ROB
• capables d’eu faire le tour, et de créer ainsi épal atmosphère artificielle d’air confiné. Cet usage, UDn serait à peu près inutile de chercher à déraci- ?ul1 raison même de sa généralité, est mauvais nf funeste à la santé ; il s’oppose au renouvelle- €t 1 1 facile de l’air ; il concentre dans un espace ^serré le produit des exhalations pulmonaires et r6tanées, et vicie l’air qui est repris immédiatecU t par la personne couchée dans le lit. Ces inconvénients des rideaux sont plus sérieux encore c n(j ii s’agit d’individus malades ; car le produit des exhalations pulmonaires et cutanées de ces deroiers, concentré dans un air non renouvelé, et absorbé ensuite par les mêmes voies qui l’ont fourni, est capable d’aggraver la maladie des individus placés dans le lit et de la compliquer de la manière la plus fâcheuse. Enfin, cette habitude s’oppose à la liberté de la respiration des personnes atteintes de maladies chroniques du poumon et du cœur, et elles sont presque toujours obligées d’y renoncer. L’hygiène doit donc engager à ne faire usage que de rideaux légers et incomplets, destinés plutôt à servir d’ornement qu’à s’opposer au facile renouvellement de l’air. Quant aux malades, on ne saurait trop engager les personnes qui les entourent à débarrasser leur lit des rideaux, à moins que ces derniers, n’aient pour destination spéciale d’empêcher l’action directe d’un courant d’air sur le malade. »
Nous n’ajouterons rien à ces lignes empruntées à l’hygiéniste A. Becquerel, si ce n’est que, dans les hôpitaux plus encore que dans les habitations privées, les rideaux doivent être absolument supprimés. Cela existe dans tous, les hôpitaux d’Angleterre, où les sentiments de pudeur sont aussi prononcés qu’en France. Cela existe aussi dans la plupart de nos hôpitaux, mais pas encore dans tous. Les médecins qui s’opposent encore à Cette mesure si éminemment hygiénique, encourent une bien grave responsabilité au point de vue de la santé des malades de la classe pauvre qui sont confiés à leurs soins, car les rideaux, rarement blan- ■chis et passés à l’étuve, se trouvent chargés de principes morbides souvent contagieux qui donnent aux divers malades qui se succèdent dans le même lit, des maladies qui viennent s'ajouter à nelle pour laquelle ils étaient entrés à l’hôpital.
RIGIDITÉ CADAVÉRIQUE. - (V. Mort.)
RIRE. — Le rire est un phénomène physiologique caractérisé par des respirations résonnantes et saccadées qui se succèdent avec rapidité, par suite es contractions du diaphragme, des muscles intercostaux internes, des muscles dentelés et des musf es de la paroi abdominale, en même temps que ,es muscles de la face se contractent également en fraielant cPorc^na're à la figure une expression
«ont°rS<ÏUe les compactions des muscles de la face m exagérées, les muscles orbiculaires des paudonn excitent directement les glandes lacrymales, ment a s®cr®ff°n se trouve momentanément augee> d’ou vient la locution : rire aux larmes.
Lorsque ce sont les muscles intercostaux, les muscles dentelés et les muscles de la paroi abdominale, dont les contractions sont trop répétées et trop violentes, on dit que l’on rit à se tenir les côtes, et ce rire s’accompagne d’une douleur intercostale et sacro-lombaire assez vive. Lorsque c’est surtout le diaphragme qui se contracte trop, le spasme de ce muscle peut se prolonger au point de suspendre la respiration et de déterminer la mort : l’expression mourir de rire est dans ce cas bien tristement vraie. Enfin, on appelle rire s rdonique , une sorte de spasme convulsif des lèvres et des joues qui donne à la figure une expression grimaçante de rire moqueur et aussi de douleur. Ce rire s’observe chez les individus atteints d’ataxie, de délire, etc.
Le rire est volontaire ou involontaire ; il peut être provoqué par une idée gaie,, la vue d’un ridicule, par le chatouillement des genoux ou de la plante des pieds. Il peut aussi être produit parles inhalations de protoxyde d’azote, justement appelé, à cause de cela, gaz hilariant. Enfin, le rire est imitatif et contagieux, comme le bâillement, et il devient. souvent alors irrésistible et inextinguible.
RIZ. — Le riz est une céréale de la famille des Graminées, originaire des Indes, où il forme encore la base de l’alimentation, et qu’on cultive aussi en Chine, en Cochinchine, dans le centre de l’Amérique, aux États-Unis, en Espagne, en Italie, etc. Voici, d’après Payen, sa composition exacte :
Amidon. . . 88,65
Cellulose ou tissu végétal . MO
Matières azotées . .
Dextrine et substances congénères. . . . MO
Matières grasses . . 0,80
Substances minérales (phosphate de
chaux, chlorure de sodium, etc. . . . 0,90
Le riz est donc moins nourrissant que les autres céréales. Sa valeur nutritive augmente naturellement lorsqu’on le mange préparé en potage gras, ou combiné à la viande, au lait, aux œufs, etc. Il est d'une digestion facile.
La medecine utilise la décoction de riz ou eau de riz en boisson contre la diarrhée. Quant à l’amidon de riz, il est d’un usage journalier dans l’hygiène de la toilette des femmes sous le nom de poudre de riz. PL.
ROB. — Mot emprunté à l’arabe, employé jadis dans le langage pharmaceutique comme synonyme d'extrait, et rejeté depuis longtemps du Codex. . . ,
Entre les différents robs, un surtout a acquis, a grand renfort de réclames, une déplorable célébrité, j’ai nommé le rob Boyveau-Laffecteur, avec lequel on a exploité la crédulité et ereinté 1 appareil digestif de nombreuses légions de malades, depuis plus de cent ans, car il date de la seconde moitié du dix-huitième siècle! Ce fameux rob fut lance parle docteur Pierre Boyveau, d abord sous le prête-nom seul de Laffecteur, ancien inspecteur des vivres, auquel il faisait pour cela 1,500 livres de rente, puis sous les deux noms réunis de Boyveau-Laffecteur. Après de longues années, il passa
entre les mains du trop fameux Giraudeau de Saint-Gervais (« noblesse de Rob » comme disait spirituellement mon vieux maître et ami Ricord). Il est aujourdhui la propriété d’un pharmacien de Paris, dont j’apprécie autant le caractère que la valeur scientifique et que, pour cette raison, je m’étonne de voir propriétaire de ce médicament d’une célébrité d’aussi mauvais aloi composé simplement, dit le professeur Bouchardat, de salsepareille, de séné, d’anis, de cannelle, de sureau, de sucre et d’eau, substances dont pas une — tous les médecins le savent bien — n’est capable de guérir ni vérole, ni scrofule, ni maladies de peau -invétérées, ni cancer, etc.; comme le prétendait son inventeur. Dr Padl labarthe.
ROBIQUET (fer). (y. Pyrophosphate de fer.)
ROCHER. — Nom donné par les anatomistes à une partie de l’os temporal (V. ce mot). P. p.
ROCHER (pilules benzoïques). — Les pilules benzoïques Rocher, qui ont été si bien accueillies du corps médical dès leur apparition en 1882, sont des pilules à base d’acide benzoïque, dans lesquelles ce précieux médicament se trouve associé au bromure de lithium, à l’huile essentielle du genévrier oxycedre et aux alcaloïdes du quinquina.
Si nous examinons l’action respective de chacun de cès^ éléments, nous verrons que M. Rocher ne pouvait les associer plus heureusement dans ses pilules pour. le., plus grand bénéfice des malades auxquels elles s’adressent, c’est-à-dire de ceux qui sont atteints- d’affections des voies urinaires.
En effet, ainsi qu’on a pu s’en convaincre par ta lecture des articles spéciaux consacrés à chacun des médicaments qui entrent dans la composition des pilules Hocher, on voit: 1“ que l’acide benzoïque jouit de la remarquable propriété de détruire l’acide urique existant dans les urines, d’empecher sa formation, de rendre les urines acides de dissoudre rapidement les phosphates ammomaco-magnésiens et les phosphates de chaux oui se forment dans les reinsou la vessie; 2° que*e bromure de lithium, par la lithine est un diurétique énergique et un puissant dissolvant de l’acide urique des urines et des ürates contenus dans les tophus péri-articulaires des goutteux, et par le bromure, agit comme sédatif et antispasmodique- 3* que l’huile essentielle de genévrier oxycèdre diminue l’acide urique, empêche la fermentation ammociacale des urines et agit comme anesthésique et hémostatique des reins et de la vessie- 4° enfin, que les alcaloïdes du quinquina sont sédatifs de la douleur et antifébriles.
D’après ce qui précède, il est facile de compren dre que les pilules Rocher constituent un remède précieux, particulièrement efficace dans le traitement préventif et curatif de la plupart des affections des voies urinaires : néphrites, gravelle urique et phosphatique, coliques néphrétiques, catarrhe vésical, cystite, dysurie, inflammation de la prostate, etc. Leur action est tout à la fois modificatrice, neutralisante, dissolvante, sédative et cal mante. Sous leur influence, l’acide urique des
urines disparaît, celles-ci deviennent concrétions, graviers et calculs uriqUP(!aCldes> les phatiques sont désagrégés et dissous- i 61 ph°8~ catarrhales, épaisses, troubles, chargées T Urilles ammoniacales, deviennent normales , ?**»*, limpides ; les douleurs occasionnées nar î 61 ques néphrétiques, le catarrhe vésical Wf? Coli' sont calmées. Enfin, ces pilules ont an!-6’’ action remarquable contre la goutte et i„ ? UQe tisme goutteux. le rhima-
20 centigrammes, se prennent immédE, d?
avant les repas, à la dose quotidienne de 3 , f matin, une avant déjeuner et une avant dîner ïc vant les cas, on peut, au bout de 8 jours, poi progressivement la dose à 6, pour redescendre!
suite à 5, 4 3, et 2. Exceptionnellement dans cer'
tains cas de rhumatismes invétérés et d’accès dé goutte, on peut en prendre progressivement 8 io 12 et meme 15 par jour. >pW
«uunrm [ruuuHE laxative). - La poudre laxative Rocher, d un usage si répandu, est une excellente préparation dans laquelle M. Rocher a associé le sene dans de justes proportions à la crème détartré, a l’anis, à la badiane, au fenouil, à la réglisse, au soufre lavé et au sucre.
La partie la plus active de ce mélange, qui est une très heureuse modification du vieux thé de Saint- Germain, est le séné « Un des purgatifs les plus sûrs et les plus employés, comme le dit fort justement le professeur Bouchardat, qui rend les évacuations plus abondantes et plus faciles sans êtreplus séreuses. » Le séné employé par M. Rocher est le plus estimé de tous, le séné pur de la Calthe, soigneusement lavé à l’alcool, qui, employé seul, donne le moins de coliques. L’addition de la crème de tartre et des substances aromatiques, anis, badiane, fenouil et réglisse, diminue tellement les coliques si redoutées des malades, qu’on peut dire qu elles les supprime pour ainsi dire complètement. De plus, ces substances agissent comme carminatives et combattent les douleurs nerveuses de l’es¬
tomac et des instestins accompagnées de flatuosités. Quant au soufre lavé, M. Rocher l’a introduit dans sa poudre à cause de son action laxative, sans doute, mais aussi pour en assurer la parfaite conservation.
La poudre laxative Rocher est une préparation très efficace dans toutes les constipations, dans I inappétence, les gastralgies, les embarras gasriques, les dyspepsies flatulentes, les migraines et es vertiges occasionnés par de mauvaises digestions, etc. C’est dire qu’elle est particulièrement recommandée aux personnes sédentaires et aux vieillards dont l’appareil digestif est presque toujours paresseux.
o. - guui, par conséquent avaiee plaisir, la poudre Rocher se prend, comme laxatif, a la dose d une demi-cuillerée- à café pour les enfants au-dessous de huit à dix ans, d’une cuilleree “,d”*j>oa5 d'un à«e au-dessus, et iml
m„!li d “ Caf* pour les adultes, délayée dans u»
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demi-verre pour les autres, au moment de se cou-