EN TEMPS DE GUERRE
Poids
Azote
Carbone
Poids
Azote
Carbone
Pain .
Biscuit .
' Viande fraîche.
Légumes frais.
Légumes secs.
Café.
Sucre .
RATION. — On donne le nom de ration alimentaire à la quantité et à la qualité d’aliments nécessaires chaque jour à l’homme pour bien se porter, c’est-à-dire pour réparer les pertes subies par l’organisme par suite du travail cérébral ou musculaire. La ration d’entretien quotidien de l’homme doit donc être basée sur la quantité de pertes éprouvées dans les vingt-quatre heures.
L’homme rend en moyenne, en vingt-quatre heures, 20 grammes d’azote, dont 13 par l’urée, 1 ou 2 par la respiration et 5 par divers autres produits : acide urique, matières extractives, etc. Il rend en même temps environ 300 grammes de carbone, dont 240 par la respiration et le reste par les liquides de sécrétion et les excréments.
Il faut que la ration alimentaire quotidienne corresponde aux proportions d’azote et de carbone.
1,000 grammes de pain renferment, d’après M. Payen, 30 grammes de carbone et 50 grammes d’azote ,
1,000 grammes de viande contiennent 100 grammes de carbone et 30 grammes d’azote.
Pour subvenir à la réparation des pertes quotidiennes, il faudrait donc ingérer 2,000 grammes de Pain pour obtenir les 20 grammes d’azote, et il faudrait ingérer 3,000 grammes de viande pour obtenir les 300 grammes de carbone. Mais en combinant le pain et la viande, en prenant une alimentation mixte, par exemple 1,000 grammes de pain contenant 300 grammes de carbone et 10 grammes azote, et 300 grammes de viande contenant 0 grammes de carbone et 10 grammes d’azote, on arrive au résultat voulu avec des proportions fort aisonnables. En ajoutant à ces chiffres 1,000 granités environ de boisson, nous obtenons le poids de 2,300.
L’homme, dans nos climats, consomme, en lidp’ ,?,5(?0 à 3,000 grammes de nourriture sotjQn °U ^fluide pour faire équilibre à une proporfrp ™ ^eu Pr®s d’excreta. Prenons pour chif-
S^Yen2',so Sommes.
de b ‘ 2,750 £rammes il y a 1,800 grammes d’eau
mes d1 0U imprégnant les aliments, et 900 gram- PondPnt“atiere sèche> dont 150 grammes corres-
de carbone20 grammes d’azote et 750 a 300 grammes
^°Us donnons dans le tableau ci-dessous la ra-
Quand au marin voici de quoi se compose sa ration en campagne : Biscuit 550 grammes ou pain frais 750 grammes ; viande fraîche 300 grammes ou conserve de bœuf 200 grammes ou lardsalé 225gr.; légumes secs, fayols 120 grammes, fèves décortiquées 100 grammes ou pommes de terre desséchées 100 grammes; fromage 100 grammes;. café 20 grammes: sucre 25 grammes; vin de campagne 46 centilitres; eau-de-vie, rhum ou tafia, 6 centilitres.
Il est regrettable que le vin et l’eau-de-vie ne figurent pas dans la ration alimentaire du soldat comme dans celle du marin. Dr J.-A. Fort.
RATIONALISME. — On donne ce nom à une doctrine philosophique où l’on suit les principes de la raison qui dit ne comprendre en ses jugements que ce qui se présente si clairement et sidistinctement à l’esprit, qu’on n’ait aucune 6 ccasion de le mettre en doute. (Descartes.) p. L.
RAUQUE. — Qualificatif donné par les médecine à la voix devenue plus grave et comme voilée, à la suite de certaines lésions des cordes vocales telles que leur épaississement par l’œdème, etc. p. L.
RÉACTIF. — Nom donné par les chimistes aux corps qui, grâce à des phénomènes qui. sont le résultat d’une action chimique, servent, soit à mettre en évidence les caractères ou propriétés propres à distinguer le’s corps entre eux, soit à faire reconnaître la présence d’autres corps dans des préparations dont on cherche la composition, c’est-à-dire qu’on analyse. P- L-
RÉACTION. — Mot employé par les chimistes pour désigner le phénomène nouveau qui se produit lorsque deux corps doués d’affinité l’un pour l’autre sont mis en présence; et par les médecins pour désigner tantôt l’action qu un organe atteint d’une altération pathologique produit sur un autre
organe plus ou moins éloigné, ou sur 1 ensemble de l’organisme, tantôt l’action organique qui tend à contrebalancer soit l’influence d’un agent morbifique, soit celle d’un médicament. p, l.
RE'BOUTEUR. — 0° donne le nom de rebouteur, renoueur, rabilleur,bailleuil , etc., à des individus
qui font métier de réduire les entorses, les luxations et les fractures. Ce sont ordinairement des forgerons, des maréchaux-ferrants ou des marchands de vin. En attendant que tombe enfin la crédulité des gens du peuple et aussi des personnes appartenant aux classes instruites et éclairées, nous ne pouvons que demander aux tribunaux la rigoureuse application de la loi sur l’exercice illégal de la médecine à ces charlatans éhontés, invariablement aussi dépourvus de diplôme que de la moindre notion d’anatomie et de physiologie, qui ont estropié cent fois plus de malheureux qu’ils n’en ont guéri. P. L<
RECETTE. — Synonyme d formule (V. ce mot).
RECHUTE. — On donne ce nom en médecine à la réapparition d’une maladie qui paraissait être en voie de disparition et qui était déjà parvenue à la période de convalescence. Parmi les affections les plus sujettes aux rechutes, nous citerons la fièvre typhoïde , la variole , etc.
moins vive, <
- mairie ei i e^unauon exac
par un suintement plus ou moins épais t01’ ’
dant d’un liquide glaireux, jaunâtre, souvp f00' i langé de stries sanguinolentes; de plus mé- ! lades éprouvent du ténesme rectal aL.v mafréquentes d’aller à la garde-robe, de k 6nvies ! et une sensation de pesanteur au niveau dpCp1SS°a I Des lavements à l’eau de guimauve des t ' *
plasmes, des bains de siège, le repos horizon! i une alimentation rafraîchissante, suffisent - ’ lement pour faire disparaître cette inflammS' i en quelques jours. p ail0tt
RECTUM. Anatomie. — Le rectum est la <w nière portion du gros intestin qui commence à ]ï iliaque du côlon (V. ce mot) et va jusqu’à l’orifice anal (Y. Anus ) où il se termine. Il s’étend de la sym physe sacro-iliaque gauche à l’an us et est situé dans le petit bassin au devant du sacrum et du coccyx
RÉCIDIVE. — On donne ce nom en médecine à la réitération d’une maladie qui avait été complètement guérie, à une époque plus ou moins éloignée, qui souvent se compte par années. Il ne faut donc pas confondre, comme on le fait souvent, récidive avec rechute (V. Rechute). P L
RECONSTITUANT.- On donne ce nom à tous les médicaments, aliments et moyens hygiéniques qui jouissent de la propriété de rendre la nutrition et l’assimilation meilleures, de reconstituer l’économie en apportant au sang :
appauvri les matériaux qui lui manquent et en facilitant et pré- s V
cipitant le mouvement de réno-
oSL°srTir-7OUS leS a“leP‘iques, lespré- 'TilL IL ’ fe t|,1,:"lL,ma> <>e chaux, l’huile de foiede morue, les peptones, les aliments azotes , 1 hydrothérapie , les bains de mer, les eaux SuanS68’ gymnastictue’etcv sont des recons-
RECRUDESCENCE. - On donne ce nom à la réapparition, pendant le cours d’une maladie avec une nouvelle intensité, de certains symptômes nui avaient subi une rémission, ou même avaient cesse momentanément. PL
RECTITE. — On donne ce nom à l’inflammation du rectum. Cette inflammation s’observe à la suite d’une constipation opiniâtre, à la suite de 1 administration plusieurs fois répétée de pimratifc drastiques ; elle s’observe aussi chez des individus atteints de tumeurs hémorrhoïdales. Cette inflammation est caractérisée par une douleur plus ou
Fig. 1124. Bassin de l’homme, (coupe antéro-postérieure, suivant sa ligne médiane). - 2.' Rectum. - 1. Vessie: - 3. Anus, r 4- \eslcule séminale. — 5. Prostate. - 6 Portion prostatique de 1 urèthre. - 7. Bulbe de l’urèthre. - 8. Gland. - 9. Fosse navieulaire.
Sa longueur est, en moyenne, de 20 centimètres.
Sa cavité est toujours fermée, comme celle de 1 œsophage et celle de l’urèthre, à moins qu’il ne contienne des matières fécales. Il décrit dans son trajet des courbures latérales et des courbures antero-postérieures.
Il décrit deux courbures antéro-postérieures : une concave en avant, moulée sur celle du sacrum ; une autre concave en arrière, embrassant le coccyx par sa concavité. Des deux courbures latérales, la supérieure, plus marquée, est concave à gauche;
et uph S1'UGe a la partie inférieure du sacrum VeïdkmàB?6’ presente une concavité droite.
,diametres du rectum se réduisent à peu de chose lorsque cet intestin est vide; il peut ne pas
REC
REC
L’absence du rectum est totale ou partielle : dans ce dernier cas, l’intestin descend à une distance souvent peu considérable de l’anus; il existe, entre son extrémité inférieure et son orifice, un espace
nrtion qui comprend la plus grande artie de la première courbure antéropostérieure du rectum, est en rapport, L avant, avec- le péritoine qui la sépare de- la vessie chcz: l’homme, de l’utérus et du vagin chez la femme. Le péritoine forme là un cul-de.sac, plus spacieux chez l’homme, dans lequel viennent s’accumuler les anses intestinales.
Sur le côtés, il est en rapport aussi avec le péritoine, qui remonte insensiblement jusqu’à la partie postérieure, où il s’adosse à lui-même pour former le méso-rectum. En arrière, il est en rapport avec le sacrum, l’artère sacrée moyenne, et lorsqu’il est fortement dilaté, avec le muscle pyramidal et le plexus sacré.
2° Portion inférieure. — Ses rapports varient chez l’homme et chez la femme.
Chez l'homme, la portion inférieure du rectum est en rapport, en avant et en bas, avec le bas-fond de la vessie, les vésicules séminales, la prostate et une partie de la portion musculeuse de l’urèthre; en arrière, avec le sommet du sacrum, la face antérieure et la pointe du coccyx ; sur les côtés et de haut en bas, avec le tissu cellulaire sous-péritonéal et le muscle releveur de l’anus
alors le calibre de l’intestin grêle; mais I (jépasie ^ par suite de l’accumulation des l0r%i fécales, il déplace les organes voisins. 1 considère au rectum deux portions : une portion Supérieure ou péritonéale et une port:~"
supérieure ou péritonéale.
qui sépare le rectum de la fosse ischio-rectale. La partie la plus inférieure du rectum est entourée par le sphincter externe de l’anus (Y. Périnée).
Chez la femme, le rectum est en rapport, en avant, avec le vagin, dans une grande partie de son étendue, où il constitue la cloison recto-vagiüale; en arrière, avec le sacrum et le coccyx; sur les côtés, avec le muscle releveur de l’anus qui sépare, le rectum de la fosse ischio-rectale.
Le rectum, comme le gros intestin, est formé une tunique musculaire, d’une tunique cellulaire et dune tunique muqueuse (V. Intestin). Ses areres, ses veines et ses nerfs portent le nom d’Aém°rrhcïdaux (Y. ce mot).
ré dans *e rectum que les matières fécales, nott /e la digeslion> s’accumulent et par leur J 7* tont naître cette sensation spéciale à laquelle Station) n0m de ^eso'n de la défécation (V. Bé-
de^cnnf de con^ormation du rectum. — Les vices Ser or(nation du rectum, comme ceux de l’anus n*e7ifrC0^reilt fréquemment. Ce sont les rètrècissetale r lmPerforation, l'absence partielle ou tocoïncirtpS/étré.cissements congénitaux du rectum l'anus r, toui.ours avec des rétrécissements de c°ïncidp t ^ affection et l’imperforation incomplète de COnfa; la Plupart du temps. On combat ce vice sion. Iniation par la dilatation et par l’inci-
CTioNNAIKE polulaihe de Médecine usuelle,
Fig. 1125 — Bassin de la femme (coupe antéro-postérieure suivant la ligne médiane). - 3. Rectum. — 1. Coupe du sacrum
— 2. Symphyse du pubis — 4. Utérus. — 5. Trompe utérine. — 6. Ovaire. — 7. Ligament rond. — 8 Lèvre postérieure du coî de l’utérus, — 9. CuI-cLe-sac péritonéal utéro-rectal (on voit qu’il tapisse le quart 'supérieur de la paroi postérieure du vagin). — 10. Vagin. — 11. Cul-de-sac péritonéal utéro-vésical.
12:. Cavité vésicale. —13. Canal de l’urèthre. — 14. Clitoris.
— lh. Petites lèvres. — 16. Grandes lèvres.
longitudinales se réunissent en bas et forment un cordon qui va se fixer aux parties voisines. La hauteur à laquelle finit l’intestin est très variable. Dans un cas cité par Holmes, il se terminait au niveau de la partie moyenne du sacrum.
L’absence totale du sacrum coïncide ordinairement avec l’anus contre-nature congénital. Celui-ci peut s’ouvrir à l’ombilic, à la région sus-pubienne, à la région inguinale, dans la vessie, dans l’urèthre, dans le vagin. Dans ces cas il est évident que le chirurgien n’a rien à faire, au moins la plupart du temps. Lorsque l’absence du rectum ne s’accompagne pas d’anus contre-nature, il faut en pratiquer un. Pour cela on peut ouvrir 1 intestin dans la fosse iliaque ou dans la région lombaire gauche (V. Anus).
Corps étrangers dans le rectum. On a trouvé dans le rectum des corps étrangers de nature et de forme bien diverses. Les uns y avaient été introduits directement par suite d’une singulière aberra-
as3
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tion : boules d’ivoire, poivrière, pilon de mortier, chopes, queues de cochon, flacon d’eau de Cologne, chevilles de bois, clous dits vis à couchette, fourchette, boîte d’allumettes, morceau de pieu, morceaux de pierre, pelottes de flanelle, etc. Les autres avaient été avalés par. la bouche, et après avoir traversé l’estomac et les intestins, s’étaient arrêtés dans le rectum : couteaux fermés, escargots avec, leur coquille, coquilles de noix, noyaux de pêche et d abricots, cailloux, clous, petit couvercle de fer-blanc, osselets, boules de matières fécales endurcies, etc.
Tout corps étranger dans le rectum gêne le cours des matières, fécales et développe autour de lui une inflammation plus ou moins intense. Il détermine de plus une sensation de pesanteur dans le rectum, une envie d’aller à la selle; le malade est constipé; lorsque le corps étranger n’occupe qu’une partie du rectum, les matières fécales peuvent sortir sous forme de diarrhée. Dans bon nombre de cas, il se forme des abcès pelviens, des fistules, des péritonites très graves et parfois mortelles.
La présence d’un corps étranger dans le rectum, surtout lorsqu’il a été introduit par l’anus, est d’autant plus facile à reconnaître que la plupart des malades affligés en font l’aveu, mais il est des cas où le corps étranger reste.longtemps méconnu • parfois son existence est révélée par l’impossibilité dans laquelle se trouve le malade de prendre un lavement. Le meilleur moyen d’arriver à reconnaître l’existence d’un corps étranger consiste a pratiquer le toucher rectal.
Aussitôt sa présence constatée, il faut procéder à son extraction qui se pratique par des moyens qui varient suivant la forme, le volume et la situation du corps étranger : on peut employer les doigts des pinces, une curette, un forceps, etc. ° ’ Cancer du rectum. - Le cancer du rectum se développe tantôt primitivement dans cet organe tantôt consécutivement à une affection cancéreuse des organes voisins. Très rare chez l’homme, le cancer consécutif est plus fréquent chez la femme a cause du voisinage de l’utérus qui en est si souvent affecte.
La production morbide peut se montrer sous trois formes principales. Tantôt ce sont de véritables tumeursfaisant saillie dans le rectum, et nettement limitées; elles ont été appelées polypes cancéreux. Tantôt ce sont des plaques indurées disséminées autour de l’intestin. Dans une troisième variété, le mal semble envahir une plus ou moins grande étendue du rectum sans qu'on puisse nette ment définir ses limites; il s’infiltre en quelque sorte entre les tuniques : c’est le cancer diffus H Au microscope, on reconnaît à la turnenr les caractères anatomiques de l’encéphaloïde, du squir rhe, du cancer colloïde ou de répithélioma Ces quatre espèces ont été observées; la première'et la dernière se rencontrent plus fréquemment.
L’épithélioma débute ordinairement par l’extré mité inférieure du rectum, par l’anus. Il est rare que cet orifice, et même que les parties qui l’envi ronnent, ne soient pas le siège d’une induration !
REC
L’encéphaloïde naît dans le tissu cellulai muqueux; il refoule d’abord la niuqueusp S°Us' dans, la tunique musculaire en dehors mière ne tarde pas à s’ulcérer; les fibres * pre' laites peuvent êlte amincies ou hypertrophié**- Le volume de la tumeur est très variable est de même de son siège et de la hauteur h* point d’implantation. Est-elle plus fréanem S°n haut ou en bas, en avant ou en arrière <>11 1 e“ bien difficile d’être affirmatif sur ces questions *1' 11 n’est pas rare de voir le cancer, lorsqu’il ê quis un certain développement, faire saillie à ivf teneur. dieï-
Le rectum est ordinairement dévié; son calibrr est rétréci. Ce rétrécissement s’observe su lorsque la maladie affecte la forme de plaques can cereuses annulaires : on a alors affaire à un vérî table cancer atrophique. Il existe, au-dessus delà
lpf m ’f-116 ïIat,aÜOn dans laTuelle s’accumulent les matières fecales.
La maladie peut se propager aux organes voisins •
lécutif fU?’ Vrg-R' De mêm0 Ie cancer co*: secutif est plus frequent chez la femme que chez
1 homme, de même chez elle la propagation secondaire du rectum aux parties adjacentes s’observe plus souvent.
Le cancer du rectum se manifeste par des symptomesfonctionnels et par des signes physiques. a. roubles fonctionnels. — Le rétrécissement e t intestin, soit par le resserrement et l’épaississement de ses parois, soit par la présence d’une tumeur volumineuse dans sa cavité, rend la défeca ion difficile. Cette constipation, qui est constante au début, peut cesser brusquement à une époque plus avancée, puis se montrer de nouveau. Ces sortes de débâcles, sont dues au ramollisementdune partie de la tumeur, qui est éliminée et laisse momentanément le passage libre. On peut o server tous les degrés, depuis une rétention complété, jusqu’à l’incontinence des matières fécales.
Ils écoule par l’anus un liquide sanieux, sanguino en , très fétide, mêlé de débris cancéreux ; som ven i y a de véritables hémorrhagies.
es douleurs sont ordinairement très vives; elles présentent quelquefois des périodes alternatives
d exacerbation et de rémission.
Signes physiques. — On reconnaîtra la tur par le palper abdominal, et surtout par 1® toucher rectal. L’emploi des sondes, du spéculum i, es res douloureux et n’a aucune utilité. Le m/f °ÛIîaitra mieux ïue n’importe quel insexplorateur, la présence d’une tumeur, sa h mtPnrT’ 1f1SSe ou bosselé de sa surface, sa pet i anpS.le rectuni- Il faut se rappeler qu d ^quelquefois très difficile d’atteindre le siège du
l’anns^rp J68 ^ue *a tumeur fera issue par oninnrî H’fu- de Cette ré^ion permettra presque en sem de mêmria première vue le diagnostic. H malade dfl ZîT 3flo”^ue cet orifice lui-même sera ses hnrfic l E ,acde de constater l’induration de CUr ulcération, etc.
être néiaiiiémne5 16 toucher vaginal ne doit jamais a o • U permet souvent de s’assurer de la
REC
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du mal, alors que l’exploration du rectum difficile ou douloureuse.
r marche du cancer du rectum est continue;
>' -thélïoma parcourt ses périodes avec plus de !'ePt r qUe ies autres variétés. Quoi qu’il en soit, i terminaison est toujours la même : c’est la mort
- survient fatalement, soit par les progrès de la ^hexie, dont les malades présentent rapidemept Sus les’ symptômes généraux, soit par -hémorhagie, soit enfin par la perforation ou la rupture du rectum, qui s’accompagne d’une péritonite suraiguë ou d’abcès stercoraux, selon la hauteur à laquelle se fait la rupture.
Le cancer du rectum pourrait être confondu avec un rétrécissement, des hémorrhoïdes, des polypes (V. ces mots dans le courant de l’article).
Le cancer du rectum ne se développe, en général que dans un âge assez avancé ; il est très rare au-dessous de trente ans. Les causes sont absolument inconnues. Nous savons seulement qu’il peut i être consécutif à celui d’un organe voisin, ce qui le rend peut-être un peu plus fréquent chez la femme.
Cette affection entraîne toujours la mort. Les opérations tentées pour la guérir demeurent presque toujours palliatives; au bout d’un temps plus ou moins long, la récidive a lieu.
La dilatation du rectum et la cautérisation ne donnent que des résultats incomplets. La première, en augmentant le calibre de l’intestin, favorise l’issue des matières, c’est son seul avantage. La seconde est insuffisante pour détruire une tumeur cancéreuse un peu étendue.
La ligature peut être appliquée lorsque la tumeur ne remonte pas très haut, ce qui permet de l’attirer complètement au dehors. On enserre la masse morbide dans une anse de fil, qui doit être placée sur les parties saines ; quand le fil est serré on coupe au-dessous de la ligature.
L’extirpation permet d’atteindre des tumeurs
°P haut placées pour que le moyen précédent applicable. Cette opération expose à de lar>n ?. nffers- En effet, lorsqu’on a enlevé toute l’iniPt 0n malade du rectum, le bout supérieur de les StlîEse rétraetë, remonte du côté du bassin; plaie *®cades peuvent s’infiltrer dans la
lien h ^ans *e ^ssu cellulaire péri- rectal, et donner Lue S abcè.S sterc«-
extirnarem°nite Peut aussi être causée par cette oient iP10n.’ .^01)s même qu’on n’a pas lésé direcle- Péritoine pendant l’opération, lésion qui
peut se montrer cependant, si l’on porte trop haut
I instrument tranchant.
Rétrécissement du rectum. — Les rétrécissements accidentels du rectum, les seuls dont nous ayons à nous occuper dans cet article, présentent, au point de vue de leurs caractères anatomiques, de nombreuses variétés.
Leur forme est tantôt celle d’une valvule occupant une plus ou moins grande étendue de la circonférence de l'intestin, tantôt celle d’un véritable diaphragme annulaire, percé d’un orifice . central. Souvent ils revêtent l’aspect d’un canal cylindroïde.
II n’existe, en général, qu’un seul rétrécissement. Leur calibre peut permettre l’introduction du
doigt, ou laisser passer â peine un stylet. Entre ces deux extrêmes, on observe tous les degrés intermédiaires.
Leur siège n’est pas moins variable; cependant on peut dire, d’une manière générale, qu’ils occupent l’extrémité inférieure du rectum. Il est rare qu’ils remontent assez haut pour n’être pas accessibles au doigt. Leur hauteur au-dessus de l’orifice anal est presque toujours inférieure à 6 centimètres.
Les tuniques du rectum sont épaissies, indurées. Cela s’observe surtout dans les rétrécissements consécutifs à une inflammation. Au-dessus delà coarctation, l’intestin est distendu et forme une vaste ampoule dans laquelle s’accumulent les matières fécales. La muqueuse, sur ce point, est rouge, ramollie, quelquefois ulcérée. Des adhérences peuvent s’établir entre le rectum et les organes voisins; des communications anormales peuvent en être la conséquence.
Les causes les plus fréquentes sont la rectite et la syphilis. La rectite détermine, dans l’épaisseur des tuniques intestinales, un dépôt de matière plastique qui, par- sa rétractilité, resserre le calibre du rectum. La syphilis agit non comme maladie constitutionnelle, mais par les lésions locales qu’elle est susceptible de produire du côté du rectum. Une blennorrhagie anale causera le rétrécissement du rectum, comme une chaude-pisse occasionne celui de l’urèthre ; un chancre, une ulcération, laisseront à leur suite un tissu de cicatrice qui deviendra la cause du rétrécissement.
Il est évident que le rectum peut être comprimé par des tumeurs, cancéreuses ou autres, siégeant en dehors de lui ou dans sa cavité. Mais la compression qu’elles exercent sur cet organe ne saurait être considérée comme un véritable rétrécissement.
Les symptômes sont ceux d’une rétention plus ou moins complète des matières fécales. Au début, les malades sont simplement constipés; ils facilitent les garde-robes par des purgatifs ou des lavements répétés. Peu à peu, la défécation exige plus d’efforts; les matières, lorsqu’elles sont consistantes, sont allongées, filiformes ; elles portent l’empreinte du canal étroit qu’elles viennent de traverser. Enfin, à une époque plus avancée, elles s’accumulent au-dessus de l’obstacle, où elles forment quelquefois une véritable tumeur qui peut être reconnue par le palper abdominal.
Le besoin de défécation se fait sentir fréquem-
ment, mais il ne peut être satisfait, et il ne s’écoule de l’intestin que quelques mucosités sanguinolentes, d’autant plus abondantes que la muqueuse est le siège d’une plus vive irritation.
Lorsque l’obstruction est complète, on voit apparaître les symptômes graves qui caractérisent l’occlusion intestinale : ballonnement du ventre, vomissements, petitesse du pouls, pâleur et anxiété de la face, etc.
Le rétrécissement du rectum a une marche lente. Ï1 est difficile de fixer sa durée, même approximativement. Il présente, à cet égard, suivant les individus, de grandes variétés.
Abandonné à lui-même, il détermine presque fatalement la mort, soit par le seul fait de la rétention des matières, soit par une rupture de l’intestin, qui détermine des abcès stercoraux ou une péritonite suraiguë.
s ^ es^ Par Ie toucher qu’on reconnaît l’existence d’un rétrécissement du rectum. Le doigt permet de constater la hauteur, la forme, l’étendue du rétrécissement. Le spéculum uni cause de vives douleurs et rend peu de services. Dans les cas difficiles, on peut employer l’instrument imaginé par Laugier, qui consiste en un petit sac de baudruche placé à l’extrémité d’une sonde. On introduit celle-ci dans l’intestin, et lorsqu’elle a franchi le rétrécissement, on insuffle le sac de baudruche qui est arrêté au niveau Se l’obstacle , lorsqu’on le retire.
Il est impossible de confondre un rétrécissement avec un cancer, un polype, des hémorrhoïdes. Toutes ces affections sont caractérisées par des tumeurs qui font absolument défaut dans le rétrécissement.
On peut se convaincre facilement, d’après ce que nous venons de dire, de la gravité du pronostic. Il faut donc chercher, par tous les moyens possibles, à rendre à l’intestin son calibre normal.
La cautérisation n’a encore été que rarement employée. Il est difficile de comprendre qu’elle puisse, à elle seule, détruire le rétrécissement si on ne la combine à une autre méthode.
La dilatation se fait au moyen de mèches" de -canules ou de sondes introduites dans le rectum et dont on augmente progressivement la grosseur On peut aussi la pratiquer au moyen de deux doigts qu’on enfonce dans l’intestin jusqu’à ce
qu’on ait atteint le niveau du rétrécisse™ qu’on écarte ensuite brusquement. C’est ment,et ! cédé de dilatation forcée, identique à CeL- pr°' l’on emploie dans le traitement de la a?1 qae I l’anus. On peut aussi avoir recours aux dilataf6 à mécaniques, avec lesquels on obtient une *
tion brusque. Ces appareils ne sont guère à ]
mander. C0Dl' j
L’incision a donné de bons résultats, mais ell doit être faite avec précaution. En effet, s’il est n' cessaire d’inciser toute l’épaisseur de la partie i6' durée, il faut prendre garde de dépasser ses linfi" | tes : on s’exposerait à l’issue, des matières fécales' 1 dans le tissu cellulaire péri-rectal, avec toutes ses conséquences.
On réserve la création d’un anus artificiel pour les cas où il est impossible d’attaquer directement le rétrécissement, ou les accidents causés par la rétentions des matières menacent les jours du malade.
Tumeurs hémorrhoïdales. — (V. Hémorrhoïdes.)
Polypes du rectum. — Le rectum est le point du canal intestinal où les polypes se développent le plus souvent. Cependant, c’est encore une affection assez rare: de là vient qu’on peut facilement la confondre avec des maladies plus souvent observées dans la pratique, telles que cancer, chute du rectum, hémorrhoïdes. Elle a cependant des symptômes propres, qui s’observent, surtout lorsque la tumeur a acquis un certain développement, et qui doivent alors, surtout à l’exploration physique, empêcher de la confondre avec aucune autre maladie de la: même région.
Les causes de cette affection sont fort obscures. Stoltz (de Strasbourg), qui les a bien étudiées, admet que la chute du rectum y prédispose. Il est difficile d’avoir à cet égard une opinion bien arrêtée ; ce qui est certain, c’est que les polypes du rectum sont fréquents surtout chez les enfants.
Il importe de faire ici une distinction importante, sinon absolue : les polypes muqueux sont surtout une affection de l’enfance; les polypes fibreux surviennent chez les adultes. Ces derniers sont d’ailleurs d’une grande rareté. Nous décrirons à part les deux variétés.
Polypes muqueux. — Ges tumeurs siègent dans le rectum, ordinairement au-dessus du sphincter ; il est rare qu’elles occupent une situation très élevée. Elles sont le plus souvent uniques ; quelquefois cependant il y en a plusieurs. Les polypes se présentent sous l’aspect de tumeurs, "tantôt arrondies ou aplaties, tantôt bilobées. Ils ont une couleur rouge, rappelant celle de la muqueuse rectale, à laquelle ils adhèrent par un pédicule plus ou moins long, grêle et blanchâtre, s’implantant à 2 ou 3 centimètres au-dessus de la marge de l’anus*
Ils ne dépassent guère le volume d’une noisette, d’une amande.
Polypes fibreux. — n est difficile de préciser le siégé le plus fréquent de ces derniers, à cause de leur rareté; généralement, ils sont situés assez bas, comme les précédents; quelques-uns cependant occupent la partie supérieure de l’ampoule rectale, au-dessus ou au niveau du cul-de-sac péritonéal- Leur structure est celle de tous les polypes fibreux-
Dilatateur mécanique pour la dilatation forcée du rectum.
A. B. Instrument fermé. — A.
B. C. Instrument ouvert.
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tomes =-. à l’extérieur, les enfants rend fasse san ^ allant à ia selle ; ils ont des épreinpeu f Aémangeaisons, des douleurs plus ou moins tes, des ^ véritables hémorrhagies rectales, ^peuvent se répéter souvent et amener une ané-
M fe Samine l’enfant lorsqu’il vient d’aller à , bleAl1p on aperçoit bientôt une petite tumeur a fj saignante, faisant saillie hors de l’anus, et St évidemment par un pédicule qui
, muqueux s’annoncent par les symp- Psuiraots : au début, avant que le polype
les enfants rendent un
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adultes, par les accidents que nous avons énumérés, sont d’un pronostic plus fâcheux.
Après avoir administré un lavement, pour faire apparaître la tumeur, on peut l’extirper :
1° Par arrachement, à l’aide des doigts ou d’une pince, lorsque le pédicule est très mince et ne présente qu’une résistance insignifiante;
2° Par section simple avec des ciseaux; mais l’écoulement sanguin peut être dans ce cas abondant;
3° Par ligature; le polype tombe alors aussitôt, ou bien le pédicule ne se rompt qu’un peu plus
Srpa7directement avec les téguments de la I tard. . .
tinus | On peut enfin pratiquer 1 excision au-dessous de
| la ligature.
Si le polype n’est pas sorti, il faut, pour reconnaître sa présence , introduire profondément le St dans le rectum, et explorer sa surface interne en faisant glisser le doigt de haut en bas • on rencontre alors le polype, qui glisse sous le doigt comme un noyau de cerise, et son pédicule dont il est facile de déterminer le point d’implantation qui a lieu le plus souvent sur la paroi postérieure de
l’intestin. . ...
Les polypes fibreux qui, avons-nous dit, ne se montrent guère que chez les adultes, ont un début très obscur, d’autant plus que leur rareté empêche le chirurgien d’y songer tout d abord.
Les symptômes qui les annoncent sont ceux d’une tumeur occupant le petit bassin, et comprimant progressivement, de manière à les gêner dans leurs fonctions, les organes qui l'environnent. Ainsi, on constate de la pesanteur au périnée, quelques douleurs dans la défécation, de la constipation, des selles sanguinolentes; quelquefois aussi un peu de dysurie; les matières fécales peuvent présenter une canelure indiquant qu’un corps résistant leur a imprimé une dépression pendant qu’elles traversaient le rectum . ’
11 est quelquefois difficile, à cette période, de trouver la tumeür par l’exploration directe ; cependant le doigt peut la reconnaître et sentir qu’elle est encore sensible, et ne se détache pas de la paroi rectale. Elle n’offre pas de bosselures aussi nombreuses et une surface aussi facilement saignante que la plupart des cancroïdes de Cette région.
Plus tard, et quelquefois longtemps après le début, car le développement de cette maladie peut être très lent, le polype.se pédiculise,,. et commence Maire saillie hor&de l’anus a chaque défécation. Àlqrs la douleur, les épreîntes, la constipation redoüblent dfintensité^et peuvent conduire le malade à- un était d’épuisement et.de cachexie plus ou Qioins grave.
Lorsque la tumeur est sortie, on lui trouve une surface plus ou moins rouge, saignante, tomen- ®use; son volume varie de celui d’une noix à celui *j,aQe pomme. Le doigt peut la circonscrire, et terminer avec plus 011 moins de précision le P°int d’implantation sur lequel il faudra agir pour extirper la tumeur.
» e Pronostic des polypes muqueux n’est pas min6' .^ouvenl) lorsque leur pédicule est très mpnc.e’ j}s se détachent et disparaissent spontanére,mrf.Utres ^°î®3 Ie pédicule se rompt pendant P ration du chirurgien. Les polypes fibreux des
Pour les polypes fibreux dont le pédicule est épais et dense, on peut être obligé d’employer l’écraseur linéaire; mais, lorsque la tumeur est peu pédiculée, et qu’elle est située assez haut, il faut craindre d’intéresser toute l’épaisseur de la paroi rectale, et même le cul-de-sac du pérÿoine, dont la blessure causerait inévitablement une péritonite suraiguë.
Chute du rectum. — On désigne sous le nom de chute du rectum le prolapsus de la muqueuse de cet intestin à travers l’orifice. Elle se montre souvent chez les enfants.
Parmi ses causes prédisposantes, il y en a une qui: tient à la structure même du rectum : c’est la laxité du tissu cellulaire sous-muqueux, qui permet le plissement et le glissement facile de la muqueuse sur la tunique musculaire sous-jacente. Cette disposition est tellement prononcée chez certains animaux, chez le cheval, par exemple, que chaque défécation s’accompagne chez lui d’une véritable chute du rectum. Une autre cause prédisposante, qu’on observe surtout dans l’enfance, consiste dans la faiblesse du sphincter et des muscles releveurs de l’anus.
Les causes occasionnelles sont toutes celles qui tendent à exagérer le déplacement normal de la muqueuse dans l’acte de la défécation : efforts d’expulsion chez les sujets constipés ; fréquence des selles dans la dysenterie, dans la diarrhée; hémorrhoïdes, tumeurs diverses entraînant la muqueuse par leurs poids.
La tumeur formée par la muqueuse herniée se montre, au début seulement, au moment des selles; elle est molle, rouge, plissée; elle représente un bourrelet plus ou moins volumineux, percé d’un orifice à son .centre, et continu par sa circonférence avec le pourtour de l’anus.
A mesure que la membrane interne s’habitue, pour ainsi dire, à s’échapper ainsi à chaque défécation, la difficulté que le malade éprouve à la contenir dans l’intervalle des selles devient de plus en plus grande, à tel point que le déplacement devient souvent permanent. , A , ,
La tumeur, exposée aux frottements, a toutes les violences extérieures, peut s enflammer et devenir très douloureuse. La constriction qu’exerce sur son pédicule le sphincter anal, y détermine une congestion sanguine ; c’est dans des cas semblables qu’on la voit° s’étrangler et devenir complètement irréductible. , , , ,
Il suffit de se rappeler que la chute du rectum
forme une tumeur circulaire, percée d’un orifice à son centre, et continue par sa circonférence avec la muqueuse de la marge de l’anus, pour ne pas la confondre avec des hémorrhoïdes internes procidentes.
L’invagination du rectum, qui consiste dans le renversement de toutes les tuniques de cet intestin, présente, au premier abord, des caractères qui pourraient la faire prendre pour une chute du rectum. Mais, dans l’invagination, la circonférence de la tumeur ne s’unit jamais à celle de l’orifice anal; il y a simple contiguïté, et l’on peut faire pénétrer le doigt dans le sillon circulaire qui les sépare de l’anus.
Le pronostic est variable : peu grave quand la chute du rectum est récente, et facilement réductible, il le devient à mesure que la maladie date d’une époque plus reculée. Il faut donc la traiter de bonne heure.
On réduit la tumeur^ puis on cherche à prévenir
Appareil- pour contenir la chute du rectum.
sa reproduction par la compression, les astringents. Un a employé, dans le même but, la strychnine et 1 électricité. On a aussi recours à un appareil ou bandage spécial muni d’une pelote en émail qui contient le prolapsus rectal. Lorsque ces moyens ont échoué, il faut avoir recours à l’intervention chirurgicale.
La cautérisation se pratique avec le fer rouge, comme si 1 on avait affaire à des tumeurs hémorrhoidaies. Il est bon de traverser préalablement la partie malade avec des fils qui servent à la maintenir au dehors pendant l’opération.
La ligature consiste à embrasser la tumeur dans quelques anses de fil qui sont fortement serrées. On attend la chute des parties mortifiées. On peut appliquer ici le procédé dit de Luke. Employé contre les tumeurs érectiles (Y. Érectile).
Signalons encore l’excision partielle, et l’excision des plis rayonnés de l’anus, pratiquée par Dupuy- ^ren" D* J.-A. Fort.
o RECURRENT. — Nom donné par les anatomistes • 1° a deux branches collatérales de l’artère cubitale (V. ce mot] qui sont l’une antérieure, l’autre postérieure; 2° à deux branches collatérales de l’artère* radiale (V. ce mot), qui sont également l’une anterieure, l’autre postérieure; 3° à une toute petite artère fournie par l’artère tibiale antérieur* (V. ce mot); 4° à un nerf, branche du pneumo^as
trique, qui va aux muscles du larynx et * pelle plus souvent nerf laryngé (V. ce mot)U °D ap'