‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 221 sur 289 · SER · texte numérisé non relu

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férieure de ce que Rabelais appelle nifto « le boyau cullier », depuis Celui du Roi celui du plus pauvre malade d’hôpital i ,u%a a été détrônée par l’irrigateur du docte„;*Serin^ La seringue n’est plus aujourd’hui ment employé en chirurgie pour iniectpJ ? ln>des médicamenteux dans les cavités accidentelles et dont les formes et la U • ? ou rient selon l’usage auquel on le destine Ca^acité Va- . 0n se sert, aussi de la seringue- pour'fairp . injections hypodermiques. p Iaire des

La plus employée pour cet usage est la serin de Pravaz, le premier qui ait injecté sous fi6 des solutions médicamenteuses peau

Cette seringue, devenue chère aux morphio™.., auxquels n’ava.t pas pensé son inventeur, se^

Fig. 1157.

Seringue de Pravaz, à injections hypodermiques, démontée et placée dans son étui.]

pose d un corps de pompe en verre, d’une contenance de un gramme. L’armature est en argent, la tige du piston, munie d’un curseur à vis, estgraduée par millimètres à partir du point où elle commence à pénétrer dans le corps de pompe) celui-ci est calibré de telle sorte qu’à chaque milli* mètre parcouru par le piston, une goutte de liquide est chassé par la canule. La canule en or, en argent ou en acier, est taillée en bec de flûte et munie d’une pointe acérée, Dr padl labakthe.

SÉROSITÉ. — Nom donné à un liquide exhalé par le feuillet interne des membranes séreuses et destiné à faciliter le glissement des organes revêtus par ces membranes. Sous l’influence de l'inflammation des séreuses, ce liquide est sécrété en grande abondance, et distend les cavités séreuses : c est ce qui se produit dans la pleurésie, dans a péricardite, dans la péritonite, etc. On donne encore le nom de sérosité au liquide des phlyctemes» des ampoules, des hydropisies, etc. P- *•

SERPIGINEUX. — On donne ce nom à certain5

1 ères qui guérissent d’un côté, tandis qu’ils ■"tendent du côte opposé. Ils sont étroits, longs et ç'nueux. Les ulcères syphilitiques affectent souvent

^ forme serpigineuse. P. L.

g£RRE-FINE. — Nom donné par le professeur ré<ré Vidal de Cassis, inventeur, à une petite pince 80 ° à pression continue, faite avec un fil .

d’argent et munie de petites griffes. Les branches des serres-fines sont croisées et leurs mors s’écartent lorsqu’on presse sur leur partie moyenne. Les serres-fines sont destinées à rapprocher et à maintenir en contact les lèvres d’une plaie, en vue d’en obtenir la cicatrisation rapide. On ne doit pas les Fig. «58. |aisser appliquées • au delà de vingt- Serre- ne, qua|re à quarante-huit heures, la pression continue qu’elles exercent pouvant entraîner la gangrène de la peau. P. l.

SERRE-NŒUD. — Instrument de chirurgie destiné à obtenir graduellement la section des tissus et à éviter ainsi les hémorrhagies. Il se compose de deux petits tubes dans lesquels passe un fil qui forme une anse à la partie supérieure de l’instrument. La striction s’obtient en faisant un noeud ou une torsion si le fil est métallique. p. L.

SÉRUM. — On désigne sous ce nom le liquide qui reste après la coagulation de la fibrine du sang (Y. ce mot), ou de la caséine du lait (V. ce

mot.) p. L.

SÉÂSMOÏDE. — Nom donné par les anatomistes à de petits os courts qui se développent dans l’épaisseur des tendons et dont on ignore encore les usages. On trouve des os sésamoïdes au niveau des articulations des orteils et du pouce. La rotule peut être considérée comme un os sésamoïde volumineux. p. L.

SÉTON. — Longue mèche de charpie, de coton ou de toile, que l’on passe à travers la peau et le tissu cellulaire pour entretenir un exutoire. Pour pratiquer un séton, on prend entre les doigts un large pli de la peau et on le traverse à la base avec un mstouri sur lequel on fait ensuite glisser un portemèche. On peut encore inciser la peau avec l'aiguille à séton. La mèche doit être enduite d’un corps gras. Tous les jours on enlève la partie delà mèche ■souillée. Autrefois on posait des sétons pour obtenir la guérison des affections les plus diverses, on s en sert plus guère aujourd’hui qu’à titre de réco K 6t °D les aPPlifiue surtout à la nuque pour mbattre certaines affections cérébrales chroni-

leaü^GE — On désigne sous ce nom l’acte par ge4 el oa supprime à l’enfant le sein de sa mère ou che ^ Iî°Urrlce pour lui donner soit du lait de va- > soit d’autres aliments.

6 Peut s’effectuer de deux manières :

ûérale m .^aduellement. D’une manière gé- Dp hûoux. sevrer l’enfant graduellement °-N’N’aihe populaire ug Médecine usuelle.

et l’habituer peu à peu aux aliments dont il doit aire usage pendant le cours de sa vie. Le sevrage est donc une période de transition entre deux alimentations différentes, période souvent critique pour les jeunes enfants, si l’on ne sait pas ménager convenablement la transition et choisir le moment opportun.

Du sevrage prématuré. — Certains médecins ne craignent pas de conseiller le sevrage aussitôt après 1 apparition des dents incisives. Cette pratique détestable porte un grave préjudice à la santé de 1 enfant; on voit, en effet, la mortalité chez les entants sevrés prématurément atteindre 80 p. 100. Les dangers qu’entraîne le sevrage trop hâtif sont d’autant plus difficiles à combattre que les premiers symptômes sont de nature à tromper l’attention des parents. Pendant les premiers jours, l’enfant privé de lait et nourri de substances féculentes paraît se porter à merveille, mais bientôt, dit le docteur J. Simon, son sommeil se trouble, il pousse des cris plaintifs, son ventre se distend de plus en plus, ses selles sont odorantes, grumeleuses. L’enfant diminue de poids, ou tout au moins cesse d’augmenter. Des troubles gastro-intestinaux apparaissent, la dyspepsie, la diarrhée, un amaigrissement rapide surviennent.

Les parents commencent alors à s’inquiéter; un grand nombre d’entre eux cherche à lutter contre cet amaigrissement progressif et pensent fortifier leurs enfants en leur donnant du jus de viande, du vin, etc., alimentation funeste qui aboutit rapidement à Pathrepsie ou au rachitisme. Certaines circonstances, telle qu’une maladie grave de la mère ou de la nourrice, peuvent cependant nécessiter un sevrage hâtif, dans ce cas on doit avoir recours à l’allaitement artificiel (V. Allaitement ).

Du sevrage tardif. — Il ne faut cependant pas continuer trop longtemps l’allaitement, un sevrage trop tardif n’est pas exempt d’inconvénients : il rend lés enfants pâles, bouffis et anémiques; on comprend qu’il arrive un âge où l’enfant a besoin d’aliments plus substantiels. Il ne faut donc pas imiter cette mère dont Baffos, médecin de l’hôpital des enfants, rapporte l’histoire. Cette dame, redoutant de sevrer son fils, continuait à l’allaiter. Un . jour qu’elle appelait cet enfant, alors âgé de trois ans, pour lui donner à téter, il lui répondit : « Ma foi, maman, je n’en veux plus. »

A quel âge doit-on sevrer les enfants ? — Il est difficile de répondre à cette question par un chiffre. Les avis sont d’ailleurs partagés. Certains médecins sont partisans de l’alfaitément jusqu’à l’âge de deux ans, c’est-à-dire au moment où l’apparition de la vingtième dent vient compléter la première dentition, d’autres sont d’avis qu’on peut sevrer l’enfant vers le septième et le huitième mois.

Quant à nous, nous, pensons avec Archambault, Bouchut, Tarnier, J. Simon, De Soyre, et le plus grand nombre des médecins, que le sevrage doit avoir lieu du douzième au dix-huitième mois environ. On doit, d'ailleurs, tenir compte des conditions dans lesquelles se trouve l’enfant. La première condition c’est que l’enfant soit bien portant ; s’il est chétif, atteint d’une affection chronique,

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