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l’allaitement peut être continué plus longtemps. D’une manière générale on doit attendre que la dentition soit, sinon complète, du moins fort avancée, surtout chez certains enfants lorsque l’évolution dentaire s’accompagne d’accidents plus ou moins graves. On devra encore retarder l’époque du sevrage en cas d’épidémie sévissant sur les enfants du premier âge. On doit profiter pour sevrer les enfants, dit Bouchut, d’un de ces moments de repos qui existent dans la sortie de leurs dents et ne supprimer l’allaitement qu’après l’apparition des canines; il ne reste plus à percer que les quatre dernières molaires qui viennent ordinairement avec une grande facilité et qui permettent de broyer les aliments destinés à remplacer le lait maternel.
Pendant quelle saison faut-il sevrer? — On s’est préoccupé, et avec raison, de l’époque où il convient de sevrer. Sur cette question les opinions diffèrent : Cazeaux préfère l’été parce qu’on peut, ditil, en cette saison, sortir les enfants et leur procurer ainsi des distractions; Trousseau, au contraire, indique l’hiver.
Nous nous rangeons à l’avis de l’illustre médecin des enfants et nous pensons qu’on ne doit pas, à moins de nécessité absolue, sevrer pendant les grandes chaleurs à cause des affections intestinales qui sont alors si fréquentes et parfois si graves chez les enfants. C’est une saison souvent fatale pour les jeunes enfants et pendant laquelle on doit leur conserver l’allaitement comme une précieuse ressource. Il faut choisir le commencement du printemps, la fin de l’automne ou l’hiver, c’est-àdire une époque où l’on est le moins exposé aux brusques changements de température.
Du sevrage progressif. — En somme, le sevrage doit être progressif. Avant de sevrer un enfant il est nécessaire de l’habituer à prendre des aliments qui remplaceront plus tard le lait maternel. Jusqu’à six mois, l’alimentation se composera de lait et seulement de lait; à partir de six mois, on donnera à l’enfant, une fois, puis deux fois par jour delà bouillie préparée soit avec la farine lactée de Nestlé, recommandée par Monod, Meyer, Gallois Pàrrot, Archambault, etc., soit avec la farine Mor ton, préconisée par de Pietra Santa, Brochard * Bouchut, etc., soit encore avec la semoulme, qui’ elle aussi, réunit l’adhésion de nombreux médecins. Ces produits spéciaux, agréables au goût et pris avec plaisir par les enfants, sont bien préférables aux soupes maigres, aux panades, etc A un an, le lait entre encore pour la plus large part dans l’alimentation de l’enfant. On y ajoutera chaque jour un œuf, du bouillon de poulet, des potages gras au tapioca ou à l’arow-root. Dès le seizième mois, on essaiera de lui donner de temps en temps * du jus de viande, du poisson, des viandes hachées et un peu d’eau rougie; mais on lui interdira encore les légumes verts et les fruits. A partir de deux ans, époque à laquelle la dentition est généralement complète, les enfants se nourrissent de substances de plus en plus nutritives. J. Simon conseille de leur faire prendre alors quatre petits repas par jour : le matin on leur donnera une bouillie ou une soupe ; vers onze heures, un poLae-e un œuf, un peu de viande en purée; à trois heures’
une tasse de lait ; e soir, vers six ou un potage gras ou maigre. On ne sauÏÏÎS*. sister sur 1 importance de régler l’heure a °P ^ Comment doit-on opérer le sevrage? , re^ l’enfant se trouve dans les conditions que le moment du sevrage est arrivé on h • Set mencer par cesser l’allaitement de lâ nnp0U COlûbitue l’enfant à prendre du lait de vache °nlla' petite bouillie avec de la farine lactée de Ar°Vne la Farine Morton ou de la semouline Ouanï o suffisamment accoutumé à ces aliments 0 aUest alors complètement de lui donner à téter et confie pendant quelques jours à une nourrice li Souvent, il s’agite, il crie, mais il faut savoi fi résister et, au bout de peu de jours, il est cnl tement déshabitué du sein. Lorsque le sevrait opéré par la nourrice elle-même, il arrive que Ce tains enfants s’attachent obstinément au sein I leur nourrice et refusent toute nourriture. Dans ce cas il suffit d’étendre sur le mamelon une solution d’aloès, de gentiane ou de quelque substance amère, mâis inoffensive, dont la saveur désagréable dégoûte l’enfant et l’éloigne pour toujours du sein de sa nourrice.
Quels sont les accidents du sevrage ? — Le sevrage constitue une période pendant laquelle les enfants sont fréquemment atteints de troubles digestifs. Ces troubles sont dûs à l’inflammation des voies digestives résultant de l’ingestion d’aliments trop substantiels ou de l’usage des gâteaux et des pâtisseries qu’il faut absolument proscrire de l’alimentation des enfants. Les troubles digestifs produits sous l’influence du sevrage se présentent avec les mêmes symptômes que ceux qu’on observe dans les autres périodes de la première enfance et sont justiciables des mêmes moyens thérapeutiques. Certains enfants commencent par refuser obstinément les aliments qu’on leur présente; il faut savoir leur résister et, on ne tarde pas à les voir accepter des aliments qu’ils repoussaient tout d’abord. Enfin, il existe chez quelques enfants, dit Lorain, une sensibilité précoce qui rend dangereux l’éloignement de la nourrice et, les expose ainsi à une tristesse, à des cris, à un état de marasme qui peut se terminer fatalement. Sans nier, d’une. façon absolue, l’existence de cas semblables, nous pensons
qu’ils sont beaucoup plus rares qu’on a voulu le dire- Quels soins faut-il donner aux nourrices apreS le sevrage ? — Aussitôt après le sevrage, les seins deviennent généralement le siège d’un engorgemen douloureux, donnent lieu à un écoulement de im plus ou moins abondant et qui persiste pendant u^ temps variable. Quelques femmes perdent l’app® tit et présentent un léger mouvement fébrile, n’est que dans des cas exceptionnels que la sec.^ tion lactée cesse en même temps que l’allai ment. La nourrice doit, aussitôt après le sevra°e| diminuer graduellement la quantité d’aliments de boissons qu’elle prenait habituellement t gorgement douloureux des seins peut donner i à des abcès. Pour éviter cette complication, la n ,e rice devra recouvrir ses seins d’une feuille doua * les maintenir élevés et y exercer, à l’aide de ^ dages, une certaine compression. On a reconnu* de pratiquer des onctions sur les seins avec un