‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 203 sur 289 · REN · texte numérisé non relu

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mines de fer en parfaite dissolution, et g centig^oUvera auc,ine; parcelle déposées sur les on n’en bouteilleS) comme cela arrive pour la parois n ferrugineuses. Cela tient à ce que

plupart combjné avec l’acide carbonique, ce qui lefeî tirait pas si Renlaigue ne contenait pas un D - d’acide carbonique. Cela tient encore à ce exceEL bicarbonates à bases sodiques sont plus f 6 mie les bicarbonates à bases calciques.

^l’acide carbonique, outre qu’il tient le fer en r^ution dans l’eau, conserve celle-ci. De plus, d tne l’a si justement écrit Pétrequin dans son CvZtê des Eaux minérales , « il enlève aux eaux la Teur saline, alcaline ou martiale qu’elles auraient ^ lui- il leur transmet un goût agréable qui plaît

les fait rechercher même pour l’usage de la

tâQn sait que les matières organiques contenues dans les eaux minérales en amènent l'a décomposition et provoquent la décomposition des sels de fer. Renlaigue en a de simples traces, et, de plus, elle contient par litre 6 centigr. de silice. Or, on sait,- depuis les travaux de Rabuteau et Papillon, confirmés par Dumas, de l’Institut, que la silice occupe le premier rang parmi les substances antiputrides et antifermentescibles.

Donc, sécurité absolue au point de vue de la conservation de l’eau de Renlaigue transportée qui ne subit aucune décomposition, ne donne aucun dépôt et dans laquelle, ainsi que le dit Mialhe dans son rapport, «le fer se maintient facilement en dissolution . »

Tout le monde sait que «le fer est le réparateur du sang» selon l’aphorisme aussi court que précis de Trousseau, et que l’acide carbonique, comme le dit fort bien Durand-Fardel, est eupeptique et stimulant de l’activité digestive, enfin que les alcalins activent les sécrétions gastrique et rénale, ainsi que l’ont démontré Claude Bernard et Blondelot.

D’après ce qui précède, il est aisé de reconnaître que l’eau de Renlaigue agit de la façon la plus efficace : 1» dans les affections caractérisées par une faiblesse générale de l’organisme, suite d’altération ou d’insuffisance de l’hématose (anémie, chlorose, aménorrhée, dysménorrhée, leucorrhée, grossesse, convalescence des maladies aiguës, etc.); 2° dans les affections du tube digestif, résultant soit fi’un vice de secrétion des muqueuses de estomac, soit d’une diminution des mouvements

s omacale (anorexie, appétit capricieux, digestions entes et douloureuses, dyspepsies, pyrosis, gasgie, entéralgie, constipation habituelle, catares gastriques et intestinaux, etc.), nif T*1 de ^en^a'gue exerce aussi une action magasT^i -Sur les urines des dyspeptiques et des de JL~^1(îues> qui offrent toujours, soit un excès et eL08?*13*6 ou de mucus, soit un dépôt urique, "ie p,zies(Iuels on rencontre souvent de la cystal- Produ'r a ^râce a son action modificatrice des tous w 36 muqueuse urinaire, nous voyons de nvpi-fnS Un certa'n nombre de malades atteints Mes a simPles> blennorrhagiques ourhumatis- ’ °e catarrhe vésical léger ou de blennorrhées

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anciennes, retirer de grands avantages de l’usage de l’eau de Renlaigue. Dr Paul Labarthe.

RENVOI. - (V. Éructation .)

RÉPERCUSSION. — On donne ce nom en médecine à la disparition brusque d’une maladie, sous l’influence de certains médicaments topiques et à la réapparition de cette maladie sur une autre partie du corps plus ou moins éloignée de celle où elle siégeait tout d’abord. p. l.

RÉPLÉTION. — (V. Pléthore.)

REPRODUCTION. — (V. Génération.)

RÉSECTION. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui se pratique sur les os et qui consiste à en enlever une portion ou la totalité, mais en ayant soin de conserver les segments de membre qui font suite aux os réséqués. La résection peut se faire sur le corps de l’os, c’est-à-dire dans sa continuité, ou sur les extrémités articulaires, c’est-à-dire dans sa contiguïté.

Pour pratiquer une résection, il faut : 1° diviser les parties molles; 2° détacher le périoste; 3° sectionner l’os. . .

On divise les parties molles au moyen d incisions que l’on doit toujours faire sur le côté de la région opposée aux vaisseaux et aux nerfs les plus importants, et au point de cette région où Los se trouve le plus rapproché de la peau. Ces incisions peuvent être longitudinales, ou en forme de T ; dans tous les cas, on doit les faire aussi peu profondes que possible, et se servir surtout des. doigts pour séparer les parties molles et écarter les muscles afin d’arriver jusqu’à l’os.

On détache le périoste et on le conserve afin d’être assuré de la régénération de l’os. Cette partie de l’opération est de beaucoup la plus délicate ; elle se pratique’ à l’aide de rugines de formes et de dimensions variables suivant le volume de l’os et la portion de celui-ci sur laquelle on opère.

Quant à la section de l’os, on la pratique avec des instruments variables suivant la région du squelette : scies rigides ou- à chaînes, sécateurs, pinces coupantes, marteaux, ciseaux, etc.

L’opération terminée, on place le membre dans une gouttière, en ayant bien soin de lui donner la position où il rendrait le plus de services à l’opère si la guérison se faisait par ankylosé. Inutile dajouter que les précautions à prendre avant et apres les résections sont les mêmes que celles que ion prend avant et après les amputations.

Les nécroses, les tumeurs des os, les fractures comminutives, les ostéites périarticulaires cofRP11' quant une synovite fongueuse, les cals difformes, etc., sont les principales affections dans lesquelles on a recours aux résections.

D' Paul Labarthe.

RÉSINE — Les résines sont des produits végétaux solides, secs, rudes au toucher, fusibles par la chaleur, ce qui les distingue des gommes sans devenir jamais parfaitement fluides, ce qui les diffé-

rende des corps gras, elles sont inflammables, insolubles dans l’eau, solubles dans l’alcool, l’éther, le chloroforme, les huiles fixes et volatiles ; leur odeur forte, empyreumatiq'ue est due à l’huile volatile qu elles renferment; leur couleur est variable, cependant elle sont généralement jaunes, cassantes, plus pesantes que l’eau.

Les résines sont fournies par un grand nombre de plantes des pays chauds; les familles des Thébinthacées et des Conifères sont celles où ces produits s y trouvent en plus grande quantité. Quelques-unes exsudent spontanément, d’autres découlent par des incisions multiples pratiquées au tronc des arbres. Toutes doivent être purifiées avant de les faire servir aux usages médicaux, telles sont les poix, les térébenthines, les goudrons, les gommes-résines fétides, etc. Il en est d’autres qui sont préparées dans le laboratoire du pharmacien. A cet effet, on épuise les substances contenant les résines par l’alcool rectifié, on distille aux trois quarts, on mêle au résidu un volume égal d’eau distillée, on recueille le dépôt résineux qui se forme, on le lave dans l’eau chaude, on le met dans des assiettes et on laisse à l’étuve jusqu’à ce qu’il soit devenu sec et cassant.

. Ainsi se préparent les résines de jalap, de scammonée, de turbith, etc.

En général, les résines sont stimulantes, quelques-unes sont purgatives. Elles se donnent en poudre, rarement seules à cause de leur insolubilité et de leur âcreté, le plus souvent en émulsion, en sirop ou en pilules. Elles forment la base des onguents; elles servent à des fumigations balsamiques. Les plus employées d’entre elles sont la térébenthine, le goudron , la -poix de Bourgogne, etc. (V. ces mots). Dr mabc. Cambouuvbs.

RÉSOLUTIF. — Qualificatif donné à un certain nombre de médicaments qui jouissent de la propriété de déterminer la fonte ou résolution graduelle des engorgements produits par l’épanchement de sérosité ou de sang dans les tissus en favorisant la résorption de ces liquides. Parmi les principaux résolutifs nous citerons le mercure, l’iode, l’iodure de plomb, 1 îodure de potassium, l’acétate de plomb 1 emplâtre de Yigo, l’arsenic, les alcalins, la sai-' gnee, 1 electncite, le massage, etc. P. L. ‘

m^S^LUtTI°N‘ T N°m d°nné en médecine à un mode de terminaison des maladies qui consiste dans le retour a l’etat normal par une sorte de rétroversion caractérisée parla diminution des svmntomes, et la disparition graduelle de l’inflammation sans que la suppuration se soit établie.

On appelle résolution des membres l’état narticu lier dans lequel ils se trouvent pendant le cours de certaines maladies graves, telles que l’asphvxie les paralysies partielles, etc., et qui fait mie les contractions musculaires cessant, ils retombent par leur propre poids lorsqu’on les soulève les malades étant incapables d’opposer la moindre ™ sistance. p ^ e*

RÉSORCINE. — La résorcine est un phénol suc cédané de l’acide phénique, que l’on obtient par la fusion de certaines gommes-résines (galbanum

assa fœtida, gomme ammoniaque etc 1 tasse et que l’on peut aussi préparer DaaVecla Po* Cette nouvelle substance, découverte par mthèseet Barth, se présente sous la forme de cr’ t et* colores, prenant au contact de l’air une tei X in'

rement rougeâtre, d’une saveur désagréable légè' et sucrée, sans Odeur phénique, très%niA, ète l'eau, l'alcool et l'éther. Elle jouit de tipyretiques, antiseptiques et antiputrides an‘ Comme antipyrétique, elle a été employé, ! Allemagne en 1877 par Andeer et Lichthein !? ° I France en 1880 par Dujardin-Beau metz et contre le rhumatisme articulaire aigu et ™ J !

fièvre thyphoïde. Pour obtenir un ££25?

table de la température, il faut l’administrer à d massive de 6 à 10 grammes par jour en trois S : Mais 1 effet est peu durable, de plus on observe ra pidement des phénomènes toxiques, aussi son usage à l’intérieur a-t-il été vite abandonné.

Comme antiputride et antiseptique, la résorcine constitue un médicament précieux pour le traitement des plaies .de mauvaise naturelles chancres, etc. On l’emploie en solution aqueuse à 5 P- 10°- Dr Padl Labarthe.

RÉSORPTION. — La résorption n’est autre chose que l’absorption, mais l’absorption qui s’opère sur des gaz ou des liquides épanchés dans les cavités closes naturelles de notre corps ou dans des cavités accidentelles, ou encore dans les espaces interstitiels de nos tissus. P,

RESPIRATEUR. - On donne ce nom à de petits appareils que l’on applique, sur la bouche et qui sont destinés à tamiser l’air qu’on respire. Ils sont généralement formés de deux plaques de fils métalliques tressés, entre lesquelles est interposé soit une couche d’ouate simple, soit une couche d’ouate mélangée de charbon porphyrisé, ou imbibée d’une solution médicamenteuse. Les personnes exposées aux bronchites graves, les ouvriers employés dans certaines industries (tailleurs de pierre, aiguiseurs, fabricants de lime, etc.), en font ou devraient en faire usage. p. L.

RESPIRATION. — On donne ce nom en physiologie à l’ensemble des fonctions des organes respiratoires qui ont pour but de transformer le sang veineux en sang artériel au moyen de l’oxygène de l’air atmosphérique.

Les actes respiratoires sont de deux ordres: les uns mécaniques et les autres chimiques. Les premiers comprennent les mouvements qui font circuler l’air dans les poumons. Les autres préside» aux échanges qui s’opèrent à l’intérieur de ces organes, entre les gaz du sang et ceux de l’atmosphere.

I. — Actes mécaniques de l’appareil respiratoire. — Les mouvements respiratoires peuvent etre comparés à ceux qu’exécute un soufflet dont on écarté et rapproche successivement les braQ' ches; Us. consistent, en effet, dans la dilatation et le resserrement alternatifs du thorax sous l10' °.ert*ins groupes musculaires.

Lentree de lair dans les poumons constitue

RES

RES

• tion et sa sortie de ces organes l’expiraliDspiravie ’comruenCe par la première et se tertioD. seconde. Mourir et expirer sont deux

synonymes dans toutes les langues, comme

vivreT ^ration. L’inspiration s’effectue sous

.. V^nre d’une sensation impérieuse qui provoque h soin de respirer; elle résulte de la dilatation 16 i poitrine. Cette dilatation est déterminée d’un par l’élévation des côtes, qui entraînent le

num, et de' l’autre par l’abaissement du diaphragme qui refoule en avant et en bas les viscères Abdominaux. En même temps que la poitrine se îilate l’air pénètre dans les-poumons par un mécanisme analogue a celui qui précipite l’eau dans un corps de pompe dont on élève le piston.

Le mouvement d’élévation des côtes est produit presque exclusivement par les contractions du diaphragme. Ce muscle concourt alors à élever et à écarter les côtes et par suite à augmenter les diamètres transversal et antéro-postérieur du thorax; Nous venons de voir que c’est encore le diaphragme qui, en s’abaissant, agrandit le diamètre vertical de la cavité thoracique.

D’autres muscles, dits inspirateurs, contribuent également a l’agrandissement de la poitrine, mais leur intervention ne se manifeste que dans les inspirations profondes : tels sont les petits pectoraux, les scalènes et les sterno-cléido-mastoïdiens.

La dilatation de la poitrine pendant l’inspiration présente, suivant l’âge et le sexe, des modifications assez :■ importantes pour justifier la division des différents modes respiratoires en trois types principaux. Ces types sont dits abdominal, costoivférieur et costo-supérieur, selon que l’agrandissement de la poitrine se traduit par le soulèvement du ventre, le mouvement des côtes inférieures ou celui des côtes supérieures. Le premier type appartient à l’enfance, le deuxième à l’âge adulte et le dernier au sexe féminin.

Le soulèvement de la partie supérieure de la poitrine chez la femme, apparaît surtout au théâtre, chez une tragédienne ou une cantatrice. Ce mode respiratoire n’est pas, comme on l’a dit, la conséquence de l’usage du corset, mais il est en rapport les fonctions physiologiques propres au sexe eminin. C’est encore cette particularité qui rend la présence d’une tumeur ou d’un épanchemeut dans / cayité abdominale moins douloureuse chez la que chez l’homme. •

fier A ^eUt’ ^ar *a V(dont® 0,1 Par l’habitude, moditeursA’1 i?roPr'ie type respiratoire. Ainsi les chanque c’ eforcent d’acquérir le type abdominal, parce la r,i„cest celui qui donne à la capacité thoracique

-aPlus grande amplitude.

diire s?rîRu I0N' ~ L’inspiration ne peut se pro- ®Tuscuia'S t exercice d’un certain nombre d’agents L’expirares; elle est donc essentiellement active. ÛOtuènen°n’-pU c°ntraire, n’est qu’un simple phédiaphraimSS1 ^ résulte du retour des côtes, du male, cw et des poumons, à leur situation norm°ns r . eD vertu de leur élasticité que les poudehors ra; nne.nt sur eux-mêmes et chassent au ^ion. s’y ôtait introduit pendant X’inspi-

y a que pour les expirations forcées

que l’on doit faire intervenir l’action de certains muscles dits expirateurs, qui rétrécissent la capacité du thorax et compriment indirectement les poumons, afin d’en extraire la plus grande quantité d air possible. Les plus importants de ces muscles sont: les intercostaux, d’après Longet; le triangulaire du sternum, dont la fatigue produit la douleur sternale que l’on ressent à la suite d’une longue course; le grand et le petit obliques de l’abdomen; le grand pectoral, quia pu déterminer une fracture de la clavicule pendant un violent éternuement chez un individu qui se coiffait.

Fréquence et rhythme des mouvements respiratoires. — Diverses circonstances influent sur la fréquence des mouvements respiratoires, l’âge par exemple : ainsi le nouveau-né respire 44 fois par minute, tandis que l’adulte ne respire que 18 fois dans le même temps.

L’exercice musculaire, les émotions morales et les affections pulmonaires accélèrent la respiration ; le sommeil, au contraire la ralentit; la syncope et l’asphyxie la suspendent.

11 est possible, avec l’habitude, de prolonger la durée, des mouvements respiratoires, ainsi que le prouve l’exemple des plongeurs, des chanteurs et des joueurs d’instruments à vent.

Quelles que soient les modifications que subisse la fréquence des mouvements respiratoires, leur rhythme est à peu près invariable : l’expiration, étant un phénomène passif, s’effectue toujours avec plus de lenteur que l’inspiration. Cette disposition est favorable à l’acte de la parole qui ne peut s’effectuer que dans le second temps de la respiration.

De la capacité respiratoire. — Chez un adulte la quantité d’air introduite et expulsée par les poumons, à chaque mouvement respiratoire , représente un volume environ sept fois moindre que celui de la capacité totale de ces organes. En effet, l’air qui pénètre dans la poitrine à chaque inspiration n’est que d’un demi-litre environ, et la quantité d’air expiré est sensiblement égale à celle de l’air inspiré.

Les poumons ne fonctionnent pas avec la même énergie dans toutes leurs parties. Ainsi leur sommet respire plus simplement que leur base, et la dilatation complète de celle-ci n’a lieu que dans les respirations forcées. C’est sans doute à celte activité fonctionnelle du sommet des poumons qu’il faut attribuer la fréquence de la phthisie dans cette région.

Les modifications de la capacité respiratoire sont subordonnées â l’âge, au sexe et à la nature des affections pulmonaires.

Bruits de la respiration. — En appliquant l’oreille sur la poitrine, on entend aux deux temps de la respiration un bruit doux et moelleux, qui est déterminé par le frottement de l’air sur les parois des bronches et par le déplissement des vésicules pulmonaires. Ce bruit normal a reçu le nom de murmure vésiculaire, et l’acte par lequel on apprécie sa nature constitue X auscultai ion.

Des différents actes physiologiques placés sous

LA DÉPENDANCE DES AGENTS MÉCANIQUES DE LA RESPIRA¬ TION. — La plupart de ces actes rentrent dans le,

domaine des actions réflexes, c’est-à-dire qu’ils s’exécutent en dehors de la volonté. Les plus importants sont : le phénomène de Y effort, le soupir, le bâillement, le hoquet, Y éternuement, le sanglot et le rire (Y. ces mots).

II. — Actes chimiques de la respiration. — L’analyse chimique démontre qu’à son entrée dans les poumons par l’artère pulmonaire, le sang renferme une forte proportion d’eau et d’acide carbonique, auxquels il doit sa fluidité et sa coloration noirâtre, tandis qu’à sa sortie par les veines pulmonaires, il contient une grande quantité d’oxygène qui lui donne sa coloration rouge et le rend propre à l’entretien de la vie. A son passage dans l’appareil respiratoire, le sang s’est donc débarrassé de la vapeur d’eau et de l’acide carbonique qu’il contenait, et il les a remplacés par de l’oxygène. Or, en analysant l’air qui sort des poumons au moment de l’expiration, on observe que précisément il est moins riche en oxygène, mais plus chargé de vapeur d’eau et d’acide carbonique. On remarque, en outre, que la quantité d’oxygène disparue èst justement égale à celle que renferment les deux autres produits. 11 est alors évident que c’est sous finfluence de la respiration, et par suite des échanges gazeux de l’air et du sang, que s’accomplit ) le phénomène de 1 hématose, c’est-a-dire la transformation du sang noir en sang rouge.

• Ces échanges s’opèrent dans le réseau vasculaire qui tapisse les vésicules pulmonaires et dont nous avons évalué la surface à environ 450 mètres carrés.

En résumé, les phénomènes chimiques delà respiration peuvent être compris dans cette formule • absorption d’oxygène et exhalation d’acide carbonique ; formule inverse de celle qui régit la respiration des parties vertes des plantes, c’est-à-dire absorption d’acide carbonique et exhalation d’oxygène Il existe, comme on le voit, un antagonisme salutaire entre le règne animal et le règne végétal- 1 homme fournit à la plante l’acide carbonique qui lui est indispensable, et celle-ci lui donne en échangé l’oxygène qui est son principe vivifiant. Cet échangé ne s’effectue que sous l’influence de la lunuere ; ad obscurité, au contraire, toutes les parties vertes des plantes exhalent de l’acide carbonique et absorbent de l’oxygène. C’est ce qui explique pourquoi les plantes d'appartement, «offensives dans le jour, sont nuisibles à la santé pendant la

De ce qui précède il ressort que les actes chimiques de la respiration comprennent : 1° les modi fications éprouvées par l’air introduit dans les non mons; 2» ceües que subit le sang qui traverse cos organes. ces |

1° Modification de l’air expiré. — Le tableau suivant donne la composition exacte en volumo 1 air inspiré et expiré : .

air inspiré air expiré :

Oxygène. ...... 20,9 16,168

Acide carbonique . . 0,048 457g

Vapeur d’eau. . . . variable à saturation

On voit qu’à chaque inspiration, rhomme et les animaux dépouillent l’air d’une partie de son oxy¬

gène et le remplacent par une certaine d’acide carbonique. Cette particularité sage des inhalations d’oxygène dans le«PÏÏQeA- î respiratoires. aitectioiis :

On rencontre aussi, dans l’air éliminé d mons, une assez forte proportion de matièr P011' * nique. C’est à elle que les chambres à coucher?' r vent leur odeur spéciale. r a01'

Enfin l’air expiré renferme encore tous les ■ cipes volatils dont le sang se débarrasse à son^11' sage dans les vésicules pulmonaires: Ainsi T ]?' si désagréable que les substances alliacées et 1 I liqueurs alcooliques donnent à l’haleine ne vie t pas de la gorge, ni de l’estomac, comme on le croît généralement, mais bien des poumons, après avo passé des voies digestives dans le torrent circula toire. C’est pourquoi il ne suffit pas de se rincer là bouche avec des aromates pour détruire ces odeurs

Am CONFINÉ, EFFETS DE L’ALTÉRATION DE L’AIR PAR

LA respiration.— Etant donné qu’un homme adulte exhale en une heure 45 à 20 litres d’acide carbonique et qu’une atmosphère qui contient huit à dix millièmes de ce gaz peut déterminer la mort, on conçoit que l’air d’un espace clos, dans lequel séjournent un certain nombre de personnes, devienne bientôt impropre à l’entretien dé la vie; et J. -J. Rousseau a pu dire que « l’haleinè de l’homme est mortelle à l’homme ». (V. Air, Encombrement.)

2° Modifications éprouvées par le sang. — Nous avons vu qu’en traversant les poumons, le sang veineux ou noir se débarrasse de l’acide carbonique qu’il renferme, et devient artériel ou rutilant en remplaçant ce gaz impropre à la vie par l’oxygène qu’il • emprunte à l’air inspiré. Le changement du sang veineux en sang artériel s’opère avec une grande rapidité, puisque le sang fait soixantedix fois le tour du corps en une minute et passe par conséquent le même nombre de fois par les poumons. On remarquera que la circulation est beaucoup plus active que la respiration, puisque, dans le même espace de temps, l’homme ne fait que dix-huit mouvements inspiratoires. Mais, le volume d’air expiré ne représentant que le septième de la capacité des poumons, la nappe sanguine sera toujours en contact avec une quantité suffisante d’air.

Lorsqu’en traversant les poumons le sang n’a pu se débarrasser de l’acide carbonique qu’il contient, ce liquide retourne dans l’économie sans changer de couleur, et il devient incapable d’entretenir la vie. Il détermine alors des troubles fonctionnels qui produisent Y asphyxie (V. ce mot).

Absorption pulmonaire. — En traversant les poumons, le sang ne prend pas à l’air seulement de l’oxygène, il absorbe aussi la plupard des substan' ces étrangères qui s’y trouvent mélangées. Ainsi, c’est par les poumons que pénètrent dans l’économie les vapeurs des anesthésiques, les effluves paludéennes, les miasmes des maladies infectieuses, les gaz méphitiques, comme l’hydrogène carbone ou gaz d éclairage et l’acide sulfhydrique qui se gage des fosses d’aisance, les poussières toxiques, soit arsenicales comme celles des tentures vertes, soit plombiques comme celles qui produisent l’in' toxication saturnine chez les peintres. Lorsqu’on a séjourné seulement quelques instants dans un

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ent fraîchement peint, les urines ont une appar de violette qu’elles doivent à l’introduction °delf nce de térébenthine par les voies respira- • 6 Enfin, c’est l’absorption de la nicotine par

poumons' qui rend insalubre l’atmosphère des

-^nouttUse en médecine le pouvoir absorbant des u ns en administrant certaines substances médicamenteuses sous forme d’inhalations ou de fu-

^ROLE DE LA RESPIRATION DANS LA PRODUCTION DE LA rHALEUR ANIMALE. - La source principale de cette chaleur est la combinaison de l’oxygene absorbé dans la respiration avec les éléments constitutifs de nos tissus. Cette oxygénation peut être assimilée à une véritable combustion, puisqu’elle consiste dans la transformation du carbone et de l’hydro- «ïène de nos tissus en acide carbonique et en vapeur d’eau qui sont éliminés par les poumons. Ainsi l’homme peut être assimilé aune machine qui consomme une certaine quantité de combuslible (8 à 10 grammes de charbon par heure) et qui, en échange, produit de la chaleur et du travail mécanique. Toujours simple dans ses conceptions, la nature se sert du même appareil, d’une part, pour introduire dans l’économie l’air de son principe vivifiant, l’oxygène qui doit activer les combustions organiques, de l’autre, pour expulser les produits de combustion qui en résultènt, c’est-à-dire l’acide carbonique et la vapeur d’eau. On peut donc dire que la vie n’est qu’une combustion permanente, et les expressions poétiques « le flambeau de la vie, la vie s’éteint » correspondent à des vérités physiologiques;

La comparaison du corps de l’homme avec une machine à vapeur est d’autant plus juste que, chez l’homme, toute cause qui augmente l’apport de l’oxygène dans l’organisme élève la température du corps, de. même que dans la machine l’intensité de la vapeur est eu rapport avec l’énergie du tirage, c’esl-à-oire de la quantité d’air introduite dans le loyer. C’est pourquoi toute accélération du pouls, ainsi qu’on l’observe dans la fièvre, se traduit par une élévation plus ou moins notable de. la chaleur animale; de là le nom de pyrexie sous lequel °n désigne encore la fièvre. Les exercices prolongés ou violents, comme la course, les efforts, Produisent le même résultat en accélérànt la circulation. Un thermomètre placé dans un muscle fiai se contracte accuse toujours une élévation de empérature. G. witkowski.

RESPONSABILITÉ DES ALIÉNÉS. — Médecii

égalé. — Législation. Code pénal. Akt. 64. — Il n’y.

mme ni délit lorsque le prévenu était en état de démen fn»ni0ment l’action, ou lorsqu’il a été contraint par u; a laquelle il u’a pu résister.

l’in adanalaon mentale n’entraîne pas seulemei Polilique et civile, elle est encore ii irresn b e a.vec la liberté morale et motive ui ti0n , °.bsabibté des actes personnels que lalégisl

û°ns de eitep reconnue dans rarlicle fi116 nous V doiun a finel point cette irresponsabili

' etre admise en faveur de l’aliéné? Doit-c

DlCTI0NNAIR® POPULAIRE DE MÉDECINE’ USUELLE.

admettre, avec Falret et la plupart des aliénistes, une irresponsabilité absolue, ou bien, comme le voudraient certains auteurs, une irresponsabilité partielle ? Nous allons passer rapidement en revue chacune de ces théories.

I. Irresponsabilité absolue. — Cette doctrine a élé défendue avec beaucoup de talent par Falret : «.On ne s’imagine pas assez, dit cet auteur, les difficultés insurmontables que l’on rencontrerait dans là pratique si on laissait échapper ce principe fondamental pour lui substituer celui de la responsabilité partielle : un inculpé est' fou ou ne l’est pas. Si, en l’observant attentivement, on arrive à se eo 'i vaincre qu’il présente les caractères de l’état de raison, quel qu’ait été d’ailleurs chez lui l’entraînement de la passion ou des circonstances, on doit admettre qu’il était libre, qu’il aurait pu résister : par cdnséquent qu’il est coupable et condamnable pour l’acte auquel il s’est livré. Tout ce qu’on peut demander pour lui, c'est le bénéfice des circonstances atténuantes. Dans le cas opposé, au contraire, si le médecin expert arrive à constater l’état de folie du sujet- confié à son examen, quels que soient la forme ou le degré de celte folie, quelque apparence de liberté morale que cet individu ait conservé, il doit être considéré comme irresponsable, on doitl’absoudre comme malade. »

Cette doctrine est certainement la seule qui puisse être adoptée par le médecin et qui soit conforme aux vrais principes de la science, mais son application présente de grandes difficultés. Pour l’appliquer entièrement, il ne faudrait tenir aucun compte du degré et de la forme de la folie, et ou se heurterait alors contre des préjugés insurmontables. Quel est donc l’avocat, le magistrat qui admettrait que le libre arbitre est entièrement détruit dans le début de la paralysie générale, dans l’épilepsie et dans 1 imbécilité? Certaines formés d’aliénation mentale, très reconnaissables pour le médecin, ne le sont ni pour les juges ni pour les gens du monde. Tardieu lui-même admet que la folie ne détruit pas toujours la liberté morale et la responsabilité, et n’enlève pas toujours au malade, la conscience de certains actes coupables qu’il peut commettre. « J ai bien des fois, dit-il, lait triompher la doctrine de la responsabilité limitée, et je suis assuré que j’ai mieux servi de cette façon et les vrais intérêts des accusés et la dignité de la médecine, dont les avis ne sont tenus en mépris que lorsqu’ils veulent s’imposer sans raison et sans mesure. » Cette opinion représente en effet la tendance médico-légale de l'époque; c’est, une sorte de compromis entre la science et la justice; nous allons voir dans quelle mesure ce compromis peut être accepté pour sauvegarder à la fois les intérêts des malades et la dignité de la médecine et de la justice.

II. Irresponsabilité partielle. — Est-ce à dire, parce qu’on, admet la responsabilité partielle de l’aliéné, qu’il taille que cette responsabilité soit graduée de telle sorte que, à chaque degre, reponde une pénalité en quelque sorte proportionnelle’^ Non, répond avec juste raison Daily, parce qu’un tel système est exactement celui que la loi pénale applique à tous les hommes, et qu’il serait essentiellement injuste de n’établir aucune dififé-

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