QUA
nt de clore cet article sommaire, nous rappel- , ^ les paroles de Jules Guérin dans un mémomble débat à l’Académie de médecine :
*1 «g quarantaines et les cordons sanitaires sont ‘ institutions caduques, qu’il faut supprimer, et 5 seront remplacées par des mesures plus sérieuses, plus sûres et plus efficaces. »
Nous même, dans un article du Journal dhyaiène du 23 avril 1883, à propos de la quarantaine infligée au navire qui ramenait mourant, de Madagascar, le vaillant amiral Pierre, nous écrivions :
8 « Il faut avoir le courage de le dire, ce ne sont
nlus là des précautions sanitaires, c’est de la barbarie digne d'un autre âge. Si les populations méditerranéennes sont affolées par la peur, un gouvernement intelligent et fort ne doit ni respecter, ni surtout encourager de pareils sentiments de pusillanimité. » D» P. de Pietra-Santa.
amerfume si intense que certaines personnes éprouvent à le prendre une répugnance invincible.
Il se prescrit dans les anorexies, dans les dyspepsies atoniques survenant à la suite de convalescences pénibles, exemptes d’inflammation du tube digestif. Il est encore utile dans les affections scrofuleuses, scorbutiques, dans les diarrhées chroniques apyrétiques, les dyssenteries invétérées et contre les vomissements spasmodiques.
On emploie ordinairement la macération des copeaux à froid. L’infusion et la décoction sont peu employées; il en est de même de la poudre, de la teinture, de l’extrait et du vin. Quelques personnes se servent tout simplement d’un gobelet de bois de quassia, plein d'eau ou de vin, qu’on vide au bout de quelques minutes et qu’on remplit de nouveau pour le vider un quart d’heure à une heure plus lard. Mais il est bien préférable d avoir recours à la quassine, son principe actif (V. Quas~
QUASSIA AMARA. — Le quassia amara , appelé aussi bois du Surinam, bois amer, est un arbre de la famille des Rutacées, originaire de la Guyane,
Fig. 1113. — Quassia amara.
dont la racine ligneuse nous arrive en cylindres de 3 à 4 centimètres de diamètre; elle est grisâtre, tachetée en dehors, d’un blanc jaunâtre en dedans, inodore et d’une saveur excessivement amère. Nous trouvons cette racine dans les pharmacies réduite à l’état de copeaux jaunes, minces, poreux, très amers. Cette amertume est due à un principe particulier appelé par Thompson quassine (V. ce mot)
A part cette substan -e immédiate, le quassiaamara ne contient ni tannin, ni acide gallique; il se rapproche par sa composition de la gentiane et de la petite centaurée, dont il offre d’ailleurs des analogies physiologiques et thérapeutiques marquées.
En effet, pris à haute dose, ce médicament ne produit ni constipation, ni vomissements, ni diarrhée, il ne détermine en un mot aucune irritation générale ou locale quelconque, ce qui ne 1 empêche pas d’être tonique, apéritif et stomachique. I facilite l’appétit, régularise les fonctions gastriques et a l’avantage de pouvoir être prescrit à des doses considérables sans occasionner le moindre dérangement du côté des voies digestives. Le seul inconvénient qu'il puisse avoir, c’est de posséder une
sine), Dr Marc, Cambouhves.
QUASSINE. — La quassine est le principe actif de la Quassia amara. Elle est amorphe ou cristallisée, mais sous ces deux formes elle produit les mêmes effets, si ce n’est que la seconde est dix fois plus active.
A dose modérée (2 à 10 centigrammes pour la quassine amorphe, 2 à 10 milligrammes pour la quassine cristallisée), ce principe active et augmente la sécrétion des glandes salivaires, du foie et des reins ; il éveille l’action des fibres musculaires de l’appareil digestif, du canal excréteur de la bile, de l’appareil uro-poiétiqüe, augmente la sécrétion des muqueuses et facilite l’excrétion des sécrétionsnormales. Chez les individus malades, il réveille l’appétit, reconstitue les forces, facilite les excrétions normales, rend la défécation plus facile et hâte l’expulsion des calculs rénaux et du foie.
A dose plus élevée ^au-dessus de 13 centigrammes pour la quassine amorphe et de 15 milligrammes pour la quassine cristallisée), ce produit détermine des effets toxiques d’autant plus accentués que la dose est plus élevée : brûlure de l’estomac, de 1 isthme du gosier, striction de la gorge, pyrosis, céphalgie frontale, nausées, vomissements, diarrhée, mictions fréquentes, crampes dans les jambes, etc.
La quassine constitue un bon médicament qui trouve son indication dans l’inappétence, les digestions lentes, les dyspepsies alonique et flatulente, la constipation occasionnée par le défaut de contraction des fibres musculaires de l’intestin, les diarrhées, les coliques hépatiques et néphétiques, enfin dans l’anémie et les convalescences.
La quassine amorphe, connue sous le nom de Quassine Frèmint (V.‘ Frémint), est celle dont ou fait le plus généralement usage. Dr Paul Labarthe.
QUÉBRACHO. — Le québracho est une écorce fournie par l 'uspidosperma québracho, arbre de la faille des Aposcinées, originaire de la République Argentine, où il est connu sous le nom de Q i-braclw blanc. Celte écorce, d’une coloration rouge brunâtre à l’intérieur, douée d’une saveur amère très prononcée et d’un goût 1res désagréable, contient, d’après les recherches faites, en 1881, par Franz Peri-