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deux heures au moins après le dîner. Si C-here eut obtenir une véritable purgation, il faut l’°n v ja dose à 3 ou 4 cuillerées à café. Dans les élever ^-e^et se produit le lendemain au réveil. AeÜ% oint de vue delà vie sociale, la poudre laxa- 4U pRocher a donc l’avantage, qui n’est pas à dé- T'soer de ne rien changer aux habitudes et aux Suoations des personnes qui en font usage. oCCUF D' P.-L. Tarride.
ROCHER (ûotna ANTTOiABÉTiauE). — Le quina antithétique Rocher, qui a fait ses preuves depuis kMtemps, n’est pas une préparation banale de train quina comme il y en a tant, c’est une préparation scientifique, raisonnée, excellente, tant au int de vue pharmaceutique qu’au point de vue thérapeutique. Il est facile de le démontrer.
Et d’abord c’est une excellente préparation pharmaceutique composée de vin de Xérès, de quinquina, de glycérine, d’écorce d’orange amère et de vanille. Le Xérès est vieux, sec, pesant 17°, absolument sans sucre par suite d’une fermentation complète. M. Rocher l’obtient de provenance directe et s’est assuré les récoltes du même propriétaire. Le quinquina est le quinquina jaune calysaya royal, le plus riche en principes actifs. Quant à la glycérine, elle est redistillée et chimiquement pure. Elle constitue un excellent dissolvant qui tient en parfaite et constante dissolution tous les principes actifs du quinquina, tandis que dans les, autres vins ordinaires de quinquina, ces principes sont en simple suspension, par suite troublent les préparations, se déposent au fond des bouteilles et, ce qui est plus grave, leur enlèvent une bonne part de leur efficacité. Mais la glycérine, même pure a, par elle-même, un goût fade, désagréable qui, associé au goût amer du quinquina, en rend l’usage difficile. Aussi M. Rocher a-t-il ajouté à son vin un peu d’écorce d’orange amère et de la vanille, dont la saveur et le parfum exquis se combinent si bien avec les autres éléments qu’en somme le quina Rocher est un produit très agréable, que l’on boit presque par gourmandise.
C’est aussi une excellente préparation thérapeutique. Il suffit pour le démontrer de rappeler 1 action des médicaments qui en font la base.
Et d’abord le quinquina, tout le monde le sait, jouit de propriétés stimulantes, toniques et reconstituantes remarquables.
La glycérine, administrée à l’intérieur, est un . médicaments les plus avantageux que l’on Poisse utiliser contre le diabète, ainsi que 1 ont cmontré, les premiers, un physiologiste et un Médecin anglais, Parry et Abboth Smith, et, apres fnXi’^es notnbreuses observations cliniques dune me de médecin de tous pays, parmi lesquels “°os citerons : Schulzen, de Dorpat, Harnack, e* ^arnier, Dujardin-Beaumetz, Jules Worms, disüf0 ?’ etc- 0utre qu’elle facilite la digestion et fln pe^ dégoût des aliments, on voit souslin- Cha ce de la glycérine la quantité de sucre élimine tâxwel°ur Par les malades diminuer dans de no- Point iPr°.por^ons* Mais, nous insistons sur ce «iod;/Ctlo.Qdela glycérine est subordonnée a son tte préparation et il faut, pour la donner en
toute sécurité, qu’elle soit pure, car * la glycérine impure, ainsi que l’ont fort justement écrit Bouchut et Desprès, est extrêmement dangereuse et à l’intérieur peut être mortelle, en raison des matières putrides qu’elle renferme et des abcès viscéraux multiples qui en sont la conséquence ».
De plus, la glycérine associée au quinquina annule l’action constipante que l’emploi prolongé de ce dernier occasionne généralement.
Enfin, l’écorce d’orange amère jouit de propriétés toniques, stomachiques et aussi antinerveuses remarquables, et la vanille joint à ses vertus stimulantes son arôme particulièrement agréable.
Nous avions donc raison en disant au début de cet article que le quina Rocher est une préparation aussi remarquable au point de vue de ses qualités pharmaceutiques qu’au point de vue de sa valeur thérapeutique. r
Le nom de quina antidiabétique donné par 1 inventeur à son produit ferait croire que son. usage est exclusivement réservé aux. malades atteints de diabète : il n’en est rien. En effet, il est également employé avec succès dans la plupart des maladies qui agissent sur la nutrition, et qui amènent à leur suite l’affaiblissement progressif des forces. Ainsi, il est journellement prescrit dans la phthisie à ses diverses périodes, depuis que le professeur Jaccoud et Ferrand ont démontré que la glycérine est souvent préférable à l’huile de foie de morue, et que, sous son influence, on voit les malades reprendre de l’embonpoint et augmenter de poids. 11 est aussi ordonné dans l’albuminurie, l’anémie, les fièvres, les convalescences, la consomption, etc. Dans ces. diverses affections, il empêche la déperdition des forcés vitales en agissant comme agent
tonique assimilàtèdr et antîpéri'odiqûe.
Le quina Rocher s’administre à la dose quotidienne d’une a deux cuillerées à bouche, soit un demi-verre à madère, avant ou après chaque repas. Quelques personnes le digèrent mieux en le buvant au milieu du repas. D' p.-l. Tarride
ROMARIN. — Le romarin est une plante de la famille des Labiées, d’un mètre à un mètre et demi de hautèur, très commune dans le midi de la France, sur les coteaux arides, dans les endroits pierreux, et cultivée dans les jardins, fiont les sommités fleuries renferment une huile essentielle, d’une odeur pénétrante très agréable. Elles sont employées en infusion, comme car mi natives dans les flatuosités, et servent aussi à préparer des fumigations aromatiques. Elles entrent dans la composition du bau- „ me opodeldock et du baume
tranquille , si usités en frictions (V. ces mots). Elles entrent aussi dans la composition de certains pro doits de parfumerie tels que leau de la reine de Hongrie, l’eau de Cologne, etc. P. L.
Fig. 1133. — Romarin.
RONCE. — La ronce est un arbuste sarmenteux très commun dans les haies et les terres incultes- La décoction de ses feuilles légèrement astringente et tonique jouit d’une vogue exceptionnelle parmi les gens du peuple, qui l’administrent à l’intérieur dans les gastro-entérites, les hémoptysies, en gargarismes dans les affections inflammatoires , scorbutiques, aphteuses, ulcéreuses ou pseudomembraneuses de la bouche, ou en lavements dans les flux muqueux ou la dyssenterie confirmée. p. L.
Fig. 1134. — Ronce.
RONFLEMENT. -Non donné à un bruit sonore que font entendre pendant leur sommeil beaucoup de personnes, surtout celles qui dorment la bouche ouverte.
Il se produit beaucoup plus fréquemment dans l’inspiration que dans l’expiration, et est occasionné par les vibrations du voile du palais, au moment où la colonne d’air traverse l’arrière-bouche.
ROSAT (miel}. — On donne ce nom à une préparation pharmaceutique dont voici la formule :
Roses de Provins séchées et pulvérisées. ... 1.000 er
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que l’on emploie en gargarismes à la dose de 20 à 100 grammes dans un véhicule aqueux. p. l.
ROSAT (pommade). — On donne ce nom à une pommade préparée d’après la formule suivante :
Axonge. , . 1,000 gr.
Cire blanche . . 8
Essence de roses . . . 2
Racine d’orcanette . 30
qu’on emploie contre les gerçures des lèvres, p. l.
ROSE. — Il y a deux sortes de roses employées en médecine: la rose rouge et la rose pâle.
La rose rouge, ou rose de Provins , est cultivée en France et dans le sud de l’Europe. On récolte ses fleurs quand les pétales sont encore à l’état de boutons demi-épanouis, on les fait sécher à l’étuve ou sur une claie dans un grenier bien aéré, on les crible et on les conserve dans des boîtes soigneusement fermées à l’abri de l’humidité ; sans ces précautions, leur altération ne manquerait pas de se produire. Leur odeur est peu prononcée, leur saveur d’une astringence assez forte, leur composition riche principalement en tannin et en acide gallique.
Il suit de là que les roses rouges ont une action astringente et tonique avantageusement employée
contre les flux muqueux, séreux ou pUr , inflammations légères du larynx, la «1 ants> les maladies de la bouche , Certaines mal?1 *** yeux, les plaies, les angines, les aphlhesT? des cures des lèvres, etc. On vantait, autrefoUi efficacité dans la phthisie pulmonaire parce»», tonifient, refrènent le mouvement fébrile anuent le flux intestinal, les sueurs et ius > sécrétions pulmonaires ou bronchiques (Gubl*1^
On les administre en infusion, en décoction ’ poudre ou en sirop suivant les cas. ’ 611
La rose pâle fournie par le rosier à cent feuille, i sert à diverses préparations dont les plus connue’ sont : l’essence de rose si recherchée en parfume* rie par l’odeur suave qu’elle communique à toutes les substances qui en contiennent; l’eau distillée de rose, fréquemment employée en collyre, comme styptique dans les conjonctivites, les ophthalmies légères ou pour aromatiser le cérat, le coldcream, etc.; le sirop de rose, bon laxatif chez les enfants à la dose de 10 à 30 grammes, devient un véritable purgatif chez les personnes qui le pren- , nent additionné d’une certaine quantité de séné.
Dr Marc Cambouuves. !
R0SEN (uniment de). — On donne ce nom à une préparation pharmaceutique composée de :
Alcoolat de genièvre . . 90 grammes
Essence de girofle . 5 —
Huile muscade . 5 —
Huile de ricin . . . 4 —
que l’on emploie souvent en frictions contre les rhumatismes musculaire et articulaire, p. L.
ROSÉOLE, — On donne ce nom à une éruption, caractérisée par l’apparition sur la peau de petites taches rosées très nombreuses, plus ou moins rapprochées les unes des autres, qui se montre fréquemment chez les enfants au moment de la dentition, et qu’on observe parfois chez les adultes. Cette éruption est souvent confondue avec la rougeole. Elle s’en distingue, en ce qu’elle ne s’accompagne ni du coryza, ni de la bronchite, ni du larmoiement qui caractérisent la rougeole. La roséole est une affection très bénigne, qui disparaît après quatre ou cinq jours de fièvre très légère et d’éruption, et qu’on traite simplement par le séjour au lit, la diète d’aliments solides et le saupoudrage des parties où siège l’éruption avec des poudres inertes.
Outre cette roséole, que nous appelons la roséole commune , il y a ce qu’on peut appeler les roséoles médicamenteuses, qui sont occasionnées par l’ab' sorption de certains médicaments, tels que le c0' pahu, la térébenthine, l’iode, le sulfate de quinine, les salicylates, etc. Ces diverses roséoles présenter1 des caractères analogues à ceux de la roséole cotamune et cèdent facilement après la cessation da médicament qui les a produites.
Enfin, il y a une roséole, grave celle-ci, P3^^ qu elle est la preuve d’une infection générale o®
1 individu, je veux parler de la roséole syphiltMu (V. syphilis). P. L.
- R0T- - (V. Éructation.)