‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 201 sur 289 · REDRESSEMENT · texte numérisé non relu

REDRESSEMENT

- Nom donné en chir„ •

une opération qui a pour but de rédre ■ à de replacer dans sa situation normale unSSer et

dévié : colonne vertébrale, dents, membre^83116 rus. etc. 1

RÉDUCTION. — Nom donné en chirurgie à opération qui a pour but de remettre en nlarhu os’ fracturés ou luxés (V. Fracture, Luxation) 7 faire rentrer les intestins herniés dans la abdominale (V. Hernie). avite

REFLEXE. — Qualificatif donné par les physio logistes aux mouvements involontaires qui succèdent à une impression non sentie, c'est-à-dire pour la production desquels le cerveau et la volonté n’ont pas besoin d’intervenir. Ces mouvements sont sous la dépendance de la moelle épinière, et quelques-uns même, sous la simple dépendance d’un ganglion nerveux. Parmi les mouvements réflexes les plus fréquents, nous citerons le clignement d’yeux, la contraction et la dilatation de la pupille, etc. p. l.

RÉFLEXION. — Nom donné par les physiciens à un phénomène qui se produit lorsqu’un rayon lumineux tombe sur une surface polie qui ne se laisse que peu ou point traverser, telle qu’une glace, une lame métallique, par exemple; ce rayon se réfléchit, c’est-à-dire qu’il est en quelque sorte repoussé par la surface réfléchissante et revient en avant de cette surface en subissant un changement de direction. L’angle formé par la première direction du rayon lumineux avec la surface sur laquelle il se réfléchit s’appelle angle d’incidence; 1 angle formé par la nouvelle direction du rayon lumineux avec cette même surface s’appelle angle de. réflexion. L’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence. p. I.

RÉFRACTION. — Nom donné en physique optique à un phénomène qui se produit lorsqu’un rayon lumineux franchit la surface de séparation de deux milieux transparents de nature différente : ce rayon change de direction. Le rayon qui s’étend jusqu à la surface de séparation a reçu le nom de rayon incident; le rayon qui s’étend” au delà de la surface de séparation a reçu le nom de rayon réfracté. L angle formé par le rayon incident avec la normale à la surface de séparation, au point de passage du rayon lumineux d’un milieu dans 1 autre, s appelle angle d’incidence ; l’angle forme par le rayon réfracté avec la normale à la surface de séparation, au point de passage du rayon lumineux d’un milieu dans l’autre, s’appelle angle réfracté. Si le rayon réfracté se rapproche de la normale, le deuxième milieu est dit plus réfringent que e premier; il est dit moins réfringent dans Ie cas contraire. Le rayon réfracté reste dans le plaD détermine par le rayon incident et par la normale : ce plan est appelé plan d'incidence. Pour les mêmes milieux, le sinus de l’angle d’incidence et le sinus

A réfraction sont dans un rapport consd’angle a at)p0rt constant est appelé indice de rétant : ce r p. l.

fraction-

— On donne ce nom aux sub-

REFrte nature diverses, qui jouissent de la pros^?c,eSj>abaisser plus ou moins la température priéte a g lg refroidir. La glace naturelle ou d’rfipie°lle est encore le plus simple des réfrigéaF t mais on ne peut avoir la première que pengrands froids et la seconde ne se trouve mière que dans les villes. A défaut de glace on g t obtenir le froid à l’aide de differents mélangés réfrigérants. Voici quelques mélanges faciles à exécuter partout :

o i Eau . . • • 1 Partie

10 ( Nitrate de soude . 1 —

Ce mélange produit un froid de 16 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 degrés centigrades au-dessus de 0.

m Sulfate de soude. . ........ 8 parties

2° [ Acide chlorhydrique . . . 5 —

Ce mélange produit un froid de 17 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 degrés au-dessus de 0.

■' ( Sulfate de soude. . . . . . . ... 3 parties

3° ( Acide nitrique. . . • • 2 —

Ce mélange produit un froid de 19 degrés audessous deO, la température initiale étant de 10 degrés au-dessus de 0.

/o J Neige ou glace pilée. ....... - parties

4 { Sel marin . . 1 —

Ce mélange produit un froid de 20 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 degrés au-dessus de 0.

( Eau . . . 1 partie

5° | Carbonate de soudé. . . 1

( Chlorhydrate d’ammoniaque .... 1 —

Ce mélange détermine un abaissement de température de 28 degrés, il pourra donc congeler l’eau toutes les fois que celle-ci n’aura pas une température supérieure à 25 degrés. Seulement lorsqu on se sert de ce mélange, il faut avoir soin de ne versorie chlorhydrate d’ammoniaque que 12 à 15 mioutes après avoir versé le carbonate de soude. Ce mélange est celui que l’on emploie pour obtenir de a glace au moyen de la glacière Toselli (V. Glace).

D* Paul Labarthe.

RÉFRINGENT. — Qualificatif donné aux corps ransparents qui ont la propriété de faire dévier P us °u moins les rayons lumineux. P. L.

REFROIDISSEMENT. - On donne ce nom à l’aatssenacnt de la température du corps. Le refroihli „enîeQt> qu’on appelle chaud et froid dans le pula m *-euJ ,®tre local ou général ; il se produit dans Piraui0rilé des casJ lorsque le corps étant en transd’air pü.se trouve subitement exposé à un courant Pas ' ’ ou mouillé par la pluie. Il ne constitue

mêtnÊ ^roPrement parler, une maladie par luirhUm’ il peut en occasionner plusieurs :

’ br°nchite, angine, pneumonie, pleurésie,

rhumatisme, etc. Aussi doit-il être combattu énergiquement dès le début, par le séjour dans un lit bien chaud, par l’application de fers chauds aux pieds, des frictions stimulantes sur la peau, par l’administration à l’intérieur de boissons chaudes et stimulantes, diaphoniques et sudorifiques, telles que vin chaud, grog à l’eau-de-vie, infusions de tilleul, de camomille, de menthe et surtout de feuilles jaborandi du Dr Coutinlio. p. L.

RÉGALE (ead). — L’eau régale est un mélange d’une couleur jaune rougeâtre, composé, d’après le Codex, de :

Acide azotique officinal. . . 80- grammes

Eau distillée . . 20 —

A eide chlorhydrique officinal. 300 — qui jouit de la propriété de dissoudre l’or, roi des métaux,' le platine et tous les métaux, et qui est, en outre, un caustique très énergique, mais aussi très douloureux, qu’on a parfois employé en médecine contre certaines ulcérations de mauvaise nature. On a jadis administré aussi l’eau régale à l’intérieur comme antisyphilitique. Son usage thérapeutique est aujourd’hui abandonné. Pi L.

RÉGÉNÉRATION. — Mot par lequel on désigne, en physiologie, la reproduction d’un tissu- du corps humain qui a été enlevé ou détruit. p. L.

RÉGIME. — On peut définir d’une manière générale le régime : l’ensemble des règles hygiéniques qui président à l’alimentation de l’homme sain et de l’homme malade.

Pour ce qui concerne le régime de l’hommè sain, nous ne pouvons que renvoyer le lecteur aux articles aliment , appétit, ration, digestion, estomac, indigestion , allaitement, sevrage, etc., et à tous ceux qui sont consacrés aux différents aliments en particulier. Il y trouvera tout ce qui concerne cette importante question.

Quant au régime de l’homme malade, il importe de le diriger convenablement, car de lui dépend souvent la guérison ou la mort d’un certain nombre d’individus.

Dans les fièvres et dans les phlegmasies graves, le malade sera mis pendant quelques jours, à une diète absolue, avec privation complète d’aliments, de bouillon ou de toute autre boisson alimentaire quelconque, les tisanes seules feront, avec les remèdes, tous les frais de la médication. Cette règle n’est pas absolue ; il est des personnes maigres, chétives, d’un tempérament bilioso-nerveux auxquelles on ne doit jamais interdire la prescription du bouillon, de crainte qu’un régime trop sévère ne déprime leurs forces au point de ne pouvoir le supporter plus tard. Dans les névroses- ou les affections chroniques une diète relative est seule de rigueur. On prescrit alors à volonté des bouillons, du lait, du vin, des potages, des soupes. Il est même nécessaire le plus souvent d’avoir recours aux aliments solides pour relever certaines constitutions délabrées Mais on doit choisir de préférence parmi les substance nutritives, celles de facile digestion et qui, sous un petit volume, introduisent dans notre économie une quantité considérable de maüere

alibile sans engorger les voies qu’elles ont à parcourir.

Certains malades restent à la diète absolue pendant cinq, dix, vingt jours ; puis, lorsque la fièvre est apaisée, le médecin commence à faire prendre une cuillerée chaque trois ou quatre heures d’un bouillon excessivement léger fait avec un petit morceau de veau ou le quart d’un jeune poulet, sans addition d’aucun autre ingrédient, de telle sorte qu on a une tisane de viande plutôt qu’un véritable bouillon. Si le malade n’en éprouve pas de dérangement, on continue ainsi toutes les deHx heures, puis toutes les heures; le lendemain on fait préparer un bouillon plus fort, le surlendemain on fait ajouter une tranche de pain ou une pincée de tapioca et on augmente ainsi progressivement jusqu’à ce qu’on en soit arrivé aux aliments solides. En procédant par gradations successives, il n’y aura pas de rechute possible et le malade tendra lentement, mais d’une manière sûre, vers une guérison definitive.

Nous voyons tous les jours les convalescences de hevres graves se compliquer de récidives mortelles par suite d’un écart trop notoire dans le régime ■ des individus confiés à nos soins. Les diarrhées, les dyssentenes sont entretenues des mois entiers par une alimentation intempestive. Le médecin, dans ses prescriptions, doit fixer à son malade le régime qu ü entend lui faire suivre. Celui-ci ne doit jamais s en ecarter sans en demander la permission à son docteur, car les substances les plus saines en apparence peuvent devenir en réalité, dans certaines conditions morbides, des substances nuisibles et angereuses. Ainsi, le médecin ne manquera pas

solu^nn1 h? “atIade,s’ü doit rester à la diète absolue ou a la diete relative, et, dans ce dernier cas, s U doit prendre le bouillon par cuillerées ou par

Set0 8; clMUd-,0î froid> seul »“

an d f ,de pam i 11 lui dira eu même temps, s’il lui permet de prendre quelques cuillerées de vin, de £2* quelques pruneaux, de sucer quelques permh? rP T‘-LeS aIiments solides sont-ils malTS^n i medefQ spécifiera ceux auxquels le

Ss notip accarder la Préférence. Doit-il prendre

^i£ !? lSngreSi0U,graS’ de§ côtele“es Lignantes ou bien cuites, des vins du Davs mi des

vms etrangers? Doit-il boire oui ou non du thé du café des hqueurs? Doit-il faire plus de repas qua 1 ordinaire, etc. Toutes res «ni- ,• repaS que un peu minutieuses, n’en sont p^Vmm'n! qaU°1 certains cas donnés, de la dernière importance8 e les aideront incontestablement, si elles S S

ts.à la,ermi”ais°'1 f— Tsls

On ne s’attend pas, je pense, à trouver ici un na ragraphe spécial sur le régime particulier à suivre dans chacune des trop nombreuses affections morbides qui affligent l’humanité. Dans les articles du dictionnaire consacré à ces diverses maladies rha qne fois que cela a été jugé à propos, une place à ete reservee a la question du régime qui présente

tUaine^0rîaûC^Si ***** daDa traitemenf de Cer

tames d entre elles, telles que le diabète, la dvsven sze, la gravelle, l’obésité, etc. Nous ne pouvons ouV renvoyer le lecteur. Dr Mxac. 7

RÉGION. - Mot employé par les anatft . pour designer une portion plus ou mohi -18 du corps humain, limitée tantôt naWm^ comme la région orbitaire, la région de v • ent la région: du creux poplité, etc., tantôt armement par des lignes conventionnelles comr!î?elle' gion ombilicale, la région des hypochonZ * ré' dont on étudie toutes les parties semble ainsi que les rapports qu’elles ont en£ p.l.

RÈGLES. — Nom donné souvent à l’éconiem des menstrues (V. ce mot). écoulement

RÉGLISSE. - La réglisse est une plante de la fa mille des légumineuses, qui croît dans le mididt ! ^,urope et dont la racine, brune à l’extérieur iW a 1 intérieur, est d’une saveur, sucrée des plusnro noncee Elle se présente dans le commerce sous la forme de bâtons d’un jaune pâle, de la grosseur du doigt, que les enfants sucent avec délices. Ces bâtons, en infusion ou en macération dans l’eau, servent a faire une tisane naturellement sucrée et très communément employée- dans les hôpitaux de: Pans. Réduits en poudre fine, il forment la matière inerte si souvent utilisée pour la confection des piluies. On en fait aussi mr extrait sec, un suc épuré, des pâtes, des tablettes et dés pastilles. Ces dernières préparations sont devenues des remèdes tout a fait populaires. Elles sont d’une utilité réelle dans les angines, les rhumes et les toux quinteuses. Ôn les laisse fondre dans la bouche où elles font affluer une prodigieuse quantité de salive, sans produire d arrière goût aigre et désagréable comme cela arrive à la suite des bonbons et de la plupart des sucreries. D- Marc. Camboulives.

RÉGURGITATION. — Nom donné à l’espèce de vomiturition naturelle, sans effort et sans secousse, qui fait que les aliments solides ou liquides remontent de l’estomac dans l’œsophage et la bouche dans les cas de trop grande réplétion de cet organe, dans certaines dyspepsies, dans le cancer de 1 estomac, dans les rétrécissements dé l’oesophage, dans les hernies étranglées, etc. P. l.

REIN. Anatomie. — Les reins, que le vulgaire désigné souvent sous le nom de rognons, sont deux organes glanduleux préposés à la sécrétion de I urine : situés profondément dans la cavité abdominale, de chaque côté de la colonne vertébrale, Us sont plonges dans une atmosphère cellulo-graisseuse (capsule adipeuse du rein) et maintenus dans

seauxSltUatl°n Par Cette Capsule et par leurs vaiS* Les reins sont au nombre de deux, l’un droit, 1 autre gauche. Le poids du rein est de 90 grammes fn„ 1! a 42 centimètres de long, 6 de

lar e et 3 d épaisseur. Sa couleur rappelle celle de la chair musculaire; il est dur et friable.

HonnÜT-?’ ^ rein a la forme d’un haricot P en dedans. Sa surface, lisse

; • j- adulte, est bosselée chez l’enfant, ce

I ^ CpHp fflrmpaf0nnation par Piusieurs lobules.

| Cette forme permet de lui considérer deux faces,

grand calice. — 10. Tisseux adipeux occupant le hile du rein. — 11. Uretère.

de la colonne vertébrale ; en dehors et en haut, au diaphragme, qui la sépare des deux dernières côtes ; plus bas, au carré des lombes et aux branches supérieures du plexus lombaire.

L extrémité supérieure est coiffée par la capsule surrénale.

■Le bord externe est convexe. Le bord interne, concave, présente vers sa partie moyenne une proonde échancrure nommée hile; ce hile est occupé u avant par la veine rénale, au milieu par l'artère e n, en arrière par le bassinet, qui se continue a ellors du hile avec l’uretère et du côté du rein hrao ieS ca^ces (petits tubes membraneux qui emsent les papilles rénales).

graisseux ^ entoura ^’une couche de tissu cellulo-

reiuunCrÜRE Du UEIN‘ ~ Lorsqu’on pratique sur le Point d 6 COuPe Parallèle à ses faces, on voit, qu’au Présent!. Va 6 de FasPect et de couleur, cet organe c°mmP -t- ^i^rencés qui l’ont fait considérer étant formé de deux substances : l’une, roéct'onnaiue populaire de Médecine usuelle.

dullaire, avoisinant son hile; l’autre, corticale, formant sa périphérie.

La substance médullaire est disposée sous la forme de pyramides ( •pyramides de Malpighi ) dont la base se dirige vers la périphérie de l’organe et dont le sommet fait saillie dans le hile sous la forme d’un bourgeon criblé d’orifices (15 à 20), ce bourgeon porte le nom de papille rénale.

Ces pyramides sont pâles et présentent un aspect fibreux.

La substance corticale occupe toute la périphérie du rein ; de plus, elle envoie entre les pyramides de la substance médullaire des prolongements nommés colonnes de Berlin.

Cette substance corticale est plus rouge, plus foncée que la substance médullaire ; elle présente un aspect grenu dû à une foule de points rouges appelés corpuscules de Malpighi (contenus dans des capsules désignées sous le nom de capsules de W. Bowmann ), que séparent des traînées fibreuses qui se continuent avec les fibres de la substance médullaire et qui portent le nom de pyramides de Ferreiri.

Tel est l’aspect de l’intérieur du rein; à l’aide du microscope on pénètre dans les détails intimes de sa structure, et pour nous guider dans sa description nous dirons qu’elle se compose: d’ampoules ou capsules ( corpuscules de Malpighi ), dans lesquelles pénètre une artériole qui déverse l’urine dans cette capsule; et d’un tube, tube urinifère, qui, après un trajet très compliqué, la déverse dans le calice par les orifices que présente la papille rénale.

Ainsi donc le rein se compose :

1° De capsules de Malpighi, laboratoires dans lesquels l’urine se sépare du sang ;

2° De tubes urinifères, par lesquels l’urine est portée hors du rein;

3° De vaisseaux, dont les uns (artères), apportent aux corpuscules de Malpighi le sang chargé d’urine, et dont les autres (veines), ramènent dans la circulation générale le sang débarrassé de cette urine. Nous allons décrire chacun de ces éléments.

1° Les corpuscules de Malpighi sont extrêmement nombreux (on en trouve cinq par millimètre cube), exclusivement placés dans la substance corticale ; ils ont la forme d’une ampoule présentant deux orifices situés aux deux extrémités de son diamètre transverse : l’un de ces orifices livre passage à deux artères, l’une qui y pénètre et l’autre qui en sort ; l’aütre orifice se continue avec le tube urinifère.

Cette ampoule est formée par une paroi très mince et renferme un réseau artériel intermédiaire à l’artère entrante et à l’artère sortante, et au milieu de ce réseau, un glomérule (appelé glomérule rénal), qui n’est autre chose qu’un peloton ar- I tériel.

2° Les tubes urinifères s’étendent des corpuscules de Malpighi jusqu’aux orifices que présentent les papilles rénales, leur trajet très compliqué les a fait artificiellement diviser en cinq parties toutes continues entre elles, mais qui paraissent avoir des propriétés distinctes; ces cinq parties sont : 1° les canaux contournés; 2° les canaux en anse de

Henle; 3° les canaux d’union; 4° les canaux droits - 5° les canaux excréteurs communs ou papillaires.’

3° Les vaisseaux du rein sont les artères rénales et les veines rénales; les nerfs viennent du plexus rénal.

Appareil excréteur du rein. — Il se compose

Fig. 1129.

Coupe du rein (figure demi-schématique du Dr Fort).

1' ;f0““lr®nal.e- “ 1 ^ère rénale. -3. Uretère se continuant

reYn îfw* 1 L Surface couPée' ~ 5. Surface du rein. — 6. Surface corticale. — 7. Une nvramide Ae

étT diveiseS.è-‘ 9~Ca lfeemHel0nS des,Pyramide? ^i n’ont fas lignes blanches indiquent lalection defcahces Twes^b ’ * -S nets 10 Branche de l’artère

- 11. Un glomerule de Malpighi grossi 40 fois. - 12. Vaisseaux du centre duglomérule. -13. Vaisseau eiférent du glomérule - 14 Reseau capillaire. - 15. Tube tortueux de la corticale grossi 20 fois. - 16. Flexuosités des tubes tortueux —.Quelques tubes tortueux grossis 40 fois — i» di ,ux glomérules grossis de 10 à 20 fois. 19. Tubes torîLx ZT* de 20 à 25 fois. — 20. Quelques tubes coupés. gro.si-

de conduits destinés à transporter l’urine du rein dans la vessie, et il comprend: les calices le hn* sinet et V uretère. °as~

Les calices sont de petits cylindres membraneux qui, par une de leurs extrémités, s’implantent sur la base d’une papille, et, par l’autre, s’ouvrent dans une cavité plus grande nommée grand calice Il existe autant de calices que de papilles, c’est-àdire 15 ou 20, mais il n’y a que trois grands ca-

Le bassinet, formé par la réunion des trois

grands calices, est une poche membranen cée dans le hile du rein, en arrière de V - plade la veine rénale. Aplati d’avant en arrimé et continue avec un canal cylindrique étendu d î!Se sinet au bas-fond de la vessie, qu’on annellp Y1 ls' 1ère (V. ce mot). W Ue W

Anomalies des reins. - On oh=Q parfois des déplacements des reins 6

organes peuvent même devenir fin?

tants dans la cavité abdominale- enfin dans certains cas il n’existe qu’un rein Reins déplacés.. — Le rein déplacé peut être fixé dans sa position anor male; cette disposition ordinairement congénitale, n’offre qu’un simple intérêt anatomique et n’est pour la personne qui en est atteinte l’objet d’aucun inconvénient.

Reins flottants. — Le rein droit se déplace bien plus fréquemment que le rein gauche, (sur 91 cas, Ebstein a trouvé 65 fois le rein droit déplacé, 14 fois le rein gauche, 17 fois les deux reins) sans qu’on en sache le motif.

Le rein flottant forme une tumeur ovoïde, lisse, ferme, très sensible à laj pression, mobile au point de fuir sous le doigt. Lorsque le sujet est très maigre, il est possible de saisir la tumeur et de constater qu’elle représente exactement la forme du rein. Cette tumeur occupe les parties latérales de l’abdomen, le bord libre des côtes, etc.; elle est le siège d’une douleur souvent permanente, mais présentant dés paroxysmes qui peuvent atteindre une violence extrême; cette douleur probablement occasionnée par le tiraillement du plexus rénal diminue ou disparaît sous l’influence du repos au lit; mais par sa persistance elle plonge les malades dans un état d’hypochondrie ou d’hystérie. Parfois même surviennent des phénomènes d’étranglement caractérisés par une sensibilité extrême de l’organe déplacé, de la fièvre, des nausées et des vomissements, des urines épaisses, sédimenteuses et purulentes (Dietl). Ces phénomènes ont été attribués soit à la rotation du rein sur lui-même, et par suite à la compression de l’uretère, soit à une péritonite partielle, etc. Lorsqu’il se produit une péritonite partielle, le rein contracte parfois des adhérences qui le fixent en un point quelconque de l’abdomen. Le diagnostic du rein mobile s’établit sur la forme de la tumeur, sa mobilité, sa densité à la pression; au début, avant que son existence ait été constatée, on peut croire à une névralgie du plexus lombaire ou sacré, à une colique néphrétique, etc. Le traitement le plus rationnel du rein flottant consiste dans le repos et l’application d un bandage destiné à refouler et à maintenir cet organe en place. Dans certains cas tout à fait exceptionnels, et alors seulement que la vie du malade est véritablement en danger, il faut procéder à i’extirpatiou du rein ou néphrotomie (V. ce mot).

Plaies des reins. — Le rein est, en arrière,

ment appliqué sur la paroi postérieure de directe n tandis qu’en avant il est en rapport 1 1*5 intestins, le foie, le péritoine; il résulte

aveC 1 rapports qu’un instrument vulnérant peut, de CeS,il traverse la région lombaire, produire une l<fSqUsimple du rein, tandis qu’en avant, celte plaie P nmplique de la blessure du péritoine et des Se/«tins et qu’au milieu des graves désordres cendrés par ces lésions multiples, il est difficile flaire la part qui revient à la blessure du rein.

0.uoi': qu’il en soit, une plaie des reins se traduit ar des symptômes locaux et généraux.

P Le's -symptômes locaux sont : 1° un écoulement de „ et" d’urine par la plaie, d’autant plus abondant Tue la blessure aura intéressé de plus gros vaisseaux et que l’urètre aura perdu sa perméabilité;

2° une hématurie, c’est-à-dire un pissement de sapa, et souvent une rétention d’urine résultant de l’obstruction de l’urèthre par un caillot sanguin; une douleur vive dans la région, rériale, douleur s’irradiant vers la région inguinale et s’accompagnant souvent de la rétraction du testicule.

Les symptômes généraux sont ceux des plaies pénétrantes de l’abdomen, syncopes, vomissements, refroidissement des extrémités, puis la température s’élève.'

Souvent le malade est emporté par une hémorrhagie, une péritonite ou une infiltration d’urine. S’il traverse ces divers accidents, la suppuration s’établit et la plaie reste fistuleuse jusqu a complète cicatrisation du rein.

Le malade sera soumis à un repos absolu; on prescrira des émissions sanguines et quelques laxatifs; s’il existe un corps étranger, il faut l’extraire, à moins que cette extraction ne présente de grandes difficultés ; l’hémorrhagie est très difficile à combattre; s’il existe de la rétention d’urine, il faut pratiquer le cathétérisme; mais si les caillots oblitèrent le bassinet ou l’uretère, l’art est impuissant à les faire disparaître.

Contusions des reine.- — A la suite de coups portés sur la région lombaire ou de chutes d’un lieu élevé, le rein peut être contusionné; mais il est difficile de diagnostiquer cette lésion d’une façon certaine, car les deux seuls caractères qui s’y rapportent sont la douleur rénale et l’hématurie; or le sang peut provenir des uretères et delà vessie aussi bien que du rein, et la douleur est un indice assez vague.

Quoi qu’ib en soit, le pronostic, bien que subordonné au degré de la contusion, est fort sérieux; e malade peut être emporté par une hémorrhagie, UIie infiltration d’urine, une néphrite.

On prescrira le repos, les antiphlogistiques et les oissons adoucissantes. *

Inflammation des reins. — (Y. Néphrite, Py élite.) Calculs des reins. — (V. Gravelle.)

Kystes des reins. — Les reins sont assez fréquemment le siège de kystes : les uns sont purement séreux, de petit volume, ils passent souvent d’autres sont des kystes hydatiques qui guère de grandes dimensions et n’olrein f Ue Peu d’inconvénients. Enfin on a vu le Partie entier ou Plutôt quelques-unes de ses s se dilater par suite de l’obstacle apporté au

cours de l’urine : cette dilatation a reçu le. nom dé hydronéphrose.

Toutes les causes qui gênent la circulation de l’urine dans le rein peuvent engendrer l’hydronéphrose; tels sont les tumeurs du ventre, du bassin, les déplacements de l’utérus, les calculs, etc. Le volume de l’hydronéphrose est fort variable, lorsque tout le rein se dilate il peut acquérir des proportions énormes. Les parties de la glande en rapport avec le kyste sont plus ou moins atrophiées.

Le contenu du kyste est un liquide citrin renfermant souvent de l’urée, parfois l’albumine, du pus ou même un liquide noirâtre coloré par du sang.

Peu développée, la tumeur passe inaperçue, elle n’est reconnue que par le trouble qu’elle apporte aux fonctions des organes voisins lorsqu’elle a acquis un grand volume, dans ce cas elle a pu être confondue avec un kyste de l’ovaire.

L’hydronéphrose est parfaitement compatible avec la santé, à moins que par son volume elle ne détermine une atrophié considérable du rein.

Si son volume gênait les fonctions des organes voisins, il faudrait la ponctionner avec l’aspirateur Dieulafoy. Hors ce cas, il n’y a pas de traitement à tenter.

Cancer du rein. — Le cancer du rein est très rare, il est plutôt secondaire que primitif, sa forme la plus commune est l’eneéphaloïde qui débute par des noyaux disséminés dans la substance corticale et finit par former une tumeur bosselée, irrégulière.

Il peut passer assez longtemps inaperçu, mais il finit par se révéler : 1° par des symptômes de cachexie, amaigrissement , teinte jaune paille, thrombose, etc.; 2° par une tumeur rénale, qui est bosselée, irrégulière, dure, parfois ramollie en certains points, cètte tumeur est immobile et ne suit pas les mouvements du diaphragme; .3° par des altérations de l’urine dont les plus fréquentes sont l’hématurie et l’albuminurie. On a cru pouvoir trouver dans l’urine les cellules volumineuses, multi nucléaires du cancér, mais l’observation ne justifie pas ces données théoriques; 4° la douleur est assez rare et souvent obscure.

Le traitement ne peut être que palliatif.

Abcès des reins et abcès périnéphrétiques. — On donne ce nom à l’inflammation suppurée du tissu cellulo-graisseux qui entoure le rein.

Ces abcès passent quelquefois inaperçus à leur début, tant à cause de leur rareté que de l’éclat des phénomènes concomitants qui appellent toute 1 attention. , .

Les traumatismes, coups, chutes sur la région lombaire, longues courses à pied ou. à cheval, l’impression d’un air froid et humide, peuvent occasionner ces abcès.

La néphrite et la pyélo-néphrite calculeuses en sont les causes habituelles. On se rend parfaitement compte de l’irritation que ces lésions rénales entretiennent dans le tissu cellulaire voisin et du développement d’une phlegmasie de voisinage. Enfin, lorsque les calices ou le bassinet ont été perforés par des calculs, le contact de 1 urine développe un phlegmon des plus intenses et des plus graves :

On a vu ces abcès se développer à la suite de

coliques néphrétiques, on les a vu aussi survenir dans l’infection purulente et chez les nouvelles accouchées.

L’abcès périnéphrétique n’est, en somme, qu’un phlegmon suppuré; aussi constaterons-nous tous les signes de cette maladie, empruntant, il est vrai, à leur siège une physionomie particulière.

Tout à, coup, ou d’une manière progressive, le malade éprouve dans la région rénale une douleur sourde diffuse, augmentant par la pression et le mouvement. Lorsqu’il existe déjà une néphrite caïeu leuse. cette douteur est moins significative, et c est seulement 1 apparition de signes nouveaux oui conduit au diagnostic. !

Il existe de la fièvre, la température s’élève, le pouls devient fréquent, le type de la fièvre n’a nen de régulier, mais sa présence a une grande valeur diagnostique, car elle révèle l’existence d une phlegmasie, et non d’une simple névralgie ou de l’irritation des voies urinaires par un calcul. Bientôt quelques frissons irréguliers indiquent la formation du pus. .

Il existe une constipation opiniâtre , qui se rattache peut-être à la recrudescence de douleur qu éprouvent les malades lorsqu’ils font effort pour aller a la garde-robe. P

Au bout de quelques jours, la région lombaire, toujours très douloureuse, se gonfle et devient le siège LUHrfteinent’ d’Un œdème (très habituels dans inn f qU1 des Points en suppura-

on) , la peau elle-meme prend une teinte rosée.

L échancrure costo-iiiaque . s’efface et, en glissant a“rdessous de Ia région lombaire, on a la ensation d une masse volumineuse que l’on peut saisir imparfaitement entre les deux ma ns L’ex

c sllzt h/6s,r saioe — .outa

ces différences de volume et d’élasticité.

Les signes indiquent la formation du pus; dès q il est constitue, la douleur diminue, il y a une uneenmain° Symptômes généraux et

ïuctuS. 6 P6Ut C0DStatef rexistence d’une

par résotu^rr^ ^ T phlegmons se terminer pai resolution, lorsque ïe pus est fomié n t

drns ïë Snëîë P?r *“ r^i0" loml,aire e» glissant ans Je triangle circonscrit par les muscles o-ranâ oblique et grand dorsal. Il est Æg!

ui voir envahir la fosse iliaque interne E„C on

1 a vu s ouvrir dans le gros intestin.

Le pronostic de ces abcès est toujours série,,, surtout lorsque l’abcès est symptomatimiP a- ’ néphrite ou d’une perforation. P qUe d Une Le traitement consiste, au début en vPr.tw scarifiées, vésicatoires volants, cataplasmes kudT mses sur la région lombaire. Les purgatifs seront egalement utiles. eront

Lorsque la suppuration est formée, on fera ,raP large incision en procédant couche par coucho J en redoublant de précautions lorsqu’on

du°nhî dU rei^‘ -Le d°igt introduit dans la cavffé du phlegmon divisera les brides encore existante . si dans cette exploration on constatait la présent l0i,n de favoriser l’occlusion de l’on fice, il faudrait le maintenir longtemps ouvert Dr Léon Moynac.

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