des confitures, dans un cachet médicamenteux Limousin, dans une capsule Lé Huby , sous la forme pilulaire, ou mieux, ce qui est encore le moyen le plus commode, sous forme de capsules Pelletier. En lavement, il se prend dissous dans de l’eau acidulée et étendu dans une petite quantité d’infusion pour un quart de lavement que le malade doit s’efforcer à garder le plus longtemps possible. Dans tous les cas il faut toujours donner la préférence au sulfate acide de quinine sur le sulfate neutre, comme plus soluble dans l’eau, plus facilement dissous dans le suc gastrique, plus promptement absorbé et plus actif dans ses effets.

A l’extérieur, les injections sous-cutanées de sulfate de quinine s’emploient contre les rhumatismes, les névralgies, les fievres intermittentes, lorsque le mauvais état des voies digestives ne permet pas d’introduire ce sel par la bouche ou par le rectum. La prudence dans leur administration invite à procéder par petites doses, de crainte qu’il ne survienne des désordres inflammatoires consécutifs. J’en dirai de même de l’emploi de la méthode endermique qui consiste à déposer sur la plaie d’un vésicatoire le sulfate de quinine en dissolution, parce que sous cette forme il n’occasionne qu’un léger picotement et peu d’irritation locale.

Falsifications du sulfate de quinine. — Le sulfate de quinine, vu son prix très elevé, a été l’objet d’une foule de falsifications. Ainsi on l’a falsifié parties mélanges de sulfate de chaux, de plâtre, de sulfate de soude, d’acide borique, de sucre, d’amidon, etc. Les fabriques allemandes, italiennes et américaines, entre autres, délivrent tous les jours des sulfates de quinine absolument, impurs, qui contiennent de plus ou moins grandes proportions

dequinoidine et de cinchonine.il n’y a qu’un moyen

d’éviter ces fraudes, c’est de n’employer que le sulfate de quinine sortant de la fabrique de Pelletier, l’auteur même delà découverte de ce précieux produit, qui, dirigée après lui par Delondre et Levaillant, est aujourd’hui la propriété du savant chimiste Armet De Lisle. Le sulfate de quinine Pelletier, dit des trois cachets, est reconnu et proclame sans conteste, par les médecins et les chimistes de tous les pays comme le seul absolument pur de tout mélange. Dr Marc Camb0duves.

QUINIQUE. — Nom donné à un acide qui se trouve dans le quinquina et qu’on obtient généralement comhae produit secondaire de la fabrication de la quinine. 11 n’est pas usité. P. b-

QUINIÜM. — Nom donné à un extrait alcooliqne

à la chaux titrée, qui doit renfermer ^ <luior son poids de quinine et de cinchonine, le Qui lès renferme rarement. P. L.

nVnTTJP — La quinoïdine est une subsqUINOIDI» i • définie, qu’on retire des resita01 C°nninquina qui a servi à préparer le sulfate dusdu quinqo h de vierz0Ilj a essaye

de quinine e 4 interrnittentes qui régnent en contre tes p. l.

Sologne-

«mwnülNA. - Le quinquina est l’écorce du tronc QÜINk nîhes de divers arbres exotiques qui. ap- * d6S tous au genre Cinchona, de la famille gSS&T* sont originaires de l'Antengne

même un acharnement inouï. Les médecins et les facultés qui voulurent en faire usage devinrent l’objet de nombreuses persécutions. Le grand nom seul de Sydenham le remit en honneur, et, en 1679, un empirique anglais du nom de Talbot, qui nignorait pas sans doute les travaux du maître, ayant guéri Louis XIV d’une fièvre intermittente à l’aide d’une teinture vineuse de quinquina, le roi lui acheta le secret 48,0u0 livres, et le fit publier par son ordre un remède public. A dater de ce moment, la vogue du quinquina reprit un nouvel essor. La Condamine, Ruiz et Pavon, de Humbolt, et, dans notre siècle, Weddel, Delondre, Howard, nous ont fait connaître l’étude botanique des divers quinquinas- Pelletier et Caventou, Bouchardat, Briquet, leur étude chimique et physiologique; Sydenham,

Fig. 1114. — Quinquina calisaya (extrémité d’un rameau fleuri).

méridionale (du Pérou), aujourd’hui également cultivés dans les Indes sur une grande échelle. Ce sont des arbres de 4 à 5 mètres de hauteur, à écorce crevassée, à feuilles opposées, persistantes, à fleurs roses colorantes et à fruits capsulaires.

L’introduction des ecorces du quinquina dans la médecine européenne remonte à peine à la première moitié du XVIIe siècle (1640). Lors de son voyage dans le nouveau continent, Joseph de Jussieu nous a fait connaître que ce sont les habitants d’un village des environs de Loxa qui ont les premiers utilisé les propriétés fébrifuges , de celte plante. Quelques années plus tard, l’épouse du comte d’El Cinchon, vice-roi du Pérou, ayant ete guérie par le quinquina d'une fièvre intermittente opiniâtre, fit apporter en Espagne une grande provision de cette écorce en poudre, et la distribua au Public, sous le nom de poudre de la Comtesse; puis, les Jésuites de Lima en donnèrent a leur tour aux Malades, et en envoyèrent à Rome et au cardinal de *^?°> d’où résultèrent pour cette poudre les titres ^ents de poudre des Jésuites, poudre Cardi-

: f.0us ces différentes dénominations, cette poudre , Hir,1 .Pendant quelque temps d’une vogue exlraor- „ !re> à tel point, que les écorces manquèrent et es négociants péruviens les mêlèrent à d’autres de mauvaise qualité. Il n’en fallut pas dafavû,a^e P0ur taire tomber le quinquina dans lader et le discrédit. Les détracteurs y mirent

Fig 1115. — Quinquina calisaya.

| A. Fleur coupée verticalement. - B. Fruit. - C. Grappe de fruits.

Bretonneau, Trousseau, Gubler,leur grande importance en thérapeutique. • ,,

On ne connaît pas encore exactement le nombi e des arbres à quinquina. Les auteurs en décrivent une quarantaine d’espèces, classées, d apres leur aspect extérieur, leur composition et leurs propriétés distinctes, en irois sortes essentiellement officinales qui sont : le quinquma gris, \equmuzna jaune

et \ry quinquina rouge. Le gris présente des ecorces minces, petites, grisâtres, enroulees, plus ^ as tangentes qu'amères, contenant beaucoup de tannin et de cinchonine, mais peu de quinine. Le ? tune a des écorces épaisses, fibreuses, plates, plus ameies qu’astringentes, très riches en quinine, et pauvres en tannin et en cinchonine Cest le meilleur de tous les quinquinas. La couleur de sa poudre varie du jaune fauve au jaune orange. Le rouge, intermédiaire aux deux autres, offre des ecorces d moyenne épaisseur, d’un rouge plus ou moins vi,

aussi astringentes qu’amères, avec des proportion égales de quinine, de cinchonine et deTanmn.

&En résumé, est-il nécessa.re d’obtenir des^effe s antipériodiques au plus haut degre .

moindre volume du méd.cament, cest an qum

gentert l'actf 01/ tonique^dciivent’ être exigées au même de^ré, il paraît évident que le quinquina rouge satisfera mieux que les autres a cette triple exigence.

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Yoici la composition organique que Pelletier et Caventou assignent aux quinquinas, savoir : quinine, quinicine, quinoïdine, çinchonine, cinchonicine, cinchonidine, aricine, acides quinique, quinovique, quinotannique, rouge cinchonique, matière colorante jaune, matière grasse verte, amidon gomme et sels.

Effets. Introduit à faible dose dans les voies digestives, ce médicament stimule l’appétit, facilite la digestion, tonifie la muqueuse gastrique sans causer de la constipation, ni de la diarrhée consécutive. Puis, il est lentement absorbé et passe dans la circulation générale où il imprime à nos organes épuisés de diverses manières un sentiment de bienêtre des plus marqués. Sous son influencera fibrine et l’albumine augmentent dans le sang, la circulation est plus forte, plus régulière, la. température plus élevée, la chaleur animale plus intense; les fonctions du système nerveux se régularisent, les appareils de la vie organique s’harmonisent pour agir tous d’un commun accord et contribuera la parfaite régularité de l’ensemble.

11 n en sera pas de même des doses élevées qui se comporteront d’une tout autre manière. Ainsi parvenues dans l’estomac, elles l’irriteront au point de produire d’abord de la constipation, laquelle pourra se changer dans la suite en une diarrhée plus ou moins persistante. Dans le torrent circulatoire, elles diminueront le mouvement fébrile abaisseront la température, calmeront la chaleur’ deviendront en un mot des sédatifs du système diTque X 6t deS hyPosthéûisants du muscle car-

Des doses toxiques produiront de la céphalalgie, des vertiges, de la somnolence, de la stupeur le collapsus, le coma et la mort.

En d’autres termes, de faibles doses feront du quinquina un tonique astringent de premier ordre, s, race a 1 action prédominante de la cinchonine, du annm et des matières extractives qu’il renferme;

mantîâU!ide f°-rt°S doses contiendront une grande K d.® qmoine ^ le rendront à la fois un puissant sédatif et un bon fébrifuge.

,ais f-6 n eSt pas tout’ flutnquina employé en

Se“entndi0P.i-'1Ue8 détermine en °-‘™ -riresserrement des tissus, une contraction des canil-

uSes^rneTr16 f dég0rger les surfa“s

ea découlent MUtral,ser les “-“«es putrides qui

D après ce court exP°sé Pl'vsiolo-ique 1 action thérapeutique du quinciuina ’•

comprendre Ce médicament, en effet, donné dans des proportions modérées est un de en f

les plus employés de la matière mtdS,^ ££ contredit, celui qui nous rend tous les jours les plus signales services dans les conditions morbides ^P.luS ™nees- 11 u’est pas de cachexies, de dyscrasies, d appauvrissements du sang, anémie mi chlorose de convalescences longues et pénibles où î ° a- u1* recours a ce Précieux tonique. Toutes fnlAdlaiheSeS: tuberculose, cancer, syphilis, scro X; ^rtres» scorbut, en retirent les meilleurs ffets Les constitutions délabrées par les excès Ha S £ Temes .prolongées, les aïeeûoSThrî niques, trouvent dans le quinquina le meilleur

moyen de relever les forces, de redonner à, l’ nisme sa vitalité première. Les maladies aie - a' plus graves parvenues à ,1a dernière périoiT les l’adynamie trouvent encore dans cqt^aee t ^ moyen de prolonger l’existence jusqu’à l’édahr U“ ment d’une crise salutaire sur laquelle on n> . plus compter. Il ne faut pas s’étonner, d’après mU que ce médicament soit universellement emnl • comme tonique, par tous les praticiens. P 0ye’ Son administration, comme fébrifuge, est 1 • de s’êire attirée une approbation aussi ’généraT Tandis que les uns recommandent les préparation de quinquina, le plus grand nombre accordent la préférence au sulfate de quinine, c’est-à-dire à son alcaloïde. Dans le premier cas, il faut donner ]e quinquina calisaya soit en poudre, soit en extrait alcoolique, soit en résine, mais toujours à haute dose, ce n’est qu’à ces conditions qu’on triomphe des maladies fébriles ou non fébriles à forme périodique; dans le second cas, le sulfate de quinine se prescrira d’après les indications qui sont formulées à l’article où il est traité de ce sel.

Puisque le quinquina réduit la vascularité des tissus et les raffermit, il sera encore utilisé toniquement avec avantage sur les ulcères fongueux, les plaies atoniques, gangrenées, les eschares du sacrum, etc.

Le quinquina s’administre de différentes façons : en tisane, en poudre, sous forme d’extrait, de teinture, de sirop et de vin.

Trois sortes de tisanes au quinquina peuvent être prescrites, ce sont : la macération à froid, l’infusion dans l’eau bouillante et la décoction La macération et l’infusion absorbent lé tannin, mais ne dissolvent qu’une très petite partie des principes actifs contenus dans l’éc<irce; la. décoction, au contraire, dissout la majeure portion des principes fébrifuges qui la rendent trouble par le refroidissement. En conséquence, les deux premières auront des propriétés toniques astringentes manifestes, pendant que la dernière sera principalement féffriluge.Ces trois préparations de quinquina par l’eau sont souvent employées à l’intérieur. L’usage externe en retire aussi son profit en lavements, injections, lotions et fomentations toniques antiseptiques.

La poudre de quinquina se donne à l’intérieur: a faible dose (20 centigrammes à 2 grammes), comme tonique, à haute dose (de 4 à 20 grammes), comme fébrifuge, dans du miel, dans une cap sule Le Huby, dans un cachet médicamenteux Limousin, etc. A l’extérieur, elle sert à saupoudrer les plaies atones, les eschares du sacrum par ses vertus a la fo.s absorbantes, antiseptiques, astringentes et toniques.

On range les extraits de quinquina sous trois espece qui different par leur composition et leurs propriétés. L extrait sec et l 'extrait mou gris ou 'Vmt pauvres •*« alcaloïdes et sont faut nao f S ,excePeilts toniques, aussi il ne faut pas leur demander l'énergie qui est réservée |X “ ^ s. Pul'eblent alcooliques pour combattre m lnt.ermtoentes. L WtraU alcoolique de

portion d’alrol'^Y4 C°”l'ent une ,rès notable prooïdes qui ie placent au premier rang

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n réparations fébrifuges. L extrait mou ou de 1 alcool. On peut préparer le vin de quinquina des P et l’extrait alcoolique se donnent principa- instantanément : il suffit pour cela de verser dans

aqUÜnt en potions, juleps et pilules. un litre de vin 30 grammes d’extrait fluide de quin-

l6ï rmi les teintures de quinquina les unes sont quina jaune. Le vin de quinquina se prend à la

•les les autres composées. La teinture simple dose quotidienne de 60 à 123 grammes.

f^Jus’ usitée est la teinture alcoolique, elle se Quant au sirop de quinquina il est beaucoup a ne soit en potion, soit dans du vin ou du café, moins usité et s’administre à la dose de 20 à se prescrire encore en gargarismes, injec- 100 grammes par jour. fjLP liniments, fomentations ou comme denti- Parmi les préparations spéciales de quinquina VL’ les plus appréciées et les plus usitées, nous cite-

r e vin de quinquina du Codex se prépare de la rons le vin de Séguin, le quina Rocher, etc.;. parmi

manière suivante: on verse 60 grammes d’alcool les spécialités les plus recommandables dans la

sur 30 grammes de quinquina jaune calisayacon- composition desquelles entre le quinquina, nous

cassé, puis on laisse en contact dans un vase signalerons le vin de Bellini, Y élixir de Gigon, le

fermé pendant 24 heures; on ajoute un litre de sirop de Grimault, les pilules du D r Labarthe, etc. vin rouge, on laisse macérer pendant 10 jours (Y. ces mots). Dr Marc. Cambouliyes.

en agitant de temps en temps; on passe, on ex- .

prime et on filtre. Si l’on emploie pour la fabrica- QUINTE. — Nom donné par les médecins aux tion de ce vin les vins de Madère, de Malaga, d’Ali- accès de toux qui durent un certain temps cante, en un mot des vins très alcooliques, il n’est (V. Toux). P. l.

pas besoin de mouiller d’abord le quinquina avec

RABIQÜE. — On donne le nom de virus rabique au virus de la rage (Y. Rage). P. L.

RABUTEAÜ (dragées, élixir et sirop). — Les dragées, l’elixir et le sirop Rabuteau sont trois produits spéciaux à base de protochlorure de fer{ Y. ce mot), qui ont très rapidement pris une des premières places parmi les préparations ferrugineuses les plus usitées dans les hôpitaux et dans la clientèle civile, en France et à l’étranger.

Voici comment notre éminent confrère le Dr Rabuteau, dont les nombreux et remarquables travaux sur la thérapeutique ont été couronnés par 1 Institut, a été poussé à créer ces trois produits.

A la suite de ses belles recherches sur le suc gastrique, communiquées à l’Académie des sciences en 1871 et 1874, qui ont confirmé ce fait, déjà constate par notre grand chimiste Wurtz, que le principal acide du suc gastrique est l’acidé chlorhydrique, fait contesté jusqu’alors, mais aujourd’hui généralement admis, Rabuteau se livra à des expériences sur les animaux et sur l’homme, avec les principaux ferrugineux, afin de savoir comment le fer est absorbe, et arriva à cette conclusion que les principaux seis de fer insolubles, avant de pouvoir etre absorbes, sont dissous dans l’estomac et transformes en protochlorure de fer au contact de l’acide chlorhydrique existant dans le suc gastrique et ne peuvent être assimilés que dans cet état. Il eut alors lidee, absolument rationnelle de chercher une nré paration présentant le fer sous la forme qu’il doit revetir en dernière analyse pour pénétrer dans 1 économie et y être assimilé, et qui puisse traverser 1 estomac sans rien distraire des qualités essen tielles du suc gastrique et sans exiger de celui-ci le travail d’une décomposition plus ou moins com plete suivant chaque individu. Le protochlorure de ter ou ter Rabuteau, fut cette préparaiion.

Inutile, d’après ce qui précède, de dire que le fer Rabuteau, toujours d’une pureté absolue, est nartaitement toléré, qu’il ne fatigue nullement l’estomac, qu’il ne produit ni constipation, ni diarrhée

et que ses effets sont remarquablement rapides et toujours constants dans les divers états morbides qui reclament l’emploi des ferrugineux.

Le fer Rabuteau est d’une administration facile puisqu’il est présenté sous trois formes : dragées, ehxir et sirop, admirablement préparés par le , Clin, pharmacien, ancien interne des hôpitaux, lauréat de la faculté de Paris.

Les dragées sont de petites pilules recouvertes de sucre, contenant chacune 2 centigrammes et demi de fer; elles se prennent à la dose quotidienne de 4, 6 et quelque fois 8, la moitié à chacun des deux principaux repas. L 'élixir est très agréable au goût, très limpide, et joint à l’action du fer les effets toniques et aromatiques de l’écorce d’orange qui entre dans sa composition; il se prend à la dose d’un verre a liqueur à chaque repas. Quant au sirop, il est destiné aux enfants qui le prennent avec plaisir a cause de son goût agréable, aromatique et légèrement sucré; il se donne à la dose d’une cuillerée à dessert a chaque repas. Dr L. Saint-Anton®.

kaüaüüUT. — Le racahout des Arabes est un mélangé de salep, de glands doux torréfiés et pulvérisés, de farine de riz, de fécule de pommes de terre, de vanille et de sucre, qui se mange préparé au lait ou à leau. & PL

®AtC?I^L6IE- - Nom donné à une douleur siénnpPnn °ng de la coIonne vertébrale ou rachis, ? j: <PfrnC°înre dans un £rand nombre de maladies differentes : méningite spinale, myélite,

rhuma? mrtebre?’ mal de Pott’ Maladies fébriles, de la racial’ .ma,adies Urines, etc. Le traitement

ladiequila ilteS'.516 surt0M 4

1° ^0m ^onnè par les anatomiste ;

racWs ou i.!’ “ niol>i a « ««d formé par i*

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ZZ de la SnT‘ “e 11 "“•«•(*• ce mot] ; P «« colonne^ vertébrale qui forment des-

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t i’ensemble constitue une véritable cage plexus do renferme la moelle épinière et les

vasculaire h p L

méninges*

HACHIS- — (v* Colonne vertébrale .)

RACHITIQUE. — Nom par lequel on désigne les individus atteints de rachitisme (V . ce mot), p. l.

RACHITISME. — Maladie de la première enfance, i rachitisme consiste en un trouble de nutrition du ® u 0SSeux dont les conséquences principales sont l'incurvation des os et le gonflement de leurs ex-

Luelles sont les causes du rachitisme? — Le rachitisme peut être congénital, mais il se développe

surtout au moment de la première dentition, soit

vers la fin de la première année, soit au commencement de la seconde; très exceptionnellement il peut survenir soit avant, soit après cet âge. Le sexe et le tempérament sont sans influence sur sa production, une alimentation insuffisante ou vicieuse en est la cause principale. L’alimentation vicieuse, dit

Trousseau, est celle qui arrive hors de son temps, c’est par exemple l’alimentation par la viande avant que l’enfant ait dépassé l’âge de téter. Jules Guérin a rendu des chiens nouveaux-nés rachitiques en les nourrissant de viande.

Le rachitisme est plus fréquent dans les pays froids et humides, tels que la Hollande et l’Angleterre.'

Quelle est l’évolution du rachitisme? — L’évolution du rachitisme peut être divisée en trois périodes :

lre période , dite d'épanchement . — Les os ont à peu près conservé leur forme, mais toutes leurs aréoles, si nombreuses dans le tissu spongieux, tous les interstices et le périoste lui-même sont infiltrés d’une matière sanguine noirâtre comparable à de la gelée de groseille. Cette matière se détache facilement sous un filet d’eau.

2 ‘période, de ramollissement et de déformation. — Cette deuxième période est caractérisée par le gonflement des épiphyses (extrémités osseuses) et 1 incurvation des diaphyses (corps des os longs). Si Ion pratique une coupe sur les parties gonflée, on voit qu’elles sont formées par une trame osseuse dont les mailles, fines comme de la dentelle, sont occupées par la matière rougeâtre dont nous avons parlé; ce tissu ressemble à celui d’une éponge. De P’us le corps de l’os est ramolli au point de se laisser incurver.

période, de consomption ou de réorganisation. ~7 ^ ^a Maladie continue à progresser, les aréoles s agrandissent, les cloisons qui les séparent se déduisent, ^os a perdu toute consistance, il n’est plus flue par une coque mince et fragile. Des- ■nn» es> ces os se font remarquer par leur aspect Poreux et friable.

resm-vf cas guérison, la matière rougeâtre se cornn ell-e est remPÏacée par un tissu osseux auuntf s.e Repose dans les cloisons, les épaissit ai0j,s J11 de faire disparaiLre les aréoles, l’os devient Les îud- *our<i’ comPact comme de l’ivoire. ^Püenomènes que nous venons de décrire se CTI°NNAI[IE populaire de Médecine usuelle.

passent seulement au niveau des extrémités osseuses ; quant au reste du squelette dont l’ossification naturelle s’effectue, il acquiert la structure et le volume du*tissu normal, mais non sa consistance, car il est privé de sels calcaires, phosphate et carbonate de chaux, aussi est-il incapable de remplir ses fonctions, il s’incurve et se déforme.

Quels sont les symptômes du rachitisme? — On peut distinguer trois périodes dans l’évolution du rachitisme : 1° une période d'incubation ; 2° de déformations ; 3° de terminaisons .

1° Période d'incubation . — Elle comprend l’ensemble des phénomènes que présente l’enfant rachitique avant que le squelette ne soit déformé. Cet enfant devient triste, apathique, son ventre se gonfle, il est pris de diarrhée, son urine présente de nombreux sédiments de phosphate et de carbonate de chaux, la peau est ardente, le pouls fréquent, la fièvre presque continue, à tout propos surviennent des sueurs profuses. L’enfant présente bientôt l’aspect d’un petit vieillard à la peau ridée et fanée. Cette période peut passer inaperçue tant elle est courte et légère, ou bien au contraire durer plusieurs mois.

2° Période de déformations. — Jules Guérin avait posé en principe que les déformations se produisent toujours de bas en haut, cela est vrai pour le rachitisme qui frappe les adultes ou les enfants qui ont déjà marché, car les membres inférieurs ramollis ne peuvent supporter le poids du corps ; mais, chez l’enfant du premier âge, qui n’a pas encore marché, la déformation commence par le thorax, car la poitrine n’a pas une résistance suffisante pour lutter contre la pression atmosphérique.

Cela dit, nous étudierons les déformations en procédant de haut en bas; elles se produisent suivant une loi que l’on pourrait formuler ainsi : les os rachitiques ramollis s’incurvent dans le sens des tractions ou des pressions auxquelles ils sont soumis.

La tête est volumineuse et aplatie, le front bombe, les fontanelles, très écartées, ne s’ossifient que tardivement; cette disposition permet au cerveau de se développer avec promptitude, c’est ce qui explique l’intelligence précoce des enfants rachitiques. La dentition est extrêmement influencée par le rachitisme, elle est retardée, s’arrête si elle est commencée, et les dents déjà venues noircissent et tombent.

La poitrine ressemble à celle d’un oiseau ; elle est aplatie latéralement, bombée en avant, l’aplatissement commence à la deuxième côte et se termine à la neuvième; en effet la première côte est protégée par la clavicule et les dernières sont déjetées en dehors par les viscères abdominaux toujours très développés. Non seulement les côtes ne possèdent pas leur courbure naturelle, maisencore leur extrémité sternale se renfle. Ces nodosités superposées ont reçu le nom de chapelet ra hitique.

Les courbures de la colonne vertébrale sont exagérées, mais il est fort rare qu’il existe des déviations latérales.

Les omoplates sont gonflées.

Le ventre est fort gros, car le foie et la rate sont

hypertrophiés avec ou sans dégénérescence amyloïde, et les organes digestifs sont habituellement distendus par des gaz.

Le bassin est toujours déformé, et, chez les pe-

Fig. 1116.

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>• 1117. — Bassin déformé par le rachitisme.

x ou impossibles. Les os iliaques épaissis t avoir éprouvé un mouvement de bascule

qui rapproche les ischions l’un de l’autre le petit bassin, tandis que les fosses iliam, récit aplaties, déjetées en dehors et que le ararffiK S°m est ainsi élargi. Le poids des viscères abdom’ n et la pression des fémurs expliquent ce fait miQaux Les articulations sont noueuses; en rakn gonflement des épiphyses, il semble qu’au ni du et au dessous des jointures les membres a SUS été vigoureusement serrés, d’où le nom d’601 lants noués. Le bras ne présente rien de fi

Fig. 1118.

Sq“e*fle ^éformé Par le rachitisme. L’abaissement de la taÿe J3?: “/incurvation des membres inférieurs. Le bassin est vicie- 1 accouchement difficile ou impossible.

dans ses courbures, mais l’avant-bras est toujours incurve vers sa face palmaire. Les (misses recourbées forment un arc de cercle à concavité dirigée un peu en dedans et un peu en arrière, il semble que e muscle grand adducteur ait exercé une traction

mJrrSdieUX-P01utS d’illsertion ; si l’enfant n’a pas marche, les jambes sont incurvées dans le même

nrm?nte- es CU1?SeS) aussi les membres inférieurs s~-e lar?e Parenthèse (Trousseau). Mais fertnp^n* -che’ l’incurvation des jambes s’eftelle snrie S6nSi lnVerSe’ cest-à-dire en dehors, de individus son? c5S.“X 86 raM,rocl,ent et Les rachitiques sont très fréquemment atteints de

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