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rence entre celui qui est sain d’esprit et celui qui ne l’est pas.
Le système de l’irresponsabilité partielle tel qu’il est appliqué aujourd’hui est donc contraire aux principes de la justice, de la morale et de la science. Un aliéné reconnu partiellement responsable, ne doit pas subir une condamnation et être envoyé dans une prison au même titre qu’un délinquant ordinaire. Il y a dans la législation relative aux aliénés une lacune regrettable sur laquelle Legrand du Saulle a. particulièrement insisté : « A côté des aliénés proprement dits, certains individus en proie à une idée fixe, à un délire léger, limité et très nettement circonscrit, à une névrose convulsive, ou à des mouvements passionnels voisins de la folie, commettent fréquemment des actes dont ils ont à rendre compte à la justice du paysé La mesure de leur liberté morale ayant été restreinte au temps de l’action, les motifs d’excuse se puisent dans la cause et d’après les Combats de l’agent avec lui-même ; le bénéfice des circonstances atténuantes est invoqué et la répression est adoucie dans de justes proportions. Ces demi-malades vont en prison : jetés parmi les malfaiteurs, ils souffrent ou se pervertissent; heureux si, dans ce triste milieu, ils ne voient pas s’évanouir les dernières lueurs de leur intelligence. »
Il importe donc de créer pour les aliénés susceptibles de répondre dans une mesure restreinte de la moralité de leurs actes, non pas une juridiction spéciale qui les assimile à des criminels, mais des établissements spéciaux dans lesquels ils seraient l’objet d’une séquestration plus ou moins longue, selon leur état mental et la . gravité des fautes commises. La législation anglaise nous fournit à ce sujet d’excellents exemples. Il y a en Grande- Bretagne des établissements spéciaux pour les aliénés criminels ( criminal lunatic asylums ); une certaine latitude est laissée soit au pouvoir judiciaire, qui peut prononcer l’acquittement, soit à l’administration de l’établissement où il convient de les envoyer, suivant la nature des faits dont ils sont les auteurs et la perversité de leurs instincts. L’aliéné criminel peut être rendu à sa famille ou à ses. amis, mais à la condition toutefois que ceuxci prennent l’engagement sous caution de veiller à sa conduite et répondent des actes coupables qu’il pourrait commettre.
La nécessité de créer des asiles spéciaux pour les aliénés criminels s’impose aujourd’hui partout et l’administration s’occupe sérieusement de la fondation d’établissements de ce genre. Mais nous pensons qu’il serait dangereux de permettre aux familles de retirer un aliéné criminel, même avec les garanties qu’exige la loi anglaise. Nous pensons comme Bertrand, « que tout individu coupable d’un crime ou d’un délit, dont le renvoi aurait été demandé et ordonné pour aliénation mentale soit par jugement, soit par une ordonnance de non lieu devrait par cela même être réputé un aliéné dangereux et nécessairement séquestré dans un établissement public ou un établissement spécial suivant les cas, au moins pendant un certain temps d’observation, sur l’ordre, soit du tribunal ou du j uge, soit du parquet, soit d’une autorité publique
et la séquestration ne devrait cesser qu’ave cours de l’autorité qui l’aurait ordonnée Cle C°n'
Les questions de responsabilité partielle sentent surtout dans ces états morbides au’6 qu’engendrant parfois des impulsions irrésist’M ne présentent pas d’une manière constante ] S’ ractèresde la folie: tels sont l’alcoolismA %Ca" lepsie, l’hystérie, etc. ’ eP'"
III. Responsabilité civile. — Nous avons vu l’aliéné n’est pas responsable des actes crimin? mais doit-il être dans l’obligation de réparer i dommage qu’il a pu causer à autrui ? La jurisnru * dence est loin detre fixée sur ce point, quiac pendant une grande importance pratique. En J néral, on; peut dire que l’on n’est responsable' même au point de vue civil, que du fait arrivé par sa faute, et que le fou, qui agit sans discernement ne peut être responsable du dommage qu’il â causé. Celte doctrine a généralement dominé dans la jurisprudence, et la Cour de cassation a décidé !
(14 avril 1848) que « le fait de celui qui était en démence au temps de l’action n’est pas susceptible I d’imputation et ne peut entraîner à sa charge ni responsabilité pénale, ni responsabilité civile. »
Malgré ces arrêts, nous persistons à croire, avec Tardieu, que l’aliéné ne saurait échapper à la responsabilité civile ni à l’obligation de réparer le dommage qui peut résulter de ses actes. S’il est impossible d’obtenir cette réparation du malade, oii doit s’adresser à ceux qui ont mission de le surveiller et qui sont chargés de la gestion de sa fortune. L’aliéné, qu’il soit interdit ou non, doit être considéré comme un enfant, et les personnes qui ont qualité pour le surveiller doivent être responsables au même titre que les parents sont responsables du dommage causé par leurs enfants. Cette doctrine est admise en Angleterre, où les parents ou les amis d’un aliéné séquestré ne peuvent obtenir sa liberté qu’en se portant caution des actes qu’il peut commettre. Nous constatons du reste avec plaisir que la doctrine de l 'irresponsabilité civile a été repoussée par plusieurs tribunaux français.
La cour de Montpellier a confirmé (31 mai 1866) un jugement de Narbonne qui accueillait unê dem a ri de en dommages-intérêts formée contre un aliéné, « attendu que dans l’application des principes de la responsabilité civile, la loi ne tient aucun compte ni de la volonté ni de l’intention; que si l’inexpérience d’un insensé est excusable au point de vue de la responsabilité pénale, quand elle amène un fait dommageable à autrui, elle n’oblige pas moins son auteur à le réparer, ou par luimême, ou par ceux qui doivent veiller sur lui (V. Aliéné, Folie, Criminalité). Dr A. Ldtaud.
RESSERREMENT. — Mot souvent employé par Ie vulgaire comme synonyme de constipation (V- ce moth p. h.
nhi.MNj.ioN. expression employée en.
cine pour designer l’impossibilité plus ou mom ? dans . laquelle se trouve un liquide ou u nnpfti ï ®ortlr d’une cavité ou réservoir dans le quel il ne devrait séjourner que momentanémen'
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(TU’on dit rétention du placenta (V. Plad’uri"e (V- Vrine) ' p- L-
t'TlNE. — On donne ce nom en anatomie à la R brane la plus interne de l’œil, qui préside à ineDa - sur laquelle vient se peindre l’image du
^ V1qe extérieur. Cette membrane placée entre lacho- ^••de et le corps vitré, se continue en arrière, avec Tnerf optique dont elle est l’épanouissement et se Je longe, en avant jusqu’à la zone de Zinn avec laquelle elle se confond. Elle est grisâtre, molle et transparente, assez mince en. avant, sur le pourtour de la zone de Zinn où son épaisseur est de gmm \ f et s’épaissit en arrière où elle acquiert 0BJ'4’ Sa face externe, convexe, répond à la membrane choroïde, mais sans lui adhérer, d’où il ré-
Fig. 1130. — Coupe antéro-postérieure de l’œil.
9-'Rétine. — 1. Sclérotique divisée, dont les lambeaux sont: écartés. — ‘2. Coupe antéro-postérieure du cristallin. — 3. Coupe de l’iris. — 4. Canal de Schlemrn. — 5 Procès ciliaires choroïdiens.— 6, 6. Vasa vorticosa de la choroïde. — 7. Muscle ciliaire. — 8. Nerfs ’ ciliaires. — 10. Corps vitré. — 11. Cristallin.
suite que les épanchements peuvent assez facilement s’accumuler entre ces deux membranes, d’où *e décollement de la rétine qui détermine la perte e la vue. Sa face interné, concave, répond à la membrane hyaloïde, qui enveloppe le corps vitré egalement, sans lui adhérer.
.ette face interne présente : 1° la papille optique, nill 1Cor1resP°ud à l’entrée du nerf optique. Cette pâtura’ q ,ée a 3 miUimètres en dedans de l’axe oprelief6]^ -1 “iUlMètre au-dessous, consiste en un tache à son centre, placé au milieu d’une
ron- d anc^e de 2 Millimètres de diamètre envitère’no ,cet|e Papille émergent les branches de l’areu debDtra 6 de la rétine; 2° la tache jaune, placée dont la la PaPiHe) ovalaire, à contours pâles, responrt^art*e centr&le, déprimée à son centre, cornom do .exaelement à l’axe optique, et a reçu le 4 sa l0ss® centrale de la rétine, avant devrai*6 antérieure, c’est-à-dire un peu en tequaleur de l’œil, et à 6 millimètres en¬
viron en arrière delà cornée, la rétine se continue avec la zone de Zinn; le point d’union de la rétine et de la zone de Zinn est marqué par une ligne festonnée qui correspond à l’engrenage de ces deux membranes.
La structure de la rétinè est très compliquée : ou
distingue en effet à cette membrane six couches superposées qui sont, en procédant de l’extérieur vers l’intérieur, c’est-à-dire de la choroïde vers le corps vitré : 1° la couche des bâtonnets et des cônes; 2° la couche granuleuse externe; 39 la couche granuleuse interne; 4° la couche moléculaire ou des fibrilles; 5° la couche des ganglions; 6° la couche des fibres du nerf optique. Ces six couches, qui sont formées d’éléments nerveux, soot plongées dans une sorte de gangue formée par du tissu conjonctif.
Les vaisseaux de la rétine sont : 1° l’artère centrale de la rétine, branche, de l’artère ophthalmique, qui plongé dans l’épaisseur du nerf optique à 1 centimètre environ en arrière du globe de l’œil, et, arrivée au niveau de la papille du nerf optique, se divise en deux branches, l’une ascendante, l’autre descendante, qui se divisent à leur tour en plusieurs branches qui se ramifient dans les couches les plus internes de la rétine; 2° les veines, au nombre de deux pour chaque artère, qui se réunissent en une veine unique dans l’épaisseur du nerf optique et se jettent dans la veine ophthalmique. La circulation de la rétine est indépendante de celle des autres membranes de l’œil.
Maladies de la rétine. — Hypertrophie de la rétine. — L’hypertrophie de la rétine s’observe chez les hypermétropes dont l’accommodation s effectue avec effort, chez les gens qui restent longtemps exposés à une vive lumière, chez ceux qui sont sujets aux congestions encéphaliques, qui sont atteints de lésions cardiaques.
Ces personnes redoutent la lumière, et pour peu qu’elles s’appliquent à la lecture ou à un travail minutieux, elles éprouvent un sentiment de tension et de gêne dans l’œil, bien que leur acuité visuelle soit intacte.
L’ophthalmoscope montre que la rétine est plus
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rouge qu’à l’état normal ; très souvent, à moins que l’hyperhémie ne soit exclusivement artérielle, on aperçoit des veines dilatées et tortueuses.
Si l’hyperhémie se rattache à un trouble de la réfraction, on la corrigera par des verres appropriés. L’hyperhémie sera combattue par les dérivatifs sur le tube intestinal et l’emploi des verres teintés, (bleu de cobalt ou fumée).
Ischémie de la rétine. — L’ischémie, de la rétine est beaucoup plus rare. Elle se produit au moment de la syncope et au début des attaques d’épilepsie ; la tension du sang diminuant dans le. système artériel, la tension intra-oculaire reste la même, elle presse donc fortement les artères rétiniennes et chasse le sang qu’elles renferment (V. Ischémie ). Inflammation de la rétine. — (Y. RHiniie.) Hémorrhagie ou apoplexie de la rétine. — Ces hémorrhagies s’observent surtout chez les gens atteints d’affections cardiaques ou chez les vieillards sujets aux congestions cérébrales.
Dans des cas plus rares elles succèdent à une di minuti.on brusque de la pression intra-oculaire consécutive à une paracentèse ou à = l’iridectomie.
Si le foyer hémorrhagique siège vers la tache jaune, la vision centrale est sérieusement atteinte ; mais s’il occupe, un point périphérique, il passe inaperçu, ou bien c’est par hasard que le malade s’aperçoit d’une lacune dans le champ de la vi- J sion. .• j
A l’ophthalmoscope on. aperçoit, le longées vaisseaux de la rétine, des petites taches rouges et al- . longées comme des flammèches ; peu à peu le sang subit la transformation graisseuse et'les taches deviennent blanchâtres, ou encore noirâtres par le fait de l’accumulation d’une certaine quantité de pigment.
Après avoir institué le traitement général le mieux approprié aux causes de l’hémorrhagie, on pourra venir en aide à la résorption du sang épanché par l’application de la sangsue d’Heurteloup (Y. sangsue) et de légers dérivatifs sur le tube intestinal.
Décollement de la rétine. — On nomme ainsi la destruction de faibles adhérences qui unissent la rétine à la choroïde.
Ces décollements se rattachent, par ordre: de fréquence :
1° A la myopie progressive, (staphylôme postérieur); .
2° Aux altérations du corps vitré, susceptibles de diminuer son volume;
3° Aux traumatismes déterminant des épanchements sanguins entre la rétine et la choroïde ;
4° Aux tumeurs de la choroïde et à celles développées sur la face profonde de la rétine.
Le décollement occupe d’ordinaire la demi-circonférence inférieure de la rétine, car le liquide séreux ou sanguin qui la soulève obéit à l’action de la pesanteur. Au bout d’un certain temps, la rétine décollée subit la dégénérescence graisseuse.
A Laide derophthalœoscope on aperçoit une membrane ondoyante, d’un gris bleuâtre, régulière ou vallonnée, tremblotante sous l’influence des mouvements de Poeil. Cette tumeur occupe souvent la moitié inférieure de la rétine, qui est très rarement décollée autour du nerf optique. . j
. Les vaisseaux rétiniens, soulevés par i de la portion décollée, forment à ce niveau * Saillie très accentué; çà et là., ils sont cachés11*1 C°Ude plis. , l1ar ses
La vue est abolie dans tous les points dé lu ceux-ci occupant d’ordinaire la moitié inf/- ’ de la rétine, le malade ne distinguera plu 'T6 objets situés dans la partie supérieure du eh ^ visuel. L’obscurité s’accroît de plus en plus àmP la rétine subit la dégénérescence graf'
sure que J seüse.
Entre les points où la vue est abolie et ceux o' elle est ^conservée: existe une zone intermédiaire correspondant à cette partie de la rétine qui sans être décollée,; cominence à.se soulever. Le tiraillement de la rétine à ce niveau donne parfois lieu à des éclairs, à des étincelles lumineuses qui éblouissent le malade.
Souvent le décollement se complique d’opacités dans le corps vitré se traduisant par la sensation de nuages grisâtres, de points noirs. Il n’est pas jusqu’au cristallin qui ne devienne souvent opaque (cataracte qu’il, serait bien inutile d’opérer).
Lé début est souvent brusque, un nuage s’étend sur une partie du champ visuel qui est définitivement perdu. :
Le décollement peut, suivant ses causes, rester stationnaire pu s’accroître.- De Graefe aurait vu la résorption des liquides souè-rétiniens permettre à la rétine de se rapprocher de la choroïde. Cette guérison est très exceptionnelle.
Le traitement est souvent inefficace. On combattra les progrès du décollement par un repos absolu, les antiphlogistiques et les révulsifs. On a proposé la paracénthèse de ia sclérotique et de la choroïde, de façon à; évacuer le liquide épanché entre cette membrane et la rétine; de Grâefe l’évacue dans le corps vitré ; mais ces opérations n’ont abouti qu’à des améliorations passagères.
D» Léon Moynac.
RÈTINITE. — On donne ce nom aux inflammations de la rétine. Ces inflammations présentent dans leurs causes, leurs sièges et leurs symptômes, des différences qui: ont conduit à en distinguer plusieurs variétés :
1° La rètinite simple ( séreuse, œdémateuse), caractérisée à la fois par une hyperhémie vasculaire et une transsudation séreuse qui ternit la transparence de la rétine;
2° La rètinite parenchymateuse, lésion plus profonde dans laquelle le tissu rétinien lui-même est atteint d’hyperplasie et de sclérose, soit dans toute son étendue (rètinite diffuse), soit seulement autour des vaisseaux (rètinite përi-vasculaire);
3° La rètinite albuminurique, liée à l’albuminurie quelle qu’en soit la cause (mal de Brighb dégénérescence amyloïde des reins etc.), caractérisée surtout par des plaques d’un blanc éclatant formant une auréole autour du nerf optique;
4° La retinite diabétique, accident assez rare, donnant lieu à des lésions semblables aux précédentes, mais moins nombreuses et plus irrégulières ; r
5° La rètinite leucémique , variété encore pluS