‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 233 sur 289 · Les orteils · texte numérisé non relu

Les orteils

lare'enit|i«mS”C°Urt et moins saiUant, est un peu plus rienrpmi?a sa.qaatnème côte et se rétrécit inféeurement mais fort souvent déformé par l’usage

Les énS,1 estfseiîSiblement all0D^et rétre^L scanun ^ S°f P1US baSSes> les articulations l’autïe ier^eS,SOnt pluS raPPr°chées l’une de If la^ICules’ au contraire, sont plus al-

rSit m°inSrrbé^ de man)ère b laisser p us de largeur a la poitrine. Les membres supérieurs. sont plus courts, les poignets plus étroits, les doigts plus effiles. Les fémurs sont plus courbes antérieurement et plus obliques en dedans, leur col formant avec le corps de l’os un ano-lê moins ouvert que chez l’homme; les pieds sont beaucoup plus petits. Mais c’est surtout par la configuration du bassin que le squelette de la femme se reconnaît facilement. Tous les diamètres ont plus de largeur et toutes les parties osseuses ont moins de hauteur que chez l’homme; les articulations sont moins serrées, les crêtes iliaques sont très évasées et déjetées en dehors, ce qui donne une grande largeur aux hanches. » Les difc férences d’individu à individu sont peu sensibles. Ajoutons enfin, que les vêtements, les mœurs, le genre de vie exercent des modifications sur les différentes parties du squelette. p. l. '

SQUIRRHE. — (Y. Cancer .)

STADE. — Nom donné aux trois temps que présente un accès de fièvre intermittente (V. Paludéenne). P l.

STAPHISAIGRE. — Nom donné par les botanistes à une plante herbacée de la famille des Renonculacées et qui croît sur les bords de la Méditerranée. Les semences de la staphisaigre, employées en médecine, sont triangulaires, grisâtres, douées d’une saveur désagréable et brûlante. Prises à l’intérieur elles agissent comme purgatif drastique. On les utilise à l’extérieur sous forme de poudre ou de pommade pour détruire les poux. p. l.

STAPHYLOME. — Les oculistes donnent le nom de staphylôme de la cornée, à une saillie anormale de cette membrane avec ou sans conservation de sa transparence. Nous verrons plus loin que le nom de staphylôme s’applique également à deux affections de la sclérotique.

Staphylôme de la cornée — On distingue deux variétés de staphylômes de la cornée : le staphylôme pellucide et le staphylôme opaque.

Staphylôme pellucide. — Lorsque la cornée a conservé sa transparence, c’est le staphylôme pellucide, dont une forme curieuse est la cornée conique ou kératocone (fig. 1175). La cornée offre alors une forme assez régulièrement conique et son sommet présente assez souvent une légère opacité. Les malades ont un aspect étrange, leur yeux sont brillants et donnent des reflets inaccoutumés. Ils se plaignent en même temps de troubles visuels considérables qui s’expliquent par l’allongement de l’axe antéro-postérieur du globe et par l’irrégularité de la réfraction. Leur myopie devient excessive, ils ont de la polyopie et leur acuité visuelle

peut devenir extrêmement faible. Ils prennent l’habitude de cligner fortement des paupières pour diminuer la dispersion des rayons lumineux qui pénètrent dans l’œil.

Cette ectosie de la cornée se développe lentement, rarement d’une façon brusque. Elle peut rester en¬

Fig. 1173. — Staphylôme pellucide ou kératocone.

suite stationnaire ou continuer à augmenter sans que jamais il se produise de perforation de la membrane. Les deux yeux sont, en général, affectés simultanément.

La cause de cette affection réside dans la rupture de l’équilibre entre la tension intraoculaire et la résistance de la cornée. On peut la produire artificiellement, chez le lapin par exemple, en allant, avec une aiguille à cata- J racte, gratter la partie centrale de la face pos- m térieure de la cornée. Æt

La vision peut être améliorée par des lu- . v nettes sténopéiques, des verres concaves ou || cylindriques, des verres coniques; mais il faut généralement recourir à une opération. ® On fait une petite plaie à la surface de la cor- ■ née, un peu en dehors du sommet du cône, plaie n’intéressant pas toute l’épaisseur de la membrane et que l’on cautérise ensuite tous les deux ou trois jours avec la pointe d’un crayon de nitrate d’argent mitigé ou mieux avec le galvanô ou le thermo-cautère; on provoque ainsi une ulcération qui, en se cicatrisant et , en se rétractant, amène l’aplatissement de la cornée.

Une autre forme de staphylôme pellucide est la cornée globuleuse ou kératoglobus, dans laquelle

Fig. 1176. — Staphylôme antérieur total.

la cornée est distendue suivant tous ses diamètres. Toute la moitié antérieure du globe oculaire peut participer a cette augmentation de volume. Cette affection s’accompagne de lésions dans les membranes profondes de l’œil et la vision est plus ou moins abolie. Elle est donc toujours grave. Elle remonte souvent à la naissance. On a essayé bien des opérations pour la combattre, mais sans succès.

Staphylôme opaque. — Il peut être partiel outoM

Le staphylôme partiel siège sur un point ® ’ conque de la cornée; il comprend souvent un p clavement de l’iris. La diminution de l’acuité v s u elle est en rapport avec l’altération de la pUp»’ et des parties centrales de la cornée et avec les formations que le staphylôme provoque dans cette membrane. Les tiraillements de l’iris adhérant au staphylôme produisent parfois de l’irido-cydite, et même de l’augmentation de la pression intra-oculaire avec poussées de glaucome et perte progressive de la vue.

Le Staphylôme total (fig. 1176) possède une forme généralement irrégulière, ses dimensions peuvent aller jusqu’à rendre impossible l’occlusion des paupières. L’aspect est celui d’un tissu cicatriciel sillonné d’un plus ou moins grand nombre de vaisseaux. La vision se borne à distinguer le jour de là nuit. Ce staphylôme résulte, d’une ulcération ou d’une perforation de la cornée à la suite de l’une

Fig. 1177.

I. Ablation du, segment antérieur de l’œil atteint de shpr lôme total (procédé de Critchett!, application des aigu» courbes.

II. Suture, après l’ablation du staphylôme antérieur. ' j : 3;i

des maladies qui entraînent la destruction de cette membrane.

Le traitement a plutôt pour but de remédier à a difformité que d’améliorer la vision. Dans le staphylôme partiel cependant l'iridectomie remplit double objet d’arrêter la marche progressive^ ^ mal en diminuant la tension intra-oculaire et d * méliorer la vision en créant une pupille artifice ’ On peut également sectionner toute la P°rtl d’iris adhérente à la cornée. ,. •

Contre le staphylôme total on pratique : 1° L lD(? sion; par l’ouverture s’échappe une partie de 1 & ’ on applique le bandeau compressif jusqu’à cicia sation complète. 2° L’excision, ayant pour bqtd lever la totalité du staphylôme. Les deux figu^7 ci-jointes feront facilement comprendre le Pr°q de Critchett dans lequel on ferme la plaie en g rant la sclérotique [fig, 1177). Ce procédé ottrffU. grand Inconvénient de donner un moignon an^ leux, se prêtant difficilement à l’application œil artificiel. En faisant traverser aux fils uDiq

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conjonctive, après avoir détaché celle-ci de

ment ta J gur une certaine étendue pour en fala sclef° glissement, on obtient un moignon plus flliter . J pius régulier. 3° L’énucléation de l’œil, arroo^i ^ le siège de douleurs ciliaires intenses lorsqu forte raigon porsqu’ii existe du phlegmon et rSil comme cela se voit. Enfin l’exentération de 1 la âge de l’œil, lorsque les malades ne peuvent 0Uwider à se laisser enlever entièrement l’organe.

eLhvlôme de la sclérotique. — On distingue . variétés de staphylôme de la sclérotique : le tZhvLôme antérieur et le staphylôme postérieur.

TP staphylôme antérieur ou scléro-choroidite anl'Zure se présente sous la forme de bosselures Smâtres entourant la circonférence de la cornée.

Il résulte généralement d’une maladie appelée

Staphylôme postérieur ou sclèro-chordidite postérieure existe chez les myopes. On voit sur le bord externe de la pupille du nerf optique un croissant blanchâtre plus ou moins large, dont les dimensions peuvent augmenter notablement et au niveau duquel la vision est nulle. C’est là une des nombreuses et fâcheuses complications de la myopie. r Dr Ghevallereajj.

STAPHYLO-P AL ATIN . — Nom donné par les | anatomistes à deux petits muscles en forme de languette, placés de chaque côté de la ligne médiane sous la muqueuse de la face supérieure du voile du palais, qui s’étendent de l’épine nasale postérieure à la pointe de la luette. Ils sont élévateurs de la luette. ; ; P. l.

STAPHYLO -PHARYNGIEN. - Nom donné par les anatomistes à un petit muscle contenu dans l épaisseur des piliers postérieurs du voile du palais.

Il s’insère d’une part sur la face inférieure du voile du palais, et d’autre part sur les parties latérales du pharynx. ' P. L.

STAPHYLORRAPHIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui a pour but de réunir !es bords du voile du palais atteint de division congénitale, comme dans le bec-de-lièvre, ou de perforation consécutive à une gomme syphilitique. Cette opération consiste à aviver, à l’aide du bistouri ou dos ciseaux courbes, les lèvres dé la division et à es maintenir rapprochées par une suture. C est une operation difficile à pratiquer, parce qü’on ne peut Pas donner de chloroforme au malade dont les cris les mouvements sont une cause de gêne pour le lr^§ien. On construit aujourd’hui des appareils Protnétiques qui peuvent, dans certains cas, éviter Opération. ’ p. L.

cirt^f^’ ~~ désigne sous ce nom un défaut de le uni °n san£ ou des humeurs qui s’accumudans certaines parties du corps. P- L>

^TéATOSE.— On désigne sous ce nom la dégénénce graisseuse des éléments anatomiques. P. L.

^WOBAL. On donne le nom de matières rMes aux excréments (V. Excréments). P- é.

STÉRILITÉ. — On désigne sous le nom de stérilité un état morbide caractérisé par l’inaptitude à la procréation, malgré l’accomplissement complet du coït, ce qui la distingue de l’impuissance, dans laquelle le raprochement sexuel ne peut s’effectuer.

La stérilité peut dépendre de l’homme ou. de la femme.

Stérilité chez l’homme. — La stérilité chez l’homme est due à des causes multiples. Elle peut dépendre d’un vice de conformation des testicules, comme l’absence de testicule [anorchidie] , ou la rétention des testicules dans l’abdomen ( cryptor - ehidie); d’une atrophie testiculaire due à une ‘ orchite consécutive, à une blennorrhagie, à un traumatisme, à une fièvre éruptive ou aux oreillons; d’une dégénérescence des testicules lorsque ces organes sont atteints de tuberculose ou de cancer; d’une inflammation de l’épididyme {épididymite) avec induration et oblitération du canal déférent. La stérilité peut résulter d’un rétrécissement de l’urèthre s’opposant à l’éjaculation, ou d’un obstacle à la direction normale du sperme dans les cas d ’ hypospadias ou à’épispadias.

Elle peut être due à une spermatorrhée rebelle ou dépendre d’une altération du sperme ne contenant qu’un petit nombre de spermatozoïdes peu développés, ou même n’en, contenant pas. Enfin, la stérilité peut reconnaître pour cause un état morbide particulier, caractérisé par l’impossibilité de 1’émission du sperme pendant le rapprochement sexuel (Y. Anorchidie, Cript or ehidie, Orchite, Testicule, Épididymite, Urèthre, Hypospadias, Épispadias. Spermatorrhée ).

Stérilité chez la femme. — La stérilité chez la femme est souvent due à des vices de conformation des ovaires (absence congénitale, ablation, atrophie, dégénérescence des ovaires); a des anomalies dans le rapport des ovaires et des trompes utérines qui, ne s’appliquant plus sur l’ovaire ne recueillent pas l’ovule au moment de la menstruation ; à l’absence ou à l’imperforation de la vulve, du vagin ou de l’utérus ou à des- lésions nerveuses (vaginisme). La stérilité dépend souvent de lésions du col de l’utérus (cancer, atrophie, hypertrophie, rétrécissement du col, métrite chronique). Enfin, les dérivations utérines constituent les causes les plus fréquentes de la stérilité (V. Ovaire, Vulve, Vagin, Utérus, Vaginisme, Métrite). P. L.

STERNO CLAVICULAIRE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation de l’extrémité interne de la clavicule avec la face latérale de la première

pièce du sternum. p- L-

STERNO-HYOÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle qui s’insère à 1 extrémité interne de la clavicule, à la partie correspondante du sternum et au cartilage de la première côte. p. L.

STERNO-MASTOÏDIEN. - Nom donné par les anatomistes à un muscle situé de chaque côté du cou et s'insérant d’une part a 1 apophyse-mastoide et à la limie courbe occipitale supérieure, et d’autre part au fiers interne de la clavicule et à la face antérieure du sommet du sternum. Ce muscle, en se

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contractant, incline la tête de son côté et fait tourner la face du côté opposé.

h™ Sàe est 1ue'.î',efois le siège d’une rétracmot) d use q“‘ coll5lit“e le torticolis (y. ce

STERNO-THYROÏDIEN. - Nom donné par les anatomistes a un muscle s’insérant d’une part à la face externe du cartillage thyroïde, et d’autre part a la face postérieure de la première portion du sternum. Ce muscle abaisse le larynx. P. L .

. STERN0PA6E. — Nom donné par les tératologistes a des monstres doubles, chez lesquels la tête

une epee, se compose de trois parties,

peneure constitue la poignée ]a f ’.la Partie,, forme la lance et la partie inférieur? 6 mnJe£ appendice xipkoïde, représente la . ’ apPelée aUs,; -m s’articule de chaque «‘Jfc U J vec l’extré-

FiS- l178- — Monstre sternopage.

Squelette dont les membres supérieurs ont été

ment égarés. (Musée de la Maternité le Paris^1^^

et le cou en haut, la moitié inférieur h» . partir de l'ombilic en bas, sont doubles et sén? res. « La fusion comprend la poitrine et J J ? sus-ombilicale de l’abdomen : funiôn se fait gl°n pas par la face antérieure des deux sternums ’m -"1 par les moitiés de chacun d’eux. Celles-ci 1 maiS ment ouvertes à la façon des feuillets d’un rg6' ont été tout d’abord jetées mJZa, Z Z’ contrant les deux moitiés semblablement dLnJ du sternum de l’autre individu, elle” s e som . § mes avec elles,, et de cette union résullen, Sternums latéraux et communs aux deux suiets' reste régulièrement conformés .. (LancereaT^ d“

un?? ~ Nom donné Par les anatomistes à situéà

^ rnorax. Le sternum, qu’on a comparé à

b. Sternum. - e- Extrémité ■ supérieur du sternum. - 1 à 12. cotes, — la/. Vraies côtes, côies sternales. — 8 à 12. Fausset a®ternales. - Il et 12. Côtes flottantes. - f. Tucerosnes de la première côte. — d, d. Cartilages costaux. - O a. beptieme vertèbre cervicale. — 1, (/. Première vertèbre dorsale. — 12, a. Douzième vertèbre dorsale.

mité interne de la clavicule et présente sur ses ords latéraux des échancrures, au nombre de sept, destinées à. recevoir les cartilages costaux. Ilcon-

ribue avec les côtes et la colonne vertébrale à for* mer la cage thoracique.

Les fractures du sternum sont rares; elles sont généralement produites par une violente contusion- Le sternum est fréquemment atteint d’ostéite, de cane, de nécroses et de tumeurs. p. t

STERNATATOIRE. - Nom donné à certains médicaments qui, par leur contact avec la muqueuse pituitaire, déterminent l’éternuement et la sécrétm» du mucus nasal. Parmi ces médicaments, les pl“3 usités sont : le tabac, la poudre de racine depyr6' thre, le muguet, la bétoine, etc F-

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